Cameroun : Paul Biya nomme un ambassadeur en Serbie

 Le chef de l’Etat a désigné ce 22 août 2023, un chef de mission diplomatique du Cameroun en République de Serbie.

Le président de la République du Cameroun vient de nommer par le décret N°2023/357 du 22 août 2023 Sébastien Foumane, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Cameroun auprès de la République de Serbie avec résidence à Rome en Italie. Le diplomate est déjà ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Cameroun en Italie à Rome depuis près de trois ans. Le chef de la diplomatie camerounaise l’a nommé à cette mission par un décret en date du 26 octobre 2020 pour succéder à Dominique Awono Essama.

S.E. Foumane Sébastien est un diplomate de formation, ancien secrétaire général du ministère des Relation extérieures. Le nouvel ambassadeur du Cameroun en Serbie est ancien président de la Commission de passation des marchés de l’ancien ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Transport aérien : ouverture d’une ligne directe entre le Cameroun et la Tunisie

 

Le ministre des Transports a reçu,  le 8 avril 2022, en audience, une délégation de la compagnie nationale aérienne tunisienne « Tunisair » conduite par le Conseiller économique à l’ambassade de Tunisie au Cameroun.

La société nationale aérienne Tunisienne pourra desservir le Cameroun grâce à l’ouverture d’une ligne  directe entre Tunis et Douala.  Un projet s’il est mis sur pied, facilitera la tâche aux passagers qui sont très souvent obligés de subir plusieurs heures d’escale à Casablanca au Maroc avant de rallier la capitale Tunisienne.

Le ministre des Transports a reçu, ce 8 avril 2022, en audience, une délégation de la compagnie nationale aérienne tunisienne « Tunisair » conduite par le Conseiller économique à l’ambassade de Tunisie au Cameroun à ce sujet.

Les échanges ont essentiellement porté sur le projet de la mise en place d’une ligne aérienne directe reliant le Cameroun à la Tunisie. Le projet d’une liaison aérienne directe entre le Cameroun et la Tunisie pourra alors cette fois-ci sortir des tiroirs.

On se souvient qu’en février 2021, à l’issue d’une rencontre avec le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, le nouvel ambassadeur de Tunisie au Cameroun, Karim Ben Becher, s’exprimait sur le projet de liaison aérienne directe entre les deux pays. « il y a une nouvelle réflexion pour voir s’il y a la possibilité de redynamiser ce projet soit à travers la compagnie nationale soit via le secteur privé », disait-il.

France : un diplomate camerounais en garde à vue pour conduite en état d’ivresse

Il a été interpellé à Versailles (Yvelines) le 18 septembre 2021, ivre au volant d’une voiture. Sa femme le suppliant pour qu’il arrête de conduire.

Étrange scène dans la nuit de samedi au dimanche, rue du Maréchal-Foch, à Versailles.  Vers 1h20, relate nos confrères de actu.fr/ile-de-France. la police municipale a remarqué un automobiliste qui lui faisait des signes. Il s’était arrêté à sa hauteur.

L’homme, âgé de 43 ans, a affirmé que son épouse le frappait. Comme il sentait fortement l’alcool, les policiers ont voulu le soumettre à un dépistage. L’automobiliste a refusé. Tout comme il a refusé de donner son identité. Il a donc été conduit au commissariat. Là-bas, il s’est strictement opposé à un test par éthylomètre.

L’affaire a été transmise au ministère des Affaires étrangères renseigne le site d’information français. 

Il poursuit en révélant que l’épouse a présenté le passeport diplomatique de son mari. Le document était marqué aux armes du Cameroun. Elle a aussi expliqué qu’elle s’était bagarrée avec lui car elle ne voulait pas qu’il conduise ayant bu de l’alcool. Sur avis du parquet, l’homme a été placé en garde à vue.

« La possession d’un passeport diplomatique ne veut pas dire qu’il y a systématiquement une immunité qui s’applique. Dans le cas présent, le ministère des Affaires étrangères doit rentrer en contact avec l’Ambassade du Cameroun qui doit préciser la fonction de cet homme. Et c’est cela qui déterminera la suite », a indiqué une source judiciaire de actu.fr/ile-de-France.

USA : l’accréditation du personnel de l’ambassade du Cameroun n’excédera plus 5 ans

Les Etats Unis ont édicté le 2 août 2021 une nouvelle politique d’accréditation des diplomates étrangers applicable à tous les pays qui ont une représentation dans le territoire américain. Ainsi,  est désormais limitée à une durée maximale de 60 mois (cinq ans) à compter de la date à laquelle les fonctions bilatérales sont prises en charge aux USA, la durée de l’accréditation des personnes affectées à une mission étrangère bilatérale en tant qu’agent diplomatique, personnel administratif et technique, fonctionnaire consulaire, employé consulaire, personnel de service ou membre du personnel. Le gouvernement du Cameroun devrait donc affecter de nouveaux agents chaque fois que l’un d’eux a atteint la durée maximale de cinq ans.

Ci-dessous le document publié par le ministère en charge des relations internationales des USA (traduction par Google français).

« Le Secrétaire d’État présente ses compliments à leurs Excellences et MM. postes consulaires et divers bureaux de gouvernements étrangers aux États-Unis.

Le Département a depuis longtemps accepté l’accréditation des membres des missions étrangères bilatérales, en supposant que ces personnes soient affectées dans un État d’accueil pour une durée raisonnable et alternées régulièrement ; et aucun n’est affiché indéfiniment ou pour des périodes prolongées.

Le Ministère a examiné et effectué une analyse détaillée de cette pratique, qui comprenait l’examen des politiques connexes des gouvernements étrangers. Par conséquent, le Ministère juge nécessaire de clarifier davantage sa politique d’accréditation concernant ce qui constitue généralement une durée de tournée acceptable/raisonnable de certains membres de missions étrangères accrédités bilatéralement aux États-Unis.

Durée maximale de l’accréditation en vigueur immédiatement, avec les exceptions indiquées ci-dessous, la durée de l’acceptation de l’accréditation des personnes affectées à une mission étrangère bilatérale en tant qu’agent diplomatique, personnel administratif et technique, fonctionnaire consulaire, employé consulaire, personnel de service ou membre du personnel, doit être limitée à une durée maximale de 60 mois (cinq ans) à compter de la date à laquelle les obligations bilatérales sont prises en charge aux États-Unis, tel qu’accepté par l’Office of Foreign Missions (OFM) du ministère.

De plus, les individus ne seront pas éligibles à l’accréditation dans une mission étrangère bilatérale s’ils ont déjà été affectés à une mission étrangère (qui comprend des organisations internationales) aux États-Unis au cours des 36 mois précédant la demande de visa diplomatique de l’individu. Il devrait généralement y avoir une pause de trois ans en dehors des États-Unis entre ces affectations.

Cette politique ne s’applique pas aux chefs de mission, aux chefs de mission adjoints, ni aux missions pour lesquelles le Département a déjà établi des exigences spécifiques concernant la durée maximale d’acceptation de l’accréditation bilatérale de leur personnel aux États-Unis.

En outre, cette politique ne s’applique pas non plus aux personnes ayant le statut de non-immigrant A-2, acceptées par le Département comme étant « résidents permanents » aux États-Unis aux fins de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et de la Convention de Vienne sur les relations consulaires. Ces personnes sont communément appelées « personnel recruté sur place titulaire de visas A-2 ». Application aux membres de mission actuellement accrédités actuellement accrédités depuis plus de quatre ans les personnes actuellement accréditées bilatéralement aux États-Unis, à l’exception des exceptions indiquées, qui ont été affectées aux États-Unis au cours des 48 derniers mois consécutifs (quatre ans), seront être autorisés à conserver leur statut actuel pendant 24 mois supplémentaires (deux ans).

Les missions avec de tels membres recevront séparément une note diplomatique fournissant des informations détaillées concernant cette action.

Actuellement accrédité depuis moins de quatre ans mais plus de trois ans. Personnes actuellement accréditées bilatéralement aux États-Unis, à l’exception des exceptions indiquées, qui ont été affectées aux États-Unis depuis moins de 48 mois consécutifs (4 ans) mais plus de 36 mois consécutifs (3 ans), devront terminer leur mission au plus tard 72 mois (6 ans) à compter de la date d’accréditation de l’individu.

Les missions avec de tels membres recevront séparément une note diplomatique fournissant des informations détaillées concernant cette action. Actuellement accrédité depuis moins de trois ans Les personnes actuellement accréditées bilatéralement aux États-Unis, à l’exception des exceptions indiquées, qui ont été affectées aux États-Unis depuis moins de 36 mois consécutifs (3 ans) devront terminer leur affectation au plus tard 60 mois (5 ans) à compter de la date d’accréditation de la personne.

Les missions avec de tels membres recevront séparément une note diplomatique fournissant des informations détaillées concernant cette action. Demandes de prolongation Les missions cherchant à obtenir une autorisation pour une dérogation à ces délais doivent soumettre ces demandes à l’OFM par note diplomatique six à douze mois avant la date à laquelle la personne perdra son éligibilité standard pour l’acceptation de l’accréditation ou la date à laquelle elle envisage de demander un nouveau visa. »

 

Visa Cameroun : comment, quand et où le faire ?

Le visa est un document important autorisant l’entrée et le séjour sur un territoire donné à des personnes physiques extérieures. Cependant, l’obtention d’une telle pièce peut s’avérer compliquée pour plusieurs voyageurs. Ainsi, qu’en est-il en ce qui concerne le visa camerounais ? Voici comment, quand et où obtenir le visa pour le Cameroun.

Comment obtenir le visa Cameroun?

Pour obtenir le visa Cameroun, il est nécessaire pour tout voyageur de suivre et de respecter une certaine procédure. Suite à cela, il faudra fournir un certain nombre de documents importants.

La procédure d’obtention

La première étape pour tout voyageur d’obtenir le visa Cameroun est de se diriger au consulat de son pays. Ainsi, pour les ressortissants français souhaitant voyager au Cameroun, il suffit de se diriger au consulat de Paris qui se trouve à l’ambassade du Cameroun.

Il existe aussi la possibilité d’obtenir son visa en s’adressant à une société ou une agence de visa.

Les documents nécessaires à l’obtention du visa

L’obtention du visa pour l’entrée au Cameroun est aussi conditionnée par le remplissage d’un formulaire en ligne sur le site des ministères. Il importe de préciser qu’il existe plusieurs types de visas pour le Cameroun. Ces derniers sont entre autres : le visa de tourisme, d’affaire, de transit.

Ainsi, pour un visa touristique, il faudra :

  • un passeport (en bon état) disposant d’une validité d’au moins 6 mois après la date de retour, avec 3 pages vierges dont 2 face à face ;
  • photos d’identité toutes récentes et identiques ;
  • 1 billet d’avion (aller-retour) ;
  • 1 justificatif d’hébergement ;
  • 1 justificatif de domicile en France ;
  • Une copie d’acte de naissance d’au moins 3 mois ou un livret de famille ;
  • 2 suppléments (dont un pour les passeports non français et l’autre pour mineur).

Pour la demande de visa d’affaires, il faudra réunir les mêmes pièces pour le visa touristique et en ajouter quelques-unes de plus. Celles-ci concernent l’invitation du correspondant local au Cameroun, la lettre de mission de l’employeur et un formulaire d’ambassade.

À quel moment et pour quel délai le visa Cameroun s’obtient-il?

Il importe de savoir avant tout qu’il existe 2 types de délais de traitement consulaire pour l’acquisition de visa camerounais en France. En conséquence, pour un délai standard, il faudra 8 jours ouvrés et en délai urgent 1 à 3 jours. Pour les retards de dernière minute, il est recommandé de transmettre les justificatifs à son agence de visa au moins 2 semaines avant le départ. De ce fait, toute déconvenue pourra être résolue à temps pour le voyage.

Toutefois, il est toujours utile de se renseigner sur les jours fériés au Cameroun afin de ne pas effectuer des démarches un jour de fermeture.

Par ailleurs, il faut aussi savoir que le visa Cameroun se délivre actuellement malgré la pandémie de Coronavirus par le service consulaire. Cependant, un test PCR de moins de 3 jours est exigé à l’embarquement et vérifié à la frontière d’arrivée du Cameroun.

