Cameroun : la police nationale ouvre un centre d’enrôlement des passeports à Douala

Le Délégué général à la sûreté nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguele, a inauguré le 29 septembre à Douala, un nouveau centre d’enrôlement des passeports.

Les voyageurs de la région du Littoral peuvent pousser un ouf de soulagement. Finir le calvaire pour l’obtention d’un passeport. Après la capitale Yaoundé, Douala a son centre d’enrôlement des passeports. L’infrastructure a été inaugurée ce jour au cours d’une cérémonie présidée par le DGSN, Martin Mbarga Nguelé. Fonctionnel depuis des mois, ce centre d’enrôlement se situe au quartier administratif à Bonanjo, précisément dans l’enceinte du Groupement mobile d’intervention (GMI 2). Il a une capacité d’accueil de 650 usagers par jour pour 16 postes de travail, apprend-on.

Ce centre est inauguré deux ans après celui de Yaoundé. En effet, c’est en juillet 2021 que la police nationale a ouvert un centre d’enrôlement des passeports à Yaoundé. Dotée d’une technologie récente en la matière, l’infrastructure a pour but d’accélérer la délivrance des passeports. Les délais sont ainsi passés de plusieurs semaines à 48h. Le centre de Douala participe de la même politique et vise également à désengorger celui de Yaoundé.

Au cours de la cérémonie officielle de ce jour, le DGSN a annoncé que la délivrance rapide de la Carte nationale d’identité est à l’étude. « Les problèmes de Cartes nationales d’identités seront un lointain souvenir pour les Camerounais dans quelques jours. Les Camerounais pourront avoir les cartes en 48h de la même façon que nous avons réglé les soucis de passeports », a-t-il fait savoir.

La CNI sera délivrée en moins de 48 heures à partir du jour et de l’heure d’enrôlement. Dans les tous prochains mois, un partenaire va construire trois centres autonomes de production de la CNI à Yaoundé, Douala et Garoua. Des centres modernes d’enrôlement seront également construits avec un minimum de 15 postes d’enrôlement dans chaque chef-lieu de région.

Le nombre de postes d’identification va passer de 280 à 543. Plus de 700 kits fixes et 300 kits mobiles seront installés dans les postes d’identification. Le DGSN a aussi indiqué qu’un Comité interministériel est à pied d’œuvre pour trouver une solution définitive aux problèmes de double et de fausse identité que rencontrent de nombreux compatriotes, avant le lancement du nouveau système de délivrance des CNI.

Cameroun-Burundi : André Onana confirme son retour en sélection nationale

Le portier de Manchester United et des Lions indomptables vient de s’exprimer via un communiqué pour confirmer son retour en sélection tout en remerciant le peuple camerounais.

Dans un communiqué qu’il vient de rendre public ce 04 septembre 2023, le portier camerounais  de Manchester United, André Onana confirme son retour en sélection. D’entrée de jeu, il regrette l’épisode du Qatar, sa mise à l’écart en pleine phase finale du Mondial qatari, qui l’a contraint à prendre sa retraite internationale, le vendredi 23 décembre 2022. “Dans le monde du football, tout comme dans la vie, des moments déterminants surviennent, exigeant des choix cruciaux. Ces derniers mois, j’ai été confronté à des épreuves marquées par l’injustice et la manipulation. Pourtant, mon amour et mon attachement inébranlables envers ma patrie, le Cameroun, demeurent intacts.”, introduit-il.

L’ancien pensionnaire de la Fundesport, cher à Samuel Eto’o (27 ans, 34 sélections), réaffirme son engagement envers le Cameroun qu’il représente avec fierté. “Mon désir de représenter mon pays n’a jamais fléchi depuis ma jeunesse, et cette aspiration demeure une part indissociable de mon identité. Rien ni personne ne saurait ébranler cette conviction. Je réponds à l’appel de ma nation avec une certitude inébranlable, conscient que mon retour ne vise pas seulement à honorer mon rêve, mais également à répondre à l’attente et au soutien des camerounais, qui mérite une équipe nationale déterminée à briller“, écrit le portier de Manchester dans cette sortie.

Abus de pouvoir

Il ajoute, taclant les dirigeants actuels de la Fédération camerounaise de football: “Face à la manipulation, au mensonge et à l’abus de pouvoir, je choisis de demeurer fidèle à mon idéal, en représentant avec fierté un pays qui mérite notre engagement sincère. C’est le moment de nous unir, d’œuvrer en harmonie pour notre bien commun: le Cameroun.”

Le finaliste de la dernière Ligue des Champions de l’UEFA avec l’Inter Milan  tient  à saluer le gouvernement qui œuvre de façon discrète et acharnée à l’édification d’un Cameroun meilleur et pour tous“. Sa reconnaissance va aussi et surtout à l’endroit du peuple camerounais dont  le soutien l’a marqué depuis les fâcheux événements  du Qatar. “Mes plus grandes pensées vont à l’endroit du peuple camerounais à qui je dis infiniment merci pour son soutien et que j’ai hâte de retrouver“, a-t-il indiqué.

Et de conclure: « Le temps, infaillible juge de toutes choses, finira par nous éclairer et révéler la justesse de nos actions. Mon engagement envers le Cameroun reste indéfectible, et je suis déterminé à jouer mon rôle pour le voir prospérer (…) Alors rendez-vous le 12 septembre prochain à Garoua pour notre qualification à la prochaine Coupe d’Afrique des nations de football».

