L’Union pour le changement 2025 ne boycottera pas les prochaines élections législatives et municipales au Cameroun. La plateforme est porteuse d’une ambition de remporter la majorité des sièges à l’Assemblée nationale ouvrant la voie à la mise en œuvre des réformas.
Les prochaines élections locales et législatives retiennent, comme la dernière présidentielle, l’attention de l’Union pour le changement 2025. La plateforme qui se revendique une soixantaine de partis politiques et d’associations de la société civile, n’entend pas boycotter les élections. Mais, se fixe plutôt des objectifs à atteindre avant et à la fin des rendez-vous électoraux qui restent à préciser par la convocation attendue du corps électoral.
La plateforme, ayant pris acte de la décision de boycotter lesdites élections par le FSNC parti dont elle a soutenu le candidat à la présidentielle, s’engage à présenter des candidats pour faire face au RDPC parti au pouvoir. Elle envisage à cet effet présenter des « listes consensuelles » de candidats dans les 360 communes pour les municipales et dans les 58 départements pour les législatives. Afin de constituer ces listes, l’UPC2025 ouvre la réception des candidatures de ceux qui veulent se présenter sous sa bannière. Peuvent faire acte de candidature dans ce cadre, les militants des partis politiques membres de la coalition, les militants des partis non membres, des personnalités de la société civile. La seule condition que la coalition impose est l’adhésion à son Programme de transition et de refondation.
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La plateforme se prépare dans l’optique de gagner les élections avec une majorité de 2/3 à l’Assemblée nationale, occupée depuis les législatives du 09 février 2020 par 152 députés du Rdpc sur 180. Par cette victoire, l’UPC2025 aura ainsi arraché le pouvoir de mener des réformes prévues dans son programme. Estimant avoir remporté l’élection présidentielle du 12 octobre par l’entremise du « candidat consensuel » Issa Tchiroma Bakary, la coalition veut rééditer les performances et poursuivre la lutte pour la récupération de la « victoire volée à l’élection présidentielle ».
Cependant, l’atteinte de ces objectifs ne sera pas chose facile dans un contexte où les acteurs et partis d’opposition se regardent en chiens de faïence. Ils appellent à la mobilisation et à la mutualisation en vue de la victoire dite du peuple. Mais finissent par aller aux élections en rang dispersé. L’appel de l’UPC2025 rejoint celui du parti Les Libérateurs qui a déjà appelé à la mobilisation de l’opposition en vue des prochaines élections.