Où obtenir son visa Cameroun?

Il n’est pas difficile d’obtenir son visa Cameroun. En effet, l’acquisition de cette pièce importante se fait auprès de la même ambassade du Cameroun en France ou auprès du consulat. Il est possible d’effectuer la démarche soi-même de manière physique. Néanmoins, il est vivement recommandé de recourir à une agence agréée pour les visas.

Quelques informations pratiques

Outre l’obtention d’un visa pour l’entrée au Cameroun, il importe de connaître certaines informations utiles et pratiques pour le voyage.

Sur un point de vue sanitaire, il est conseillé de commencer un traitement antipaludique lors de l’arrivée dans le pays. Pour les transports, il convient d’être attentif au volant, surtout entre Yaoundé et Douala. Par ailleurs, il est de bon augure d’éviter les sorties nocturnes pour plus de sécurité.

Pays bas : les services à l’ambassade du Cameroun ne seront pas perturbés longtemps (officiel)

Cette Chancellerie a été partiellement ravagée par les flammes dans la nuit de vendredi à samedi.

L’ambassadeur du Cameroun aux Pays-Bas, Odette Melono, rassure que des dispositions sont prises pour que le matériel de perdu dans l’incendie du week-end soit rapidement remplacé, afin que le service public ne soit pas interrompu dans cette chancellerie. Il s’agit d’une partie du mobilier et même de l’édifice.

Revenant sur les causes de l’incendie qui s’est déclaré dans le bâtiment abritant l’ambassade du Cameroun, Odette Melon soutient qu’elles sont d’origine accidentelle. Les premières constations avaient mis l’accent sur la vétusté des installations électriques dans la survenue de cet incident. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer.

Tracasseries infligées aux hommes d’affaire camerounais: la Comicodi proteste

Par Shanda Tonme, président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi)

La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi) interpelle Monsieur l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Cameroun au sujet des tracasseries et les tortures infligées aux Hommes d’affaires camerounais sollicitant un visa auprès de la mission diplomatique chinoise à Yaoundé au Cameroun. L’intégralité de la lettre.

Monsieur l’Ambassadeur,
La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination vous présente ses compliments, et se fait un devoir de porter à votre connaissance, qu’elle est saisie de nombreuses plaintes de chefs d’entreprises camerounais de tous les niveaux, qui dénoncent les tracasseries et les tortures subies pour obtenir un visa d’entrer dans votre pays.

* Obtenir un rendez-vous est devenu une affaire commerciale
* Les rendez-vous se négocient à prix d’or
* Vos collaborateurs font tout pour décourager les visites en Chine
* Il est proposé aux Chefs d’entreprises, d’acheter ou de négocier avec des Chinois établis au Cameroun
* Le nombre des entrées et sorties est dorénavant réduit à deux sur six mois
* Aucune disposition n’est prise pour différencier les grands patrons des unités industrielles et commerciales qui pèsent plusieurs centaines de milliards, avec le commun des mortels
* Les demandeurs sont dans la généralité humiliés et traités avec indignité.

La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination proteste contre cette politique, qui ne correspond pas à la qualité des relations de coopération entre les deux pays, laquelle est présentée comme excellente par les deux parties. Par ailleurs, cette politique est totalement contraire tant aux promesses de facilitation de la circulation des personnes, consacrée à la fois par les récentes promesses officielles, que par les instruments internationaux y relatifs dont votre pays est signataire.

La Commission souhaite vivement, tout en restant respectueux de la discrétion souveraine de votre pays en matière migratoire, qu’il soit mis fin à ces pratiques, que les procédures actuelles qui génèrent la corruption, des trafics et du discrédit soient revues, et enfin que la concurrence soit transparente et loyale entre les chefs d’entreprise des deux parties.

En effet il nous revient que les visas sont particulièrement compliquées lorsque les grandes foires se signalent, et de nombreux chefs d’entreprises sont soumis à un chantage effroyable. Des réservations sont ainsi annulées, des billets d’avion perdus, des partenariats compromis et abandonnés. Trop souvent, même l’intervention des autorités diplomatiques camerounaises, notamment le Ministère des Affaires étrangères, s’avère inutile, ce qui confirme une volonté bien élaborée de restriction incompréhensible.

Dans l’espoir de voir intervenir des améliorations conséquentes à très brève échéance, la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination saisit cette occasion pour renouveler à son Excellence Monsieur l’Ambassadeur, ainsi qu’au vaillant peuple Chinois, les assurances de sa très haute considération./.


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L’Allemagne suspend le financement des micro-projets au Cameroun

Aucun justificatif n’est apporté à cette décision bien que certaines sources proches du dossier évoquent une suspension liée à un problème de «restructuration»

La République fédérale d’Allemagne a décidé de suspendre le financement des micro-projets de développement au Cameroun pour les années 2016 et 2017, apprend-t-on auprès de cette représentation diplomatique.

Selon communiqué de l’ambassade d’Allemagne, « les demandes ne seront acceptées qu’après la reprise du financement des micro-projets de développement ».

Aucun justificatif n’est apporté à cette suspension bien que certaines sources proches du dossier font état d’une suspension liée à un problème de « restructuration ».

Néanmoins, précise le communiqué, « dans le cadre de la coopération bilatérale technique, l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun dispose d’un fonds pour le financement des microprojets de développement ».

« Les projets financés, souligne le communiqué, doivent viser à couvrir les besoins de base des couches les plus démunies de la population. Une attention particulière est également portée sur la prise en compte de la notion du genre dans chaque projet financé ».

Par ailleurs, note le communiqué, « du fait du nombre élevé de demandes, le financement du projet est limité à un montant maximum de 10.000 euros au Cameroun », soit environ 6,5 millions de francs CFA.

Au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), où se gère la coopération bilatérale, une source a indiqué que « c’est du fait de l’absence de personnels dédiés au suivi de l’exécution physico-financière des micro-projets qu’elle finance par ses propres ressources que l’ambassade d’Allemagne a décidé de suspendre ce financement ».

Les micro-projets soumis à l’ambassade pour financement ciblent principalement la construction et l’équipement des écoles et des centres de santé, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’électrification rurale.

En d’autres termes, cette suspension ne concerne pas la coopération bilatérale en elle-même. C’est-à-dire les ressources octroyées au gouvernement du Cameroun dans le cadre des négociations intergouvernementales et suivies par des structures habilitées.

C’est le cas avec le GIZ, l’organisme de coopération allemande dont l’enveloppe destinée au Cameroun en 2016 dans le cadre de la coopération bilatérale est estimée à 65,8 milliards de francs CFA.


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Gilles Thibault pour succéder à Christine Robichon au Cameroun

Ce diplomate attend que les autorités camerounaises donnent leur agrément à sa nomination à Yaoundé, il pourra alors présenter ses lettres de créances

Gilles Thibault a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République du Cameroun en remplacement de Christine Robichon, arrivée en fin de séjour, selon un communiqué du Journal officiel relayé par le ministère hexagonal des Affaires étrangères.

Aujourd’hui âgé de 57 ans, le diplomate était jusqu’ici en poste au Burkina Faso qu’il devrait quitter en septembre. Il attend désormais que les autorités camerounaises donnent leur accord à sa nomination à Yaoundé.

Christine Robichon, quant à elle, au Cameroun depuis octobre 2013, aura notamment permis l’aboutissement du 3ème Contrat de désendettement et de développement (C2D) de son pays avec son pays d’accueil, d’un montant total de 400 milliards FCFA et qui consiste à effacer une part importante de la dette extérieure au profit d’initiatives de réduction de la pauvreté et de stabilité macro-économique.

En termes d’échanges globaux, la France, par ailleurs l’un des 3 principaux pays investisseurs au Cameroun, avec les Etats-Unis et la Malaisie, se situait en 2014 au 4ème rang des partenaires du Cameroun après la Chine, le Nigeria et l’Espagne.

Avec une balance bilatérale déficitaire de 195,3 milliards FCFA pour le Cameroun pendant la même période, l’Hexagone est présent dans ce pays dans les secteurs de l’agroalimentaire, du ciment, des hydrocarbures, du bois, du bâtiment et des travaux publics, des télécommunications et de la logistique.

Les deux pays sont notamment liés par des accords de coopération dans les domaines culturel, de la gouvernance, de l’immigration, militaire, scientifique et technique.

Gilles Thibault, photo d’illustration
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Patricia Tomaino Ndam Njoya présente «Les Coquelicots de l’Espoir»

Elle a dédicacé son livre jeudi 14 juillet 2016, dans les locaux de l’ambassade d’Italie à Yaoundé

« Les Coquelicots de l’Espoir ». C’est le titre du livre écrit par l’Honorable Patricia Tomaino Ndam Njoya qui a été dédicacé le jeudi 14 juillet 2016 à Yaoundé. Cette dédicace a eu lieu dans les locaux de l’ambassade d’Italie au Cameroun en présence de S.E Samuela Isopi. Dans son livre, l’auteur évoque profondément la vie de son grand-père, Tomaino Angelo, l’italien-bamoun qui a marqué son temps dans le Noun.

C’est une histoire singulière. Une histoire à la fois impressionnante et émouvante. Histoire d’Angelo Tomaino (Tonino). C’est l’histoire d’un citoyen italien né en Calabre en 1904 et qui, pendant la deuxième guerre mondiale, se fait prisonnier en Lybie. Au sortir de prison, il va se retrouver au Cameroun et à Foumban. Très facilement, il va s’y adapter malgré les soubresauts de tout ordre, et trouver une âme s ur avec qui, il fonde une grande famille.

« Les coquelicots de l’Espoir » de Tomaino Hermine Patricia Ndam Njoya revient donc sur cette histoire atypique, dans un ouvrage relativement explicite, écrit dans un français assez digest, pour non seulement présenter celui dont tous s’accordent sur son caractère humain, son altruisme et sa perception simpliste de la vie, mais aussi et surtout, interpeller la conscience collective sur la nécessité de refaire l’histoire qui nous amène à chaque fois de comprendre le lien qui existe entre toute l’humanité.

Publié aux éditions de Lions University Press, l’ouvrage volumineux de 278 pages a tout d’un chef d’ uvre. L’histoire dans ce livre est racontée en deux parties. La première partie en Italie c’est-à-dire la citée d’origine du personnage principal de ce roman, et la deuxième partie bien entendu à Foumban, cette ville adoptive du héros. On y retrouve les thèmes aussi divers que variés tels : Accouchement difficile ; A dieu Maman ; Une étoile sur le chemin ; Le tournant à 180° ; Choisit-on son destin ? Merci pour tout Erminia ; Toute une nuit, toute une vie ; Petit déjeuner à la chefferie ; La goyave et le fagot de bois ; Na nji-la mère des jumeaux.

S.E Samuela Isopi, ambassadrice d’Italie au Cameroun, particulièrement attentive au cours de cette dédicace qui a mobilisé grand monde, a laissé entendre que le livre sera traduit en langue italienne.

Petite biographie de l’auteur
Née à Yaoundé dans la capitale politique camerounaise, Tomaino Hermine Patricia passe son enfance entre Yaoundé et Foumban. Elle fait ses études secondaires au Lycée Bilingue Sultan Ibrahim Njoya, études sanctionnées par l’obtention du Baccalauréat qui lui ouvre grandes, les portes de l’Université de Yaoundé d’où elle obtient la Licence et la Maîtrise en Droit public.

C’est donc une femme à la tête pleine qui entre dans la vie active et marque les points depuis la coordination générale de l’Ecole Africaine d’Ethique dans le cadre de laquelle vont naître successivement le Mussée Ecole Galerie Manunshi, la Fondation Vivi. Députée à l’Assemblée nationale du Cameroun depuis 2007, l’honorable Tomaino Hermine Patricia Ndam Njoya, par ailleurs porte-parole des députés UDC au palais des Verres de Ngoa Ekélé, anime le programme HACI (Hope for Africa Children Initiative), en appui aux enfants victimes du Sida. Elle fait partie des élus qui ne se laissent point marcher dessus. Son action portant sur le respect de l’égalité du genre, la liberté, la justice, l’égalité en droits et en devoirs pour tous.