Le Cameroun entre dans un long week-end de jours fériés

Du fait de la fête de l’Ascension qui se célèbre ce 18 mai et de la fête nationale samedi 20 mai, les travailleurs camerounais ne reprendront le service que le lundi 22 mai 2023.

Explication. Conformément à la législation régissant les fêtes légales au Cameroun, le pays de Paul Biya s’apprête à vivre trois jours fériés. La fête de l’Ascension se célébrant ce jeudi 18 mai et la fête de l’Unité nationale étant fixée au 20 mai, la journée du vendredi 19 mai étant intercalée entre deux jours de fête, peut être déclarée fériée.

En rappel, l’Ascension est une fête chrétienne   célébrée le quarantième jour après Pâques. Elle marque la dernière rencontre de Jésus   avec ses disciples après sa résurrection   et son élévation au ciel. Elle exprime un nouveau mode de présence du Christ, qui n’est plus visible dans le monde terrestre, mais demeure présent   dans les sacrements.

Elle annonce également la venue du Saint-Esprit   dix jours plus tard et la formation de l’Eglise à l’occasion de la fête de la Pentecôte. Elle préfigure enfin pour les chrétiens la vie éternelle. Le jeudi de l’Ascension est jour férié dans plusieurs pays du monde. Pour les catholiques et les protestants, en 2023, l’Ascension est le jeudi 18 mai et aura lieu le 9 mai en 2024.

Une vue de la tribune officielle à la place des fêtes à Yaoundé

Quant à la fête nationale, elle sera rendue cette année à la 51ème édition. La Fête nationale du Cameroun appelée aussi fête de l`unité est fêtée tous les 20 mai. Cette date marque la naissance de la République unie du Cameroun et la fin du système fédéraliste. A en croire la CRTV, les préparatifs vont bon train sur l’ensemble de territoire camerounais. Yaoundé, siège des institutions a d’ailleurs vécu ce mercredi 17 mai, la répétition générale au défilé, devant des membres du gouvernement.

Adrien Tagakou Kamm : je rêve jouer en équipe nationale de football du Cameroun

Dans cet entretien exclusif, le jeune footballeur Germano-camerounais, joint au téléphone, affiche ses ambitions avec son club de Fortuna Cologne et le Cameroun.

Adrien Tagakou Kamm, vous êtes peu connu du public sportif camerounais. Pouvez-vous vous présenter.

Je m‘appelle Adrien Tagakou Kamm, jeune footballeur Germano-camerounais, âgé de 17 ans et je vis en Allemagne.  Ma maman est camerounaise et mon papa est allemand. J’étudie à l’université de Cologne. J’évolue en ce moment dans l’équipe junior de Fortuna Cologne. Je suis un joueur habile qui aime barrer et dribbler. Gaucher naturel, je joue sur tous les postes de couloir.

Quels sont vos rapports avec le Cameroun ?

Ma famille camerounaise est très grande et je vais très souvent au pays avec mes parents. J’aime bien le sens de la famille camerounaise, sans oublier la culture et la bonne nourriture camerounaise. Lorsque nous sommes au bled, toute la famille se rencontre presque chaque soir chez mon grand-père  à Yaoundé et c’est presque la fête tous les jours. Je me sens chez moi au Cameroun.

Est ce qu’il vous arrive de regarder les matchs des Lions indomptables ? Si oui, que ressentez-vous pendant ce moment-là?

 Oui je regarde généralement les matchs des Lions pendant la Can ou la Coupe du monde. Je suis un fervent supporteur des Lions indomptables.  Bien que nous n’ayons pas pu nous qualifier pour les huitièmes de finale  du mondial Qatari, j’ai été très fier de notre match face au Brésil.

Quels sont vos objectifs en tant que footballeur ?

Mes principaux objectifs sont simplement de jouer le plus de matchs possible pour continuer à progresser jusqu’à l’équipe première. D’aider mon équipe en marquant de buts et surtout de bien jouer à chaque match. J’aimerais jouer dans l’un des cinq grands championnats d’Europe (Angleterre, Espagne, Allemagne, Italie, France, Ndlr) et souhaite faire partie de l’équipe nationale du Cameroun. C’est un rêve. Ce sera un grand plaisir pour moi et ma famille de défendre les couleurs du Cameroun à travers les Lions indomptables, quel que soit la catégorie, et bien entendu remporter des grandes compétitions internationales.

Avez-vous des modèles comme footballeurs? Si oui, lesquels ?

Je n’ai concrètement pas de modèle vraiment précis, mais il y’a Samuel Etoo qui m’a beaucoup fasciné et quelques joueurs comme Kylian Mbappe, Ousmane Dembélé et Nuno Mendes de qui je peux apprendre en regardant leurs techniques. J’aimerais avoir une carrière comme celle d’Eric Maxim Choupo-Moting, qui est germano-camerounais comme moi. Attaquant prolifique du Bayern Munich, il ne peut être qu’une source d’inspiration pour moi.

Lions indomptables du Cameroun : Angbwa Benoit, nouveau coordonnateur

Bill Tchato a été viré de son poste de coordonnateur des sélections nationales de football du Cameroun ce mardi 12 juillet 2022.

La décision a été prise par Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). En remplacement de son ancien coéquipier chez les Lions indomptables, le patron de l’instance faitière nomme un autre ancien joueur. Il s’agit de Benoît Angbwa, 40 ans. L’ex-latéral droit a été le coéquipier de Samuel Eto’o à l’Anzhi Makhachkala entre 2011 et 2012.

Formé à l’Ecole de football des Brasseries du Cameroun, alors qu’il était passionné de tennis, il choisira de faire carrière dans le football. Une fois arrivé en Europe, il passe par l’équipe amateur de Montpellier et Lille lors de la saison 2000-2001.

