Cameroun: les conditions de travail en révision au ministère de Travail

Selon le ministre camerounais chargé du Travail, Grégoire Owona, son département a reçu des demandes de révision de neuf conventions collectives.

« L’administration du travail remplira sa mission dans ce processus en exhortant les parties prenantes à privilégier le dialogue social afin d’aboutir à des améliorations concertées dans le monde professionnel », a promis le ministre Grégoire Owona.
Les secteurs concernés sont les télécommunications, l’agriculture, la pharmacie, les assurances, la microfinance, les industries de transformation, les hydrocarbures, ainsi que Orange Cameroun et Campost, les opérateurs postaux publics.
Les demandes de révision des conventions collectives des secteurs et entreprises précités, apprend-on, visent à améliorer les conditions de travail des salariés et à renforcer la notion de travail décent dans les secteurs et entreprises concernés.
Pour l’heure, Grégoire Owona assure que des travaux sont en cours pour réviser les conventions collectives des télécommunications et de l’agriculture. Les négociations se poursuivent entre salariés et employeurs sous la tutelle du ministère du Travail et de la Sécurité sociale.
En revanche, la négociation de l’accord d’entreprise Campost est déjà achevée. Comme pour les autres demandes de révision, les démarches nécessaires ont été entreprises pour le démarrage effectif des négociations.
« Nous sommes véritablement dans la décennie de la multiplication des négociations d’accords collectifs et d’accords d’établissement avec une dynamique constructive à l’œuvre pour faciliter ce processus en vue de promouvoir le travail décent dans le monde professionnel dans notre pays », a déclaré Grégoire Owona à ses collègues.
La convention collective de travail, qui peut être nationale ou d’entreprise, est un accord qui a pour objet de réglementer les relations professionnelles entre employeurs et travailleurs, soit d’une entreprise ou d’un groupe d’entreprises, soit d’une ou plusieurs branches d’activité. Cet accord est conclu entre, d’une part, les représentants d’un ou plusieurs syndicats de travailleurs et, d’autre part, les représentants d’un ou plusieurs syndicats d’employeurs.

Visite d’Emmanuel Macron au Cameroun : Grégoire Owona tacle Maurice Kamto

Le secrétaire général adjoint du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) multiplie les publications sur Facebook.

L’annonce de la première visite d’Emmanuel Macron au Cameroun provoque l’agitation au sein du champ politique camerounais. En effet, depuis que les médias français ont dévoilé la date de son séjour au Cameroun prévu du 25 au 27 juillet 2022, les hommes politiques multiplient des sorties médiatiques et des publications sur les réseaux sociaux.

Ce 20 juillet, le secrétaire général adjoint du Rdpc parti au pouvoir, s’en est encore pris à l’opposition. Grégoire Owona s’étonne du « spectacle désolant » qu’offrent les opposants politiques.

Il est surpris de « voir ces activistes se présentant comme de grands leaders politiciens du Cameroun s’époumoner dans les médias et à travers les réseaux sociaux, pour instruire le président Emmanuel Macron de ce qu’il doit venir dire, voir imposer au président Paul BIYA, comme si les deux homologues n’ont pas planifié leur rencontre avec un ordre du jour convenu d’avance et d’accord parties », a écrit l’homme politique sur Facebook.

Cette publication vient après celle du 16 juillet dernier. Dans ce post, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale recadrait à sa façon, un parti politique d’opposition. « Je brûle d’envie de suivre le prochain sketch d’un militant du MRC avec un président de la République. Eh oui! Certains sont visiblement dans la politique fiction. Rappelons-nous toujours cependant que le Cameroun et la France sont deux États liés par une vielle tradition diplomatique », peut-on lire.

Quatre jours avant cette réaction, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a publié un communiqué sur sa page Facebook. Dans ce document, Maurice Kamto souhaite que le président Emmanuel Macron ne limite pas ses rencontres au sommet de l’Etat.

Son vœu est, « dans la situation actuelle du Cameroun qui est confronté à des crises multiformes, que le chef de l’Etat français, dont le pays a une présence importante dans notre pays, rencontre également l’opposition camerounaise en dehors des rencontres officielles avec les dirigeants en place pour avoir leurs vues sur la situation actuelle et les perspectives d’avenir de notre pays », souhaite-t-il.

En attendant le programme officiel de cette visite, les uns et les autres continuent de jouir de leur liberté d’expression à ce sujet. Sur les réseaux sociaux, les spéculations abondent. Certaines communiquent un programme fictif du séjour présidentiel.

Celui-ci prévoit une visite de trois jours avec la rencontre au Palais de l’Unité entre les présidents Paul Biya et Emmanuel Macron. Puis, le président français va s’entretenir avec la communauté de France au Cameroun. Enfin, ce document sans authenticité aucune, fixe un rendez-vous entre le successeur de François Hollande et les opposants Maurice Kamto du Mrc, Cabral Libii du Pcrn et Ni John Fru Ndi du Sdf.

Cameroun-revendications des enseignants : le gouvernement exclut OTS et OTA du dialogue

Le ministre du Travail et de Sécurité sociale invite les responsables des syndicats à une réunion mardi 17 mai 2022. Grégoire Owona invite les mouvements illégaux à régulariser leur situation.

