Le parti politique dénonce les manifestations du tribalisme au Cameroun et s’en prend au parti au pouvoir en l’accusant de concevoir et de diffuser des discours de haine.
Face à la montée du tribalisme au Cameroun, le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie pointe un doigt accusateur sur le Rassemblement démocratique du peuple camerounais Rdpc. Dans une déclaration en date du 09 juin 2026, le Manidem accuse le parti du Flambeau ardent de concevoir et de diffuser des discours et comportements de haine tribale. Ce tribalisme, d’après le parti politique, se manifeste par les attaques dans les réseaux sociaux et les débats radiotélévisés. Une marche de protestation attribuée à la communauté sawa contre l’installation d’une chefferie dans le village Bonateki avec des slogans comme ‘’Rentrez chez vous !’’, ‘’On en a marre !’’ montre l’aggravation de la situation.
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Consterné par la dérive qui met en péril la cohésion sociale et l’unité nationale, le parti ‘’rappelle que la prédation des terres, l’usurpation des postes de dirigeants politiques, tous les malheurs du pays sont l’œuvre des élites bourgeoises de toutes les ethnies exclusivement issues du RDPC et ses dérivés’’. Ces pratiques, d’après le parti politique, opposent plutôt les classes sociales dominantes aux défavorisées que des tribus.
Ainsi, le Manidem dénonce l’instrumentalisation d’une partie du petit peuple par des leaders politiques et d’opinion assoiffés de pouvoir ; la manipulation du pouvoir RDPC qui conçoit et diffuse ces discours et comportements de haine tribale. Le but étant de détourner les ‘’Kamerounaises’’ et les ‘’Kamerounais’’ du combat contre les véritables responsables de leur misère. Le parti de feu Anicet Ekane appelle tous les responsables politiques à ‘’dénoncer sans retenue et clairement ce projet machiavélique du système en place’’.
Cependant, la formation politique n’indique pas des éléments probants attestant que des attaques et autres discours ou pratiques à caractère tribal émanent du parti au pouvoir. Dans un contexte où le tribalisme constitue déjà une préoccupation générale et une menace pour l’unité nationale, une prise de conscience collective aidera mieux que la politisation du phénomène à identifier tous les auteurs des pratiques et à les amener à la raison.



