Réunis à Buea dans le cadre d’une série d’ateliers techniques, plus de 40 organisations de la société civile affinent leurs mécanismes de prévention et de prise en charge des violences basées sur le genre. L’objectif est de renforcer l’efficacité des interventions et d’améliorer la protection des survivantes dans les régions en crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) franchit une nouvelle étape dans la région du Sud-Ouest. Lancée à la Délégation régionale du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), une session intensive de renforcement des capacités réunit, du 13 au 21 juin 2026, plus de quarante organisations spécialisées de la société civile.
Coprésidée par la déléguée régionale du MINPROFF, Ediage Lucia, et la coordinatrice nationale VBG de l’UNFPA, Liliane Munezero, cette initiative vise à professionnaliser davantage la gestion des cas et à harmoniser les procédures d’intervention. Au cœur des attentes figure l’amélioration de la qualité de l’accompagnement offert aux survivantes grâce à une prise en charge plus sécurisée, confidentielle et sensible aux traumatismes.
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Les organisateurs misent également sur un renforcement de la redevabilité institutionnelle. L’adoption de plans d’action rigoureux contre l’exploitation et les abus sexuels devrait consolider une culture de tolérance zéro parmi les prestataires de services.
Autre résultat attendu : la constitution d’une base de données fiable sur les VBG. Selon le MINPROFF, cet outil permettra aux pouvoirs publics de mieux orienter les politiques de protection et d’optimiser l’allocation des ressources, notamment dans les zones affectées par la crise sécuritaire.
Enfin, l’intégration des organisations participantes à la plateforme mondiale GBV AoR devrait faciliter la coordination des interventions, uniformiser la collecte des données et réduire les obstacles à l’accès aux services pour les populations vulnérables.



