Dans une déclaration au ton offensif, Olivier Bile, président du parti Les Libérateurs, dénonce les dérives de l’exploitation minière et appelle à un sursaut économique fondé sur le crédit productif.
Dans un texte intitulé Manifeste des Libérateurs, Olivier Bile accuse l’actuel modèle minier de relever d’« un système de banditisme organisé ». Selon lui, « pour chaque 100 grammes d’or extraits, seuls 2 à 5 grammes sont déclarés », le reste alimentant des circuits opaques mêlant intérêts étrangers et complicités locales. « Ce n’est pas de l’industrie, c’est de la prédation », tranche-t-il.
L’opposant rejette également l’argument de la création d’emplois, qualifiant les conditions de travail dans les mines d’« asservissement ». « On ne développe pas un pays en jetant ses enfants dans des gouffres béants », insiste-t-il, pointant les risques sanitaires et la précarité salariale.
Face à ce qu’il décrit comme une « faillite morale et économique », le leader politique exige « l’arrêt immédiat et provisoire des activités minières dans le Nord-Est » ainsi qu’une enquête indépendante sur les réseaux de complicité.
Au-delà de la dénonciation, Olivier Bile esquisse une alternative : « Notre richesse réside dans l’agriculture, l’élevage et la pêche », affirme-t-il, plaidant pour « la libération du crédit bancaire » afin de soutenir les petits producteurs. « Nous remplacerons l’esclavage par un travail digne », promet-il, appelant à une souveraineté financière au service du développement.
Un discours qui se veut mobilisateur, à l’heure où la question de la gouvernance des ressources naturelles reste sensible au Cameroun.
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