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Agriculture : le cacao à plus de 4000 FCFA/Kg au Cameroun, seulement 1000FCFA/Kg en Côte d’Ivoire, Pourquoi?

Alors que le Cameroun vend son cacao à près de 4500 FCFA, le premier producteur mondial, la Côte d’Ivoire est…

Alors que le Cameroun vend son cacao à près de 4500 FCFA, le premier producteur mondial, la Côte d’Ivoire est encore à 1000F. Voici les raisons fondamentales.

4 225 FCFA. C’est à ce prix que se situe actuellement le prix du kilogramme de cacao au Cameroun. Ce niveau de rémunération est l’un des plus élevés du monde et se met quatre fois au-dessus du prix de la Côte d’Ivoire. Plusieurs raisons sont évoquées pour expliquer cette différence de prix entre les deux pays.

La fixation des prix

Selon les experts, les modalités de fixations de prix du cacao ne sont pas les mêmes d’un pays à un autre. En effet, en Côte d’Ivoire, on est dans un mode de fixation qui est différent parce qu’on souhaite garantir un minimum. Aussi la vente se fait de manière un peu anticipée. « Il y a 80% de la récolte qui est vendue autour du mois d’octobre et ensuite entre le mois d’octobre et le mois d’avril les prix fluctuent. Il peut y avoir des ajustements six mois après », a assuré une experte sur une chaîne ivoirienne.

Au Cameroun par contre c’est complètement différent. Les tarifs fluctuent au gré du coût des marchés mondiaux. Et surtout on peut vendre pendant toute l’année et du coup ça aide beaucoup les agriculteurs de tirer plein profit des hausses dans l’immédiat.

La commercialisation

Au Cameroun le système de commercialisation est complètement libéralisé. C’est-à-dire, les négociants sont assez proches des producteurs. Les producteurs peuvent directement vendre leur récolte près des multinationales. Il n’y a pas cette multitude d’intermédiaires comme c’est le cas en Côte d’Ivoire. « En Côte d’Ivoire il y a les pisteurs, les traders, les coopératives etc. Le producteur à la fin est très loin de la multinationale« .

La qualité

Le Cameroun dans sa stratégie attache du prix à la qualité pour pouvoir lever les enchères et ainsi côtoyer les plus grands prix. Dans ce sens, le gouvernement a instauré une prime à la qualité et à la production du cacao certifié ou encore la réhabilitation de fours de séchage pour éviter le séchage artisanal au feu de bois. À cela s’ajoute l’installation de centres d’excellence de traitement post-récolte dans les principaux bassins de production.

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