Dans sa carrière d’écrivain, Tomaino Hermine Patricia Ndam Njoya compte déjà des ouvrages parmi les plus sollicités, à l’instar de : L’enfer rose, publié aux éditions Harmattan, pour ne citer que celui-là

Patricia Tomaino Ndam Njoya (au centre) lors de la dédicace de son ouvrage.
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Cameroun-Etats-Unis: l’ambassadeur Henri Etoundi en poste à Washington

Le diplomate camerounais est allé présenter ses lettres de créance au président américain le 27 juin 2016

Lundi 27 juin 2016, le nouvel ambassadeur du Cameroun, Henri Etoundi Essomba a été reçu en audience, à la Maison blanche, par le président américain Barack Obama, pour un premier contact.

Le diplomate camerounais est allé présenter ses lettres de créance au chef de l’exécutif américain, après sa nomination par décret du président Paul Biya signé le 11 avril 2016. La cérémonie y relative s’est déroulée en présence de l’adjoint au secrétaire d’Etat aux Affaires africaines au département d’Etat, Bruce Wharton.

Titulaire d’un doctorat de 3e cycle obtenu à l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) de Yaoundé, l’ambassadeur Henri Etoundi Essomba, né le 02 mars 1949, était précédemment en poste en Israël.

Ambassade du Cameroun à Washington aux Etats-Unis.
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France-Cameroun: diaspora bla bla bla…

Par Abdelaziz Mounde

Que penser de tous ces Camerounais qui militent doublement dans des partis en France et au Cameroun, tempêtent dans des réunions du PS, de l’ex UMP ou des Verts en proclamant de grands principes de liberté, de démocratie et de respect des valeurs républicaines et qui sont incapables de dire à leur camarade du RDPC, Ebenezer Njoh Mouelle, qu’on ne confisque pas une ambassade au bénéfice d’un seul parti?

Que penser de tous ces ressortissants camerounais qui possèdent la nationalité française, l’ayant donc perdu selon la loi, sauf exception prévue par le Code de nationalité au Cameroun, militants du RDPC et aspirant à présider un organe de base, sont incapables de demander une remise à plat pour sortir de la grande confusion et de la grande hypocrisie du refus de la double nationalité, alors même que les textes de leur parti sont clairs en leur article 6: pour être membre, il faut être de nationalité camerounaise?

Que penser de ces gens qui vous disent sous les chaumières, « ça ne va pas, il faut changer ceci ou cela, l’alternance est impérative, etc. » et à la première occasion où ils sont « invités », cautionnent toutes les turpitudes, confondant la courtoisie républicaine et corset des opinions?

Que penser de ces frères et s urs qui veulent tous les droits en France et ne s’expriment sur aucune violation des droits au Cameroun?

Ah, peut-être la garantie d’avoir un visa rapidement, d’un séjour tranquille au Mboa, d’obtenir des cartons d’invitation, d’être bien vu de Son Excellence, d’espérer saluer le président à l’aéroport et autres avantages de navrante portée…


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Ambassade du Cameroun à Bruxelles: les membres de l’Asma demandent la libération de Marafa!

Par Asma, Action solidaire pour Marafa

L’ambassadeur du Cameroun à Bruxelles n’en revient toujours pas. C’est que, le 17 octobre dernier dans la nuit, des activistes de l’Asma (Action Solidaire pour Marafa) résidant en Belgique ont posé leur valise devant les locaux abritant les services de l’ambassade du Cameroun à Bruxelles pour, déclare Njayou Fabrice, Porte-parole de Asma, «envoyer un signal fort à Paul Biya, afin que toutes les dispositions soient prises pour que Marafa Hamidou Yaya injustement condamné pour un détournement fictif dont ses bourreaux jusqu’ici n’apportent aucunes preuves, recouvre la liberté».

Les activistes de l’Asma accompagnés de quelques sympathisants ont débarqué très tard à Bruxelles samedi, 17 octobre.

Ils ont sur le champ entamé avec l’affichage des effigies de Marafa Hamidou Yaya….afin de passer par les images parlantes leurs revendications….

De l’autre côté, en face de l’ambassade. Les occupants des immeubles voisins étaient tous perchés sur les fenêtres, pour observer les gestes de ces activistes qui, dans le calme, vont s’appliquer à coller leurs tracts et les effigies de Marafa Hamidou Yaya sur le portail et l’entrée principale de ladite représentation diplomatique du Cameroun en Belgique.

Un autre activiste Christian Djomo, qui distribuait les tracts aux passants, a été envahi par certains riverains qui voulaient bien comprendre ce qui se passe au Cameroun. « C’est le pouvoir.qui est en train d’emprisonner injustement des Camerounais », dit l’activiste qui termine par  » Nous reviendrons ici.jusqu’à ce que Marafa Hamidou soit libéré ».

La séance d’affichage, qui a duré moins de 30 minutes, s’est achevée par une cérémonie d’une minute de silence en la mémoire des victimes de la « dictature.au Cameroun ».

Ces activistes ont promis de revenir devant les locaux abritant l’ambassade du Cameroun à Bruxelles, une fois tous les trois mois jusqu’à ce que justice soit rendue à Marafa Hamidou Yaya.

Des affiches de Marafa à Bruxelles.
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L’AFD poste une carte de localisation de ses projets au Cameroun

Le nouvel outil présenté jeudi, 03 septembre à Yaoundé, donne des renseignements sur les chantiers de développement pilotés par la France dans le pays

L’agence française de développement (AFD), a posté, sur le site de l’ambassade de France à Yaoundé, une carte interactive qui renseigne sur les projets de développement qu’elle pilote au Cameroun. L’outil a été présenté au public jeudi, 03 septembre 2015, dans la capitale camerounaise.

Selon le directeur de l’AFD, Hervé Conan, cité dans le quotidien national, édition du vendredi, 04 septembre, l’importance de cette carte «c’est son exhaustivité. L’ensemble des outils que la France met à la disposition du Cameroun y sont représentés.

«Pour ne plus avoir des informations approximatives et parfois erronées, nous mettons à la disposition des hommes de médias et du public, les données sûres et justes», a expliqué Hervé Conan dans les colonnes du quotidien privé Mutations.

«Le Cameroun est le premier pays dans lequel a été mis sur pied cet outil de cartographie qui met en exergue la transparence qui existait déjà», souligne le conseiller politique et presse de l’ambassade de France au Cameroun, Léopold Stefanini.

Consultable en ligne, l’outil a été réalisé par le Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade en lien avec les différents acteurs de l’équipe France (Agence française de développement, instituts de recherche IRD et CIRAD, coopération décentralisée, Office français de l’immigration et de l’intégration, etc.). Il permet, en un clin d’ il, de visualiser l’ensemble des projets de coopération actuellement soutenus par la France au Cameroun, d’en connaître les objectifs, les montants, et leurs localisations exactes.

Un moteur de recherche permet également de visualiser les données par mot-clé, en tapant par exemple le nom d’un village ou le domaine d’intervention à consulter.

La carte interactive des projets de coopération soutenus par la France au Cameroun montre à l’aide d’un code de couleur défini, chaque secteur d’intervention. Des symboles différencient les projets selon leurs zones. Selon l’ambassade de France au Cameroun, elle sera régulièrement mise à jour en fonction des nouveaux projets.


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Des diplomates donnent de leur sang pour les soldats engagés au front

Une opération de collecte a eu lieu mardi à l’ambassade des Etats-Unis à Yaoundé

Michael Hoza, ambassadeur des Etats-Unis et deux de ses homologues, Brian Olley, de la Grande-Bretagne, et Kunio Okamura, du Japon, se sont retrouvés mardi, 23 juin 2015, à l’Avenue Rosa Parks de Yaoundé, siège de la mission diplomatique américaine.

Au milieu d’autres employés des missions diplomatiques accréditées à Yaoundé, ils se sont fait prélever volontairement 450 millilitres de sang au profit des forces armées engagées dans la guerre contre la secte Boko Haram.

«Jusqu’à présent, la science n’a pas encore trouvé de médicaments qui puissent permettre de transporter l’oxygène d’un point à un autre de l’organisme. D’où l’importance du sang dans un conflit parce qu’il permet non seulement de redonner la vie, mais aussi d’apporter l’espoir à celui ou à celle qui a été blessé au combat», a souligné le Dr Célestin Ayangma, responsable du laboratoire de l’hôpital militaire de Yaoundé.

Depuis le déploiement des troupes africaines puis onusiennes en République centrafricaine et la riposte des armées camerounaises et tchadiennes contre la secte islamiste Boko Haram, l’hôpital militaire de Yaoundé a été très sollicité. «Il est le réceptacle de tous les blessés multi fracturés, brûlés, ou carbonisés, qui viennent de différents fronts contre Boko Haram et le maintien de la paix en Centrafrique. On sait que des soldats meurent le plus souvent d’anémie ou d’arrêt cardio-circulatoire sur anémie parce qu’ils ont perdu beaucoup de sang», a expliqué le Dr. Abeng Mbozo’o, médecin-chef de cet hôpital.

En termes de besoins, ce sont donc plus de 100 poches de sang qui ont été données pour les soins des militaires burundais, centrafricains, camerounais et tchadiens. Dans un contexte où l’on pratique uniquement des dons de sang par remplacements familiaux, il est inconcevable de demander à un soldat engagé au front d’amener un parent pour recevoir une transfusion sanguine.

Pour près de 1500 blessés reçus, «s’il n’y avait pas eu une banque de sang à l’hôpital militaire, nous n’aurions pas enregistré seulement trois décédés. Et aucun de ces blessés n’a été évacué dans une autre formation hospitalière», a confessé le Dr Abeng Mbozo’o. En référence à cette opération « don de sang », il a émis le v u de voir des campagnes de ce genre se multiplier «pour avoir des réserves puisqu’on ne sait pas quand l’ennemi frappera».


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Communiqué de presse du ministre des relations extérieures à propos de l’Ambassade du Cameroun à Washington D.C.

Il fait suite à la rumeur au sujet d’une prétendue « expulsion de l’ambassade du Cameroun à Washington »

Cacao camerounais: L’incontournable défi de la qualité

Le gouvernement tente d’étouffer le problème et de minimiser les conséquences, mais cela risque de ne pas marcher longtemps

Prenant la parole à la suite du refoulement sur certains ports européens de près de 2000 tonnes de cacao en provenance du Cameroun, des responsables de l’administration ont minimisé le problème parlant d’un incident isolé. « soyons clair sur le sujet. Il y a eu un incident entre un vendeur de cacao camerounais et un acheteur étranger, c’est ce qu’on appelle la réfraction ( quand un produit ne correspond pas à la qualité requise ou exigée ) mais ceci n’est pas généralisé, c’est un cas isolé. Parler de l’ensemble de la filière n’est que mauvaise foi, certes si nous faisons davantage d’efforts nous vendrons en prime », a expliqué Michel Ndoping, le Directeur Général de l’Office Nationale du Cacao et du Café (ONCC), l’organisation intermédiaire en charge du domaine. Le ministre du commerce intervenant sur le sujet, est allé dans la même lancée, parlant de « beaucoup de bruit pour rien » et d’un incident lié à un choc thermique ayant été subie par une cargaison précise. « Comme vous le savez, il a fait très chaud et humide au Cameroun ces derniers temps, alors que dans le même temps, en Europe c’est le grand froid qui règne. Il se trouve qu’une cargaison de cacao transportée dans des conteneurs mal isolés et donc humides a subi ce choc thermique entre la grande chaleur et le grand froid. Ce cacao-là ne répondait pas tout à fait aux normes du marché et cela ne devrait en aucun cas s’appliquer à tout le cacao camerounais très recherché pour sa couleur et sa richesses en beurre » a indiqué Luc Magloire Mbarga Atangana. 24 heures après, il était sur les routes de la filière pour distribuer des bâches aux planteurs et les sensibiliser contre la pratique du séchage sur les routes, peu propice au maintien de la qualité. Publiquement, les autorités minimisent le problème. Mais loin des assurances médiatiques, la situation préoccupe les responsables de la filière. Le ministre du commerce l’a d’ailleurs reconnu, le séchage est l’un des défis du cacao camerounais. « Cela laisse une odeur de fumée mais lorsqu’on broie les fèves, cette odeur disparaît », a t-il expliqué.