 

 

Les piliers de l’opération « Craie morte » transformée en opération « Ecole morte » risquent d’être désormais persona non grata à la table des négociations. Les mouvements « On a trop supporté (Ots)» et « On a trop attendu (Ota) » n’ont pas été convoqués à la réunion qu’organise le 17 mai prochain, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale.

A en croire le ministre de l’Administration territoriale (Minat) Paul Atanga Nji, Ots et Ota sont illégitimes. Dans son communiqué du 06 mai 2022, le Minat constate « avec regret que des esprits  malveillants (…) se réclament tantôt des mouvements « Ots », tantôt « Ota », dénués de toute légitimité ».

Ainsi, seuls les responsables des organisations syndicales du secteur de l’Education assistés de deux de leurs collaborateurs ont été invités à poursuivre le dialogue social. « Les responsables des mouvements non formels et acteurs du système éducatif en particulier désireux d’apporter leurs contributions sont invités à se conformer à la réglementation en vigueur », exige le ministre Grégoire Owona.

La négociation engagée entre le gouvernement et les enseignants s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République Paul Biya. Le but est de résoudre les problèmes posés par les enseignants. La réunion du 17 mai qui aura lieu au cabinet du ministre en charge du Travail. Elle a pour objet « faire le point actualisé des avancées enregistrées et échanger sur les prochaines étapes ».

Cameroun-fête du travail 2022 : voici l’intégralité de la déclaration du ministre Grégoire Owona

Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale invite les acteurs du monde du travail à la réflexion et la poursuite du dialogue social à l’occasion de la fête du Travail le 1er mai 2022.

« Chers acteurs  du monde du Travail, la célébration de la 136è édition de la fête internationale du travail nous offre l’occasion d’apprécier le chemin parcouru en matière de promotion du Travail décent et de la justice sociale malgré la pandémie à Covid-19 qui a bouleversé l’ordre du travail. Mais fort heureusement, la riposte nationale a été organisée à la hauteur du défi sous la très haute impulsion du président de la république Paul Biya.

Grâce à votre sens de responsabilité et la résilience dont vous avez fait preuve sous la conduite du Premier ministre chef du gouvernement, nous avons préservé les emplois, sauvegardé la paix sociale et maintenu la productivité des entreprises qui connaissent cependant, il faut le souligner, d’énormes difficultés que nous devons pourtant surmonter ensemble. Nous devons plus que jamais rester mobilisés face aux évolutions qui impactent le monde du travail pour en faire de véritables opportunités.

Au cours de cette édition de la journée internationale du travail, placé sous le thème « monde du travail, lutte contre le Covid-19, protection des emplois et productivité », je vous invite à la réflexion et à la poursuite du dialogue social afin d’élaborer ensemble des propositions et convenir des actions à mener pour un monde du travail plus sain et plus juste sur la voie du progrès social tracé par le président de la République Paul Biya. Bonne fête à tous, bonne fête à tous les acteurs du monde du travail. »

Cameroun : deux factions du mouvement OTS défendent des positions divergentes

Les mouvements « On a trop souffert » (OTS), faction républicaine et ordinaire ont affiché cette divergence de vue dans le cadre du dialogue social avec le ministre Grégoire Owona ce mardi 15 mars 2022.

L’environnement éducatif camerounais est en crise depuis plus de trois semaines. Les enseignants du secondaire sont  en grève pour manifester leur colère et pousser les autorités gouvernementales à répondre à leurs revendications. Le 09 mars 2022, le chef de l’Etat a donné des directives à son gouvernement pour résoudre les problèmes des enseignants. Depuis lors, le Collectif OTS divisé en deux factions, défend deux positions différentes.

OTS ordinaire entend militer pour le maintien de l’opération craie morte. L’enjeu est d’amener le gouvernement à payer toutes les dettes de l’Etat envers les enseignants. Le mouvement avance qu’une fois que les mesures édictées sont mises en œuvre, il procédera à la levée du mot d’ordre de grève.

C’est cette position que ses représentants ont soutenu ce mardi au cours de la rencontre avec le ministre du Travail et de la Sécurité sociale. « Nous voulons que des mesures soient prises par exemple, à la fin de ce mois déjà, que la totalité des salaires soit payée et l’autonomisation des avancements de groupe. Dès lors que l’Etat peut résorber nos problèmes, je peux vous assurer qu’on va reprendre d’abord les cours », a confié un représentant OTS à Royal FM.

Cependant, « OTS républicain » milite pour la reprise des enseignements et l’accompagnement du gouvernement dans la mise en œuvre des directives présidentielles.

« Nous militons pour l’apaisement et pour un retour à l’école. Nous sommes dans la logique d’éviter une année blanche à toute la communauté éducative nationale. Nous accompagnons l’Etat dans les diligences qu’il est en train de mettre en place. Nous observons déjà en ce moment une levée progressive du mot d’ordre de grève depuis hier lundi 14 mars. Parce que le chef de l’Etat a commencé à répondre à nos doléances », déclare un représentant de la faction républicaine

Cette position épouse celle du gouvernement qui appelle à la reprise des cours au sein des établissements scolaires en attendant la mise en œuvre des mesures édictées.

