Cameroun : les femmes d’affaires d’Ecam dans le doute

La fusion entre Entreprises du Cameroun (Ecam) et le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) n’évoque pas le sort de cette représentation exclusivement féminine.

La fusion actée entre le Gicam et l’Ecam n’a pas fait que des heureux. « La dernière photo d’Ecam au féminin », lancent des adhérentes d’Entreprises du Cameroun (Ecam) au féminin au sortir de son assemblée générale qui s’est tenue le mercredi 12 juillet 2023 à son siège à Douala.

En effet, la fusion entre Ecam  et le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) laisse planer certaines inquiétudes au sein de ce démembrement totalement féminin, à en croire Datacameroun. Ceci après la signature  du traité de fusion entre les deux patronats le 5 avril 2023. Seulement, approchée, aucune des adhérentes sollicitées n’a souhaité en parler.

Selon Fernande Akoa Evina, l’une des responsables d’Ecam au féminin, il est question d’aller « dans le sens d’une fusion création(…) Toutes les entités gardent leurs apports, leurs contrats, leurs activités, leurs adhérents. Tout ce qui est pertinent sera conservé, nous ne ferons désormais qu’un.» A ce sujet, Pr. Pierre Alaka Alaka, conseiller fiscal siégeant au Conseil d’administration d’Ecam précise : « désormais, nous entrons dans une période transitoire dans laquelle beaucoup d’éléments seront discutés. On tiendra compte de tout cela . D’ailleurs, nous tenons à toutes nos spécificités et cette centrale au féminin en fait partie. Une commission va être créée. »

En effet, cette union est l’occasion pour ces entrepreneures d’augmenter leur effectif, d’avoir plus de voix dans l’entrepreneuriat féminin et d’envisager la création d’une fédération de femmes entrepreneures au Cameroun comme en Afrique de l’Ouest, a affirmé Fernande Akoa Evina.

Depuis sa création en 2019, cette section féminine d’Ecam compte 81 adhérentes issues de divers domaines d’activités, sur près de 450 entreprises que compte ce groupement patronal. C’est ainsi que lors de cette assemblée générale, 96,7% d’adhérents ont approuvé ce projet de fusion-création.

Un processus qui devrait aboutir en janvier 2024, après la dissolution de deux des plus importantes entités patronales du Cameroun, à la création d’une nouvelle centrale . « Un jour nouveau se lèvera grâce à votre vote pour le patronat camerounais. Ce 12 juillet, c’est autour d’Ecam Pme, Ecam au féminin, Ecam small entreprises de dire oui à la fusion création avec le Gicam », déclare Protais Ayangma, président du Conseil d’administration Ecam.

Cameroun : Gicam-Ecam, fusion actée

L’Assemblée générale extraordinaire du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) s’est déroulée ce 11 juillet 2023 dans un contexte particulier.

 Réunis en assemblée générale extraordinaire (AGE) ce 11 juillet à Douala, les adhérents du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) ont voté pour la mise en œuvre du traité de fusion paraphé le 5 avril dernier entre leur organisation et Entreprises du Cameroun (Ecam). Au décompte final, le camp du « oui » enregistre un score de 73,7% contre 25,3 % pour les adversaires de cette fusion. Ce vote signifie que l’AGE marque son accord pour dissolution du Gicam dans la perspective de fusionner avec Ecam pour donner naissance à une nouvelle organisation patronale. Il faut maintenant que les membres de Ecam se prononcent aussi pour savoir la suite à donner au processus.

Pour le président sortant du Gicam, Célestin Tawamba, c’est forcément une victoire. C’est lui qui a initié cette fusion qu’il s’est évertué de défendre auprès des patrons depuis la signature du traité. À quelques jours de la tenue de cette assemblée générale extraordinaire, il a multiplié les messages aux patrons. Certains de ses proches avouent même qu’il a mené une campagne de porte-à-porte auprès des adhérents.

Mais cette victoire n’est pas encore complète, à en croire Stopbalbalcam. En effet, des procédures contre la fusion restent pendantes en justice. Afin de faire échec à ce projet, un groupe de quatre membres du Gicam, avec pour chef de file Emmanuel Wafo, président de la commission économique et du développement des entreprises du Gicam, auquel une certaine opinion prête l’ambition de vouloir briguer la présidence de cette organisation patronale, a engagé une bataille auprès des tribunaux de Douala.

Au moins quatre procédures judiciaires ont été ainsi engagées à partir du mois de juin 2023, dont l’une au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, visant à suspendre l’assemblée générale du Gicam de ce 11 juillet 2023. Mais, l’audience en référé d’heure en heure du 10 juillet 2023 a finalement débouché sur un renvoi, ouvrant ainsi la voie à la tenue de l’AG qui a finalement adoubé la fusion Gicam-Ecam.

Cameroun :  des arguments contre la fusion Gicam-Ecam

La controverse ne désenfle pas autour de la fusion entre le Groupement Inter-Patronal du Cameroun (Gicam) et Entreprises du Cameroun (Ecam).

La tension n’est pas redescendue au sein du secteur privé camerounais grippé par un débat qui oppose les patrons camerounais. Au prétexte, une fusion devant réunir le Gicam et Ecam, deux organisations patronales.

Alors que l’Assemblée générale extraordinaire convoquée pour valider ou invalider la fusion-création est prévue le 11 juillet 2023, de nombreux avis se multiplient pour convaincre les membres du Gicam et ceux de Ecam de ne pas donner leur accord à cette fusion-création.

D’avis d’experts, Celestin Tawamba a outrepassé ses pouvoirs en signant unilatéralement un traité de fusion qui entraîne la dissolution du Gicam. Une décision aussi importante devrait être prise et entérinée exclusivement par l’Assemblée Générale du Gicam, et non par une seule personne

Pour d’autres, « la fusion proposée a tout l’air d’une manœuvre juridique au service des intérêts d’un groupe restreint plutôt qu’un véritable projet de rassemblement de la communauté patronale camerounaise. Une proposition de projet claire et précise, notamment à travers un projet de statuts de la nouvelle organisation, fait défaut. Aucun projet clair soutenant cette fusion-création ou encore le rassemblement patronal n’a été transmis aux participants de l’Assemblée Générale Extraordinaire prévue ce 11 juillet », s’inquiète un membre du Gicam qui requiert l’anonymat.

