Les TIC emploient 50% de Camerounais actifs dans le secteur tertiaire

Depuis 1998, le secteur aurait créé quelque 6000 emplois directs et 500.000 emplois indirects selon les données du Minpostel

Depuis 2009, l’effectif employé dans les télécommunications au Cameroun et les activités liées aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) «représente plus de 50% de l’effectif total direct du secteur tertiaire», d’après des données communiquées jeudi, 11 décembre, par le ministre des Postes et Télécommunications. Jean-Pierre Biyiti Bi-Essam, qui a dressé un état du secteur dans la presse publique, a relevé que les télécommunications ont créé 6000 emplois directs et 500.000 emplois indirects depuis 1998.

L’accès aux télécommunications et aux TIC a par ailleurs connu un développement exponentiel. De moins de 5 millions d’abonnés au téléphone mobile en 1998, ils sont quelque 15 millions aujourd’hui. La téléphonie fixe enregistre quant à elle près d’un million d’abonnés. La contribution de ces opérateurs à concession au Produit intérieur brut (PIB) s’élève actuellement à près de 5%.

Le coût des télécommunications n’est pas en reste dans les mutations enregistrées. Les tarifs de communications mobiles intra-réseau sont passés de 270 F CFA la minute en 2002 à 90 F CFA en moyenne en fin 2013. «Ce qui représente une baisse de plus de 66% sur une période de 12 ans», explique-t-on au Minpostel. Les tarifs de communication inter-réseau quant à eux sont passés de 310 F CFA en moyenne la minute en 2002 à 120 F CFA la minute en moyenne en fin 2013, «soit une baisse globale de près de 61% sur une période de 12 ans». D’importantes baisses sont annoncées avec la concurrence à venir au sein des quatre opérateurs de la téléphonie mobile (MTN Cameroon, Orange Cameroun, Nexttel, Camtel). Le coût de la minute intra-réseau est déjà de 60 F CFA chez la plupart de ces opérateurs et même 30 F CFA chez MTN Cameroon dans l’un de ses forfaits.

Le « Call-box », vente de crédit de communication, est une activité en plein essor au Cameroon
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L’exclusivité accordée à Nexttel sur la 3G sera révolue le 14 décembre 2014

Le troisième opérateur de téléphonie mobile aura exploité la technologie juste pendant trois mois, au lieu de deux ans, à cause du retard au lancement de ses activités.

L’exclusivité de la 3G accordée à Viettel, qui opère au Cameroun sous la marque commerciale Nexttel, sera révolue à compter du 14 décembre 2014. Le ministre des Postes et télécommunications, Jean-Pierre Biyiti Bi-Essam, l’a rappelé hier à la radio publique nationale, au cours de l’émission «Dimanche midi».

Viettel Cameroon avait acquis la troisième licence de téléphonie mobile avec une exclusivité sur la 3G pendant deux ans, initialement du 14 décembre 2012 au 14 décembre 2014. L’entreprise aura donc exploité cette technologie juste sur une durée de trois mois étant donné que ses activités ont officiellement été lancées le 18 septembre dernier.

L’exclusivité accordée à Viettel avait pour objectif de lui donner «quelques avantages compétitifs décisifs» face à des opérateurs installés au Cameroun depuis 15 ans, a souligné le ministre lors de son intervention. Même si Nexttel n’a pas utilisé la licence durant les deux années convenues, il n’y aura pas de nouveau délai assure le Minpostel. «Ils ont eu des problèmes de mise en place du réseau ; ils ont eu des problèmes de conflits internes ; ils ont eu tout un tas de problèmes. Mais nous ne sommes pas comptables des problèmes qu’ils ont eu. Ils ont parié: « En un an, nous allons mettre en place le réseau » et après cette phase, exploiter exclusivement la 3G pendant un an ».

«Dans la cour des télécommunications, il n’y aura pas d’enfant gâté. Nous avons accordé pendant un temps donné un avantage de compétitivité à Nexttel. Cet avantage est révolu à compter de la date du 14 décembre 2014», précise Jean-Pierre Biyiti Bi Essam qui mentionne dans le même sillage que les licences des autres opérateurs sont en train d’être renégociées pour cette 3G.

«Nous sommes en train de renégocier les licences qui ont été accordées il y a quinze ans à MTN et à Orange. L’un et l’autre ont demandé non seulement le renouvellement des licences 2G mais ils ont également demandé qu’on leur octroie des licences 3G. Nous sommes en pleine négociation et nous allons certainement leur accorder ces licences, si nous arrivons à une négociation heureuse», asserte le ministre des Postes et télécommunications.