Selon le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, il n’y a rien à craindre. Le président de la République «  a donné son accord sur pratiquement toutes les doléances des enseignants et en a fixé un planning urgent de mise en œuvre. Ce sont des décisions qui doivent être mises en œuvre dans leur entièreté », a déclaré Grégoire Owona au micro de la station radio Crtv.

Dans cette perspective, les départements ministériels disent avoir pris des dispositions pour aussi bien au niveau procédural que financières. Au matin du 25 mars 2022, les comptes bancaires des enseignants concernés commenceront à recevoir les premiers paiements, a rassuré un responsable du ministère des Finances. Ainsi, avec ces différentes démarches, les enseignants sont appelés à reprendre les cours.

Cameroun – Covid-19 : Maurice Kamto met le sérail en ébullition

Des contre-déclarations aussi virulentes que celle du président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun sont enregistrées. Des pontes du régime se lâchent sur Maurice Kamto.  

Dans sa déclaration du 27 mars dernier, Maurice Kamto s’interroge sur l’absence de prise de parole du  chef de l’Etat face à la montée du Coronavirus dans le pays. Le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, se demande où est passé Paul Biya,  lui donnant sept jours pour s’exprimer.

Invitation sous fond d’injonction. La perception du parti au pouvoir, le RDPC,  là-dessus est sans équivoque. Il n’en fallait pas plus pour sortir l’actuel ministre du Travail et de la sécurité sociale, de son « confinement ».

Grégoire Owona répond à Maurice Kamto sur sa page Facebook. « (…) C’est honteux de vouloir utiliser le coronavirus comme munition politique, comme sujet de polémique, comme arme d’attaque personnelle et lâche contre le Chef de l’Etat. » Le membre du bureau politique du RDPC  poursuit :  « Et puis M. Kamto, qui êtes-vous pour donner un ultimatum de 7 jours à un Chef d’Etat? (…) M. Kamto ça suffit, ce n’est pas du MRC qu’il s’agit, mais de la vie de millions de camerounais et de milliards de femmes et d’hommes sur notre planète menacée. Vous gagneriez à observer les consignes du Président Paul Biya communiquées par le Premier Ministre Joseph Dion Ngute, ainsi que les conseils de l’OMS.»

Le professeur Jacques Fame Ndongo, Secrétaire à la communication du RDPC  n’est pas aussi resté insensible. Dans une réponse fleuve, le ministre de l’Enseignement supérieur décrypte sous le fond et la forme la déclaration du professeur Kamto. Lui dénichant une volonté  de pousser le peuple à l’insurrection. « Son stratagème insurrectionnel est voué à l’échec. C’est un coup d’épée dans l’eau. Dans la cosmogonie négro-africaine, cela s’appelle « la danse ou le zézaiement de la libellule » : gesticulation inopérante et impact zéro », écrit Jacques Fame Ndongo.

Certains thuriféraires du pouvoir de Yaoundé ont choisi, sans en assumer, de balancer sur les réseaux sociaux  un extrait du livre « Les septennats du président », récemment  publié par Oswald Baboke, directeur adjoint du Cabinet Civil de la présidence de la République. L’extrait proposé est intitulé : Paul Biya : un logiciel qu’on ne programme pas !

Dans cet extrait, l’auteur, parlant de Paul Biya affirme: «  Qu’on le sache, ses lenteurs apparentes ne sont pas signes d’indécision, mais de réflexion, de pondération, et de maturation. La réflexion mûrie précède l’action. Sa retenue constitue un atout de sagesse. » Dans le même texte, Oswald Baboke, homme politique de la région de l’Est écrit par ailleurs  que : « Il (Paul Biya) est droit, adroit, debout, vif et sportif. Coutumier des fonctions à très hautes températures, Paul Biya conserve une mémoire alerte. Le Président connaît ses dossiers, et reconnaît ses priorités. »

Les propos des collaborateurs du président de la République convaincront-ils Maurice Kamto de se mettre à l’écart et d’observer le gouvernement agir ?  La réponse,  au terme des sept jours qu’il a donnés au  chef de l’Etat pour faire une apparition publique avec des mesures fortes contre le Coronavirus.

Double nationalité : l’activiste Nathalie Yamb tacle Grégoire Owona

 « J’espère que vous maîtrisez très spécialement votre nationalité @OwonaGrégoire ? » a t-elle ironisé mercredi soir au  ministre du Travail et de la sécurité sociale du Cameroun sur  Twitter.

A travers ce Tweet, Nathalie Yamb réagit à un entretien accordé par le ministre camerounais à un média ivoirien lors d’un séjour en Côte d’Ivoire.

Grégoire Owona avait subtilement remit en doute les origines camerounaises de l’activiste lors d’un entretien à une journal ivoirien au cours duquel, on lui a demandé « s’il y’a pas lieu de s’inquiéter d’un incident diplomatique » suite  à l’expulsion de Nathalie Yamb du territoire Ivoirien. « Nous sommes très loin d’un incident diplomatique… nous sommes face à l’application des règles et si cette citoyenne dont nous ne maîtrisons pas très spécialement la nationalité a une plainte, elle s’adressera à l’ambassade camerounaise, ce qui n’est pas le cas pour le moment « avait répondu  le ministre.