Certains acteurs pensent que, « l’écart considérable entre les actifs tangibles et intangibles du GICAM et de l’ECAM, incluant les membres, les actifs, les marques, etc., ne justifie en rien une fusion-création. Une approche plus justifiable consisterait à absorber l’ECAM par le GICAM, comme recommandé par le Comité des Sages de l’organisation patronale ».

Une autre curiosité évoquée par une source autorisée : « Chrétien Toudjui Bakertilly le commissaire désigné pour la fusion et dont le rôle en tant qu’expert indépendant chargé d’analyser la légalité et la pertinence de la fusion, a été sélectionné non pas par les membres du Conseils d’administration du GICAM et de l’ECAM, mais par le président du GICAM lui-même, ce qui laisse planer des doutes son impartialité ».

Le Dr Richard Makon au cours d’une émission sur Canal2 international a relevé qu’au regard du timing de cette fusion, mais aussi de la différence abyssale entre le Gicam et Ecam, cette obstination pour la fusion-création a tout l’air d’un subterfuge ficelé par le président Célestin Tawamba pour tenter de briguer un troisième mandat dans un contexte où les statuts du Gicam ne lui donnent pas ce droit.

En d’autres termes, la forme de fusion voulue semble servir des intérêts personnels plutôt que le rassemblement des dirigeants d’entreprises camerounais.

 

Cameroun : de la nécessité de l’équité dans la fusion GICAM-ECAM

En 2008, le patronat camerounais n’aurait jamais dû se diviser. Il aurait dû se restructurer pour répondre aux aspirations et craintes des uns et des autres.

Contexte

La question est donc de savoir si, avec la fusion annoncée, les mêmes causes ne produiront pas les mêmes effets. Est-ce qu’aujourd’hui, la fusion du GICAM et d’ECAM est synonyme du respect de ces aspirations qui s’exprimaient à l’époque ?

Pour les uns, la division pilotée par le régime en place permettait d’affaiblir un monstre comme le GICAM qui pesait déjà très lourd dans les négociations. C’est ainsi que pour narguer le GICAM, les membres d’ECAM ont été très rapidement intégrés dans le protocole d’État. Dieu seul sait comment c’est compliqué pour une simple organisation au Cameroun d’être reconnue immédiatement au sommet de l’État.

Pour les autres, la gestion du GICAM n’était pas inclusive, ce qui mettait l’organisation au service de quelques individus, voire d’une communauté ethnique. Est-ce que ce sont ces mêmes individus qui étaient aux affaires à l’époque qui se lèvent en bouclier aujourd’hui contre le retour d’ECAM ? Dans tous les cas, la politique du « diviser pour mieux régner » a été consommée et le patronat s’est affaibli. Je vais y jeter un regard technique mais, en arborant mes lunettes sociales-démocrates. Je vais donc cibler l’équité.

Problème d’équité

Je ne regarderai pas les choses d’un point de vue communautaire. Il faudrait plutôt regarder la nature des organisations qui s’unissent. Il s’agit d’une part du mouvement des Grandes Entreprises (GICAM) et d’autre part, du mouvement des PMEs/PMIs (ECAM). Le problème d’équité qui peut se poser est que, dans un même bassin, les gros poissons ont l’habitude de manger les petits poissons.

En clair, les grandes entreprises et les petites entreprises ne poursuivent pas les mêmes intérêts et ne bénéficient pas des mêmes facilités au Cameroun. Les grandes entreprises camerounaises sont intéressées par les facilités d’importation massive et de rapatriement des fonds, alors que les petites entreprises camerounaises sont asphyxiées par les conditions de production ou de transformation locale des matières premières camerounaises.

Sur ce plan, le tissu économique des petites entreprises camerounaises est entièrement détruit dans certains secteurs comme celui de l’agro-industrie par l’extraversion des grandes entreprises qui importent les matières premières et qui leur font par conséquent une concurrence déloyale sur le marché nationale. Cela engendre le plus souvent la fermeture/faillite de beaucoup de PMEs/PMIs.

Pour le Cameroun, l’intérêt public se trouve du côté de la promotion des PMEs. Elles représentent plus de 98% des entreprises nationales. Ce sont elles qui créent le peu de richesses qui existent alors que les grandes entreprises participent plus à la création des richesses à l’étranger, dans les pays fournisseurs. Par conséquent, l’État du Cameroun ne devrait pas avoir intérêt à ce que les PMEs/PMIs soient menacées voire phagocytées par les grandes entreprises.

Sauf que le gouvernement camerounais n’est pas pro-citoyen et pour des raisons politiciennes, il est même intéressé par la disparition de toute organisation qui porte des revendications légitimes. Cette approche extravertie est néfaste pour notre économie nationale.

Futur GICAM unifié

Si les patrons veulent en effet que leur voix compte, alors ils auront intérêt à s’unir. Sauf que l’ambiance électorale au GICAM ne semble pas être propice pour mener cette réflexion. Pour que le patronat camerounais soit fort, il faut qu’il soit uni et inclusif. L’inclusion ici n’est pas forcément identitaire. Elle concerne plutôt l’intégration de toutes les catégories professionnelles dans la prise de décision notamment, les PMEs.

Le GICAM devrait se restructurer pour intégrer le système de double-majorité. Cela signifie que pour qu’une décision soit prise, elle requiert à la fois la validation de la chambre des PMEs/PMIs et celle de la chambre des Grandes Entreprises. Il faudrait donc déjà créer ces deux chambres au sein du Conseil d’administration. La double-majorité permet de garantir la défense des intérêts de toutes les parties. Au cas contraire, ECAM ira légitimer la défense des intérêts égoïstes au sein du GICAM et ce sera contre-productif. L’avenir nous dira.