De retour prêt de Lille, il n’est plus rémunéré par son club d’origine, le Nacional Montevideo, ce qui lui permet, après une longue bataille juridique, de se libérer de son contrat (décembre 2005). Entre temps, il a découvert l’équipe nationale des U23. Mais, sa génération ne parviendra pas à se qualifier pour les Jeux Olympique d’Athènes 2004. Après, Il signe en janvier 2006 au Krylia Sovetov, où il reste jusqu’au  31 décembre 2007.

Une fois son contrat arrivé à échéance, il s’engage en 2008 et signe pour quatre saisons au Saturn Ramenskoye  avec des ambitions : « jouer les trois premiers et si possible la première place en championnat ».

Finalement, début 2011, il s’engage avec le FK Anji Makhatchkata. Un club ambitieux du Daghestan   où il est très vite rejoint par le Brésilien Roberto Carlos   et Samuel Eto’o. Les deux hommes qui se côtoient régulièrement en équipe fanion du Cameroun vont se lier d’amitié. Eto’o apprécié chez son compatriote sa rigueur, sa discrétion et sa vie très pieuse. Dirigeant très souvent les séances de prière dans la tanière, Angbwa Benoit est surnommé «Pasto»

Pour la saison 2019-2020 il a rejoint le Foot Féminin Douaisis comme entraîneur des prometteurs U18. Il apporte également son expérience dans le projet sportif et conseille l’ensemble des coachs . C’est de cette dernière fonction que son ami Samuel Eto’o est allé le cherche pour donner un souffle nouveau dans le travail de coordination des sélections nationales de football du Cameroun, au détriment de Bill Tchato, qui rebondira certainement ailleurs.

 

 

 

Haltérophilie : Mouvement d’humeur des athlètes de l’équipe nationale

Ils revendiquent le non payement par les pouvoirs publics de leurs primes issues du dernier championnat d’Afrique

Une trentaine d’haltérophiles ont pris d’assaut les locaux du ministère des Sports et de l’éducation physique le mardi 26 novembre dernier. Conduits dans leur démarche par Désiré Tsanga et Clément Mballa respectivement entraineur titulaire et adjoint de l’équipe nationale d’haltérophilie, lls revendiquent leur prime relative à leur brillante participation au dernier championnat d’Afrique à Casablanca au Maroc du 28 octobre et le 5 novembre. Lors de cette compétition, le Cameroun a remporté 25 médailles dont sep en or. Au départ des jeux, une prime avait été promise à l’équipe nationale d’haltérophilie. Mais depuis leur retour, les athlètes n’ont pas reçu le moindre radie. Pis encore aucune explication ne leur a été donnée.

Nous demandons à notre fédération et à nos dirigeants du ministère des Sports de nous donner nos primes. Chaque année c’est la même chose. Mais cette fois-ci nous sommes décidés à percevoir nos primes. Depuis notre retour du Maroc il y a trois semaines, rien n’a été fait alors qu’au cours de ce championnat d’Afrique nous avons glané beaucoup de médailles. Nous sommes surpris qu’avec toutes ces médailles, on ne pense même pas à nous récompenser, a régit un athlète sous anonymat. Ces athlètes qui sont des habitués de ce genre de situation, revendiquent entre autres les primes de stage, les primes de qualification et les primes de médailles. Au Maroc les Camerounais ont ramené 25 médailles. Et, selon la charte des sports du Cameroun, il est prévu que les athlètes camerounais doivent empocher une prime de 1 million par médaille d’or, 500 000 Fcfa pour les médailles en argent et 250 000 Fcfa pour les médailles en bronze.
Il nous ont fait savoir qu’il y avait 12 millions à partager entre les 15 athlètes et les deux coachs. Il se peut que cette somme s’est volatilisée, a ajouté l’athlète.

Mais cette somme n’est encore arrivée dans les mains des haltérophiles. Et du coup on accuse. Ça ce passe toujours entre le ministère des Sports et le président de la Fédération. Je le dis en tant que encadreur d’un club. J’entraine des athlètes qui ont eu des médailles. J’ai même ma fille parmi qui depuis 2008, après le championnat d’Afrique juniors à Kampala, n’a jamais reçu un radie en guise d’encouragement. On nous dit toujours qu’il n’y a pas d’argent alors que nous avons gagné les médailles. Qu’on essaie de faire quelque chose pour nous. Au niveau de la fédération notre président nous a pris en contre et est allé se refugier chez lui se plaint Fidèle Wafo, encadreur et membre du conseil d’administration. Ce dernier pointe ainsi du doigt le ministère des Sports et surtout le président de la fédération camerounaise d’haltérophilie, Boukar Tikiri. Selon certaines informations, Boukar Tikiri aurait déjà déchargé cette somme de 12 millions de francs Cfa. Joint au téléphone, le président de la fédération dit n’avoir pas décaissé cet argent. Les primes n’ont pas encore été débloquées au niveau du ministère des Sports. Si j’avais débloqué ces primes, j’aurai payé les enfants, a réagit Boukar Tikiri qui se trouve actuellement chez lui dans le nord. Au moment où nous mettions cet article en ligne, les athlètes annonçaient une autre manifestation ce vendredi 29 novembre


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Assemblée Nationale du Cameroun: Cavaye Yeguie Djibril rempile au perchoir

Il a été élu comme président de la chambre basse par 150 voix sur 173 et avec 23 bulletins nuls

Une fois de plus, Cavaye Yeguie Djibril va présider la chambre des représentants. Il a été reconduit à son poste au terme d’une élection du bureau de la Chambre basse intervenue ce lundi 4 novembre. En place depuis mars 1992, il venait d’être réinvesti quelques heures plus tôt par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir). Cavaye a été reconduit par 150 voix sur 173, au cours d’une sorte de formalité qui a également enregistré 23 bulletins nuls.

