L’Organisation non-gouvernementale internationale Reporter sans frontière vient de rendre public le classement mondial en indiquant que la liberté de la presse n’a pas été autant mise à l’épreuve durant les 25 dernières années.
Au classement 2026 de la liberté de la presse au monde, le Cameroun occupe le 133è rang sur 180 pays évalués. Classé 131è sur 180 en 2025, le pays de Paul Biya perd deux places au classement général, et figure ainsi parmi les États où la liberté de la presse est à rude épreuve. Une fois de plus, ce classement indique que, malgré la quantité d’organes de presse au Cameroun ainsi que toutes les assurances données par le gouvernement, la liberté de la presse n’est pas aussi garantie. Les actes conduisant au meurtre, à la privation de liberté, ou encore la situation précaire des journalistes et de la presse en général militent davantage pour ce classement qui place le pays parmi les moins notés sur son continent.
En Afrique, le cameroun est parmi les mauvais élèves en matière de liberté de la presse, avec la Tunisie 137è mondial, la Libye 138è, le Rwanda 139è, le Soudan 161è, l’Égypte 169è, l’Érythrée 180è. Ce tableau contraste avec les pays du même continent où la liberté de la presse est mieux garantie. D’après RSF, les dix meilleurs élèves de la liberté de la presse en Afrique en 2026 sont l’Afrique du Sud 21è au plan mondial, Namibie 23è, Seychelles 35è Cap-Vert 40è, Maurice 42è, Gabon 43è, Gambie 46è, Côte d’Ivoire 54è, Liberia 58è, Botswana 63è.
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Au plan mondial, la Norvège, les Pays Bas, l’Estonie, le Danemark et la Suède constituent le groupe des cinq meilleurs pays en matière de liberté de la presse. Cependant, dans le monde cette année, le score global moyen des pays étudiés est le plus bas de ces 25 dernières années et plus de la moitié des pays du monde (52,2%) sont en situation difficile ou très grave. Pourtant en 2002, ils étaient autour de 13%. Ce qui montre l’aggravation progressive du mal-être de la presse dans le monde.
RSF, se base sur cinq indicateurs pour mesurer l’état de la liberté de la presse dans le monde. Il s’agit des indicateurs économique, légal, sécuritaire, politique et social. Au terme du classement 2026, l’organisation internationale indique que ‘’les journalistes sont toujours tuées ou emprisonnés en raison de leur travail, mais les tactiques de prédation de la liberté de la presse muent : le journalisme se meurt, asphyxié par une parole politique hostile aux reporters, fragilisé par une économie des médias en berne et pressurisée par l’instrumentalisation de lois contre la presse’’. Au Cameroun comme dans les autres pays, le classement interpelle les gouvernants sur l’amélioration des conditions de la pratique du journalisme.