Un problème de séchage négligé depuis longtemps
Sur le marché européen, cela risque de faire tâche d’huile. Deux tonnes de cacao rejetés, c’est un mauvais précédent pour la production camerounaise, quoi qu’en dise le ministre. Au Cameroun, le problème du séchage du cacao n’est pas nouveau. Les planteurs, notamment depuis 2011, tirent la sonnette d’alarme sur les difficultés qu’ils rencontrent. Des observateurs estiment une fois encore que le gouvernement a pêché par négligence. «A l’époque de l’office de commercialisation des produits de base, c’était déjà cela le problème. On avait atteint un niveau où on refusait d’encadrer les producteurs et on exigeait plus d’eux, le système n’as pas survécu» affirme Essima S, un producteur. Il y a quelque temps, un projet soutenu par l’Union Européenne avait permis d’acquérir des machines de séchage. Mais les acteurs camerounais de la filière n’ont pas pérennisé le projet. Au sein du gouvernement, on accuse les planteurs qui sont animés par l’appât du gain facile. Chez les planteurs on accuse l’administration de ne pas respecter ses engagements. Mi 2012, des experts de Barry Callebaut, un des plus gros acheteurs de cacao au Cameroun, ont rencontré les autorités et discuté de la possibilité d’un investissement en vue de l’amélioration de la qualité. Le projet semble avancer lentement malgré sa pertinence. Le gouvernement n’a pas d’autre choix que de prendre les choses en main.

Sur un tout autre plan, le cacao camerounais souffre de beaucoup d’autres problèmes en dehors de celui du séchage. Un d’eux est celui des surfaces cultivées. Au contraire des pays comme le Ghana et la Côte d’Ivoire, qui possèdent des larges étendues de terres cultivées, la production au Cameroun est le fait de petits producteurs et de petites surfaces (2 hectares maximum). Cette configuration ne permet pas des investissements massifs dans le domaine et contraint donc les paysans sans ressources à être attirés par l’appât du gain. Pour une raison qu’on ne peut expliquer, le gouvernement n’a pas pensé à forcer les regroupements de producteurs, en accordant des incitations pour de telles initiatives. Ceux-ci mal formés et sous informés ont conservé les pratiques qui datent d’une époque dépassée. D’un autre côté, le gouvernement ne se montre pas suffisamment fort à l’égard des intermédiaires. Peu de règle encadre l’exercice de cette activité et ils sont ceux qui se font le plus d’argent sur le dos des producteurs, qui au final n’ont pas de ressources pour investir dans leurs productions. Des experts recommandent que soit établie une véritable stratégie du Cacao. Celle-ci devrait intégrer la traçabilité des lots, l’incitation au regroupement pour les planteurs et soit l’octroi de facilités aux multinationales pour s’installer dans le pays, ou alors un encadrement plus pertinent des producteurs qui acceptent de se regrouper.

Le cacao camerounais connaît des problèmes de séchage
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RCA: «Les jeunes patriotes centrafricains» attaquent l’ambassade de France à Bangui

Ils accusent Paris d’être en train de lâcher Bangui face à l’avancée des rebelles qui se sont déjà emparés d’un grand nombre de villes du pays

Plusieurs centaines de manifestants proches du pouvoir ont lancé mercredi des projectiles sur l’ambassade de France à Bangui, après avoir observé un sit-in devant l’ambassade des États-Unis, pour dénoncer la passivité de l’ancienne puissance coloniale devant l’avancée d’une coalition rebelle qui s’est emparée d’une partie du pays. Nous sommes ici à l’ambassade de France, parce que c’est la France qui nous a colonisés. Mais la France a tendance à nous lâcher. On n’a plus besoin de la France, la France n’a qu’à prendre son ambassade et partir, a affirmé une manifestante. La France n’a pas respecté la convention de défense entre elle et la République Centrafricaine. Nous dénonçons cette attitude, a pour sa part déclaré un étudiant cité par Rfi. Durant la manifestation, plusieurs jeunes ont jeté des projectiles sur les locaux de l’ambassade dont certains ont cassé des vitres, ainsi que sur la représentation d’Air France.

Les manifestants, membres d’associations proches du Kwa Na Kwa (le parti du président François Bozizé), ont observé un sit-in devant l’ambassade des États-Unis. Munis de sifflets et de branches de palmiers, ils ont scandé en sango, la langue nationale: i yé gui siriri (nous voulons la paix, non à la guerre). L’ambassadeur de France a protesté contre la manifestation qu’il a qualifiée de particulièrement violente.

Mercredi matin, une manifestation violente s’est déroulée devant l’ambassade des États-Unis d’Amérique, et s’est prolongée par une manifestation particulièrement violente devant la chancellerie de France, avec des jets de projectiles, avec des bris de vitres. Le drapeau français a été descendu de son mât et emporté par des manifestants, a déclaré l’ambassadeur Serge Mucetti. Cette situation est totalement inadmissible. Je demande au gouvernement de la République Centrafricaine de faire respecter les accords internationaux en cette matière. Ceux qui ont agi de la sorte sont des ennemis de la République Centrafricaine, a-t-il ajouté.

«Les jeunes patriotes centrafricains» attaquent l’ambassade de France à Bangui
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Cacao-Café: Le Cameroun se positionne comme label à Paris

La journée de promotion du cacao et du café en France a mis en exergue les atouts et perspectives de ces deux filières phares

La salle des fêtes de l’ambassade du Cameroun en France a servi de cadre le 19 décembre dernier, à une campagne de présentation et de promotion du café et du cacao camerounais. C’était en présence d’un public de happy few de la filière agricole et des milieux du chocolat et du café en France et en Europe. Le Cameroun, à travers les propos Directeur général de l’Office national du Cacao et du Café, Michael Ndoping et l’Ambassadeur du Cameroun en France, Se Lejeune Mbella Mbella, veut se hisser dans le cercle très fermé de la qualité. Cet échange a associé la partie camerounaise, diverses corporations et organisations notamment la presse agricole en France, l’Académie française du Chocolat, la Confédération des chocolatiers, biscuitiers et confiseurs de France, le Centre international de recherche pour le développement et des entreprises. L’occasion d’évaluer, dans un cadre pavoisé des variétés, plants et images de cacao et de café, les stratégies de relance et de développement des filières cacao et café du Cameroun dans la perspective des mutations du marché et la mise en place de nouvelles normes européennes. De souligner également l’intérêt pour le marché français.

Cérémonie de promotion du Café et du Cacao camerounais à Paris
Stéphane Salandre )/n

De fait, la France est devenue un des marchés les plus porteurs pour le café. La France consomme plus de 300.000 tonnes de café par an. Le Cameroun, septième fournisseur de la France avec plus de 7.000 tonnes, dispose d’un potentiel pouvant satisfaire les nouvelles tendances du marché. En utilisant l’appelation terroir les entreprises ont trouvé en France le bon filon. De fait en Europe, la France est le pays où le marché du café à origine unique est le plus important. De même, les cafés labélisés bio ainsi que ceux classés équitables grignotent des parts de marché de plus en plus importantes. Autres enjeux. M. Michael Ndoping, a souligné les défis futurs du secteur. Ils se résument à la promotion et la transformation de la consommation locale, car, fait paradoxal, les camerounais consomment à peine 2% de la production nationale, l’adaptation à la mise en vigueur de nouvelles normes, phytosanitaires et environnementales, dans l’espace européen en 2013, une plus grande traçabilité, la recherche de la qualité des produits, le développement du cacao durable visant à mieux rémunérer les planteurs, promouvoir le développement rural et social et mieux valoriser leur savoir-faire. En écho, deux interventions, celles de Michel Barel, expert en cacao et Guy Urbain Secrétaire de l’Académie française du chocolat, ont accentué l’intérêt pour le développement des démarche-qualité, sésame pour l’avenir. « Ce sera l’ADN et la boussole du marché. La recherche de la qualité conditionnera l’augmentation de la production » a insité Michel Barel. Propos partagé par Guy Urbain, s’intéressant en outre « à la nécessité pour le Cameroun. Elle intervient suite aux résultats significatifs obtenus sur l’année 2012, en France et en Suisse, à la faveur de la certification et de la labélisation de deux variétés de café (Oku et Caplami) et la présentation d’une variété unique de cacao, la fève rouge du Cameroun, au Salon international de la Confiserie de Munich, prisée pour ses propriétés propices à la fabrication de poudres de chocolat haut de gamme. Les variétés Oku et Caplami, produits via le réseau coopératif et les centres d’excellence du café, comme l’explique Mme Josephine Tchang, Chef d’agence Europe de l’ONCC, résultent d’un processus de lavage du café, dit fully washed, reconnu par le Centre du Commerce international comme modèle pour les pays du Groupe ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) regroupant 80 pays.

Le Directeur général de l’Office national du Cacao et du Café, Michael Ndoping et l’Ambassadeur du Cameroun en France, Se Lejeune Mbella Mbella le 19 décembre 2012 à Paris
Stéphane Salandre )/n

La filière café-cacao, qui mobilise quelque 600†000 producteurs, représente près de 30 % des exportations directes non pétrolières et génère plus de 100 milliards de F CFA de revenus annuels (152 millions d’euros). Six millions de personnes bénéficient de manière directe ou indirecte de ses activités. L’embellie qui touche les prix du cacao va contribuer largement au recul de la pauvreté en milieu rural, accroitre les recettes de l’Etat et favoriser de nouveaux investissements (routes et voies de communication, écoles, centres de santé). Le Cameroun a tout récemment participé, comme depuis quatre éditions, au Salon du Chocolat de Paris, rendez-vous incontournable des professionnels, gourmets et amateurs, de même qu’à différents rendez-vous de premier plan du monde agricole. Evènement phare de la filière cacao et chocolat en France et dans le monde, le dernier en date, tenu jusqu’au 06 novembre, a permis d’enregistrer des résultats probants: la mise en place de projets de partenariats, la distinction de produits camerounais, la présentation de nouvelles variétés de cacao, la présentation de la fève rouge du Cameroun, produit unique dans le monde des producteurs. Point majeur, la mise en place de projets de partenariats s’est traduite du 10 novembre au 18 décembre par une série de rencontres avec les professionnels du secteur notamment le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), un club d’investisseurs français, l’Académie française du chocolat, la Confédération française des Chocolatiers, biscuitiers et confiseurs.

Le public était constitué de nombreux professionnels du secteur et des camerounais
Stéphane Salandre )/n

Listes électorales: L’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun demande de s’inscrire

Robert P Jackson a invité la société civile, à véritablement jouer son rôle, tout autant que l’ensemble des acteurs politiques

L’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Robert P Jackson, a invité jeudi 06 septembre 2012, tous les camerounais à s’inscrire sur les listes électorales, en vue des élections législatives à venir. «Les inscriptions biométriques sur les listes électorales vont bientôt commencer, ce qui constitue une avancée significative. J’exhorte tous les camerounais ayant atteint l’âge requis à s’inscrire pour pouvoir voter afin de faire entendre leurs voix lors des prochaines élections législatives et municipales» a demandé le diplomate, en ouverture d’un atelier en vue du renforcement des capacités des leaders des organisations de la société civile sur la citoyenneté. Monsieur Jackson ne néglige pas le fait que de nombreuses données du processus électoral méritent encore qu’on y apporte des réflexions supplémentaires. Mais il estime que la société civile, actrice majeure des grands changements dans les pays, doit maîtriser et vulgariser les techniques de mobilisation de groupes pour une meilleure coordination du suivi du processus des prochaines élections municipales et législatives. «Qu’il y ait une autre réforme du cadre juridique avant les prochaines échéances électorales ou non, la société civile camerounaise doit pouvoir coordonner ses efforts afin de couvrir davantage de bureaux de vote, si elle veut véritablement uvrer pour des élections transparentes» a expliqué l’Ambassadeur, en présence de nombreux invités, dont les représentants des ambassades de France, de Grande Bretagne, de l’Union Européenne, du Sénégal, de l’Allemagne, de l’Afrique du Sud et le président Samuel Fokam Azu’u du conseil électoral de « Elections Cameroon », l’organe en charge de l’organisation des élections au Cameroun.