Dans le même tweet fortement relayé sur la toile, l’activiste ne s’embarrasse pas à son tour de rappeler au ministre Camerounais   » il me souvient que je vous ai croisé dans la file des passagers ayant un passeport de l’Union européenne lors d’un contrôle aux frontières à l’entrée d’un pays européen« .

Dans les réactions au tweet, plusieurs internautes agacés par la réaction du ministre camerounais ont laissés des commentaires peu courtois.

D’autres plus modérés ont ouvert le débat sur la légitimité du ministre camerounais à répondre à une telle question…

Lançant un son contraire à celui des deux internautes cités ci-dessus, un autre internaute a pris la défense du ministre…

Il faut  préciser que le débat sur la double nationalité au Cameroun a toujours cours. De nombreuses personnalités sont soupçonnées d’être en possession d’une double nationalité.

Cameroun : ces tweets du ministre Grégoire Owona qui ne passent pas

Dans deux sorties, le membre du gouvernement et haut cadre du parti au pouvoir s’attaque à mots couverts à Maurice Kamto, laissant la toile interloquée sur le style utilisé.

Le 21 décembre, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, se fend d’une nouvelle devinette sous la forme d’un tweet : « D’abord ils participent aux élections, ensuite ils contestent les résultats, après ils appellent au boycott du président élu par la violence et quand vous repartez aux élections conquérir les voix du peuple, ils demandent l’annulation des élections » Qui sont-ils? Une allusion à peine voilée au militants du Mrc et de son président Maurice Kamto.

Sous ce tweet, les réactions des « followers » du ministre ne se font pas attendre : « Donc en  Ethiopie on lance un satellite, en Côte d’Ivoire on discute réforme du Fcfa, chez nous le ministre joue aux devinettes. OK. Vamonos Rio dos Camaroes », lâche un internaute. « Les chiffres des chômeurs camerounais seraient plus important qu’une devinette venant du ministre du Travail », conseille un autre.

 D’autres s’agacent de ce que la communication du ministre est uniquement centrée sur le Mouvement pour renaissance du Cameroun (Mrc) et son président Maurice Kamto, plus tôt que sur l’action du ministère dans ses missions. « SVP les gars, j’aimerais savoir si Mr Grégoire OWONA a un seul jour publié un message ici concernant le recrutement, traitement des travailleurs dans les structures privées, conditions de travail, SMIC ou quelque chose important pour la jeunesse Camerounaise ??? », interroge sans grande conviction un internaute.

« Mr. le Ministre, on attend que vous veniez nous parler, de la revalorisation du S.M.I.G, de ce code du travail qui n’est pas respecté par les employeurs, des cotisations retraite détournées par les employeurs et la CNPS. Mais pour l’instant seul Maurice Kamto vous lancine », reprend un autre.

Le 27 novembre déjà, dans une devinette ciblée, celui que l’on présente comme l’un des hommes politiques les plus conciliants tweettait : « Devinette : Mon premier est le nom d’une île. Mon deuxième est un grand intellectuel croyant avoir conquis le cœur du peuple camerounais, mais n’ose pas se présenter pour affronter l’électorat. Qui suis-je ? ». Le Président du Mrc venait alors d’annoncer que son parti ne prendrait part  aux élections législatives et municipales de février 2020.

Plus de 230 commentaires plus tard, le constat laissait plus d’un interrogateur. La méthode Grégoire Owona laisse songeur. « Mesure-t-il la hauteur de sa fonction?, demande un autre internaute quand une autre persifle : Signé, le ministre du Travail et de la Sécurité social, le secrétaire adjoint du parti des flammes, celui-là même qui a dit en mondo vision qu’il est largement possible de vivre avec 36 000 Fcfa au Cameroun. Bonne journée Mr le Ministre de la République du Cameroun ».

Cette autre ne cache pas sa déception : « Vous feriez mieux de bien choisir vos Community managers à l’avenir Mr le ministre. Un homme de votre rang ne devrait pas se faire tourner tout seul ainsi au ridicule. Le peuple n’a aucunement besoin de vos charades mais de solutions et de réponses. Allez travailler ! ».

Les sorties du ministre Grégoire Owona, par ailleurs secrétaire général adjoint du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), au pouvoir sont d’autant plus incompréhensibles que l’homme a toujours fait montre de courtoisie envers ses adversaires politiques et d’humilité en général.

En 2018, après aux lendemains de l’élection présidentielle qui avait vu son champion reconduit à la présidence de la République, le ministre s’était publiquement excusé pour avoir qualifié de « projet satanique », le programme de résistance du Mrc. « Grégoire Owona fait pitié », avait alors lancé une internaute.

En tout état de cause, dans ce flot de réactions déçues, certains soutiens du ministre répondent volontiers à ces « charades », raillant à souhait la cible des tweets de ce membre influent du parti au pouvoir.

