L’épouse de l’homme politique incarcéré dans le cadre de la crise post-électorales n’entend pas laisser le journaliste impuni à la suite des publications prétextant que des armes, munitions et drogues ont été trouvées à leur domicile.
Mme Makini Tchameni lance une offensive judiciaire à l’encontre du journaliste Bruno Bidjang, responsable de DB Agency et ancien directeur des médias du groupe l’Anecdote. Au cours d’une conférence de presse qu’elle a donnée le 11 mars en compagnie de l’avocat de la famille Me Alice Nkom, l’épouse de Djeukam Tchameni annonce le dépôt d’une plainte contre l’homme de médias et assure que ce dernier, en cas de dénis des juridictions camerounaises, va répondre de la diffamation devant les juridictions hors du pays. ‘’Même si les tribunaux ici au Cameroun font comme s’ils ne connaissent pas la justice, je vais le poursuivre hors du Cameroun. Que ce soit en Afrique, en Amérique ou en Europe. Parce que ce qu’il a fait peut être jugé partout dans le monde’’.
Devant la presse, Mme Makini Tchameni Epse Djeukam Tchameni a rappelé qu’à la suite de l’arrestation de son époux le 24 octobre 2025, le journaliste publiait sur sa page Facebook que la perquisition effectuée au domicile et à l’école de la famille Djeukam Tchameni a débouché sur la saisie des armes, des munitions, de la drogue et bien d’autres équipements destines à une certaine opération de déstabilisation. Ce que la dame qualifie de ‘’haute diffamation’’ et qu’elle assure de ne pas lâcher en raison du fait que ces mensonges publiés depuis le 24 octobre 2025 décrédibilisent la famille Djeukam et leur école.
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Le 24 octobre 2025, le journaliste a porté à l’attention du public via Facebook que Djeukam Tchameni et Anicet Ekane ont été interpellés à Douala et que du matériel militaire et des faux procès-verbaux de l’élection ont été découverts. D’après lui, l’opération menée a abouti à la saisie d’un important lot de documents, un carton de procès-verbaux vierges d’Elecam, ainsi que du matériel militaire destine à appuyer une rébellion’’.
Mme Deukam exprime son engagement devant la justice le 11 mars alors qu’une plainte datée du 23 février 2026 a déjà été introduite auprès du président du tribunal de première instance de Yaoundé Ekounou.