Né à Mada , situé dans le Tokombéré arrondissement de Mayo-Sava, département dans la région de l’Extrême Nord , Cavaye Yeguie est un membre du groupe ethnique Mada . Il a étudié au centre régional d’éducation physique et sportive de 1960 à 1963 et par la suite a travaillé comme enseignant à Maroua . Il a ensuite été nommé inspecteur interministériel de l’Extrême-Nord en 1965, et il est entré à l’Assemblée législative de l’Est du Cameroun en Avril 1970, il est également devenu le chef traditionnel de la Mada en 1971. Suite à la création d’un État unitaire , Cavayé a été élu à l’Assemblée nationale du Cameroun en 1973 et a obtenu le poste de questeur au sein du Bureau de l’Assemblée nationale. En 1975, il a été inclus dans le Comité central de l’Union nationale du Cameroun (CNU) du parti au pouvoir. Après dix ans à l’Assemblée nationale, Cavayé a été élu au poste de second vice-président en 1983. En 1985, lorsque le président Paul Biya a transformé le CNU dans le RDPC, Cavayé a été retenu en tant que membre du Comité central du RDPC. Il a servi en tant que deuxième vice-président de l’Assemblée nationale pendant cinq ans, de quitter le pouvoir législatif à la fin de la législature en 1988 et de devenir la place adjoint préfectoral du Diamaré . Il est retourné à l’Assemblée nationale dans les élections de 1992 et a ensuite été élu président de l’Assemblée nationale. Cavayé a été réélu à l’Assemblée nationale en mai 1997 et a ensuite été réélu pour un second mandat en tant que président de l’Assemblée nationale à la mi-1997. Il rempile cette année 2013 à la tête de la 9e législature.

Cavaye Yeguie Djibril rempile au perchoir
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Célébration: Fête nationale du Cameroun à Riyad, en Arabie Saoudite

C’est le 29 mai dernier que les camerounais de Riyad ont célébré la fête nationale, sous la présidence de l’ambassadeur S.E. M. Iya Tidjani

Les Camerounais de Riyad en Arabie Saoudite ont célébré la fête nationale du Cameroun le 29 mai dernier plusieurs jours après la date initiale en raison des engagements de l’Ambassadeur S.E.M Iya Tidjani et du calendrier des fêtes nationales des autres Missions diplomatiques à Riyad.

La réception s’est tenue à la résidence de l’Ambassadeur du Cameroun. Elle a été ponctuée par l’exécution des hymnes nationaux camerounais et saoudiens, le discours de bienvenue du chef de la Mission, la coupure du gâteau, la visite des stands d’exposition des objets d’art camerounais, l’ouverture du buffet et le show culturel constitué d’un défilé de mode et de danses camerounaises.

L’ambassadeur du Cameroun en Arabie Saoudite, S.E. M. Iya Tidjani et son épouse
Centre de Communication de Riyad)/n

A cette soirée étaient conviés outre la communauté camerounaise, les dignitaires et les opérateurs économiques du Royaume ainsi que les ressortissants des autres pays amis du Cameroun.

Voir plus de photos de la soirée

Décor aux couleurs nationales
Centre de Communication de Riyad)/n

Conseil Constitutionnel au Cameroun: Les modifications adoptées

Sans surprise, les lois de 2004 sur le mandat des membres de cette institution ont été modifiées, finalement sans trop de débats

Le parlement camerounais a adopté les projets de modifications proposés par le gouvernement, sur les lois relatives aux mandats des membres du conseil constitutionnel. Sans surprise, Les débats n’ont pas été longs lors de l’examen de ces projets en plénière à l’Assemblée nationale. Au cours des travaux présidés par Cavaye Yeguié Djibril, les députés, toutes tendances confondues, ont indiqué avoir compris la nécessité de la mise en conformité de ces textes avec la loi fondamentale. Conçu pour organiser le fonctionnement du conseil constitutionnel tel que prévu dans la constitution de 1996, la loi de 2004 devenait anticonstitutionnelle, du fait de la révision constitutionnelle intervenue en 2008. Les modifications ont donné lieu à un gros débat au sein de l’opinion. Débat qui s’est vite tassé parce que jugé par beaucoup inapproprié. En 2008, la révision constitutionnelle porte le mandat des membres du conseil constitutionnel à 6 ans éventuellement renouvelable, contre 9 ans non renouvelable dans la constitution de 1996. En 2004, la loi d’application de la disposition constitutionnelle reprenait ce principe et il était donc logique qu’on la modifie pour la ramener à 6 ans en respect de la nouvelle constitution. La logique s’arrête avec la question du mandat des membres du Conseil. Certains points de relecture de la loi ont aussi fait l’objet d’amendements.

