Politique



Maurice Kamto demande la démission de Erik Essousse

Le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) demande que Erik Essousse et les membres du Conseil électoral démissionnent ou soient révoqués.

Maurice Kamto perd la tolérance à l’endroit du directeur général des élections et des membres du Conseil électoral. Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun exige le départ pur et simple de Erik Essousse. « J’appelle solennellement à sa démission ou à sa révocation immédiate, à celle des membres du conseil électoral d’ELECAM, afin de préserver la paix dans notre pays ». Le principal motif invoqué par le « tireur de penalty » est le « complot contre la paix au Cameroun », soutient-il dans une déclaration rendue publique ce 30 avril 2024.

Une déclaration faite au lendemain d’une conférence de presse donnée par le directeur général des élections. Erik Essousse a abordé le lundi 29 avril, des questions d’actualité relatives à l’inscription sur les listes électorales. Aux accusations de fraude sur les inscriptions et du refus de faire inscrire les citoyens en âge de voter, Erik Essousse a donné des réponses. « Nous faisons notre travail dans le respect de la loi ». « Nous avons déjà inscrit 200 000 électeurs en quatre mois », a annoncé Erik Essousse.

« Nous inscrivons les citoyens de lundi à vendredi de 7h30 à 15h et on peut aller au-delà vers 17heures ou 18heures ». Le directeur insiste en disant que Elecam peut faire des inscriptions les samedis de manière exceptionnelle. Pour la production des cartes, il annonce l’acquisition d’une nouvelle machine et une stratégie nouvelle pour les inscriptions dans la diaspora.

Ces explications ne satisfont pas Maurice Kamto. L’homme politique ne trouve plus crédible le directeur général des élections et les membres du Conseil électoral. L’opposant soutient que malgré les budgets colossaux qu’ils ont, ils « sont plus soucieux de leur train de vie et privilèges divers que de doter l’organe en charge des élections des kits en nombre suffisant ainsi que des moyens logistiques ».

Il refuse par ailleurs de comprendre que Erik Essousse parle du respect de la loi. Lui qui n’a pas publié depuis quatre mois, la liste nationale des électeurs comme prévoit la loi électorale. Lui dont les agents ont été pris « en flagrant délit de fraude d’inscriptions en coaction avec les fonctionnaires de police chargé de l’identification dans le domicile d’un militant du RDPC à Massangam ».

Au regard de ces arguments et bien d’autres, Maurice Kamto est convaincu d’une chose. « Monsieur Erik Essousse et les membres du Conseil électoral d’Elecam sont un danger pour l’exercice des libertés politiques fondamentales du peuple camerounais ». Pour cette raison, il demande leur démission. Il invite une fois de plus les Camerounais à ne pas céder au découragement et à s’inscrire encore plus massivement sur ls listes électorales.

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