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Cameroun/ législatives et municipales 2027 : le MRC en eaux troubles

Entre tentatives de relance, crise interne et réticence de l'administration, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun traverse un moment…

Entre tentatives de relance, crise interne et réticence de l’administration, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun traverse un moment critique pouvant influencer le chantier de la préparation des élections législatives et municipales prévues en 2027.

 

Après avoir boycotté toutes les élections pendant environ cinq ans, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun décide de se relancer à la conquête du pouvoir au niveau national et au niveau local. Mais la décision prise environ un an avant l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, est d’application complexe. Le parti politique ne peut pas présenter un candidat à la présidentielle de 2025 pour défaut d’élu et face à la difficulté de rassembler 300 signatures d’élus, chefs traditionnels de 1er degré ou membres de chambres consulaires.

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Son leader, voulant contourner l’équation en empruntant un autre parti politique, ne réussit pas l’opération. La césarienne échoue, torpillée par la crise de leadership au Manidem et les « manœuvres du régime » visant à écarter les candidats influents pour se maintenir au pouvoir. Le parti politique encaisse la gifle et poursuit la bataille. Mais, au moment où les cadres et militants se remettent de l’échec, la volonté de retourner au parti par le président démissionnaire divise. D’aucuns rejettent le retour de Maurice Kamto à la tête du parti.

La majorité l’emportant, il reprend les commandes. S’ensuit alors une purge des opposants internes dont Thierry Okala Ebode, l’un des plus farouches à s’opposer au retour de l’ancien président à la tête du parti. Alors que la formation politique est dans la mouvance de la conquête des suffrages lors des prochaines échéances électorales, elle gère aussi une crise interne portée devant les juridictions pour l’arbitrage. Jusqu’ici, tout semble encore gérable. Même si le parti perd des cadres compétents au il des ans. Le coup de massue vient de l’administration, tutelle des partis politiques.

Le ministre de l’Administration territoriale remet en question les derniers actes du parti, y compris le retour de Maurice Kamto à la tête de ce dernier donnant raison à certains militants et cadre déchus. La confirmation de cette non reconnaissance plonge encore l’opinion dans l’incertitude et alerte sur l’instabilité de la formation politique. Pendant que les uns accusent le parti au pouvoir de tisser des ficelles par derrière pour déstabiliser le MRC, d’autres questionnent les décisions antérieures prises par le parti et dont les conséquences continuent à se faire sentir.

Dans la perspective des élections de 2027, si rien jusqu’ici n’empêche le parti d’y participer, il est indéniable que ce dernier doit jouer de sa maturité politique pour s’en sortir. Il est question d’assainir en interne, d’être en règle avec l’administration pour que les investitures de candidats soient valides, reprendre le contrôle de ses fiefs sur le terrain, convaincre le reste de l’électorat. Tout doit se faire en juste quelques mois. Et pendant ce temps, les adversaires sont sur le terrain pour consolider leurs positions ou pour renforcer leur ancrage territorial.

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