Au-delà du consensus qui semble se dégager, la loi sur le mandat des membres du conseil constitutionnel autant que la constitution qui l’inspire sont controversées par les conséquences qu’elles entraînent. Une des premières conséquences est la fragilisation du conseil. Des experts continuent de dire que fixer le mandat de ses membres en dessous de celui du président de la république les placent en difficulté. « Un président qui veut obtenir un conseil favorable, n’a qu’à changer ses membres un an avant les élections, puisque son mandat est de 7 ans, et il est sûr que l’institution tranchera à sa faveur. Une autre modification apportée et qui pose problème c’est le fait qu’un membre du conseil peut être exclu par ses pairs, s’ils le reconnaissent coupable d’une divergence d’opinion. Jean Jacques Ekindi, parlementaire et président du mouvement populaire, estime que c’est une situation extrêmement grave, car elle donne à la majorité RDPC qui se dessine au sein du conseil, la possibilité de sanctionner les autres pour divergence d’opinion. Au final le gros défi sera celui de voir appliquer la loi sur ce conseil. Rien n’indique sa mise en place imminente. Au gouvernement on se dit satisfait, mais au final, l’application de la loi 2012 révisant la loi de 2004 risque d’attendre des années avant de se voir appliquée.

Parlement camerounais

Fête nationale: Le Cameroun a célébré ses quarante ans d’unité

Dans la capitale, la célébration a été marquée par les activités traditionnelles de défilé, réceptions et feu d’artifices. Malgré le boycott de quelques partis d’opposition

Tradition respectée.
Le Cameroun célébrait le 20 mai 2012 le quarantième anniversaire de son unification. Une ultime cérémonie qui clôturait une semaine débutée dans la localité de Bakassi reconquise en 2002 après des années de désaccord avec le Nigéria voisin, et celle Darak à l’extrême nord du pays aux confins du Lac Tchad. Le thème de la célébration cette année a mis en avant le rôle de l’armée dans la consolidation de l’unité du pays, et celui qu’il pourrait continuer à jouer dans ce sens. Les autorités ont choisi : « Armée camerounaise au service d’une nation forte, prospère et résolument tournée vers l’émergence, dans un climat de paix et d’unité ». Comme il est de tradition, les célébrations ont débuté par le défilé militaire. Pour les curieux de Yaoundé qui ont fait le déplacement du boulevard du 20 mai, ils ont pu voir à nouveau l’appareil des forces armées et de police en marche. Un passage militaire qui aura eu deux principales attractions, le défilé des forces armées congolaises et le passage du BIR Delta (bataillon d’intervention rapide) et son équipement d’intervention. Après les militaires, les civils ont pris le relais avec pour la première fois le défilé des députés juniors, une version non effective du parlement et qui regroupe parfois des jeunes dans le rôle de représentant des populations. Le moment attendu aura été celui des partis politiques. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais au pouvoir n’a pas manqué au rendez-vous. Ils a été accompagné par des parties proches du pouvoir, à l’instar de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) de Maïgari Bello Bouba, formation politique représentée à l’Assemblée Nationale, l’Union des Populations du Cameroun (UPC), le Front National pour le Salut du Cameroun (FNSC) du ministre Issa Tchiroma, l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès (ANDP) du Ministre Hamadou Moustapha et le Mouvement pour la Défense de la République (MDR).

. Mais absence de la première dame et boycott de l’opposition
La célébration pour certains s’est achevée dans les quartiers où les uns et les autres ont pu se retrouver autour d’un verre retrouvant parfois aussi, ceux qui n’ont pas fait le déplacement du boulevard pour regarder le défilé à la télévision. Comme chaque année, une réception était organisée au palais présidentiel. Dans la soirée, les feux d’artifice ont fait leur entrée en scène. Trente minutes durant, de nombreuses personnes proches du boulevard ont pu voir le spectacle du ciel illuminé. Tout aura donc été presque parfait à l’exception de grosses absences. La première, l’épouse du chef de l’Etat n’aura été aperçue durant cette célébration. Madame Chantal Biya a été annoncée, mais n’a finalement été vue ni à la place du défilé, ni à la réception, alimentant de nombreuses conversations avec à la clé plusieurs commentaires difficile à confirmer. Autre absence, celle – là prévisible, celle des partis politiques signataires de l’accord de Foumban. « Nous ne serons pas là, le parti au pouvoir sera tout seul avec quelques micro-partis qui sont à sa solde. C’est très symbolique, nous pensons qu’aujourd’hui l’unité nationale n’existe plus que sur papier. Nous pensons que l’heure est grave et l’heure n’est pas à la fête », déclarait déjà Josuah Osih le vice-président du Social Democratic Front (SDF) sur les ondes de RFI dans la matinée du jour de la fête. 7 autres partis ont suivi le même mot d’ordre. Donc l’UDC d’Adamou Ndam Njoya, le CPP de Kah Walla, et d’autres partis qui disent protester contre une unité factice au Cameroun. Proche du parti au pouvoir, on déplore une attitude à deux vitesses : « Lorsqu’il faut jouir des avantages du pays comme le salaire de député, certains n’hésitent pas à revendiquer leurs droits de camerounais, mais quand il faut remplir son obligation de citoyens, on trouve à redire, comme si le 20 mai on célébrait la fête de Paul Biya, je trouve que ce n’est pas juste », a commenté Messanga Nyamdi, professeur de droit et militant du RDPC. Ce boycott et l’absence de la première dame risquent d’alimenter toutes les chroniques dans la semaine, avec ses vérités et contre-vérités.