 

Cameroun-Patronat : ce que rapporte la fusion Gicam-Ecam

Le Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) et Entreprises du Cameroun (Ecam) ont signé en fin de journée du 05 avril 2023 à Douala, un traité de fusion.

Célestin Tawamba et Protais Ayangma respectivement à la tête du Gicam et d’Ecam ont acté la fusion des deux organismes hier à Douala. Par cette fusion, la nouvelle centrale patronale s’engage à fédérer les intérêts communs de ses membres, et à défendre davantage les valeurs et les apports de l’entreprise dans l’économie nationale.

« De ce point elle aura, face aux autres partenaires sociaux et au gouvernement, une unicité de ton et de contenu, pour plus d’efficacité dans la prise en compte des intérêts du secteur privé dans le développement de l’économie nationale » peut-on lire dans le communiqué conjoint.

« J’ai la faiblesse de penser et certains diront que je rêve en couleur que dans un contexte marqué, fracturé et incertain, qui fait peser des risques réels sur nos entreprises et la pérennité de nos investissements, cette fusion, acte Fondateur de notre nouvelle ère patronale, apparaît comme la note d’espoir attendue, en mesure d’infuser et de se diffuser dans l’ensemble de notre corps social. Avec la nouvelle centrale patronale unifiée, notre souhait est d’œuvrer à un environnement des affaires plus sain, plus productif et plus en phase avec son temps » a déclaré Célestin Tawamba le président du Gicam.

Le Gicam compte plus de 1000 adhérents dont 27 associations professionnelles. Au 31 décembre 2021, le Groupement cumule un chiffre d’affaires de 8434 milliards de FCFA, avec un taux de 74,9% pour les entreprises modernes. Totalisant 185.426 employés, les entreprises du Gicam représentent une masse salariale de 895 milliards de FCFA. En 2020, ces dernières se sont acquittées auprès de l’État, d’un volume de taxes et impôts équivalent à 1525 milliards de FCFA. Soit 73,8% des recettes fiscales de l’État, et 39,7% du budget national.

Quant à Ecam qui compte environ 400 adhérents, elle est une organisation patronale dédiée aux petites et moyennes entreprises, petites et moyennes industries, très petites entreprises, et aux start-ups. Créée en 2009, elle a pour missions, entre autres, la promotion du développement du secteur privé, la défense des droits et des intérêts des créateurs de richesse, promouvoir l’entrepreneuriat jeune et féminin, ou institutionnaliser le dialogue avec le secteur public.

Cameroun-Patronat : le Gicam et Ecam en fusion

Un communiqué de Célestin Tawamba, président du Gicam informe ses adhérents de la fusion des deux organisations patronales.

Le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) et Entreprises du Cameroun (Ecam) vont fusionner pour devenir un seul regroupement patronal. C’est la substance d’une note datant du 31 mars 2023 que le Président du GICAM, Célestin Tawamba, a adressé aux adhérents avec pour objet « fusion du Gicam-Ecam ».

Il s’agit d’une instance mise en place le 17 janvier 2019 par les deux organisations patronales afin, indiquait-on, d’« agir pour la mise en place des politiques efficaces qui restaurent et boostent la compétitivité et la croissance de l’économie camerounaise, sans préjudice de la conduite des activités propres au Gicam et à Ecam  ».

En décidant de fusionner, écrit le président du Gicam, les deux organisations sont convaincues que « la marche vers l’unité patronale que consacre cette fusion densifiera davantage notre plaidoyer, et renforcera notre capacité de persuasion dans notre lutte permanente pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises en général et des Petites et moyennes entreprises en particulier ».

Cameroun : ces métiers qui carburent en contexte de Covid-19

De l’industrie pharmaceutique aux métiers du digital, certains domaines d’activités ont le vent en poupe. Malgré le contexte de crise sanitaire à forte incidence sur l’économie nationale.

Depuis le 18 mars dernier, jour d’entrée en vigueur des restrictions gouvernementales de riposte contre le Covid-19, des patrons de Petits et moyennes entreprises  patrons situent leurs pertes financières autour de 60% et 80%. Or,  la crise sanitaire fait les beaux jours d’autres opérateurs.

« Il semble évident que les secteurs comme ceux de l’industrie pharmaceutique, de la savonnerie, de l’industrie textile et de la confection artisanale pourraient tirer profit de cette situation. Il en va de même pour tout ce qui touche au numérique, au mobile banking : le digital devrait connaitre un développement prodigieux. Il s’ouvre pour les start-up innovantes de larges avenues d’opportunités. Le secteur de la recherche y compris la pharmacopée traditionnelle pourrait rebondir », analyse Protais Ayangma, le  président de l’association des Entreprises du Cameroun (Ecam) chez nos confrères d’Investir au Cameroun.

Il précise que : « Il est difficile pour le moment de quantifier. Le nouveau profil de notre économie est en train de se dessiner. Il faudra s’adapter ou mourir. »

Cameroun/Covid-19 : risques de licenciements massifs dans les entreprises

Plusieurs  organisations patronales déplorent l’impact négatif de la crise sanitaire sur l’économie nationale. L’Etat est à nouveau interpellé sur l’urgence de prendre des mesures de sauvetage. Tant est que la plupart des  banques n’octroient pas de crédits aux PME sans garantis.

Le président d’Entreprises du Cameroun (Ecam) identifie le secteur tertiaire comme  le plus affecté par la pandémie du Covid-19« Ceci est dû au simple fait qu’il représente 84% des entreprises », justifie Protais Ayangma dans une interview accordée ce jour à Investir au Cameroun.