Robert P Jackson a pris exemple sur son pays, pour se féliciter des évolutions qui sont celles de la cause des minorités notamment afro américaines et démontrer que la mise en uvre des réformes dans un pays n’est pas une chose facile. « Je suis né dans l’Etat méridional du Tennessee dans les années 1950. Cette décennie a marqué le début d’un mouvement pour l’égalité politique et sociale… Au cours des décennies subséquentes, les afro-américains ont réussi à faire valoir paisiblement leurs droits constitutionnels. Aujourd’hui, je me réjouis d’avoir comme président un afro-américain, qui ne se distance de son héritage africain que d’une génération. Nous sommes venus de loin, et cela n’a pas été facile. Incontestablement, la démocratie est un processus, un processus qui dépend moins de l’écoulement du temps que de la volonté d’un peuple, celle des gens comme vous », a-t-il expliqué. La balle est désormais dans les camps de la société civile camerounaise, dont quelques représentants participent à l’atelier de deux jours organisé par le Collectif « Un Monde Avenir ». Venus des dix régions, ils se feront entretenir sur des thèmes aussi variés que la citoyenneté, les technique de mobilisation, l’engagement citoyen, la compréhension du processus de dévolution de pouvoir et aussi la mise en uvre de mécanisme d’observation des élections. Ils pourront suivre et échanger avec des personnages à forte réputation dans la scène politique camerounaise, comme le Docteur Guy Parfait Songue, ou encore le Professeur Eric Mathias Owona Nguini. Ce soutien de l’ambassade des États-Unis à la société civile et sur le champs politique, reste très souvent mal perçu et présenté par des médias pro gouvernementaux, comme une volonté de renverser le régime, en dépit d’une approche que des observateurs plus neutres jugent pertinente.

Se Robert P Jackson, ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun
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Mme Oguéré Ngaïkoumon née Souembet Marie Claire a tiré sa révérence

L’épouse de l’ambassadeur de RCA au Cameroun est décédée jeudi le 26 avril 2012 à Yaoundé des suites de maladie

L’ambassade de la République Centrafricaine au Cameroun est endeuillée. L’épouse de l’ambassadeur Louis Oguéré Ngaïkoumon est décédée le 26 avril 2012 dans un hôpital de la capitale camerounaise. Madame Oguéré Ngaïkoumon née Souembet Marie Claire a été emportée par un mal (de nerfs) apparu voici à peine quatre mois. Elle décède après un suivi médical serré, qui devait se poursuivre au Maroc dans les prochains jours. La résidence de l’ambassadeur de la RCA porte le deuil depuis l’annonce de la triste nouvelle. En ce vendredi 27 avril 2012, l’époux éprouvé est assis dans la salle de séjour. Son visage est défait. Sa voix est tremblotante. Il répond très souvent au téléphone. Des appels viennent de Bangui, Paris et partout au Cameroun. En cette fin d’après – midi par exemple, le président de la République Centrafricaine échange au téléphone avec son ambassadeur au Cameroun. Il vient aux nouvelles. François Bozizé s’assure en effet que tout va bien, malgré la douleur de cette disparition subite. Avant lui, l’ambassadeur avait reçu au téléphone le chargé d’affaires du Cameroun en RCA.

La communauté centrafricaine à Yaoundé n’est pas en reste. Elle est aux côtés de la famille Oguéré Ngaïkoumon dans ce moment difficile. Des femmes dorment sur des nattes dans la salle de séjour ; où le ballet de visiteurs se poursuit. Des femmes du Cercle des amis du Cameroun (Cerac) sont là pour présenter les condoléances et surtout s’enquérir du programme. Les jeunes étudiants centrafricains sont aussi là. Les hommes de Dieu prient. Les officiels camerounais et des amis de la RCA appellent au téléphone ou passent à la résidence. Dans la grande cour de la résidence, des chaises et des tentes sont placées. Pour accueillir le tout -venant. Les cadres de l’ambassade centrafricaine sont au four et moulin. Ils travaillent à préparer le rapatriement de la dépouille (de leur collègue) dans de bonnes conditions. Mais, tout dépend de Bangui, qui doit pourvoir les moyens nécessaires. La défunte occupait le poste d’attachée sociale à l’ambassade de la RCA. Elle avait un diplôme de sage femme et un autre de technicienne supérieure de santé, option puériculture. Elle laisse trois enfants et des petits enfants.

Mme Oguéré Ngaïkoumon née Souembet Marie Claire, épouse de l’ambassadeur de RCA au Cameroun est décédée jeudi le 26 avril
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L’ambassade des Etats Unis revoit ses frais de visa

Au Cameroun comme dans de nombreux pays, certains visas coûteront moins chers tandis que d’autres ont augmenté de prix

Selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Yaoundé la capitale camerounaise, les frais de visas pour ceux qui auront été retenus à partir dans ce pays dans le cadre du processus de la Green Card, vont connaitre une baisse dès le vendredi 13 avril 2012. Ces frais passent désormais à 165 000 contre 220 000 FCFA précédemment. Cette baisse intervient dans le cadre d’un réajustement global par l’administration américaine, de ses frais de visas. Autre baisse importante, celle des frais de visa pour les voyages intervenant dans le cadre des traités d’investissement et d’échanges commerciaux. Pour ce qui est du Cameroun par exemple, les hommes d’affaires qui iront dans ce pays dans le cadre de l’AGOA, la loi américaine qui permet aux camerounais de vendre certains produits aux États-Unis, les frais de visas passent de 195 000 à 135 000 FCFA. Baisse aussi pour les fiancés qui vont rejoindre leurs conjoints, ils débourseront désormais 120 000 FCFA au lieu de 175 000 précédemment. Sont concernés aussi les frais pour regroupement familial, qui passent de 165 000 à 115 000 FCFA.

A côté de ces baisses, les frais des visas pour les personnes non immigrantes ont connu une hausse. Depuis vendredi 13 avril 2012, les camerounais sollicitant certains visas de non immigrant pour les Etats-Unis d’Amérique, devront payer un peu plus qu’avant. Sont concernés par la hausse, les visas pour tourisme, affaires, transit, membre d’équipage, étudiant, visiteurs d’échange culturel, et journalistes, dont les frais passent de 70 000 FCFA à 80 000FCFA. Aussi concernés, les visas demandés sur la base d’une pétition. Leurs frais passent de 75 000 FCFA à 95 000 FCFA. Pour de multiples raisons, les frais actuels ne parviennent plus à couvrir le coût réel du traitement des dossiers de visa non immigrant. Il est exigé du Département d’Etat qu’il recouvre ses frais autant que possible, à partir du prélèvement des frais de demande de visa, explique le communiqué. Le dernier ajustement des frais de visa par le Département d’Etat américain remonte à 2010. Une mesure qui avait été fortement critiquée, pour ce qui était par exemple de la fiancée qui voulait rejoindre son conjoint. Les responsables des services américains de l’immigration, semblent avoir été sensibles à cette question. Cet ajustement des frais de visas américains ne concerne pas que le Cameroun, elle est faite à l’échelle globale. Tous les ans, l’administration américaine procède à une étude indépendante afin d’évaluer les coûts des services consulaires tels que celui des visas par exemple. L’augmentation des frais de visa non immigrant permettra de prendre en charge non seulement l’agrandissement et l’adjonction de nos installations à l’étranger, mais il couvrira également l’augmentation des effectifs permettant de faire face à l’accroissement de la demande en matière de visa explique le communiqué de l’ambassade américaine.

Au Cameroun comme dans de nombreux pays, certains frais de visa ont baissé
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France: Les Camerounais ont voté à Paris et à Marseille

Ils étaient appelés pour la première fois de leur histoire à participer à un scrutin électoral pour le compte de l’élection présidentielle 2011

Jamais auparavant les Camerounais résidents hors du territoire national n’avaient eu la possibilité de participer à une élection présidentielle. Désormais, c’est chose faite. Ils, les plus de 1500 inscrits sur les listes de la région France Nord et ceux de la Région France-Sud à Marseille ont pu se rendre aux urnes ce dimanche 9 octobre afin d’accomplir un de leur devoir citoyen. Ils étaient un peu nombreux à la mi-journée dans les quatre bureaux de votes installés au sein de l’ambassade du Cameroun sise à la rue d’Auteuil dans le 16ème arrondissement de la ville de Paris. Des délégations entières arrivaient des villes secondaires comme Lille ou même Orléans. On lisait de la sérénité sur les visages, sinon une certaine fierté à venir voter, faire le choix parmi les 23 candidats en lice pour la magistrature suprême. Les quelques remous observés n’étaient en tout cas pas de nature à perturber ce scrutin qui, dans l’ensemble c’est bien déroulé. Pour, marquer l’importance de ce geste et même de cet événement pour les Camerounais de la diaspora, on pouvait encore voir des citoyens venir demander si l’on pouvait s’inscrire sur les listes, ou alors rechercher, sa carte consulaire pour essayer d’avoir le «privilège» de voter.

Voter pour les Camerounais de la diaspora est un privilège. Pendant longtemps et depuis la présidentielle de 1992, ceux vivant hors du Cameroun ne pouvaient pas le faire. Cette opportunité est le fruit de nombreuses discutions mais aussi d’une certaine ouverture visant à rassembler le maximum de Camerounais. Pour le coup, les bureaux ont normalement été ouverts à 8h30 et le vote a pu commencer selon les avis recueillis. Si dans les commentaires les votants discutent librement, tous semblent prendre acte de ce que le favori de cette élection pourrait la remporter dans un scrutin à un seul tour. Dans les différents bureaux, les personnels d’Elecam étaient là ainsi des scrutateurs. Parmi ceux de l’opposition, il n’y avait qu’un représentant de d’UDC de Adamou Ndam Njoya. Sur les tables, il y avait présenté les bulletins de vote des 23 candidats, car au Cameroun, il n’y a pas de bulletin unique. A l’extérieur, les listes étaient normalement affichées malgré la légère pluie qui s’est abattue sur la capitale française. Elle aura contribué, on pense, à calmer un peu les ardeurs et installer cette sérénité chère au peuple camerounais. Les premières tendances sont attendues en deuxième partie de soirée. Dès lundi, 10 octobre, l’on pourra savoir quelle sont les chiffres des bureaux français de vote (Paris et Marseille).

Vote des camerounais à Paris ce 9 octobre 2011
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Cameroun: Les bureaux de vote de la diaspora sont connus

Le ministre des relations extérieures a signé un texte y relatif, alors des membres de cette diaspora appellent au boycott des élections

41 bureaux de vote pour la diaspora camerounaise. La décision a été rendue publique par une décision du ministre en charge des relations extérieures. La création de ces bureaux a épousé l’image même de la représentation diplomatique du Cameroun à l’étranger, soit 35 ambassades et 6 postes consulaires. Sont ainsi concernés, tous les pays de la zone Afrique centrale, du Nigeria, du Libéria, de l’Afrique du Sud, du Sénégal et de l’ensemble des pays du Maghreb (Tunisie, Maroc et Egypte). Les Camerounais résidant en Europe pourront voter dans 11 pays, dont la France, la Suisse, l’Espagne, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et la Russie. Des bureaux de vote seront également ouverts au Brésil, au Canada et aux Etats-Unis pour l’Amérique ainsi qu’en Arabie Saoudite, en Chine, en Israël et au Japon pour l’Asie.

Cet arrêté est signé au moment où des délégations de la direction générale d’Elections Cameroon (ELECAM) sont en mission dans les ambassades et les postes consulaires du Cameroun à l’extérieur, afin de lancer et d’informer sur le processus d’inscription sur les listes électorales. Cette décision du ministre des relations extérieures créant des bureaux de vote à l’étranger est la manifestation même de la mise à l’écart d’ELECAM, dans ce processus de vote des camerounais de la diaspora. Une mise à l’écart rendue possible en raison de l’ambigüité des textes. D’une part on a l’article 15 décret d’application signé le 8 août 2011 par Paul Biya et relatif au vote des citoyens Camerounais établis ou résidant à l’étranger, qui fixe les modalités de création de ces bureaux de vote. Selon cet article, il appartenait au directeur général des élections de fixer cette liste, sur proposition des chefs de représentation diplomatique ou de poste consulaire. Or à l’article 2 du même texte on peut lire que « le ministre chargé des relations extérieures fixe par arrêté, après concertation avec le ministre chargé de l’Administration territoriale et Elections Cameroon, la liste des représentations diplomatiques et des postes consulaires dans lesquels sont organisées les opérations électorales ou référendaires.»