Quelques images du défilé
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Sûreté nationale: La délégation régionale de l’Adamaoua s’enrichit en matériel roulant

5 nouveaux véhicules flambant neufs ont officiellement été remis par le gouverneur de l’Adamaoua ce dimanche 25 septembre 2011

C’est ce dimanche 25 septembre 2011 qu’a eu lieu aux environs de quatorze heures à la place des fêtes de Ngaoundéré, la cérémonie de réception solennelle de la dotation en matériel roulant de la délégation régionale de la sûreté nationale pour l’Adamaoua. Présidée par le gouverneur de la région de l’Adamaoua, la cérémonie qui a attiré une foule nombreuse de curieux avait l’air d’un grand meeting populaire, surtout en cette période de campagne électorale. L’on se souvient qu’en octobre 2010, le Délégué général à la sûreté nationale (DGSN) qui effectuait une tournée dans la région de l’Adamaoua, avait saisi cette occasion pour enregistrer les doléances de la police locale. Cette dotation en matériel roulant qui arrive à point nommé, vient insuffler une dynamique nouvelle aux forces de police qui seront désormais plus mobiles et plus efficaces sur le terrain afin d’assurer ses missions régaliennes de protection des personnes et des biens.

Au total, 15 véhicules flambant neufs ont été alloués à la région de l’Adamaoua, soit 13 pick-up double cabine 4X4 de marque Toyota Hilux et deux cars Hiace police secours. Sur les 15 véhicules alloués à l’ensemble de la région de l’Adamaoua, 13 ont été réceptionnés et présentés au public. Manquent encore à l’appel, deux (2) pick-up double cabine 4X4 dont le délégué régional à la sûreté national pour l’Adamaoua, Ferdinand Ondoua Billé a rassuré qu’ils ne tarderont pas à arriver. La répartition de cette dotation se présente comme suit: 2 pick-up pour le département du Mbéré; 1 pick-up pour le département du Faro et Déo; 1 pick-up pour le département du Djerem et 4 pick-up pour le département du Mayo-Banyo. Le gros lot revient au département de la Vina qui a reçu 4 pick-up tout terrain et deux cars Hiace, police secours. Dans son discours de circonstance, le gouverneur de l’Adamaoua, Enow Abrams Egbe s’est félicité du travail jusque là abattu par la police locale, malgré la modicité des moyens. Il a ensuite tenu à exprimer la gratitude des populations au chef de l’Etat avant de mettre en garde les éventuels fauteurs de trouble en cette période électorale. Les fauteurs de trouble, les agitateurs du chaos sont avertis, le désordre ne passera pas par la région de l’Adamaoua, a-t-il martelé, avant d’appeler à la vigilance des forces du maintien de l’ordre. Je vous engage à éradiquer l’insécurité dans notre région. Vivement que tout ce matériel soit effectivement utilisé, comme le dit si bien le slogan de la police nationale, «au service de tous et de chacun».

Enow Abrams Egbe, Gouverneur de l’Adamaoua procède à l’arrosage des véhicules réceptionnés
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20 mai 2011: le Chef de l’Etat camerounais a présidé la grande parade militaire et civile à Yaoundé

Le défilé militaire et civil aura duré 3 heures 30

Le Président de la République, S.E. Paul BIYA a présidé ce vendredi, 20 mai 2011 à Yaoundé, siège des institutions nationales, les festivités de la Fête Nationale. Des manifestations grandioses marquées par la parade militaire et le défilé civil des élèves du primaire, du secondaire, des étudiants des universités d’Etat et institutions privées universitaires, ainsi que des militants de 27 formations politiques. Un moment de célébration symbolique des vertus de l’unité, de la paix et de la stabilité du Cameroun.

3 heures 30 minutes d’horloge. C’est le temps qu’aura duré le grand défilé militaire et civil marquant la célébration de la Fête Nationale du Cameroun ou Fête de l’Unité ce vendredi, 20 mai 2011 au Boulevard du 20 mai à Yaoundé. Des manifestations présidées de bout en bout par le Président de la République Paul BIYA, avec à ses côtés la Première Dame du Cameroun, Madame Chantal BIYA ; en présence des représentants des grands corps de l’Etat, des membres du corps diplomatique accrédité à Yaoundé, de divers invités et d’une foule nombreuse. Comme à l’accoutumée, la parade militaire placée cette année sous le commandement du Général de Brigade Hippolyte EBAKA, a donné à voir et à apprécier le sens de la discipline, de l’engagement, de l’honneur et de la fidélité aux institutions de la République de nos forces de défense et de police, ainsi que d’autres forces paramilitaires telles que la douane ou l’administration pénitentiaire. Elle a donné lieu à une communion symbolique intense entre le Peuple et son Armée, soudés autour des valeurs d’unité, de paix et de stabilité, garantes du développement socio-économique et de la prospérité du Cameroun. En effet, la Fête Nationale du 20 mai se célèbre cette année sous le thème : « Armée camerounaise, creuset de l’Unité Nationale, socle des Institutions stables et démocratiques, garante du développement socio-économique». En tout cas, les Camerounais et le premier d’entre eux, le Chef de l’Etat, Chef des Armées, S.E. Paul BIYA, et les amis du Cameroun ont su une fois encore apprécier le savoir-faire et le savoir-être des éléments de nos forces de défense.

Le Président du Cameroun et son épouse ce 20 mai 2011 à Yaoundé
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Le défilé civil quant à lui a donné lieu aux passages d’ensembles dynamiques accompagnés de symboles et de messages profonds. Les jeunes du primaire et du secondaire et les étudiants à travers des chants patriotiques, des pancartes, des banderoles et des gestes ont exprimé leur patriotisme et magnifié leur attachement à l’unité et la paix si chères aux Camerounais. « Jeunesse célébrons la paix » ; « Notre grand Cameroun », pouvait-on, par exemple, entendre chanter les milliers d’écoliers issus des établissements primaires des sept arrondissements que compte la capitale camerounaise qui ont déferlé au Boulevard du 20 mai. Tout cela sous les acclamations du Chef de l’Etat.