L’assureur, patron du journal Mutations se montre davantage inquiet pour les acteurs du transport urbain et interurbain, de l’hôtellerie, des activités de divertissement notamment toute l’économie nocturne, de la restauration, des bars, de l’événementiel, de l’esthétique (coiffure, massage, onglerie…). « Les pertes d’après les chefs d’entreprise consultés sont de l’ordre de 60% et peuvent atteindre parfois 80% », indique-t-il.

Il ajoute « il faut s’attendre à ce que la durée de vie de plusieurs PME déjà très courte, soit revue à la baisse, avec une cascade de fermetures d’entreprise, un repli vers l’informel déjà bien obèse, des destructions massives d’emplois (ce secteur représente 67% des emplois au Cameroun) emportant des conséquences sociales ».

Mais pour l’instant quelques entreprises essayent de faire face au choc sans créer de gros dommages . C’est ce que laisse entendre le président du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam). Dans un communiqué publié ce jour, Célestin Tawamba  révèle que « malgré des pertes d’activités et de revenus qui s’accroissent chaque jour davantage, beaucoup d’entreprises, dans un sursaut de citoyenneté, ont jusqu’ici adopté de ne pas licencier, mais de prendre des mesures de sauvegarde transitoires, comme les mises en congés partiels, la réduction des horaires de travail, ou encore le chômage technique ».

Comme ce fut le cas le 31 mars, le Gicam renouvelle le vœu de voir l’Etat  prendre des mesures d’accompagnement en faveur des entreprises, pour éviter une crise économique et sociale.

Adaptation des entreprises camerounaises au coronavirus : la recette d’Ecam

Par Protais Ayangma, président d’Entreprises du Cameroun (Ecam)

Chers/Chères Collègues Chefs d’entreprises,

Le Cameroun fait face, depuis quelques semaines, à une crise sanitaire sévère causée par la pandémie de COVID-19, dont le bilan, en termes de personnes atteintes, est chaque jour croissant. Dans ces moments difficiles pour les Camerounais en général et les Chefs d’entreprises en particulier, je voudrais par la présente exprimer le soutien total du Mouvement Patronal #ECAM et vous inviter, plus que jamais, à faire montre de courage et d’ingéniosité.

L’enquête que nous venons de réaliser auprès de nos membres nous aura permis de constater avec satisfaction que vous avez tous pris la mesure de la situation et que vous avez pris toutes les dispositions pour mettre en œuvre les mesures édictées par le gouvernement, notamment le respect strict des mesures barrières. Je vous remercie pour votre implication dans cette enquête qui nous aura également permis de mieux cerner vos difficultés face à cette crise ainsi que vos attentes.

Il est certain que le Covid-19 va bouleverser la vie de nos entreprises. Nous devons donc résolument nous adapter et faire preuve de solidarité, de résilience et d’innovation.

SOLIDARITE: la tendance naturelle face aux difficultés, est souvent le repli sur soi. Non nous ne pourrons nous en sortir qu’ensemble. En nous tenant la main, en nous entraidant, en mutualisant nos moyens ; en partageant nos expériences.

RESILIENCE: la situation actuelle dont nous ne savons pas encore combien de temps elle va durer, nous commande de nous redéployer, de nous réajuster, de nous réorganiser, au besoin de réduire votre voilure, à être encore plus exigeant et plus rigoureux. Notre petite taille nous prédispose à une certaine agilité. Soyons donc ce roseau de la fable qui plie mais ne rompt pas.

INNOVATION: Toute crise est porteuse d’opportunités. Nos start-up si talentueuses doivent faire preuve d’imagination et d’audace et proposer des solutions au monde entier. Le covid-19 est violent, très violent même. Mais il finira par passer. Celles de nos entreprises qui résisteront, en sortiront grandies. Soyons de celles-là.

ECAM, notre mouvement, pour sa part, ne restera pas les bras croisés. Nous ferons entendre notre voix auprès des pouvoirs publics et leur proposerons une série de mesures tenant compte de vos préoccupations.

Je me tiens personnellement à la disposition de chaque membre pour l’aider à passer ce cap difficile.

Gardons espoir et bon courage à tous.

Protais Ayangma, Président de ECAM.

PmExchange: le rideau se referme sur la 3ème édition

Ouvert samedi dernier, l’édition 2015 du salon de l’entreprise prend fin ce mercredi à Douala, après avoir montré la voie de l’innovation et de la création d’emplois au Cameroun

Le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Laurent Serge Etoundi Ngoa, a ouvert samedi, 05 décembre 2015, à Douala, la capitale camerounaise, la troisième édition du Pmexchange. Ce salon de l’entreprise de petite ou moyenne envergure est une initiative d’Entreprises du Cameroun (Ecam), un des syndicats patronaux actifs sur la scène sociale et économique.

Selon Laurent Serge Etoundi Ngoa, ce rendez-vous est « surtout la réponse à un souhait du président de la République qui veut voir le secteur privé impliqué dans la création massive d’emplois ». C’est par ailleurs une initiative, a-t-il ajouté, qui démontre la vitalité de l’économie camerounaise, de la politique gouvernementale en la matière et singulièrement celle des Pme qui innovent comme les y invite le thème de ce PmExchange.

Le forum a effectivement choisi de se préoccuper, cette fois-ci, de trouver les moyens d’exploiter dans leurs limites maximales les capacités de la Pme camerounaise d’être à la fois « fabrique d’emplois et creuset de l’innovation ». Mais comme souvent, le salon est toujours « une plateforme de visibilité, un espace d’échange entre entreprises d’ici et d’ailleurs et une vitrine de choix pour la démonstration du savoir-faire de la petite et moyenne entreprise ». De même qu’il valorise l’entrepreneur camerounais ; lequel en cette occasion a pu se montrer à ses hôtes marocains, invités spéciaux.

