L’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan a accueilli du 10 au 12 juin 2026, l’Assemblée générale de la Conférence des recteurs des universités francophones d’Afrique et de l’océan Indien (CRUFAOCI) plaçant la science ouverte au cœur de ses travaux.
À la tête de l’organisation, le recteur de l’Université de Dschang, le Pr Roger Tsafack Nanfosso, a défendu une vision ambitieuse de l’enseignement supérieur africain fondée sur l’accès partagé aux savoirs et le rayonnement international de la recherche.
Abidjan a accueilli, du 10 au 12 juin 2026, la session ordinaire de l’Assemblée générale de la CRUFAOCI. Organisée à l’Université Félix Houphouët-Boigny, la rencontre a réuni près de 70 participants issus d’une vingtaine de pays, parmi lesquels des ministres, recteurs, présidents d’université, partenaires techniques et experts internationaux.
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Au centre des débats, la question de la transformation de l’enseignement supérieur africain à travers la science ouverte. Un thème porté avec constance par le président de la CRUFAOCI, le Pr Roger Tsafack Nanfosso, également recteur de l’Université de Dschang. À travers cette rencontre, l’institution camerounaise a confirmé son rôle moteur dans les réflexions stratégiques sur l’avenir de l’université africaine.
Dans son discours d’orientation, le président de la CRUFAOCI a dressé le bilan des deux dernières années marquées par une dynamique d’expansion et de modernisation de l’organisation. Sous son impulsion, la conférence a élargi son réseau à de nouveaux pays, parmi lesquels la Guinée équatoriale, la Guinée-Bissau, l’Égypte, la Mauritanie, les Comores et l’Île Maurice, tout en amorçant une ouverture vers l’espace anglophone.
Le responsable universitaire a également mis en avant les avancées enregistrées dans la gouvernance de l’institution, la redynamisation de la revue scientifique RAMReS et le renforcement du dialogue avec le Conseil des ministres du CAMES. Sur le plan international, la CRUFAOCI a consolidé sa présence en devenant signataire de l’historique « Appel de Bonne Espérance », « élaboré à Cape Town, qui affirme avec force la nécessité d’ériger la science ouverte en instrument de rayonnement de nos universités et de renforcement de leur visibilité sur la scène internationale ».
Pour le recteur de l’Université de Dschang, la science ouverte constitue désormais un levier stratégique incontournable. Les travaux se sont ainsi articulés autour du thème : « Transformer l’enseignement supérieur dans l’espace CRUFAOCI par la science ouverte : enjeux, défis et leviers d’action ». Une orientation qui vise à favoriser la démocratisation des connaissances, l’accès libre aux données scientifiques et une meilleure intégration de la recherche africaine dans les réseaux mondiaux de production du savoir.
Au-delà des échanges institutionnels, l’assemblée générale a servi de cadre à plusieurs ateliers de renforcement des capacités, avec l’appui de partenaires tels que l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire. Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement de la création, en janvier 2026, du Réseau francophone de science ouverte en Afrique, dont la CRUFAOCI est membre fondateur.
À l’heure où l’organisation examine ses orientations futures, son budget et le renouvellement partiel de ses instances dirigeantes, le Pr Roger Tsafack Nanfosso a lancé un appel à la mobilisation collective. « C’est une CRUFAOCI agissante, solidaire, ambitieuse, tournée vers l’avenir, que nous avons le devoir impérieux le devoir impérieux collectif de protéger, de réformer, de développer », a-t-il déclaré en clôture de son intervention.