Quant aux partis politiques, ils ont témoigné par leur grand nombre, le dynamisme de la démocratie camerounaise qui s’enracine chaque jour grâce à l’engagement personnel du Chef de l’Etat et leur profond attachement aux valeurs d’unité et de paix. 27 formations politiques des plus connus au moins connus ont ainsi aligné des carrés de militants qui ont défilé fièrement devant les tribunes. Parmi eux, on peut citer, le Social Democratic Front (SDF), l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), le Mouvement Progressiste (MP), l’Union des Populations du Cameroun (UPC), le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, qui a fait une véritable démonstration de sa vitalité en tant que parti populaire et le mieux implanté dans le pays. En cette année électorale au Cameroun, l’occasion était certainement belle pour les 27 formations politiques de frapper les esprits.

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Indépendance – Réunification – Unification: Un point sur l’histoire du Cameroun

La fête nationale est célébrée le 20 mai, jour de la réunification du Cameroun francophone avec le Cameroun anglophone

Le Cameroun politique avant les indépendances
Contrairement à de nombreux pays en Afrique, le Cameroun n’a pas officiellement été la colonie d’une puissance occidentale. Dans les années 1860-1870, les Français et les Allemands commencent à s’intéresser au Cameroun. Le gouvernement allemand envoi Gustav Nachtigal négocier la mise sous tutelle allemande du Cameroun avec les chefs Dualas. Deux traités en ce sens sont signés avec des chefs de l’estuaire du Wouri appelée « Cameroon River » par les Britanniques. Ce sont les traités germano-Douala. Le premier de ces traités qui date du 12 juillet 1884 marque la naissance internationale du Kamerun comme entité moderne. Après la deuxième Guerre mondiale et la défaite allemande, la Société des Nations (SDN) et l’ONU son successeur (après l’échec de la SDN) changent le statut du Kamerun qui, de protectorat, est placé sous tutelle de la France et de la Grande Bretagne. C’est la partie française qui connaitra le plus de difficultés, celles que les gouvernements français successifs choisissent de taire encore aujourd’hui.

Une indépendance donnée aux fidèles
Selon la version officielle, la France durant le protectorat d’abord avec la SDN et la tutelle ensuite avec l’ONU a contribué au développement politique et économique du futur Cameroun. Au plan politique, la direction française met à son actif la création des assemblées électives. L’assemblée Représentative du Cameroun (ARCAM) en 1946, qui deviendra Assemblée Territoriale du Cameroun (ATCAM) en 1952, avec des pouvoirs plus étendus. Officiellement aussi, dès les années 1940, les autorités coloniales françaises encouragent la diversification agricole. C’est l’apparition de nouvelles cultures de rentes comme le café dans l’ouest ou le coton dans le nord. L’élevage et l’exploitation du bois prennent une dimension nouvelle grâce aux nouvelles routes. Cette période est aussi celle de l’ouverture de nouvelles écoles tant publiques que privées, dont le Lycée Général Leclerc (1952). Les autorités coloniales commencèrent à envoyer les meilleurs étudiants à Dakar et en France pour suivre des études supérieures. Dans cette version, l’Union des Populations du Cameroun(UPC) de Ruben Um Nyobe est frappé d’interdiction pour trouble à l’ordre public et association avec le communisme. L’UPC prend alors le maquis et Um Nyobe est tué au cours d’un combat. Le 1er janvier 1960, le Cameroun sous tutelle française devenait indépendant et prenait le nom de République du Cameroun.

Exploitation économique
Depuis plusieurs années, de nombreux historiens et autres chercheurs revendiquent un devoir de mémoire. Les jeunes générations camerounaises sont mieux outillées pour parler de la fin de la monarchie en France avec des détails et dates, et totalement ignorants de l’histoire de leur propre pays. Selon de récentes sources historiques, la France, principale puissance d’accompagnement vers l’indépendance a géré le Cameroun plus comme une puissance coloniale que comme un protecteur ou un tuteur. De récentes recherches démontrent que l’exploitation des matières premières camerounaises et la commercialisation de produits transformés étaient au centre des initiatives françaises.

Monument de la réunification, à Yaoundé
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L’accès à certaines ressources stratégiques est resté une priorité de l’État français. Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. Quels sont nos intérêts? Nos intérêts, c’est la libre exploitation du pétrole et du gaz que nous avons découvert ou que nous découvririons, affirmait le général De Gaulle en 1961 dans un discours officiel. Trois points principaux marquent la marche vers l’indépendance au Cameroun, s’aligner sur les positions françaises à l’international, accorder prioritairement les concessions économiques à la France, ne pas être proche du communisme. Pour le dernier, il était difficile pour les camerounais de l’époque vivant sous le mode communautaire, de ne pas être séduit par les idées communistes.

Indépendant mais divisé et dominé
Sur le plan politique, de récentes études et recherches démontrent que contrairement à la version officielle, l’indépendance n’a pas été octroyée au Cameroun. Elle a été obtenue au prix du sang de nombreux nationalistes patriotes. Pendant la période d’avant les indépendances, et même bien longtemps après, la politique française influence considérablement celle de ses colonies. Le tort d’Um Nyobe qui plus tard sera taxé de maquisard est d’avoir voulu implanter au Cameroun une économie de type socialiste. Ce que les jeunes leaders camerounais de l’époque ignorent, c’est que la guerre froide entre communisme et capitalisme implique tellement d’enjeux que les différents protagonistes sont prêts à tuer dans les deux camps. Une ignorance qui va aussi emporter la place d’André Marie Mbida. Dans son processus de conduite du Cameroun vers l’indépendance, des historiens rapportent qu’il s’est refusé à mener une guerre contre le maquis. André marie Mbida d’après cette version se refusait d’accéder à une indépendance dans la discorde. Il sera mis en minorité par son parlement et remplacé par Ahidjo Ahmadou au poste de Premier ministre. C’est dans cette super-domination politique et économique française, que le Cameroun accède à l’indépendance le premier janvier 1960. Aujourd’hui peu de choses restent de ce jour historique. La fête nationale est célébrée le 20 mai, jour de la réunification du Cameroun francophone avec le Cameroun anglophone. Cinquante ans après, les Camerounais ont du mal à célébrer une indépendance dont ils ignorent pour beaucoup, la valeur et l’importance.