En attendant que ces opportunités se matérialisent, nombre d’exposants comptent tout autant sur les possibilités encore cachées de la vie économique locale. « Nous travaillons avec des entreprises de grande importance et de divers secteurs pour fournir des solutions d’ingénierie électrique. On peut préjuger que c’est un domaine suffisamment spécialisé et restreint. Cependant, il est important d’être dans un cadre tel que celui-ci car c’est l’occasion de susciter d’autres envies chez ceux qui nous connaissent déjà et de trouver de nouveaux partenaires », explique M. Martin, directeur commercial de Simtech.

Evariste Yameni, directeur de la Bourse de sous-traitance et de partenariat du Cameroun le confirme : « au-delà de ce qu’elles ont à montrer, les Pme rénovent leurs présences et connaissances en se retrouvant ici. Ne serait-ce que pour voir les autres acteurs et connaître les évolutions dans leur secteur ou même les offres que le gouvernement formule pour leur faciliter la tâche à l’exemple du financement et du fonctionnement dans le secteur formel qui sont les autres préoccupations de ce salon. »


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PMExchange, la 3ème édition s’ouvre samedi à Douala

Le troisième salon de l’entreprise organisé par le mouvement patronal Entreprises Cameroun (Ecam) se tiendra du 05 au 09 décembre 2015 dans la métropole économique camerounaise

La troisième édition du salon de l’entreprise dénommé PMExchange et organisé par le mouvement patronal Entreprises Cameroun (Ecam), s’ouvre samedi à Douala avec la participation de plus de deux-cent entreprises camerounaises et étrangères.

Pour cette troisième édition du salon des Petites et moyennes entreprises (PME), c’est le Maroc qui sera en tête d’affiche, avec la présence annoncée d’une cinquantaine d’entreprises du royaume chérifien.

Du 05 au 09 décembre 2015, il sera question pour les participants d’exposer leur savoir-faire, de nouer et de renforcer les relations d’affaires.

A l’occasion de cette rencontre placée sous le thème, « PME, fabrique d’emplois et creuset de l’innovation », les organisateurs comptent « mettre en exergue la place de choix qu’occupent les entreprises dans le développement économique du Cameroun ».

En plus des foires et expositions, l’on annonce des rencontres B to B, des conférences-débats, l’objectif étant d’en faire « le plus grand rassemblement des PME » dans l’espace économique de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale).


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Entreprises: 8/10 s’éteignent deux ans après leur création, selon le Dg d’Ecam

Parmi les raisons évoquées, l’abondance des taxes, l’amateurisme dans la gestion des promoteurs d’entreprises et le manque de financements

Au Cameroun, huit entreprises sur dix disparaissent deux ans seulement après leur création, soutient le Directeur général (Dg) d’Entreprises du Cameroun (Ecam), un regroupement patronal camerounais essentiellement tourné vers le développement des PME.

En première ligne des raisons invoquées par Lucien Ntamag Mahop pour justifier cette survie éphémère des entreprises au Cameroun se trouve l’abondance des taxes auxquelles sont assujetties les entreprises. Mais à côté des taxes, indique le DG d’Ecam, il y a l’amateurisme dans la gestion des promoteurs d’entreprises et le manque de financements.

Afin d’inverser cette tendance, plusieurs organismes d’encadrement de promoteurs de PME ont vu le jour dans le pays, avec le concours de partenaires au développement du Cameroun. L’une des plus importantes est l’agence de promotion des PME, qui, dans un attelage avec la banque des PME, devrait non seulement permettre de prolonger la survie des entreprises, mais aussi d’asseoir une certaine compétitivité dans le secteur.


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Délais de paiement: Entreprises du Cameroun charge le gouvernement

D’après le patronat présidé par l’assureur Protais Ayangma Amang, les PME ont du mal à se faire payer dans le cadre des marchés publics

Témoignages
Ce 31 juillet 2012, s’est tenue à Douala, la 2e édition d’E-talk, le dîner-débat d’Ecam qui réunit les représentants du gouvernement et du secteur privé ou de la société civile autour d’une problématique capitale pour l’économie camerounaise. Le thème de cette 2e édition était « Marchés publics et stimulation de la croissance par le soutien aux Pme : enjeux dans le contexte camerounais ». Deux acteurs de taille dans le domaine des marchés publics ont été conviés à ce débat. l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) représentée par son directeur général, Jean Jacques Ndoudoumou et le ministère des marchés publics représenté par le directeur général des marchés des infrastructures, Bruno Ndongo Zinga. Ce sont les deux principaux conférenciers. Les deux contradicteurs sont François Youmsi Mogtomo et Charles Nguini, respectivement membre du conseil d’administration d’Ecam et président de la section camerounaise de Transparency international. Ces deux derniers, comme la plupart des adhérents d’Ecam ont fait des témoignages inédits ce 31 juillet 2012. « J’ai gagné un marché dans le cadre du comice agropastoral d’Ebolowa. Le marché a été réceptionné le 22 janvier 2011. Jusqu’à ce 31 juillet 2012, je ne suis pas encore payé. Pas même l’avance au titre du démarrage des travaux ». François Youmsi Mogtomo est amer. Et remonté. Le témoignage du membre du conseil d’administration d’Ecam, provoque une salve d’applaudissements nourrie du côté des participants. «Les entrepreneurs ayant travaillé dans le cadre de ce comice n’ont jamais été payés », insiste le diplômé de la première promotion de l’Essec de Douala, et promoteur de quatre Pme. A savoir, Aqua Piscines, All Pro United, Ariane Technologies et Diprochim Cameroun. L’ancien « Essecois » n’a toujours pas ses 100 millions, près de huit mois après. Mais, François Youmsi Mogtomo est très loin de détenir le record d’attente, et de patience, en matière de délais de paiement. Celui-ci revient à Elysée Bogning Deumany. Directrice générale d’une Pme appelée Elbing Sarl, membre d’Ecam et de la Chambre de commerce, elle fait une révélation à couper le souffle.