Cameroun: le secteur informel, un foyer du sous-emploi

 Plusieurs Camerounais se réfugient dans ce secteur pour échapper à l’oisiveté. Le ministère du Travail et de la Sécurité sociale a organisé un atelier visant à réfléchir sur une nouvelle stratégie pour des emplois de qualité.

«Le travail, c’est la vie, c’est la dignité. Lorsqu’on n’a pas de travail, on n’a rien», déclare François Murangira, directeur du Bureau international du travail (Bit) au Cameroun, ce 22 octobre.

Plusieurs Camerounais sont à la recherche de cet élément capital dans la vie: un travail. Il n’est pas rare de trouver un détenteur d’une licence ou encore d’un Master ayant pour activité le call-box ou encore le «benskin» (moto taxi). Ils veulent ainsi échapper au chômage qui touche 10% de la population jeune du Cameroun, selon les chiffres du Fonds national de l’emploi (Fne). Ils terminent alors leur course dans le lot des 70% de jeunes en situation de sous-emploi (inadéquation entre le travail et les compétences, les conditions de travail, les revenus ou encore le niveau de vie).

L’environnement est rendu encore plus difficile avec les nombreuses crises sécuritaires qui secouent le Cameroun. Selon une enquête réalisée en juillet 2018 par le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), depuis le début de la crise anglophone, le manque à gagner en termes de chiffres d’affaires des entreprises est estimé à 269,056 milliards Fcfa.

Il est donc urgent de repenser l’emploi au Cameroun. Une mission que s’est fixée l’atelier national d’appropriation de la stratégie nationale sur l’avenir du travail au Cameroun par les acteurs de la gouvernance du travail et les partenaires sociaux. Travaux qui ont débuté ce 22 octobre à Yaoundé.

Après avoir égrainé le chapelet des problèmes qui minent le travail au Cameroun, Antoinette Mebiane Tangono, représentante des organisations des travailleurs à ces assises, à souhaiter que les résolutions de l’atelier soient mises en application «si les orientations et les propositions que nous allons faire au cours de l’atelier restent dans des tiroirs, la question du travail décent va demeurer», a-t-elle déclaré. Le porte-parole des employeurs, Thierry Owona pour sa part a relevé les obstacles au développement des entreprises et par conséquent des employés. Notamment les coûts mondiaux défavorables à certains produits comme la banane, le caoutchouc, les lourdeurs dans le circuit de dédouanement, la pression fiscale etc. Il a par ailleurs évoqué l’insécurité qui constitue un frein au travail de qualité.

A ce sujet, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), Grégoire Owona n’a pas manqué de rappeler la précarité qui caractérise certains corps de métier.

Cette grand-messe du travail qui s’achève demain, 23 octobre, avait été annoncée lors de la célébration du centenaire de l’Oit en février 2019 en vue de jeter les bases d’une mise en œuvre d’un travail décent pour toutes les couches sociales.

Cameroun : Grégoire Owona organise des consultations tripartites en zone Cemac

Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale a ouvert, le 16 septembre à Yaoundé, la cérémonie des consultations sous régionales pour les compétences et la migration en Afrique centrale.

Un des salons de l’hôtel Mont Fébé connait une ambiance très studieuse depuis ce lundi 16 septembre 2019.  D’entrée de jeu, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale Grégoire Owona a fixé les enjeux de cette rencontre qui vise la formulation de partenariats pour les compétences et la migration en Afrique centrale. Il s’agit de les identifier et de les valoriser en mettant en place des partenaires utiles, qui impacteront sur la création d’emplois décents.

Prennent part à ces travaux, les représentants de la Communauté économique de l’Afrique centrale (Cemac), les représentants des agences du système des Nations unies, quelques représentations diplomatiques, les envoyés de la Banque africaine de développement, les délégués d’organisations de travailleurs et des émissaires d’organisations patronales.

Faut-il le rappeler, lors des différents sommets de l’Union africaine, il avait été recommandé comme stratégie, aux communautés économiques régionales, de renforcer la coopération intra et inter-régionale sur les migrations de travail et faciliter le dialogue sur la main-d’œuvre.

C’est ainsi que le programme conjoint sur la gouvernance de migrations de main d’œuvre pour le développement et l’intégration en Afrique a été adopté officiellement en 2015 entre la Commission de l’Union africaine (Cua), l’Organisation internationale du travail (Oit), l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea) en tant qu’instrument de mise en œuvre de la migration de la main d’œuvre et l’intégration économique régionale.

Le Cameroun, conscient de cet enjeu, a abrité à l’initiative de la Commission de l’Union africaine, du 4 au 6 septembre dernier, au sein du Centre régional africain d’administration du travail (Cradat), à Yaoundé, un important atelier destiné au renforcement des capacités des administrateurs et attachés du travail sur la gouvernance de la migration de la main-d’œuvre en Afrique, dont l’objectif global vise le renforcement des capacités des autorités en charge de la migration, des institutions du marché du travail dans les Etats membres et les Communautés économiques régionales, y compris les partenaires sociaux et les parlementaires. A la fin, ces assises ont permis aux participants de concevoir et de poser les jalons de la gouvernance de la migration de travail.