A côté de Nexttel, Orange et MTN Cameroon, le Cameroun devrait connaitre l’arrivée d’un nouvel opérateur dans le secteur de la téléphonie mobile. L’entreprise publique des télécommunications, Camtel, qui exploitait essentiellement la téléphonie fixe, a reçu 26 septembre dernier, la quatrième licence de téléphonie mobile. Interrogé sur la pertinence d’avoir quatre opérateurs, le Minpostel a jugé que ce n’était pas de trop pour un pays comme le Cameroun. «Quand on observe le développement au jour d’aujourd’hui, on se rend bien compte qu’il y a une corrélation entre développement des télécommunications, de l’Internet et la croissance économique. D’ailleurs, des études récentes qui ont été faites montrent qu’un taux de pénétration de plus 10 points de l’Internet équivaut à une croissance du PIB de 1,3%. Ce n’est pas négligeable, c’est important pour nous qu’il y ait beaucoup d’acteurs. Quand vous comparez le Cameroun à d’autres pays, vous allez voir qu’à gauche et à droite, il y a 5,6,7, voire 8 opérateurs. Nous sommes restés très modestes. Donc, nous avons aujourd’hui trois opérateurs de téléphonie mobile, s’il y a un quatrième, et si c’est Camtel, moi je n’y vois que des avantages», a expliqué Jean-Pierre Biyiti Bi Essam.

Jean-Pierre Biyiti Bi Essam, ministre des Postes et Télécommunications
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Postes: Le gouvernement donne des autorisations à des entreprises privées

Une demi-dizaine d’entreprises ont été légalisées jeudi à Yaoundé à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la Poste

Le ministre des Postes et des Télécommunications (Minpostel), Jean-Pierre Biyiti Bi Essam, a remis jeudi, 09 octobre 2014, des attestations à une demi-dizaine d’entreprises privées opérant dans le secteur des postes. Lesdites attestations leur permettent de sortir de la clandestinité et d’exercer légalement à côté de l’opérateur public postal, Campost.

Messagerie et Tourisme pour l’Afrique (MTA), Express Exchange, Esico, Touristique Express et Sao Money ont été les heureux bénéficiaires de ces documents lors de la célébration de la Journée mondiale de la Poste hier.

Jean-Pierre Biyiti Bi Essam a tenu à rappeler à ces opérateurs que «l’activité postale est une concession de l’Etat et que les privés qui entrent dans le secteur doivent offrir un service qui soit utile aux Camerounais.

La tutelle des Postes sur l’étendue du territoire national a indiqué que le secteur est actuellement investi par une pléthore d’entreprises exerçant pour la plupart dans l’illégalité. Les chiffres du Minpostel font état de 202 entreprises privées dont 107 exerçant dans la messagerie, 85 dans le transfert d’argent et 10 dans les deux services.


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Télécommunications: Le Cameroun projette la distribution du «triple play»

C’est l’une des perspectives offertes par le câble sous-marin WACS lorsqu’il sera en exploitation

Le Cameroun projette la distribution du triple-play, «abonnements incluant la télévision, l’Internet à haut débit et la téléphonie», avec l’exploitation du WACS de Limbé, explique Jean-Pierre Biyiti bi Essam, le ministre des Postes et télécommunications (Minpostel) dans la presse publique de ce mardi. Ce câble sous-marin à fibre optique du consortium West Africa Cable systems avait été rétrocédée à l’Etat du Cameroun le 24 juillet 2014 par la société de téléphonie MTN Cameroon.

La société publique des télécommunications (Camtel) est actuellement en train de construire l’infrastructure devant relier les localités côtières de Limbe et de Batoke dans le sud-ouest du Cameroun afin de rendre le système fonctionnel. La capacité totale de transmission du WACS (5,12 térabits/s) permettrait de télécharger plus de 8000 DVD en une minute. Le ministère des Postes et des télécommunications fonde de nombreux espoirs sur ce système qui peut par ailleurs transporter plus 40 Gigabits de données. La baisse des tarifs de communication et le développement de nouveaux services électroniques devraient voir le jour avec le WACS pour pallier aux insuffisances de la station d’atterrissement SAT-3 de Douala.

«Imaginez que pour entrer dans une ville, les usagers empruntent une route à deux voies et qu’un matin, cette route dispose de dix (10) voies. Vous voyez l’avantage. Les usagers seront désormais plus nombreux à entrer dans la ville, très rapidement et ils seront à l’abri des embouteillages», décrit de manière imagée le Minpostel.

«Tous les opérateurs doivent avoir un accès à cette infrastructure. C’est d’ailleurs ce que j’ai prescrit à la Camtel, c’est-à-dire de garantir à tous les acteurs du marché qui en feront la demande, un accès aux capacités internationales sur le WACS de façon objective, transparente et non discriminatoire», recommande Jean-Pierre Biyiti bi Essam.


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Le Cameroun dispose déjà de plus de 6000 Km de fibre optique

L’ambition du ministère des Postes et Télécommunications est de doter le pays de plus de 20.000 Km. Ces données ont été présentées au gouvernement lors du Conseil de cabinet du mois de juillet

Le chef du gouvernement a présidé hier, jeudi 31 juillet 2014, le Conseil de cabinet du mois de juillet. Au cours de ce Conseil, trois exposés ont été présentés notamment ceux des ministres des Postes et Télécommunications, Affaires sociales et Transports.