Nouvelle configuration des marchés publics
Cette dernière apprend ainsi qu’elle attend parfois jusqu’à trois ans, avant que ses factures ne soient payées. Ce mardi 31 juillet 2012, c’est le grand déballage. Avec comme chef de file, Protais Ayangma Amang, le président d’Ecam. Toutes les flèches sont lancées à Jean Jacques Ndoudoumou et Bruno Ndongo Zing. Malgré les explications des deux hommes, les opérateurs économiques restent campés sur leur position. «Les délais de paiement restent longs. Il faut que l’Etat paye dans les délais raisonnables les factures des promoteurs des Pme », martèle Albert Dooh Collins, directeur général de Media Plus. Le président de la section camerounaise de Transparency international reste dans la même logique. «C’est le principal problème des Pme camerounaises », déplore Charles Nguini. La constatation est donc réelle. Ce sont les délais de paiement qui constituent le principal bourreau des Pme camerounaises. Bruno Ndongo Zinga ne le nie pas d’ailleurs. «Mais, il faudra que chaque acteur joue son rôle », argue-t-il, en jetant l’anathème sur les maîtres d’ uvre et les comptables des marchés. En dehors du problème des délais de paiement, Bruno Ndongo Zinga et Jean Jacques Ndoudoumou ont donné plusieurs informations sur la nouvelle configuration des marchés publics et sur les mesures de soutien aux Pme dans le cadre de la passation des marchés publics. Le taux de sous-traitance de 30 à 40% réservé aux entreprises nationales notamment. Seulement, déplorent les adhérents d’Ecam, ces mesures ne sont pas codifiées. « Cet accès doit passer par une loi », suggère Albert Dooh Collins. En chargeant le gouvernement ce mardi 31 juillet 2012, Ecam espère que les mentalités vont changer dans ce domaine.

e.Talk est organisé par Entreprises du Cameroun, un des groupements inter-patronat du Cameroun
http://www.patronat-ecam.org)/n

Loi de Finances 2012: Entreprises du Cameroun a soumis 11 propositions au gouvernement

Entreprises du Cameroun, envisage également la création de 100.000 emplois à l’horizon 2015

Remboursement rapide des crédits de TVA
ECAM met beaucoup l’accent sur le remboursement rapide des crédits de TVA (taxe sur la valeur ajoutée). C’est la proposition n°10. « Pour certains types d’entreprises qui ont généralement des crédits structurels de Tva, l’administration fiscal peine à procéder au remboursement dans les délais raisonnables. Cette situation créée un goulot d’étranglement au niveau de la trésorerie de cette catégorie d’entreprise et renforce le sentiment d’insécurité tant décrié par les contribuables ». Voilà pour l’exposé des motifs. Dans le chapitre des retombées, une telle disposition, apprend-on, doit contribuer à améliorer la trésorerie des entreprises, ce qui peut avoir des effets positifs sur leurs engagements financiers ou sur leur niveau d’investissement. L’extension du délai de dépôt des Déclarations statistiques et fiscales (DSF) au 30 avril figure aussi au rang des propositions majeures d’ECAM. Pour Protais Ayangma Amang, président du conseil d’administration d’ECAM et les autres, il est très difficile de produire des DSF de qualité, dans un délai de deux mois et demi après la clôture (15 mars). Pour eux, l’importance de ce document nécessite que les professionnels comptables disposent d’un temps suffisant pour sa production. Bien plus, le syndicat des patrons plaide en faveur d’une réduction du taux effectif d’imposition pour rendre la destination Cameroun attractive pour les investisseurs. C’est la 7e proposition dans l’ordre arrêté par la commission Facilitation des échanges, fiscalité, infrastructures et promotion des investissements de ce patronat qui a fait de la Petite et moyenne entreprise (PME), son cheval de bataille.

Autres propositions
ECAM part du postulat selon lequel le taux effectif d’imposition, au Cameroun, n’est pas de nature à attirer les investisseurs. « En effet, sur un bénéfice de 100 F, l’impôt effectivement payé est de 48,65 F », écrit ECAM. Le syndicat des patrons relève que l’impôt sur les sociétés (IS), sur 100 F de bénéfice, est égal à 38.5F. Tandis que l’Impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM), est égal à 10.15F, soit un taux d’imposition effectif de 48.65 %. « Le taux d’imposition appliqué pour l’IRPP, l’Impôt sur le revenu des personnes physiques, est tout aussi dissuasif : 38.5% pour tous les revenus supérieurs à cinq millions de francs CFA», complète ECAM. D’où la nécessité de réduire considérablement le taux effectif d’imposition, conclut ECAM qui est intarissable, quant à l’impact d’une telle mesure sur l’économie du Cameroun. « Une réduction sensible du taux effectif d’imposition devrait naturellement accroître les investissements dans notre pays et améliorer du même coup la matière imposable, la croissance et l’emploi », soutient le syndicat patronal. Les autres propositions portent sur la suppression de l’acompte de 5% sur les honoraires, les émoluments, les commissions, les rémunérations des prestations occasionnelles ou non payées aux personnes physiques et morales domiciliées au Cameroun, la suppression de la mesure concernant la non déductibilité des charges de valeur égale ou supérieure à un million payées en espèces, la rémunération des services offerts à l’Etat par les entreprises, le respect par l’Etat des engagements souscrits par lui, la restructuration des contrôles fiscaux, l’incitation fiscal à l’investissement, les prescriptions en matière de contrôle général de comptabilité et la suppression de la retenue à la source pour les entreprises du secteurs privé. Cette dernière proposition est aussi capitale. ECAM apprend que cette suppression permet d’éviter aux Pme/Pmi de subir des man uvres dolosives lors du remboursement du crédit de Tva, en même temps qu’elle rétablira l’entreprise dans ses droits notamment au niveau de l’équilibre de sa trésorerie.