A l’ambigüité des textes, risquent de s’ajouter les difficultés. Au cours de la mission des diverses délégations d’Elections Cameroon, le constat de la difficulté à transformer les représentations diplomatiques et consulaire en bureaux de vote a été constatées. Dans certains pays qui couvrent plusieurs pays, il sera difficile pour les camerounais concernés, de faire le déplacement. La situation est vraie en Europe, et plus encore en Afrique. Rapportant des échanges qui ont eu lieu entre la délégation d’ELECAM à Dakar et la communauté camerounaise, un camerounais de Dakar faisait savoir par exemple que la gestion des inscriptions dans la seule ville de Dakar pour la Mauritanie, la Gambie et d’autre pays, risque d’être rendu difficile par l’exigence du déplacement dont on connait les problèmes et les coûts en Afrique. Des associations de la diaspora camerounaise en Europe ont appelé au boycott de ces élections qu’elles qualifient de mascarade. Alors que le gouvernement s’était engagé à travailler en parfaite coopération avec ELECAM sur cette opération, il semble comme le craignaient des observateurs vouloir prendre les devants. Dans tous les cas, le texte créant les bureaux de vote à l’Etranger sont signés alors que la mission d’ELECAM à l’étranger s’y trouve encore.

Ambassade du Cameroun aux Etats-Unis
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Vote de la diaspora: Expérience rapportée de la mission d’Elecam au Sénégal

Ce récit montre à quel point il sera difficile de faire voter tous les camerounais de la diaspora installés en Afrique

Trois membres d’élécam, en provenance de Gambie, sont arrivés à Dakar samedi 20 août 2011. Les trois représentants d’elections Cameroon dont Adama Ali, Docteur en pharmacie établi à Garoua et Nsangou Issoufa Docteur en physique chargé de cours à l’université de Dschang sont entrés dans la salle sise au rez-de-chaussée de l’ambassade vers 19h. Ambassade du Cameroun où se trouvaient déjà plus d’une centaine de personnes dont l’ambassadeur Jean Koe Ntonga. La réunion annoncée par effet boule de neige – sms, mails et bouche à oreille – avait pour objectif la présentation et l’explication de deux des textes régissant le vote de la diaspora : loi électorale et décret d’application. A Dakar plus de 300 personnes sont déjà venues s’inscrire sur les listes électorales selon Mme Blandine Ngoué présidente de la commission. Deux lots de documents recensant les inscrits ont déjà été expédiés à Yaoundé. Le dernier envoi a eu lieu vendredi 19 aout 2011 selon l’ambassadeur qui a regagné Dakar au cours de la semaine après un séjour en Europe. La rencontre entre les camerounais du Sénégal et élécam a été à la fois didactique, discursive et agitée.

Didactique pendant les deux premières heures. L’ambassadeur a fait une lecture expliquée des textes. Au préalable des copies avaient été distribuées aux participants.

Discursive lorsque des questions telles les lieux d’inscription et de vote ont été évoquées. Un compatriote présent a souhaité que des commissions mobiles aillent dans l’intérieur du Sénégal (Mbour, St Louis, Kaolack, Ziguinchor) afin inscrire les Camerounais n’ayant pas les moyens financiers* pour venir à Dakar. Les trois membres D’ELECAM ont expliqué que les ambassades et les consulats sont les seuls lieux où peuvent se tenir inscriptions et scrutin. L’interprétation des textes a causé une discussion animée entre le Pr Dieunedort Nzouabeth et Son Excellence Jean Koe Ntonga, ambassadeur du Cameroun au Sénégal, au Mali, en Mauritanie et en Gambie. L’agrégé de droit estimant que si le personnel de l’ambassade se déplace dans un pays et occupe ne serait-ce qu’une chambre d’hôtel, elle devient de facto territoire Camerounais et le vote peut donc s’y dérouler. Cela éviterait aux milliers de Camerounais de ces pays d’être obligés de converger vers Dakar pour voter. En réponse l’ambassadeur a expliqué que n’ayant pas encore reçu et présenté les copies figurées des lettres de créances l’accréditant au Mali -où il y aurait environ 2000 Camerounais selon Jean Nkoe Ntonga-, en Mauritanie et en Gambie il ne lui est pas possible d’aller officiellement dans ces pays où ,a rappelé l’ambassadeur, ses collaborateurs ont déjà effectué des déplacements. Cette explication des contraintes diplomatiques a été admise comme telle par le Pr Nzouabeth qui a tenu à rappeler que du point de vue de la loi lui, l’agrégé de Droit, demeurait insatisfait.

Agitée lorsque qu’un camerounais, migrant illégal refoulé de Libye, a interpellé l’ambassadeur : « ma mère est morte il y a trois jours, je veux rentrer au Cameroun, je suis venu ici mais je n’ai pas reçu d’aide ». Immédiatement Mme Blandine Ngoué a précisé que la mère de ce compatriote est en réalité décédée il y a plus d’une dizaine de jours. Qu’en l’absence de l’ambassadeur elle -Mme Ngoué- avait reçu le jeune homme, lui avait permis de communiquer au téléphone avec la famille restée au Cameroun, lui avait établi une carte de séjour et un laissez-passer. Plus tard le migrant reconnaitra avoir déjà reçu des autorités de l’ambassade 50 000 F en espèces. Mais, ajoute le jeune homme « c’est insuffisant ! Je ne peux pas rentrer au Cameroun avec 50 000F !!! ». La conclusion du jeune homme grand, mince vêtu de sombre -tricot et jean retroussé découvrant ses chevilles- et qui se dit sans abri tombe comme un couperet : «le Cameroun n’a rien jamais fait pour moi ! Déjà au pays je n’avais rien c’est pour ça que j’ai été décidé de partir!». Des mots qui feront bondir les membres d’élécam. Le Dr Issofa Nsangou fera remarquer au jeune homme qu’il dit une chose et son contraire en affirmant que le Cameroun n’a rien fait pour lui tout en reconnaissant avoir reçu une aide administrative, logistique et financière à l’ambassade du Cameroun. C’est à ce moment que l’ambassadeur dira au jeune homme « peut être faites vous partie de ceux qui veulent manifester devant l’ambassade et qui ont déjà déposé une demande d’autorisation au ministère de l’intérieur Sénégalais ». Le jeune homme confirmera faire partie des personnes (entre vingt et trente selon lui) voulant effectuer cette action de protestation jeudi 25 aout 2011. L’ambassadeur a martelé qu’il est prêt à recevoir tout camerounais qui vient à l’ambassade mais qu’il ne laissera personne trainer le Cameroun dans la boue au Sénégal.

Finalement la réunion est revenue à son sujet : les élections. Les participants ont appris que seules les personnes exclusivement de nationalité Camerounaise pourront voter « toute personne s’étant déjà prévalu d’une autre nationalité ne doit pas venir ici le jour du scrutin » a dit l’ambassadeur, homme de taille moyenne mur et replet vêtu d’un costume bleu sombre sur une chemise blanche à légères rayures bleues et une cravate jaune or. Chaque bureau de vote recevra 500 électeurs s’il y a 501 inscrits il faudra en ouvrir un autre bureau. Aucun parti politique n’a encore envoyé un représentant officiel selon Mme Blandine Ngoué qui a précisé qu’une personne se disant représentante de Jean Jacques Ekindi et une autre disant représenter l’UPC sont bien passées à l’ambassade mais aucune n’a produit des documents de son parti attestant de sa qualité. Lors de cette rencontre, seuls deux membres du RDPC se sont présentés en tant que membres de parti politique parmi eux Eugène Bello. Il représentait Jérome Bélinga le chef de file du RDPC au Sénégal et en Mauritanie absent pour raisons de santé. L’ambassadeur a plusieurs fois souhaité un vote massif et responsable car selon Jean Koe Ntonga « ce sera une échéance historique ». Le diplomate a proposé de transmettre au Chef de l’Etat une lettre de remerciements au nom des camerounais résidant au pays d’Abdoulaye Wade. La lettre remerciera Paul Biya pour la signature du décret N 2011/237 du 8 aout 2011 portant sur les modalités d’application de la loi relative au vote des citoyens Camerounais établis et résidant à l’étranger pour l’élection présidentielle prévue en octobre prochain.

A l’ambassade du Cameroun au Sénégal les inscriptions sur les listes électorales se poursuivent jusqu’au 31 aout 2011. Il faut se munir d’une carte consulaire en cours de validité et venir entre 8h30 et 17h30 du lundi au vendredi et de 9h à 13h30 le samedi. Les trois membres D’ELECAM arrivés samedi 20 aout quitteront Dakar mardi 23 aout 2011 après d’autres échanges dans les locaux de l’ambassade avec les Camerounais du Sénégal « nous devons expliquer, c’est le but de ces réunions publiques » a tenu à dire Nsangou Issoufa « nous devons bien expliquer la loi, ses implications et ses applications pour que demain personne ne dise que nous sommes venus faire des choses en cachette avec les autorités de l’ambassade ».

*Il faut dépenser entre 4500F si l’on vient de Kaolack -deux heures de voyage environ- et une quinzaine de mille si l’on vient de Ziguinchor -au moins une journée de voyage- pour payer le transport aller retour vers ou à partir de Dakar. Frais de taxi urbain (individuels au Sénégal) non compris.


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Comment obtenir la carte consulaire et s’inscrire sur les listes électorales?

Voici les conditions fournies par l’ambassade du Cameroun en France. Elle organise une réunion d’informations ce samedi 20 août 2011

A la suite du vote par l’Assemblée Nationale Camerounaise de la Loi sur le Vote des Camerounais Etablis ou Résidant à l’Etranger et de la signature subséquente du Décret Présidentiel portant application de ladite Loi, des Délégations de la Direction Générale des Elections et du Conseil Electoral d’ELECAM sont allées en missions d’explication et de formation auprès des différentes Représentations Diplomatiques et Consulaires du Cameroun aux quatre coins de la planète. Y faisant suite et dans le souci d’une meilleure information, l’Ambassadeur du Cameroun en France, S.E. MBELLA MBELLA, invite les Membres de la Communauté Camerounaise de France à prendre massivement part à la Réunion d’Information Générale de la Diaspora, prévue le Samedi, 20 Août 2011 à 14 h précises, dans la Salle des Fêtes de l’Ambassade, sise 73, Rue d’Auteuil 75016 Paris. L’Ordre du Jour portera sur les Préparatifs et autres Modalités d’Inscription sur les Listes Electorales et de Vote des Camerounais Etablis ou Résidant en France, dans la perspective du Scrutin Présidentiel d’Octobre 2011.

Conditions, pour être électeur
– Etre de nationalité camerounaise.
– Avoir vingt (20) ans accomplis au jour du scrutin.
– Jouir de ses droits civils et civiques.
– Etre inscrit sur les listes électorales ouvertes auprès des Représentations diplomatiques et des Postes consulaires, dans les pays de résidence ou de rattachement.

Condition d’inscription sur les listes électorales
Décret °2011/237 du 8 août 2011 portant sur les modalités d’application de la loi n°2011/013 du 13 juillet 2011 relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger.
Article 6 : (1) Pour s’inscrire sur une liste électorale, le citoyen camerounais établi ou résidant à l’étranger doit présenter une carte consulaire en cours de validité.

Les citoyens camerounais résident (es) ou établis (es) dans la circonscription consulaire France Nord et immatriculés (es) auprès du Consulat Général du Cameroun à Paris peuvent demander leur inscription sur la liste électorale ouverte par Elections Cameroon (ELECAM) à l’Ambassade du Cameroun à Paris.

