Politique




Cameroun : l’opposition dans l’attente de la nomination des 30 sénateurs

Le président de la République dispose de 10 jours à compter du 23 mars pour compléter la composition du Sénat…

Paul Biya précise les modalités d’exercice des compétences des régions.

Le président de la République dispose de 10 jours à compter du 23 mars pour compléter la composition du Sénat à 100 membres.

Selon le code électoral en vigueur au Cameroun, il revient au chef de l’Etat de nommer 30 sénateurs à raison de trois par région, à l’issue de l’élection des 70 autres au suffrage universel indirect. Cette nomination intervient  10 jours au plus après la proclamation des résultats du scrutin par le Conseil constitutionnel.

Depuis le 23 mars dernier, les 70 nouveaux sénateurs élus sont connus. Ils proviennent tous du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). En se référant à la loi électorale, le président Paul Biya doit nommer les 30 sénateurs restants au plus tard le dimanche 02 avril 2023.

Dans l’attente du décret présidentiel, certains partis politiques ayant pris part au scrutin du 12 mars dernier gesticulent. Leurs leaders demandent à cor et à cri  au président de la République de ne pas les oublier. C’est  le cas de Jeunesse démocratique du Cameroun dont le président André Marie Dibamou a exprimé la volonté de marcher sur la capitale Yaoundé le 28 mars pour solliciter un siège par nomination à la Chambre haute du Parlement. Pour la cause, il a adressé un plaidoyer au président de la République.

Si pour la JDC la gesticulation est remarquable, d’autres partis politiques comme le Front des démocrates camerounais (Fdc) de Denis Emilien Atangana, le Pcrn de Cabral Libii, le Mdr, le Sdf, l’Undp, l’Udc, l’Andp, le Fsnc ou l’Ums espèrent obtenir un siège dans l’acte du chef de l’Etat.

A l’issue de ce scrutin, le sénat est monocolore, composé d’un seul parti politique. Pour essayer d’équilibrer et de le rendre multicolore, le chef de l’Etat va sans doute repêcher certains partis politiques d’opposition comme par le passé. Le 08 mai 2013 en effet, le président Paul Biya signe un décret nommant 30 autres sénateurs après que le Rdpc (56) et le Sdf (14) ont raflé les 70 sièges au terme de l’élection du 14 avril. Quatre sénateurs nommés sur les 30 viennent du MDR, de l’ANDP, du FSNC et de l’UNDP.

Après les sénatoriales du 25 mars 2018, le Rdpc remporte 63 sièges et le Sdf 7. Le chef de l’Etat complète la liste à 100 le 12 avril 2018 avec 24 sénateurs du Rdpc et six de l’opposition. Les partis politiques ayant bénéficié de ces sièges sont le MDR, l’ANDP, le FSNC, l’UNDP et l’UPC.

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