Conseil d’administration
Toutes ces propositions ont été présentées puis analysées par les membres du conseil d’administration d’ECAM, à l’issue de leur 5e session qui s’est tenue ce mercredi 2 novembre 2011 dans les locaux de Tradex, à Douala. Protais Ayangma Amang, ses vices présidents Célestin Tawamba, et Perrial Jean Nyodog, le directeur général Christian Bepi Pout et les autres ont aussi abordé trois autres sujets majeurs. Il s’agit de la position d’ECAM sur le rapport Doing Business de 2012, le programme de réseautage et de reliance et l’initiative ECAM 100.000 emplois à l’horizon 2015. Concernant ce dernier point, ECAM a fait également une dizaine de propositions au gouvernement qui, si elles sont appliquées, favoriseront la création desdits emplois. La première porte sur le paiement des Pme dans un délai de 60 jours au maximum. «Les longs délais occasionnent les lourdes charges financières et grèvent leur rentabilité », souligne le PCA d’ECAM, en prenant l’exemple de la France qui règle le problème en 45 jours. «On ne demande pas un seul franc pour ces 100.000 emplois, comparé à ce va coûter les 25.000 », insiste le directeur général de Colina La Citoyenne. «Si l’on est payé à temps, on développe biens ses affaires et il n’y a aucune raison qu’on ne paye pas plus d’impôts et qu’on ne crée pas plus d’emplois », renchérit Perrial Jean Nyodog. C’est le même argumentaire qu’assène Mireille Fomekong, Youmsi Mogtomo, tous membres du conseil d’administration.

Entreprises du Cameroun a soumis 11 propositions au gouvernement pour la loi de finances 2012
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Protais Ayangma A.: «Nous voulons créer une université du patronat au Cameroun»

Président de Ecam, il revient sur les objectifs du dernier né des regroupements patronaux du Cameroun et déroule ses chantiers

Quels sont les principaux objectifs d’ECAM ?
C’est accompagner les PME (Petites et moyennes entreprises) et les PMI (Petites et moyennes industries) en matière de formation et de lobbying. Nous avons un ambitieux programme de formation pour les chefs d’entreprises. Nous avons parlé notamment de l’université du patronat que nous voulons créer au Cameroun, du dialogue avec l’Etat. Ce dialogue mérite d’être redynamisé. Mais, globalement, nous avons listé une dizaine d’objectifs. Entre autres, relier tous les entrepreneurs exerçant sur le territoire camerounais et ceux de la diaspora dans une communauté d’intérêts et une unité de voix, promouvoir le développement du secteur privé et faire reconnaitre la place des créateurs de richesses, défendre les droits et les intérêts des entreprises membres, contribuer aux formations et informations nécessaires au développement de leurs affaires, institutionnaliser le dialogue avec le secteur public en vue de l’amélioration du climat des affaires, créer un cadre qui permette aux dirigeants de manifester au sein du mouvement, leur esprit d’entreprise, leur engagement et leur sens du dialogue et du partage.

Quels sont les chantiers prioritaires d’Ecam?
Notre plan stratégique prévoit d’abord qu’on essaie de nous renforcer en interne. Nous allons nous organiser, renforcer nos ressources humaines. C’est la première chose à faire. Et pendant que nous allons le faire, nous comptons proposer un certain nombre de services à nos membres. Nos membres sont demandeurs de services, on va satisfaire leurs besoins.

L’ingénieur financier Babissakana a prescrit trois dossiers à ECAM, à savoir l’instauration d’une concurrence saine, la réduction des délais de paiement et l’impulsion du capital-investissement. Ces dossiers vous interpellent-ils?
Je remercie beaucoup monsieur Babissakana d’avoir déposé sur notre table ces trois dossiers qui sont très importants pour les PMI et PME, notamment le problème des délais de paiement. Ces dossiers nous interpellent au premier chef et nous en tiendrons compte dans nos actions.

Ecam a été créée en octobre 2009 et vous commencez véritablement les activités en février 2011. Qu’est-ce qui peut justifier cette interruption?
Il n’y a pas d’interruption. Pour arriver à cette assemblée générale, il a fallu du temps, pour reprendre une expression célèbre. Nous avons pris du temps pour recruter, nous avons mis du temps à profit pour améliorer notre organisation interne. Notre première année de fonctionnement nous a permis de poser les premiers jalons d’une relation partenariale franche et constructive avec l’état, certaines missions diplomatiques et organisations internationales. Nous avons un plan que nous comptons enrichir avec les propositions récoltées au cours de l’assemblée générale du 17 février 2011. Et dès le lendemain de cette AG, nous allons nous mettre véritablement au travail.

Parlant de la structuration, on remarque qu’Ecam a un conseil d’administration et un directeur général qui joue le même rôle que le secrétaire exécutif au GICAM et le secrétaire permanent au MECAM. Pourquoi avez-vous opté pour cette organisation rare dans les associations?
Parce que c’est elle qui nous paraissait la plus efficace. Un directeur général parce qu’il y aura des objectifs à atteindre et qui pourront d’ailleurs évoluer, un conseil d’administration parce qu’il appartient au conseil de définir les grandes orientations. Donc c’est une structuration qui nous parait plus moderne et c’est qu’on voit dans les autres grandes organisations.

Protais Ayangma Amang, président de Ecam, dernier né des regroupements patronaux du Cameroun
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Le Gicam a un alter ego: Un nouveau mouvement patronal a vu le jour au Cameroun

«Ecrire ensemble une nouvelle page de l’histoire du patronat», c’est sur ce thème que e-cam ambitionne d’accompagner les entreprises

Est-ce une revanche ?
Entreprise du Cameroun ne vient combattre aucune structure, cette phrase lâchée par Protais Ayangma ce jeudi matin lors de la 1ere Assemblée générale d’e-cam est révélatrice, c’est que l’ombre du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) a longtemps plané avant ces assises, parce que l’essentiel des membres fondateurs de ce nouveau mouvement patronal sont démissionnaires du Gicam, c’est pourquoi en qualité de président Protais Ayangma s’est voulu clair : e-cam vient enrichir le paysage de la représentation patronale, vous avez vu les chiffres il y a environ 90 000s entreprises et les organisations qui représentent les entreprises ne totalisent pas 500 personnes. Nous pensons qu’il faut densifier la représentation des employeurs.Ce n’est pas une revanche, j’étais déjà porteur d’une vision que j’ai essayé d’expliquer, n’ayant pas eu la possibilité de mettre en pratique cette vision et, encouragé par un certains nombre de chefs d’entreprises, nous avons pensé que nous pouvons mettre sur pied une alternative aux employeurs et je pense que le pari est réussi.

