Avant sa mort, elle tente de justifier son forfait par les infidélités répétées de son conjoint, père des enfants absent au moment des faits. Une violence de trop qui appelle la conscience collective sur la protection des enfants innocents.
Les enfants Eden (1 ans), Gloria (4 ans) et Bordeaux (6 ans) ne sont plus de ce monde. Celle par qui ils sont venus à la vie a mis fin à leurs jours. Le lundi 16 février 2026, au quartier Nkolbisson à Yaoundé, elle a empoisonné le repas avant de le servir à ses trois enfants. Une fois que ceux-ci ont trouvé la mort, elle les a rangés avant elle-même de se couper les veines et de se suicider.
Les voisins, dont des locataires dans le bâtiment que la dame gérait comme bailleresse, l’ont trouvée gisant dans le sang. Elle a tenté de justifier son forfait par les infidélités répétées de son conjoint, un homme d’affaires qui effectue des voyages à l’étranger pour acheter des marchandises et venir revendre au Cameroun.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Elle accusait celui-ci d’entretenir une autre relation avec une autre femme. Et menaçait alors de punir l’homme en commettant l’irréparable pour que, elle et lui, soient tous deux perdants. Gestionnaire de l’immeuble mis en location et d’un salon de coiffure, la dame, selon l’entourage n’était pas officiellement mariée à son conjoint, mais ne manquait pas de quoi s’occuper des enfants. Malgré les conseils des proches de se concentrer sur ses affaires et de refaire sa vie si nécessaire, elle a préféré tuer les enfants et se donner la mort juste après que son conjoint l’a informée qu’il prenait le vol.
Les faits choquent l’opinion. Ils présentent l’extrême cruauté d’une femme qui ôte la vie à des innocents sans défense et qui avaient toute leur confiance en elle. Ils mettent aussi à la face du monde la fragilité émotionnelle et mentale de certaines personnes. Ils pourraient aussi être le reflet des effets des relations multiples que certaines personnes entretiennent. Toutefois, bien que certains proches lient les faits à l’état mental de la dame, d’autres sont intransigeants : rien ne justifie un tel acte. Des enfants ne méritent pas ce traitement. Le vent d’indignation souffle tant sur la toile que dans les quartiers et lieux de travail à Yaoundé.
Dans un communiqué, le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, déclare être « profondément choquée par ce drame familiale ». Marie Thérèse Abena Ondoa « regrette tous ces actes ignobles qui portent atteinte à la vie, à la dignité, et aux droits fondamentaux de l’être humain en général et de l’enfant en particulier ». En présentant ses condoléances à la famille éprouvée, le ministre en appelle à la responsabilité et à la vigilance de tous « afin qu’aucun enfant ne soit plus jamais victime d’infanticide ».
Un appel pareil avait déjà été lancé au lendemain du 10 mai 2025, date à laquelle sieur Dagobert Nwafo a poignardé à mort au quartier Ngoa-Ekelle le petit Mathys, un enfant de six ans. Après une altercation avec le père de la victime dans un débit de boissons, l’auteur du forfait en détention à la prison de Kondengui a appliqué toute sa fureur sur l’innocent pour se venger. A se demander si les adultes qui commettent ces violences sur des enfants pour se défendre sont encore dotés de raison et de conscience.