Le ministre Grégoire Owona a souhaité à l’ouverture de ces travaux qui durent trois jours, que les échanges qui portent notamment sur les partenariats à mettre en place, puisse créer une plateforme au service de l’échange sur le développement et la reconnaissance des compétences entre les Etats pour les travailleurs migrants.

« Ces partenaires doivent tout d’abord promouvoir l’investissement dans le développement de compétences, et permettre l’implémentation des actions bénéfiques pour tous, à travers une collaboration entre les pays d’origine et les pays hôtes des migrations », a souligné le ministre camerounais du Travail et de la Sécurité sociale

Solidarité gouvernementale: les premiers couacs de l’équipe Dion Ngute

La cacophonie observée sur la crise anglophone vient de mettre la cohésion du gouvernement à rude épreuve.

Le président Paul Biya avait à peine formé le premier gouvernement du septennat des «Grandes opportunités» qu’il prescrivait déjà à ses ministres, le 16 janvier 2019 en Conseil ministériel, «le renforcement de la solidarité et de la cohésion gouvernementales, comme gage d’efficacité». Un rappel comme un avertissement, le chef de l’Etat s’étant toujours montré très soucieux d’avoir un gouvernement qui affiche son unité.

Le pari n’a pas souvent été tenu. Et le gouvernement du Premier ministre Joseph Dion Ngute n’a pas dérogé à la règle. En moins d’une semaine, l’équipe gouvernementale s’est illustrée par une cacophonie sans précédent sur la crise anglophone.

Les sorties contradictoires du Premier ministre Joseph Dion Ngute, de son ministre de l’Administration du territoire (Minat) Paul Atanga Nji et de Grégoire Owona, ministre du Travail et de la Sécurité sociale – influent membre du parti au pouvoir -, ont fait craqueler le verni de la solidarité affichée du gouvernement.

En mission de conciliation dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest il y a quelques jours, le Premier ministre a en effet annoncé que le président de la République était disposé à discuter de tout, excepté sur la sécession. En d’autres termes: le fédéralisme peut être négocié.

Quelques heures plus tard, il est contredit par son ministre de l’Administration territoriale qui soutient que la forme de l’Etat n’est pas négociable. Position qu’il va réitérer quelques jours plus tard sur les antennes de France 24.

Un troisième membre du gouvernement tente de réconcilier ces deux déclarations pour le moins contradictoires. Mais le ministre Grégoire Owona, pressé de clarifier la position du gouvernement, va déclarer sur un plateau de télévision le 19 mai que seule la déclaration du chef du gouvernement fait foi. C’est le tollé dans l’opinion.

Au-delà de ce qui apparaît comme une cacophonie, c’est une animosité feutrée qui se dessine en filigrane entre membres du gouvernement, sur fond de différence d’approche dans la résolution de la crise.

En effet, selon le journaliste et analyste politique, Alex Gustave Azebaze, l’imbroglio entre les deux personnalités ne nait pas avec la sortie du Minat Paul Atanga Nji. « Le Pm aurait souhaité que le Minat, par ailleurs responsable local du parti au pouvoir, ne fit pas partie de sa délégation. Du moins l’étape inaugurale de sa tournée», révèle-t-il.

«Une prévention à l’égard de ce haut commis de l’Etat largement perçu comme un des faucons de la galaxie Biya qui aura manifestement fait long feu. Ce ministre s’étant bel et bien retrouvé autour de la même table lors de certaines rencontres et/ou sorties du Premier ministre lors de l’étape inaugurale de Bamenda », rapporte-t-il.

Pour certains analystes en effet, les différents sons de cloche enregistrés ne sont que le reflet des batailles sourdes qui se jouent entre modérés et tenants de la ligne dure au sein du régime de Yaoundé. Le ministre de l’Administration territoriale provoquant très souvent l’agacement de ses collègues par ses méthodes cavalières.

C’est d’ailleurs fort de conception guerrière de la résolution de la crise que Paul Atanga Nji tient régulièrement des conférences de presse, sans égard pour le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, pourtant porte-parole du gouvernement.

Ce n’est cependant pas la première fois que la solidarité gouvernementale de l’équipe Dion Ngute est mise à rude épreuve.

En mars dernier, c’est deux ministres d’Etat qui affichaient leur différend au sujet des chantiers de la Coupe d’Afrique des nations (Can) dans la ville de Garoua. Dans une correspondance, le ministre d’Etat, Secrétaire général à la présidence de la République (Sgpr) Ferdinand Ngoh Ngoh, instruisait au ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs (Mintoul), Bello Bouba Maigari; le versement de plus d’un milliard FCFA à l’entreprise Prime Potomac pour l’achèvement des chantiers hôteliers de la ville de Garoua.

Le Mintoul va rejeter cette instruction, préférant, en sa qualité de maître d’ouvrage, mener le chantier en régie sous la supervision du gouverneur de la région du Nord.

Toujours au sujet des financements des chantiers de la Can, des journaux se font l’écho de la guéguerre entre le ministre des Finances Louis Paul Motaze et le secrétaire général de la présidence de la République.

Il n’aura donc fallu que quelques mois pour que la recommandation du président Paul Biya quant à la solidarité gouvernementale soit éprouvée par ses ministres.

