Baba Danpullo, Rebecca Enonchong, Vera Songwe, Achille Mbembe, Acha Leke et Simon Njami figurent dans le dernier classement des 50 Africains les plus influents du magazine panafricain.
Le magazine Jeune Afrique a, pour son classement des 50 Africains les plus influents au monde en kiosque cette semaine, sélectionné des personnalités vivant sur le continent et jouissant d’une bonne visibilité sur la toile. L’hebdomadaire a, par ailleurs, évalué l’influence de ces personnes à l’extérieur de leurs pays d’origine et aussi du continent ainsi que son l’importance de leur rôle dans les prises de décisions politiques.
Cinquante noms ont été répertoriés avec en tête, l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote. Il est suivi de sa compatriote Chimamanda Ngozi Adichie, romancière, et du Pdg de l’Office chérifien des phosphates (Ocp), le Marocain Mostafa Terrab.
Six Camerounais figurent dans le palmarès de Jeune Afrique. L’historien et politiste Achille Mbembe arrive à la 16e place du classement. « Achille Mbembe subjugue ses auditoires. Qu’ils traitent de la francophonie, de la postcolonie en France ou plus généralement, de tous les mécanismes de domination, ses textes nourrissent et renouvellent le débat. Et son fan-club (15 000 followers sur Facebook) traverse les continents », écrit Jeune Afrique.

La deuxième camerounaise est Vera Songwe. Actuelle secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique, elle est, à 49 ans, la première femme à occuper ce poste. « Elle a par ailleurs rang de secrétaire général adjoint de l’Onu. Elle fait partie de la dream team mise en place par Paul Kagame pour réformer l’Union africaine », précise le magazine.

La 31e place dudit classement est occupée par l’écrivain, essayiste, critique d’art et commissaire d’exposition Simon Njami. Il est l’un des premiers à avoir mis en exergue l’art contemporain africain grâce à son exposition « Africa remix » (entre 2004 et 2007). Elle a été présentée à Düsseldorf, Londres, Paris, Tokyo, Stockholm et Johannesburg. « Biographe de l’écrivain afro-américain James Baldwin et du poète président Léopold Sédar Senghor, il fut, entre 1991 et 2001, le rédacteur-en-chef de la Revue noire, un magazine trimestriel qui contribua à sortir l’Afrique de son image exotique pour la propulser dans la modernité. Directeur artistique des Rencontres de Bamako, de 2001 à 2007, il permit à Seydou Keïta et Malick Sidibé d’être reconnus comme d’immenses photographe », disait de lui le site Lemonde, le 24 mai 2017, dans un article intitulé Simon Njami, un commissaire d’exposition qui se joue des clichés coloniaux. Conformément aux critères de Jeune Afrique, celui-ci fait l’actualité avec l’ouverture en mai de la Biennale de Dakar. Il y sera grand ordonnateur. En août également, Simon Njami sera librettiste à la biennale de Kampala, en Ouganda.

L’entrepreneure Rebeca Enonchong est classée 33e. Elle est détentrice de plusieurs prix de l’innovation technologique. La société AppsTech qu’elle a fondé en 1999 a dorénavant des démembrements dans une cinquantaine de pays africains. » En plus de fonder des incubateurs pour soutenir les start-up ouest-africaines, elle est membre du conseil d’administration de la fondation Salesforce, l’un des principaux éditeurs de logiciels et du comité consultatif numérique du département du développement international du Royaume-Uni. Elle participe également aux groupes de travail lancés par l’Onu concernant l’éducation des femmes et l’accès aux nouvelles technologies. »

La 35e position revient au consultant Acha Leke. A 46 ans, il est l’un des actionnaires seniors du cabinet de conseil McKinsey and company. Il est par ailleurs l’un des cofondateurs de l’African Leadership Academy, une école basée à Johannesbourg qui a pour but de former la future élite africaine avant leur entrée dans les plus grandes écoles et universités, ainsi que du réseau de décideurs africains dénommé African leadership network. « Acha Leke a l’oreille des grands patrons, des institutions et des gouvernements africains, qu’il accompagne dans de nombreux domaines: fiscalité, investissement, stratégie de développement, etc. Il a aussi contribué à l’élaboration des plans Emergence dans plusieurs pays (Senegal, Gabon, Kenya…)« , rapporte Jeune Afrique.