Les citoyens camerounais résident (es) ou établis (es) dans la circonscription consulaire France Sud et immatriculés (es) auprès du Consulat du Cameroun à Marseille peuvent demander leur inscription sur la liste électorale ouverte au Consulat du Cameroun à Marseille par Elections Cameroon (ELECAM).

Pièces à fournir pour la carte consulaire
– Photocopie du passeport (pages indiquant le nom, le numéro, la date et le lieu de délivrance, la validité, etc…)
– 03 photos d’identité prises de face ; format 4.5 x 3.5
– Photocopie de l’acte de naissance
– 0l enveloppe affranchie portant votre adresse.
N.B.: Pour la Femme camerounaise ayant épousé un étranger bien vouloir fournir en plus des pièces sus citées, la photocopie de l’acte de mariage.


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Hervé Lado: Ancien fonctionnaire de la mission économique de l’ambassade de France au Cameroun, il est retourné sur les bancs

Chercheur et doctorant, il a accepté d’évoquer son parcours professionnel, ses ambitions et sa vision du Cameroun de demain

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, qui est Monsieur Hervé Lado?
Hervé Lado est un Camerounais qui vit en France depuis deux ans et qui vient de terminer un Master en Finance et Stratégie, option financement des projets dans les pays émergents à Science Po Paris et qui y était Président de l’association des étudiants pour l’Afrique. Je travaille depuis peu au sein du Programme de Recherche « Multinationales et Développement des Pays Emergents » a l’Essec Business School (Chaire IRENE, Institut pour la recherche et l’enseignement de la Négociation en Europe), et prépare en parallèle un doctorat en économie a Paris1 Panthéon-La Sorbonne sur la Responsabilité sociétale des multinationales extractives dans le Delta du Niger (Nigeria). Je suis également titulaire depuis 2000 d’une Maîtrise en Economie et Gestion de l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC) à Yaoundé que j’ai intégrée après mon Baccalauréat scientifique (C). Juste après l’UCAC, j’ai été embauché à l’Ambassade de France au Cameroun, service économique, pour fournir conseils et prestations diverses aux entreprises françaises dans leur implantation ou dans leur recherche de partenaires d’affaires au Cameroun et dans sept autres pays d’Afrique centrale.

Parlez nous de votre enfance
Je suis né à Baleveng dans la Menoua (Région Ouest-Cameroun) mais je suis originaire du département des Bamboutos. J’ai grandi à l’Ouest pendant toute mon enfance et ensuite je me suis établi à Yaoundé, justement après mon admission au concours l’UCAC. J’ai débuté mes études à Bafou où je suis resté jusqu’au cours préparatoire. Après, ma famille a migré vers Bansoa, ensuite Banganté où j’ai fait l’Ecole catholique Notre Dame du CE2 au CM2, puis le Lycée de Banganté jusqu’en 5e. Par la suite, j’ai suivi mes parents à Baham dans les Hauts-Plateaux où j’ai fréquenté le Lycée de Baham de la 4e jusqu’en Première. La Terminale, je l’ai faite au Lycée de Foumban et c’est de Foumban que je suis allé à Yaoundé.

Quel souvenir gardez-vous de tout cela?
Le souvenir d’un parcours satisfaisant parce que j’ai progressé tout naturellement sans heurts avec quelques succès marquants. Notamment je me rappelle que j’ai eu une bourse lorsque j’allais en 6e mais que je n’ai pas pu percevoir par manque de liquidités, nous avait-on dit. Ensuite, en classe de 4e, j’ai été le premier du Lycée de Baham, et cette fois quand même, j’ai eu beaucoup de cadeaux des anciens et des élites du coin. C’était très encourageant. Jusqu’aujourd’hui, je dispose encore d’un des dictionnaires reçus cette année là.

Vous avez travaillé à l’ambassade de France au Cameroun pendant sept ans et demi, quelles étaient vos responsabilités ?
Le rôle du service économique est de conseiller les entreprises françaises en leur fournissant des informations de nature économique, commerciale, sectorielle pour éclairer leur choix d’implantation ou de recherche des débouchées. Moi j’avais cette responsabilité sur un certain nombre de secteurs comme les bâtiments et travaux publics, les transports, l’industrie, les mines, l’eau, l’environnement. Ce sont des secteurs où il y avait une grande concentration d’opportunités et dans lesquels j’étais charge d’informer et de conseiller les entreprises françaises en répondant à leurs demandes d’informations ou de contacts, en réalisant des prestations facturées (organisation de missions de prospection notamment), et en rédigeant des notes d’information et monographies, à l’attention de ces entreprises mais aussi des autorités françaises. Ça c’était au titre de ma fonction principale d’Attaché Commercial. A côté, j’étais Responsable Qualité ISO puisque le réseau des services économiques français est certifié ISO 9001 pour l’activité de conseil aux entreprises. J’étais donc chargé de rédiger les procédures qui permettent de rendre ce service là avec la meilleure qualité qui soit, faire appliquer ces procédures, former les agents, etc. Donc j’étais chargé d’auditer les autres services économiques dans les ambassades françaises en Afrique.

Après avoir travaillé autant d’années au sein de la mission économique de l’ambassade de France, on imagine que vous avez un regard qui est différent de celui du commun des camerounais. Comment est-ce que vous analysez l’évolution des rapports entre la France et le Cameroun économiquement parlant ?
Il y a une vingtaine d’années, les économies des 14 pays de la zone franc étaient relativement dépendantes de la France pour ce qui est des échanges commerciaux. Ces pays là importaient au moins à 30% de leurs marchandises de France. En termes d’investissement c’était la même dépendance. Aujourd’hui, ça s’est dégradé en défaveur de la France de manière significative car elle a perdu du terrain au profit de nouvelles puissances.

Selon vous c’est quoi les raisons ?
Il y’a d’abord la cherté de ce qui vient de France. Comparativement évidemment à ce qu’on trouve en Asie ou au Brésil. Les gens ne se limitent plus dans des voyages France-Cameroun, ils vont au-delà. Ensuite il y a la question des tracasseries en termes de visas. Ça c’était très marquant. Un homme d’affaires qui va faire la queue au consulat de France pour prendre un visa qu’il n’est même pas sûr d’avoir, y va avec toute l’appréhension du monde. Même la politique de visas de circulation n’a pas encore pu changer la donne, puisque l’attribution demeure discrétionnaire et de toute façon très limitée en nombre. En plus, les conditions d’accueil sont loin d’être systématiquement cordiales. Ce qui contraste nettement avec la politique d’ouverture des nouvelles puissances. Nos interlocuteurs dans les communautés d’affaires ne manquaient pas l’occasion d’attirer notre attention.

Et vous n’avez pas pris conscience du problème pour chercher à le résoudre au consulat notamment ?
Malheureusement ça ne se joue pas à ce niveau là. Les marges de man uvre locales sont relativement circonscrites. Ça se joue au niveau de la politique étrangère de la France. C’est-à-dire que depuis quelques années, il y a des problématiques de maîtrise des flux migratoires qui s’imposent aux politiques en France et en Europe, et ils prennent des mesures parfois un peu trop générales tout en adaptant parfois en fonction des régions, mais il est clair que les flux migratoires qui « dérangent » le plus sont ceux qui viennent des pays en développement, notamment des pays africains.

On a parlé tout à l’heure d’Ubifrance, vous voulez bien nous présenter cette institution ?
Ubifrance c’est une agence publique qui a un statut spécial sous tutelle de Bercy, donc du ministère de l’économie et des finances, qui a pris la responsabilité de piloter le réseau commercial d’appui au commerce extérieur français. Il faut dire que ce réseau a énormément évolué au cours de ces dernières années puisque Ubifrance était d’abord le CFCE (Centre français du commerce extérieur). Toutes ces transformations ont dénoté de la volonté des pouvoirs publics français de rendre cette agence plus efficace, plus performante en termes de nombre d’entreprises clientes, de nombre de prestations facturées, de chiffre d’affaires réalisé, etc. D’ailleurs il a été défini au cours de ces dernières années une carte plus restreinte d’un réseau qui apparaîtrait pour la France le plus performant possible, et dans lequel figure très peu de pays africains.

Quels sont vos projets aujourd’hui?
Mes projets c’est, après la soutenance de mon doctorat en Economie d’ici quelques années à La Sorbonne, de travailler pour le renforcement de la gouvernance et de la responsabilité sociétale des multinationales en Afrique. J’apporterai ma contribution à l’élaboration des politiques économiques dans nos pays et à l’amélioration de nos environnements politiques et des affaires. Je viens d’être déclaré vainqueur, avec quatre autres jeunes dans le monde, du concours des Idées pour l’Action lancé en août 2010 par la Banque Mondiale en partenariat avec la Banque Africaine de Développement et d’autres partenaires pour collecter des idées originales visant à renforcer la gouvernance et l’environnement des affaires dans les pays africains. Très encourageant.

Hervé lado, doctorant à la Sorbonne et ancien fonctionnaire de l’ambassade de France au Cameroun
Hervé Lado)/n

Est-ce que ce n’est pas finalement l’un des problèmes du Cameroun et de nombreux autres pays ? Puisqu’on a l’impression qu’on fait des choses sans pouvoir définir les contours ?
Oui à un moment il faut qu’on se dise qu’on ne peut plus aller à tâtons. Il faut bâtir un plan, on peut dire qu’il y a au Cameroun un ministère qui a cette responsabilité là. Il ya ce qu’on appelle les documents de stratégie pays aujourd’hui qui donnent une vision, un document vision 2025 ou 2035.

Encore faudrait-il qu’il soit appliqué à la lettre ?
Là on retrouve la problématique de la gouvernance et du leadership dans notre pays. Oui il faut planifier, savoir où on va et surtout limiter la dépendance vis-à-vis de l’extérieur en matière d’expertise. On peut demander à des consultants étrangers de faire un travail à un moment donné, mais que ce ne soit pas systématique. J’ai observé que c’était systématique dans notre pays d’appeler la Banque Mondiale, le FMI, des consultants étrangers, des assistants techniques français notamment pour venir faire ce que nous Camerounais pouvons faire, pour peu que nous soyons comptables de nous-mêmes. On est dans un pays avec 70% de jeunes mais regardez le profil du gouvernement camerounais. On croule sous des talents nouveaux et dynamiques, pendant que le gouvernement croule sous le poids de l’âge. ça c’est un défi majeur. Celui qui comprendra ça et qui pourra proposer une offre cohérente dans les prochaines années, va faire renaître très riche ce pays, et on verra un nouveau Cameroun.

Donc en réalité on va vous croiser en économie mais aussi en politique?
Absolument!

On imagine que la formation à sciences Po vous a apporté beaucoup. Est-ce votre avis ?
Tout à fait ! J’y ai passé deux années pleines et riches. Sciences Po est le carrefour d’énormes enjeux politiques, mais bien entendu académiques. Maintenant, une fois qu’on y est, ça n’a que peu d’intérêt si on ne s’investit pas personnellement dans le fonctionnement de Sciences Po. Investissement dans le cadre des associations, rencontrer du monde et faire bouger aussi des choses. J’ai eu l’occasion de le faire, j’étais le Président de l’association des étudiants de Sciences Po pour l’Afrique. L’enjeu c’était de regrouper la centaine d’étudiants africains qui fréquentent cette institution. Le Cameroun est le pays d’Afrique subsaharienne qui y est le plus représenté, ensuite, le Sénégal. Nous avons institué la Semaine Africaine des étudiants de Sciences Po, rendez-vous annuel destiné à découvrir le continent dans toutes ses dimensions. Pour aller plus loin, nous allons construire le réseau africain des anciens étudiants de Sciences Po pour échanger entre nous et accompagner le projet de campus Afrique en projet à Sciences Po qui permettra d’accueillir plus d’étudiants africains dans cette prestigieuse institution.

