Entre janvier et mai 2026, le Cameroun a perçu plus de 15 milliards de FCFA au titre des droits de transit du pétrole tchadien. À fin avril, les recettes s’établissaient déjà à 12,15 milliards de FCFA, en hausse de 11 % par rapport à la même période de 2025, confirmant la contribution croissante du pipeline Tchad-Cameroun aux finances publiques.
Le transit du pétrole brut tchadien à travers le territoire camerounais continue de générer des revenus substantiels pour l’État. Selon les données disponibles, le Trésor public a encaissé plus de 15 milliards de FCFA de droits de transit entre janvier et mai 2026, illustrant la bonne dynamique de cette activité stratégique.
À fin avril 2026, les recettes atteignaient déjà 12,15 milliards de FCFA, contre près de 10,95 milliards un an plus tôt, soit une progression de 11 % en glissement annuel. Cette évolution s’explique principalement par le maintien de volumes élevés de brut transportés via le pipeline reliant les champs pétroliers tchadiens au terminal offshore de Kribi.
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Mis en service en 2003, le pipeline Tchad-Cameroun demeure l’une des principales infrastructures énergétiques de la sous-région. Long de plus de 1 000 kilomètres, il permet l’exportation du pétrole tchadien vers les marchés internationaux tout en procurant au Cameroun des revenus réguliers sous forme de redevances et de droits de transit.
Dans un contexte de recherche accrue de ressources budgétaires, ces performances renforcent l’importance économique de cette infrastructure. Elles confirment également le rôle du Cameroun comme corridor énergétique majeur en Afrique centrale, avec des retombées financières qui contribuent à soutenir les recettes non fiscales de l’État.