Dans son exposé, le ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), Jean-Pierre Biyiti Bi Essam, a évalué le linéaire du back-bone national à fibre optique actuel à plus de 6000 Km, avec des bretelles d’interconnexion vers les pays voisins. Selon le Minpostel, l’ambition pour le Cameroun est de se doter de plus de 20.000 Km de fibre optique afin d’assurer «un bon maillage du territoire national.» On aura également appris que les boucles optiques urbaines pour améliorer l’accès à Internet sont progressivement mises en uvre. A Douala, le linéaire de 50 Km a déjà été déployé. A Yaoundé, la boucle optique de 67,681 Km [ «vient d’être réceptionnée»]. Après Yaoundé, trois autres villes devraient être connectées à travers les boucles optiques urbaines: Buea (29,186Km), Limbé (35,20Km) et Maroua (49,423 Km).

L’exposé suivant, celui du ministre des Affaires sociales, portait principalement sur l’état d’avancement des travaux de construction du Centre national de réhabilitation des handicapés de Maroua. D’un coût de 1,6 milliard de F CFA, seul «le gros uvre» de ce chantier est déjà achevé pour un coût de 430 millions de F CFA. A terme, le Centre comportera divers services: des unités de consultation, chirurgie, rééducation fonctionnelle et appareillages ; des ateliers de formation de fabrique des prothèses ; un internat de 60 places ; des logements d’astreinte et un pavillon haut standing.

Le dernier exposé, celui du ministre des Transports a présenté l’état d’avancement des travaux de construction du Centre météorologique national. Avec pour objectif de fournir les données de surveillance du climat ainsi que les prévisions à longue échéance sur les risques liés aux aléas climatologiques dans divers secteurs socio-économiques du pays, il serait déjà construit à 90% pour un coût total estimé à 509 milliards de F CFA.

Le Conseil de cabinet s’est achevé sans exposé sur la situation sécuritaire dans l’Extrême-Nord du Cameroun après l’attaque survenue à Kolofata le 27 juillet dernier qui a vu l’enlèvement d’une dizaine de Camerounais parmi lesquels la femme du vice-premier ministre Amadou Ali et le lamido de Kolofata.

Le Cameroun veut doter les différentes villes de boucles optiques urbaines pour améliorer les connexions à Internet
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MTN Cameroon cède à l’Etat la fibre optique de Limbé

L’acte de cession du câble WACS de Limbé a été signé jeudi à Yaoundé. Le Cameroun devra débourser 14 milliards de F CFA pour cette infrastructure

L’Etat du Cameroun est désormais propriétaire de deux câbles à fibre optique. Après la station d’atterrissage SAT 3 mise en service en 2002 et désormais saturée, le ministre des Postes et des Télécommunications, Jean-Pierre Biyiti Bi Essam, a procédé jeudi à Yaoundé, à la signature de l’acte de cession du câble sous-marin à fibre optique du Consortium West Africa Cable System (Wacs). Ledit câble installé à Limbe était la propriété de l’opérateur privé des télécommunications MTN Cameroon.

La filiale camerounaise de l’entreprise sud-africaine MTN a revendu ce câble à l’Etat pour des raisons d’ordre légal. La législation camerounaise en matière des télécommunications prévoit que les points d’atterrissement des câbles sous-marins à fibre optique soient des propriétés de l’Etat. «Les points d’atterrissement sont comparables à des aéroports et les aéroports sont les attributs de la souveraineté nationale», a justifié Jean-Pierre Biyiti Bi Essam. Le Cameroun détiendra 60% des parts dans cette nouvelle infrastructure.

L’Etat devra ainsi reverser 2 milliards de F CFA à MTN Cameroon pour l’investissement consenti, et 12 milliards de F CFA pour les droits d’affiliation au consortium WACS. Le nouveau câble d’une capacité de 5,2 Térabits et d’une longueur d’onde de 40 Giga, devrait améliorer les télécommunications du Cameroun. Il sera exploité et commercialisé par la société publique Cameroon Telecommunications (Camtel) au profit de l’Etat.

«Beaucoup de choses vont changer dans les télécommunications avec l’exploitation du WACS. Les télécommunications vont devenir plus fluides. Tous les consommateurs vont en profiter. Aussi bien le petit consommateur que les professionnels. Toutes les transactions à l’instar de la monétique bancaire vont être plus rapides et beaucoup moins chers. Selon une étude récente de la Banque mondiale, on a pu observer qu’avec une pénétration de 10% de l’Internet, on a une corrélation au niveau du taux de croissance du PIB qui est estimé à plus de 1%. Le Cameroun disposera du haut débit ainsi que du très haut débit», a appuyé le ministre des Postes et des Télécommunications vendredi dans l’après-midi sur la radio publique nationale.

L’Etat remboursera à MTN Cameroon près de 2 milliards de F CFA consentis par l’entreprise sur l’investissement
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