On va terminer l’interview en demandant votre avis sur deux questions d’actualité. Aujourd’hui le Cameroun diversifie ses offres de partenariats bilatéraux, notamment en les rendant plus économiques avec des pays comme le Brésil, la Turquie, est-ce que vous pensez qu’on a une chance de rendre productif ce type de relation ?
C’est une opportunité car cette dépendance économique unilatérale des pays de la zone Franc vis-à-vis de la France observée depuis les indépendances, devient inacceptable au moment ou nos pays peuvent présenter les mêmes compétences et aptitudes. On doit de plus en plus viser plutôt des interdépendances. Il faut donc qu’à un moment donné les échanges se rééquilibrent. C’est ce à quoi on assiste en ce moment, au profit de ces nouveaux pays. Il faut savoir que lorsqu’on a une dépendance économique, il ya forcément quelque part une influence, voire une dépendance sur le plan politique. Economie et Politique sont ainsi liées. Si cette évolution peut libérer les énergies au Cameroun sur le plan économique, et je pense que ce sera le cas avec des hommes d’affaires qui vont dans ces pays là dénicher des partenaires, trouver des produits innovants, notamment en matière d’énergies renouvelables, ça c’est une très bonne nouvelle. Après, on est en droit d’attendre que ça se transforme en une sorte de libération sur le plan politique aussi. A condition qu’on sache bien discerner la nature et le contenu des offres de ces pays là, offres commerciales, offres de coopération économique et de coopération financière. Il y’a des pays qui proposent des packages alléchants, mais il ne faut pas qu’on renoue avec les travers des précédentes coopérations, et qu’on accepte tout sans critiquer.

2e sujet d’actualité, celle des terrains qui sont de plus en plus acquis par des chinois au Cameroun, notamment pour la culture du riz, mais pas du riz à consommation locale, mais du riz à exporter en Chine. Votre avis sur ce phénomène ?
Cette situation fait partie des limites que je relevais tout à l’heure. La question est simple. Quelle est la vision pour le pays ? Lorsqu’on attribue des parcelles à cultiver à des promoteurs étrangers, est-ce qu’on a pour objectif de résoudre la crise alimentaire locale qui frappe et qui va encore frapper avec une rare violence ? On ne peut pas être insensible à cela. Alors qu’on importe massivement du riz, on ne peut pas se permettre de cultiver du riz localement pour exporter, ça n’a aucun sens. Des politiques iraient dans ce sens seraient largement inadaptées. Et dire qu’il y’a des Camerounais qui ont de l’argent, des compétences, de l’énergie, de l’enthousiasme, mais ne demandent qu’à être écoutés.

Pour quelqu’un qui a travaillé, qui a été fonctionnaire français pendant de nombreuses années ? On est quand même étonné par votre discours, notamment concernant la France.
Si vous êtes étonnée, alors vous avez compris ma démarche. Lorsqu’on travaille dans ce contexte là, les premières années on apprend, on découvre les dossiers, on apprend beaucoup des enjeux des échanges bilatéraux et de la coopération bilatérale. On voit quelle est la nature des relations entre institutions de deux pays, entre les officiels camerounais et les officiels français. On réalise a quel point il peut y avoir une sorte de perversion, volontaire ou non, de ces rapports là, remettant en cause cette notion d’indépendance que j’évoque depuis le début de cet entretien. Lorsqu’on en est témoin, on ne peut pas rester indifférent quand on aime son pays. Vous avez peut-être déjà regardé « un flic dans la mafia », vous voyez, il participe même parfois à des opérations, mais à un moment, il faut un sursaut, et ça été le mien de dire j’ai travaillé pour la France, maintenant je travaillerai pour le Cameroun et pour notre continent.

Qu’avez-vous réalisé ? Que vous participiez à la perversion de l’Afrique ?
On réalise surtout qu’on n’est pas Français et qu’on a encore moins de légitimité à rester indifférent. Déjà en interne, il ya des avantages auxquels on n’a pas droit, ce qui est dans une certaine mesure normal puisqu’on n’est pas Français. Mais au-delà, il s’agit davantage d’un sursaut citoyen, il arrive une sorte de révolte pour dire il y a de l’injustice quelque part dans les relations internationales, et c’est à chaque pays de défendre son bifteck, c’est aux citoyens chacun selon son talent et son originalité, de se mettre en ordre de bataille pour trouver des solutions durables aux problèmes communs d’emplois et de nutrition, et plus largement conquérir la place de leur pays dans le concert des Nations.

Hervé Lado, ancien président de l’association des étudiants de Sciences Po pour l’Afrique
Journalducameroun.com)/n

Protestations: Que s’est-il passé à l’ambassade du Cameroun à Washington?

A l’origine des protestations, une affaire de détournements de fonds à l’ambassade

L’information qui n’a pas fait grand bruit au Cameroun, relate des faits qui se sont déroulés la semaine dernière à Washington DC, la capitale des Etats-Unis d’Amérique. Dans son édition du 19 novembre 2009, le site internet nbcwashington rapporte qu’une manifestation de protestation en face de l’ambassade camerounaise à Washington, a tourné à un affrontement violent. Selon des sources concordantes, l’ambassadeur a fait irruption hors des locaux de l’ambassade, et s’en est pris à la foule des manifestants. L’ambassadeur Bienvenu Charles Foe Atangana, s’en est pris à la tête de file de la manifestation, et a ensuite bousculé une dame. Selon des témoignages, la femme était juste une passante qui s’est arrêtée pour filmer la scène. La police locale et les services secrets sont logiquement intervenus. L’affaire se trouve maintenant en cours au Département d’Etat, l’équivalant américain du ministère des relations extérieures.

Une lettre aurait déclenché les hostilités
L’affaire a débuté avec une lettre adressée à Monsieur François Ngoubene, le percepteur de l’ambassade du Cameroun à Washington. Dans la lettre, il lui est reproché d’avoir escroqué d’énormes quantités d’argent au camerounais et aux contribuables camerounais. Les auteurs de la lettre affirment que Ngoubene a logé les ressources de l’ambassade dans son compte personnel, ce qui sur le plan de la déontologie est inacceptable. De toute évidence, aucune représentation diplomatique ne procède de la sorte. Selon certaines sources jointes à Washington, les comptes de l’ambassade auraient été fermés pour des raisons obscures et toujours d’après les sources pour pratiques illégales. Ce qui aurait justifié que le compte du percepteur puisse servir de compte de l’ambassade. Pour les observateurs, le ministère camerounais des relations extérieures ne peut pas nier avoir été au courant de la situation, ce qui laisse deviner l’existence d’un coup bien plus tordu, où pourraient être impliqués des membres haut placés de l’administration.

Un rapport de police accablant
Monsieur Ngoubene aurait profité de la situation, qui apparemment dure depuis un temps assez long. Dans un récent article, le site cameroon-info.net publiait un rapport écrit par un ancien commissaire de police qui aujourd’hui en retraite, venait de passer une dizaine d’années à l’ambassade du Cameroun à Washington, en qualité de premier secrétaire d’ambassade. Dans ce rapport qu’il adressait à la présidence de la république du Cameroun, il rapporte preuve à l’appui, certaines malversations de François Ngoubene, le percepteur. Depuis 2000, ce sont quelques 500 Millions de FCFA que le percepteur aurait perçu pour son propre intérêt ou celui de ses proches. Des sommes qui ont servi aux paiements d’assurances maladie, de crédit immobilier et de cadeaux de toutes sortes. Une copie de la lettre des manifestants a été envoyée à l’ambassadeur du Cameroun aux USA, au ministre des relations extérieures, au président de la commission nationale de lutte anti corruption, au ministre des finances et au représentant Afrique du Département d’Etat. Jusqu’à ce jour les autorités de Yaoundé sont restées muettes sur le sujet.

SE Bienvenu Charles Foe Atangana, ambassadeur du Cameroun à Washington
skyrock)/n

Interview de Lee Soo Won, secrétaire chargé des affaires économiques à l’ambassade de Corée au Cameroun

« Au Cameroun, nous allons construire des centres de formation notamment dans le secteur minier »

L’ambassade de Corée du Sud au Cameroun vient de faire parler d’elle à travers un somptueux spectacle donné au palais des Congrès de Yaoundé. Quelle signification vous donnez à cette dernière sortie?
Je suis ému. Cet événement a été un énorme succès pour l’ambassade de Corée qui vient juste de rouvrir ses portes au Cameroun. Vous savez, notre défi était de réussir l’organisation de ce concert, d’autant plus que nous venions de perdre un responsable quelques jours avant l’arrivée. Il s’agissait avant tout de relever un défi et surtout de rendre hommage à ce compatriote.

Cette sortie vient à la suite d’autres actions conduites par votre représentation diplomatique, en l’occurrence le parrainage de l’association des anciens boursiers camerounais de Corée ou le lancement à la Crtv d’une série télévisée coréenne. Qu’est-ce qui explique cette offensive coréenne en terre camerounaise?
Vous savez, les relations entre le Cameroun et la Corée ont été établies depuis les années 60. Jusqu’au début des années 90, nous gardé les relations cordiales et pacifiques. Or, la crise économique des années 90 a frappé de plein fouet la Corée. Elle s’est vue obligée de fermer certaines de ses représentations diplomatiques à travers le monde. Par conséquent, l’ambassade a fermé ses portes au Cameroun. Il ne s’agit pas là d’une décision anodine. Nous savons tous que le Cameroun regorge de nombreuses ressources naturelles. Au regard de l’importance que revêt le pays sur la scène internationale, nous avons décidé d’installer à nouveau nos bureaux à Yaoundé et renforcer nos rapports bilatéraux.

Depuis 1998, l’ambassade de Corée est restée fermée. Aujourd’hui vous êtes officiellement réouvert. Comment comprendre un tel revirement de situation?
En réalité, la Corée n’a jamais gelé ses rapports avec le Cameroun. La Corée était représentée ici grâce à un consulat qui travaillait durant cette longue période où l’ambassade était fermée. Si nous revenons cette fois ci, c’est parce que nous avons à faire. Nous sommes venus travailler. Bien sûr, nous allons au-delà du simple travail d’un consulat.

Lee Soo Won
Journalducameroun.com)/n

Pour la cérémonie de réouverture solennelle de votre ambassade, la Compagnie de danse est venue de la ville métropolitaine d’Incheon (Corée). Pourquoi la danse et pas autre choses pour redémarrer?
Il s’agissait pour nous de partager avec les citoyens Camerounais la beauté de la culture coréenne. Le public a répondu massivement et la satisfaction se lisait sur de nombreux visages à la fin du concert. Nous avons compris que l’idée de faire venir le « Inchean metropolitan city dance theatre » était la meilleure. Nous allons davantage inviter d’autres groupes culturels coréens.

Quels sont les principaux axes qui pourraient animer la coopération culturelle entre la Corée et le Cameroun?
Des danseurs camerounais sont allés faire leurs preuves en Corée. Très bientôt, des touristes coréens seront au Cameroun. Bien évidemment, ils auront à faire beaucoup de découvertes.

La Corée du Sud attend certainement beaucoup du Cameroun. Dans quels domaines par exemple? Les Camerounais sont également flattés par une meilleure connaissance de la Corée. Qu’entendez – vous faire pour satisfaire les attentes?
Le Cameroun regorge de nombreuses ressources naturelles qui peuvent être exploitées par la Corée à plusieurs titres. Par exemple, la Corée est à la pointe de la technologie, mais elle est très pauvre en ressources naturelles. A coup sûr, il y aura à coup sûr des échanges. Le Cameroun peut également bénéficier de plusieurs méthodes de développement.

Parlant des projets déjà réalisés par la Corée au Cameroun, on peut citer en passant la construction de la route reliant Bafoussam à Foumban. Quels sont les projets prévus à court, moyen et long terme prévus pouvant davantage consolider ce partenariat?
A court terme, nous allons construire des centres de formation notamment dans le secteur minier. Il y a quelques temps le gouvernement coréen essayait d’identifier les domaines dans lesquels il pouvait apporter son soutien et son assistance au Cameroun. Le travail est en cours. Nous voulons savoir à quel niveau les camerounais ont besoin de notre soutien et expertise. Une les besoins identifiés, des fonds seront alloués via le programme Koica (Agence coréenne de coopération internationale). Elle aura pour buts de renforcer les capacités professionnelles des fonctionnaires et formes des futurs dirigeants. A long terme, nous travaillerons selon les calendriers à établir, puisque nous venons de commencer.

S’il vous est demandé de conter brièvement l’histoire de la relation entre la Corée et le Cameroun, que diriez- vous?
Nous avons toujours entretenu d’excellents rapports avec le Cameroun.


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