Le phénomène n’a rien de nouveau; et le président de la République a souvent mis fin aux conflits entre ministres en écartant certains à la faveur d’un remaniement ministériel. C’est dire si le prochain remaniement devrait reclarifier les rôles.

Contentieux pré-électoral : les réactions des acteurs politiques

 Au sortie de l’audience d’examen des recours pré-électoraux, plusieurs acteurs politiques présents ont accepté de s’exprimer sur les décisions prises par le conseil constitutionnel.

Le rejet des 12 recours présentés devant le conseil constitutionnel dans le cadre du contentieux pré-électoral, a suscité des réactions au sein de la classe politique camerounaise concernée par cette audience. Pour les cadres du parti au pouvoir RDPC par exemple, la confirmation de la validation de la candidature de Paul Biya, malgré les trois recours en annulation qui avaient été déposés contre celle-ci, est vue comme un soulagement.

Selon Benoit Ndong Soumhet, le dossier du RDPC était solide. «Les recours ont été tous rejetés parce que le Conseil constitutionnel a bien accompli son office. La plupart de ces recours étaient purement fantaisistes. On a relevé le défaut de qualité, d’intérêt pour agir…c’était fantaisiste. On n’a enregistré aucun recours venant des autres candidats, ce qui montre que le RDPC prend des précautions dans la constitution de ses candidatures», a-t-il affirmé. Des propos que soutient Gregoire Owona, secrétaire général adjoint du RDPC, qui estime que « le droit a été dit ». « Il ne reste plus qu’à préparer la campagne dans la sérénité, en sachant que les choses sont devenues définitives (…) Il y a des tas de choses à faire, je ne vais pas le dévoiler, mais vous voyez bien comment le débat est en train de s’accélérer», ajoute-t-il.

Du coté des candidats recalés cependant, la joie n’était pas au rendez-vous. Dans une publication sur son compte Facebook, Olivier Bile a fustigé la deuxième institution de la République : « Le Conseil constitutionnel que nous avons réclamé depuis des lustres n’est pas digne des ambitions de progrès de notre pays ». Vincent Sosthène Fouda, quant à lui, dénonce un vide juridique qui, de son point de vue, aurait dû faire valider sa candidature malgré l’absence de certaines pièces. «En droit, la coalition de partis politiques n’est pas possible dans notre pays. Nous sommes allés aux élections de 2013 en coalition de partis. Et quand on va en coalition, il faudrait que le Code électoral prévoit quelque chose. Vous allez en coalition, vous avez des élus, mais au final il faudrait que ce soit un parti qui réponde de ses élus là », a-t-il expliqué.

Kum Ane Ihims du Bilingual Yaoundé political party (Biya party) a également contesté la décision du Conseil constitutionnel, argumentant que les décisions prises par cet organe n’étaient pas « digne des juristes qui le composent ».

 

 

 

Présidentielle 2018 : « Nous allons accélérer la préparation de la campagne » (Grégoire Owona)

Le secrétaire général adjoint du RDPC s’est exprimé en marge de l’audience du conseil constitutionnel relative à l’examen des recours pré-électoraux.

Sans tambours ni trompette, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) a poussé un ouf de soulagement après le rejet des recours le concernant, et examinés par le conseil constitutionnel le 17 aout dernier. Par la voix de son secrétaire général adjoint Grégoire Owona, le parti des flammes a exprimé sa satisfaction après le verdict des membres du conseil constitutionnel, un signe que les choses sont désormais définitive selon celui-ci.

« Au Rdpc, les requêtes qui étaient contre nous ont été toutes rejetées. Je crois que le droit a été dit et nous allons maintenant préparer la campagne dans la sérénité, en sachant que les choses sont devenues définitives« , a affirmé Grégoire Owona. Le ministre du Travail et de la prévoyance sociale a également révélé l’état de préparation de son parti, annonçant une accélération des préparatifs de la campagne. « Il y a des tas de choses à faire, je ne vais pas le dévoiler, mais vous voyez bien comment le débat est en train de s’accélérer« , a-t-il ajouté.

Pour le confirmer, le secrétaire général du Rdpc Jean Nkuété a rencontré le bureau national de la branche des jeunes du parti Ojrdpc ce lundi 20 août 2018. C’était à l’occasion d’une réunion de concertation à laquelle a notamment pris part le ministre de la Jeunesse Mounouna Foutsou, et celui des Sports Pierre Ismael Bidoung Mkpatt.

Alors que le candidat du parti des flammes, le président sortant Paul Biya poursuit son séjour privé en Europe, la machine politique du Rdpc, elle, s’active sur le terrain. Objectif affiché, une sixième victoire pour Paul Biya au soir du 7 octobre prochain.

 

Le personnel camerounais de l’ambassade de France reçoit des médailles du travail

La cérémonie y relative s’est déroulée ce 24 mai à la résidence de France située au quartier Olezoa à Yaoundé.

L’ambassade de France au Cameroun a célébré le jeudi 24 mai dernier ses agents les plus méritants, à travers une remise de médailles d’honneur du travail à 16 membres de son personnel camerounais. M. Grégoire Owona, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, et M. Naseri Paul Bea, gouverneur de la région du Centre, ont procédé à cette remise de médailles d’honneur du Travail, aux côtés de l’ambassadeur de France au Cameroun, M. Gilles Thibault.

