Un accord opaque lierait les autorités camerounaises et américaines pour accueillir des personnes renvoyées des États-Unis.
Selon des informations publiées par Pranav Baskar, journaliste international et membre de la promotion 2025-2026 du Times Fellowship un programme destiné aux journalistes en début de carrière , des reporters ont été interpellés mardi 17 février 2026 dans un centre étatique situé à Yaoundé, où sont détenus des migrants africains récemment expulsés des États-Unis.
Parmi les personnes arrêtées figurait un journaliste travaillant pour Associated Press, ainsi que trois autres reporters et un avocat représentant plusieurs migrants. Deux des détenus ont affirmé que le journaliste de l’agence américaine avait été frappé lors de son arrestation, sans toutefois subir de blessures graves. Tous ont ensuite été relâchés, mais leur matériel de travail téléphones, caméras et ordinateurs a été confisqué par la police.
D’après l’enquête du journaliste, le site servirait de centre de détention pour des migrants non camerounais expulsés par le Department of Homeland Security. La plupart auraient pourtant bénéficié de protections juridiques aux États-Unis, interdisant leur renvoi vers leurs pays d’origine en raison de risques de persécution.
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L’administration américaine n’a pas annoncé publiquement d’accord avec les autorités camerounaises pour accueillir ces personnes. Interrogé sur d’éventuelles ententes diplomatiques, The New York Times révèle que le United States Department of State a refusé de commenter ses échanges avec d’autres gouvernements. Ces révélations soulèvent des inquiétudes quant au respect des droits humains et à l’opacité des procédures d’expulsion.
Un journaliste indépendant collaborant avec la BBC figure également parmi les personnes interpellées. Selon plusieurs témoignages recueillis par le quotidien américain, certains migrants auraient subi des pressions pour accepter un retour vers leurs pays d’origine, sous peine de détention prolongée.



