L’édition 2023 du festival d’Orchidées s’inspire cette année de la biodiversité camerounaise. L’évènement se déroule dans les jardins botaniques royaux en Angleterre.

 

Le Cameroun continue de faire parler de lui. Cette fois-ci, c’est du  côté des jardins botaniques royaux de Kew en Angleterre. L’espace vert accueille comme chaque année l’édition 2023 du festival Orchidées.

Le festival vise à célébrer la beauté et l’exotisme des orchidées et des autres fleurs tropicales dans la Serre de la Princesse de Galles. Le jardin d’hiver se retrouve alors rempli de couleurs et senteurs provenant des magnifiques présentations de l’une des espèces de fleurs les plus prolifiques au monde.

Selon le professeur Michael Fay, expert en orchidées, les orchidées sauvages sont menacées : « le Cameroun compte environ un peu plus de 400 espèces d’orchidées sauvages. Et nous savons ce qu’il en est pour environ 25 % d’entre elles. Les menaces qui pèsent sur elles sont à peu près les mêmes que celles qui pèsent sur les orchidées du monde entier, c’est-à-dire qu’entre 60 et 70 % d’entre elles sont menacées d’extinction à l’état sauvage« ,

Cette année les organisateurs ont consacré une part belle aux sculptures d’animaux du Cameroun. On peut voir un hippopotame qui émerge au milieu des nénuphars, un crocodile ou encore une girafe.

Solene Dequiret, qui supervise ces compositions florales, explique sa démarche : « nous nous sommes inspirés de la faune et de la flore du Cameroun, mais aussi de son immense diversité, de son brassage de communautés. Il y a plus de 250 communautés différentes au Cameroun. Et les camerounais ont des œuvres d’art étonnantes, des œuvres d’art perlées. Nous nous sommes donc inspirés de ce perlage pour notre collier d’orchidées. Et il y a aussi du tissu et des matières colorées que l’on retrouve dans la palette de couleurs que nous avons utilisée. »

Christine Eyene, critique d’art et historienne propose aux visiteurs de découvrir les photographies d’Yvon Ngassam issues du Bikoka Art Project, une initiative artistique destinée aux femmes et aux jeunes du  pays : « en réalité, il s’agit en quelque sorte de la présence africaine aux jardins de Kew et dans ce conservatoire. Cette exposition s’accompagne également d’un paysage sonore. Il est ici question du son de notre culture et nous voulons que les gens soient en quelque sorte.

Les visiteurs peuvent ainsi voyager au Cameroun, à travers cette végétation luxuriante, jusqu’au 5 Mars 2023.

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