Les récipiendaires étaient accompagnés des membres de leurs familles, des proches, ainsi que des collègues. Lors de son discours, l’ambassadeur de France a félicité les 16 agents honorés en exprimant la reconnaissance de la France pour leurs années de travail, plus de 20 pour les plus anciens, qui ont contribué au bon fonctionnement des services de l’Ambassade et au développement des relations franco-camerounaises.

Avant lui, le représentant du personnel a manifesté la joie qui anime le personnel en ce jour de célébration. Il salué le dialogue social caractérisé par la paix qui règne au sein de l’organisation, avant de plaider pour la modification du statut des employés locaux. « Un chantier engagé il y a dix ans« , confie-t-il. Interrogé sur le sujet, l’ambassadeur a rassuré que le projet avançait normalement, et a expliqué que les lenteurs observées était dues au fait que le dossier passe par trois administrations dans deux pays différents. Il s’agit de l’ambassade elle-même, du ministère camerounais du Travail et enfin du ministère français des Affaires étrangères.

Le ministre Grégoire Owona et le gouverneur ont tous les deux procédé à la remise des médailles. Parmi les 16 lauréats, deux ont reçu des médailles en vermeille, 11 en ont reçu deux chacun (vermeille et argent), et trois ont reçu des médailles en or. La cérémonie s’est achevée par un cocktail offert par l’ambassade à tous ses convives.

Cameroun : Grégoire Owona au congrès du SDF

Le secrétaire général adjoint du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) est à Bamenda, invité à la convention élective du parti de John Fru Ndi.

Le secrétaire général adjoint du RDPC est à Bamenda. Après avoir déposé les dix listes de son parti pour les sénatoriales 2018 au siège d’Elecam à Yaoundé, Grégoire Owona a pris le chemin de la capitale régionale de la région du Nord-Ouest.

Accompagné d’une délégation, il a été reçu au Palais des congrès de Bamenda ce vendredi 23 février, en sa qualité d’émissaire et représentant du RDPC, parti au pouvoir, que le SDF tente de renverser par la voie des urnes depuis 1992.

Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale avait déjà pris part au congrès du SDF en 2012, lorsque le parti préparait sa participation à la présidentielle de la même année.

 

Obsèques de Mgr Bala : Tristesse et consternation lors de la mise en bière

La levée de corps de l’évêque de Bafia a eu lieu ce mercredi 02 août à l’hôpital général de Yaoundé.

09h15. Hôpital général de Yaoundé. Une dizaine de policiers scrute et filtre les entrées. « Les personnalités administratives d’abord ! Après nous verrons comment faire passer les autres ». C’est la consigne. Un officier police se charge de le rappeler à son collègue.

Les accès sont filtrés. Même les proches du défunt et les journalistes ne peuvent entrer comme bon leur semble. Ils doivent supplier ou alors contourner le dispositif sécuritaire pour accéder à la salle où se tient la mise en bière.

Tout près de la barrière de sécurité érigée par les policiers, à l‘entrée des lieux, deux sexagénaires, des parentes du disparu, fondent en larmes. Avec leurs cris, elles disent leur détresse en langue Béti. Ces hurlements vont briser le silence qui régnait jusqu’ici ! L’atmosphère s’alourdit. Au même moment, dans la foule, certains baissent la tête. Les gens ne se regardent plus, la tristesse règne.

9h22 minutes, le bal des officiels commence. En cortèges, les membres du gouvernement, les autorités religieuses vont se succéder. On verra arriver tour à tour le ministre du Travail, Grégoire Owona ; celui de la Santé André Mama Fouda ; le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, le ministre de la Justice, Laurent Esso, par ailleurs représentant du chef de l’Etat. Ce dernier a d’ailleurs envoyé une gerbe sur laquelle est inscrite « Monsieur le président de la république et madame Biya ».

Monseigneur Samuel Kleda, archevêque de Douala, par ailleurs président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, est arrivé lui aussi. Plusieurs autres évêques et ministres sont dans la salle depuis quelques heures déjà, nous indiquera un membre du protocole.

Haie d’honneur en hommage au défunt
La cérémonie de mise en bière va finalement commencer à 10 h précises. Elle sera constituée d’une messe de 30 minutes. A l’issue de l’office religieux, le représentant du chef de l’Etat, Laurent Esso, ainsi que les ministres et autorités présentes, vont sortir de la salle pour former une haie, en hommage au défunt.

Des clichés de tristesse se succèdent. Des évêques et prêtres sont en larmes. Mgr Victor Tonye Bakot, ancien archevêque de Yaoundé, n’a pas de mot. A un journaliste teigneux, le prélat confiera sur un ton posé : « Mon fils je ne peux rien dire, je ne peux pas parler ».

A côté, plusieurs ministres regagnent leurs véhicules sans aucune déclaration. Certains, comme Laurent Serge Etoundi, diront leur tristesse du moment devant les caméras.

Le cortège funèbre a ensuite pris la direction de la Cathédrale de Yaoundé, où une messe a été dite en hommage à l’évêque décédé.