Les petites et moyennes entreprises et les petites et moyennes industries d’abord
Il ya un an que e-cam a été légalisé. Pour les organisateurs, cette Assemblée générale est aussi la première prise de parole d’un groupe d’entrepreneurs qui entend donner une autre tonalité à la représentation patronale au Cameroun. Bien plus, les membres de ce regroupement estiment que la naissance d’e-cam procède de la volonté de réunir le plus grand nombre d’entreprises, relever le niveau d’encadrement des Pme/Pmi en particulier, et à rassembler les différentes composantes de l’économie camerounaise, à savoir petites et moyennes entreprises et petites et moyennes industries, les grandes entreprises privées camerounaises, les filiales de multinationales, les entreprises parapubliques, l’entrepreneuriat féminin, les entreprises de la diaspora et les organisations professionnelles sectorielle peut on lire sur la plaquette de présentation. De ce point de vue on pourrait penser que e-cam se positionne par rapport au mouvement des entrepreneurs du Cameroun (Mecam), qui reclame à ce jour environ 200 membres.

Remodeler le patronat
Ecrire ensemble une nouvelle page de l’histoire du patronat c’est sous ce thème qu’étaient placés les travaux de ce matin, un évènement qui a permis à la kyrielle de chefs d’entreprise invités d’avoir des échanges avec les panelistes au rang desquels se trouvaient l’économiste Babissakana, le Dr Jean Marie Momo, expert comptable. Ils ont exposé sur le thème les entreprises du Cameroun face au document de stratégie pour la croissance et pour l’emploi (Dsce) et à la vision 2035. Comme pour donner son onction à cette initiative, le gouvernement s’est fait représenter par le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle (Minefop) et le secrétaire général du ministère du travail et de la sécurité sociale. Nous attendons beaucoup de ce regroupement parce que ce regroupement encadre le maximum d’entreprises dans notre pays. Le souhait est qu’on ait un maximum d’emplois dans ce secteur a déclaré Zacharie Perevet le Minefop. S’agissant de la mise sur pied de leur structure, les statuts de e-cam prévoient que les différents administrateurs seront élus par les membres du mouvement par voie de vote libre et démocratique, ensuite les différents membres de e-cam désigneront le commissaire aux comptes qui sera le garant de la reddition fidèle des comptes aux adhérents.

Lancement de E-cam, le 17 février à Douala
Camereco.com)/n

Première assemblée générale d’Entreprises du Cameroun (e.cam) ce jeudi

Elle se tient ce jeudi 17 février 2011 dans la capitale économique Douala

Après le GICAM, (Groupement Interpatronal du Cameroun), le MECAM (Mouvement des entrepreneurs du Cameroun), un nouveau regroupement inter patronal fait désormais parler de lui. E.cam, entendez Entreprises du Cameroun. Un an après sa légalisation, la structure tient sa première assemblée générale ce jeudi 17 février 2011 à l’Hôtel Akwa Palace à Douala, sous le thème Ecrire ensemble une nouvelle page de l’histoire du patronat.

Menu des travaux
Deux grandes articulations sont à l’ordre du jour. Tout d’abord l’espace information qui comprend le discours d’introduction que prononcera le président Protais Ayangma en guise de première prise de parole officielle d’e.cam. Le vice-président devrait à sa suite prendre la parole pour présenter le mouvement. L’occasion pour lui d’aborder des points liés à la constitution du mouvement à savoir l’organisation et les membres, puis ceux liés à la vision du mouvement. Une conférence-débat est ensuite prévue avec pour thème Les Entreprises du Cameroun face au Document de Stratégie pour la Croissance et pour l’Emploi (DSCE) et à la vision 2035. Cette dernière étape de l’espace information sera suivie d’un échange entre les différents participants à savoir les chefs d’entreprises adhérents, non-adhérents, presse. Le deuxième grand point à l’ordre du jour sera l’élection des administrateurs du mouvement et la désignation du commissaire aux comptes, « lequel sera garant de la reddition fidèle des comptes à tous les adhérents ».

Les objectifs et missions d’e.cam
E.cam est né de la volonté, d’après ses membres, « de réunir le plus grand nombre d’entreprises, relever le niveau d’encadrement des PME/PMI en particulier, et à rassembler les différentes composantes de l’économie camerounaise ». Ses objectifs sont de divers ordres : tout d’abord, relier tous les entrepreneurs exerçants sur le territoire camerounais et ceux de la diaspora dans une communauté d’intérêts et une unité de voix. Ensuite, promouvoir le développement du secteur privé et faire reconnaitre la place des créateurs de richesses. Le mouvement ambitionne aussi d’institutionnaliser le dialogue avec le secteur public en vue de l’amélioration du climat des affaires et créer un cadre qui permette aux dirigeants de manifester au sein du mouvement, leur esprit d’entreprise, leur engagement et leur sens du dialogue et du partage. Autre objectifs avoués, le développement par un encadrement adéquat, la capacité d’innover et la compétitivité des PME/PMI, la défense des droits et des intérêts des entreprises membres. Enfin, le mouvement entend contribuer aux formations et informations nécessaires au développement de leurs affaires. Des objectifs qui devront permettre au mouvement de remplir ses missions à savoir, «replacer l’entreprise au c ur de la société en vue du développement économique du Cameroun et rassembler les différents entrepreneurs et chefs d’entreprises en quête de représentation efficace».

Entreprises du Cameroun
http://www.patronat-ecam.org/accueil)/n