Face à l’augmentation annoncée des bouquets Canal+ dès le 1er avril 2026, des associations de défense des consommateurs interpellent le gouvernement et dénoncent une mesure jugée injuste dans un contexte de vie chère.
Dans une lettre adressée au ministre de la Communication le 30 mars 2026, la plateforme du Pôle des associations de consommateurs pour la protection de l’intérêt socio-économique du Cameroun exprime une vive indignation face à la hausse annoncée des tarifs des bouquets télévisés. Pour ces organisations, cette décision intervient au pire moment, alors que le coût de la vie ne cesse de grimper et fragilise davantage le pouvoir d’achat des ménages.
« Les consommateurs suffoquent », résume le collectif, pointant l’écart grandissant entre des revenus à peine revalorisés parfois de quelques milliers de francs CFA et des services de plus en plus onéreux. Le bouquet d’entrée de gamme, autrefois accessible, devient désormais hors de portée pour une grande partie de la population.
Au cœur de la contestation, une question : celle de la double contribution des citoyens. Les associations rappellent que chaque Camerounais s’acquitte déjà d’une redevance audiovisuelle à travers ses consommations. Elles s’interrogent dès lors sur la légitimité de payer à nouveau pour accéder à des chaînes nationales, intégrées dans des offres privées.
Les signataires évoquent également le non-respect de l’esprit du décret de 2000 sur la libéralisation de l’audiovisuel, qui visait à garantir un accès équitable à l’information, à l’éducation et au divertissement, notamment pour les foyers à faibles revenus.
Redoutant des tensions sociales, les associations appellent à une concertation urgente avec les pouvoirs publics et les opérateurs du secteur. Objectif : trouver des solutions « justes et durables » pour préserver l’accès de tous à l’information, sans aggraver les inégalités.
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