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Le projet de loi présenté par le chef de l’Etat a été adopté par le parlement ce mardi 09 juillet.

Le sujet a défrayé la chronique au Cameroun ce week-end. Il s’agit de la volonté du chef de l’Etat de proroger de 12 mois le mandat des élus locaux. En conséquence, les élections locales prévues en 2025 n’auront pas lieu. Les députés ont approuvé aujourd’hui le projet de loi du président. Leur mandat court désormais jusqu’au 30 mars 2026.

Cette décision intervient alors que le calendrier électoral camerounais prévoit la tenue de quatre scrutins en 2025 : les élections législatives et municipales initialement prévues en février, les élections présidentielles en octobre et les élections régionales en décembre.

Selon l’exposé des motifs du texte, « la justification du report repose sur la nécessité d’alléger le calendrier électoral » en étalant les élections entre 2025 et 2026. Le texte poursuit en expliquant que l’allongement du mandat des députés a pour but de réduire les charges humaines, matérielles et financières liées à l’organisation des différents scrutins au cours d’un même exercice.

De l’autre côté, l’opposition est critique. L’Honorable Jean Michel Nintcheu a commenté la situation en soulignant que « si l’on regarde de plus près les prétendues contraintes liées à « l’utilisation des ressources humaines, matérielles et financières », il n’y a pas quatre (04) élections au cours de l’année 2025. En fait, il n’y en a que deux : les élections législatives et municipales couplées et l’élection présidentielle. L’élection des conseillers régionaux est une élection indirecte, le corps électoral étant réduit aux conseillers municipaux. Elle ne nécessite donc pas les fameux « moyens humains, matériels et financiers considérables » nécessaires à l’organisation d’élections directes.

 

Il s’agit ainsi selon plusieurs analystes d’un premier pas vers une modification du calendrier électoral, qui pourrait être préjudiciable à Maurice Kamto du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Son parti ayant boycotté les dernières élections de 2020 et n’a pas d’élus, ce qui est presque une condition sine qua non pour se présenter à l’élection présidentielle.

 

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