Cette année est célébrée le cinquantenaire du pays
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Yaoundé: Les préparatifs du 20 Mai perturbent la circulation

Certains riverains qui n’ont pas pu supporter l’embouteillage sont carrément restés chez eux ce jeudi

Des routes barrées, des files de véhicules stationnés au milieu desquelles se faufilent les motos taximen qui forcent le chemin, des piétons pressés, sans oublier les autres véhicules carrément garés. C’est le spectacle quelque peu désolant qu’ont vécu les populations de Yaoundé dans la matinée de ce mercredi 18 mai. Pour cause, les répétitions générales en prélude à la grande parade du 20 mai, jour de fête nationale du pays. Conséquence, Frank Mbida, un riverain du quartier Efoulan dans l’arrondissement de Yaoundé III, qui se rend tous les jours ouvrables au plus tard à 8h30 à son lieu de service au quartier Bastos, est arrivé ce matin du 18 mai à 10h40mm seulement. Selon ce jeune ingénieur, le retard ne fait pas partir de ses habitudes professionnelles. Mais la matinée de mercredi était particulière: Je suis sorti de chez moi comme d’habitude à 7h40mm. Curieusement, j’ai très vite trouvé le taxi certainement parce que j’ai proposé 600Fcfa au lieu de 500Fcfa comme les autres jours. Le chauffeur de taxi a dans un premier temps voulu passer par le quartier Olézoa qui est le trajet normal. On nous a fait comprendre que c’était impossible. Il tourne et emprunte le chemin du Château. Là bas, les chars et autres dispositifs de l’armée avaient occupé l’axe du quartier Général et du Lycée Leclerc. Impossible alors de continuer. Le chauffeur commence à se mettre dans tous ses états de colère et après des échanges de parole et une dispute avec une passagère, il décide finalement de passer par le quartier Melen. Tellement le bouchon était important et long que le chauffeur a exigé que nous lui donnions la totalité de l’argent que chacun avait proposé avant de descendre de son véhicule, disant qu’il est impossible de travailler dans ces conditions, il s’en va garer son véhicule. Raconte Franck le jeune ingénieur. Finalement, poursuit-il, pour arriver à son lieu de service, il a dû marcher jusqu’à Mvog-Betsi pour trouver d’abord le taxi pour Mokolo, enfin Bastos, sa destination finale. Ce qui m’intrigue et me fait rire en même temps c’est que pendant que je me battais à rallier mon boulot, mon téléphone ne cessait de sonner. C’était mon chef qui ne comprenait pas ce qui m’arrive, pourquoi je suis en retard ce jour là précisément alors que j’avais des rendez importants avec des clients.

Le cas de Frank n’est pas isolé Tous ceux qui avaient l’obligation de traverser le centre-ville hier mercredi étaient obligés soit d’emprunter le taxi par tranche, bien sûr à des prix au delà de la normale, soit d’aller à pied, cette option était la plus sûr d’arriver à destination. Tout ceci sous un soleil accablant. Mais tout le monde n’était pas déterminé comme Frank. Certains riverains n’ont pas supporté ce « supplice ». M. Mpoté, fonctionnaire, après plus d’une heure dans le taxi sans trop progresser de son quartier d’habitation, a décidé de rentrer chez lui : j’étais déjà très en retard alors que je suis sorti à temps de ma maison. Après 11h, qu’est ce que je vais encore aller faire au ministère et pour rentrer à quelle heure encore? Les causes réelles de cet embouteillage sont liés au fait que le rond point de la Poste centrale qui est essentiel pour rallier les axes et quartiers principaux de la vile de Yaoundé, était fermé par des barrages de police pour permettre un meilleur positionnement des troupes concernés par le défilé En plus, cet endroit historique de la ville a subi un relooking de grande cérémonie pour attendre le jour-J.

Pour ce jour de jeudi 19 mai, la majorité des axes routiers sont ouverts, sauf le Boulevard du 20 mai qui accueillera le président de la République, Paul Biya et ses convives. Les véhicules sont obligés de suivre les déviations indiquées. Il faut également noter que le centre-ville tout entier a connu une toilette de grand jour. Mais la traditionnelle retraite aux Flambeaux en soirée perturbera par endroit à nouveau la circulation. Le décor est ainsi planté pour attendre les cérémonies marquant la célébration du 51e anniversaire de l’indépendance du Cameroun, cette Afrique en miniature.


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Microprojets: La grande interrogation sur l’utilisation des fonds remis aux députés

Le président de l’Assemblée nationale Cavaye Yeguie Djibril a instruit que soit rendu compte de la situation de cette dotation

Le président Cavaye Yeguie Djibril de l’assemblée nationale camerounaise a demandé que lui soit rendu compte de l’utilisation faite par les députés, des fonds remis à eux dans le cadre du soutien aux microprojets. Une correspondance datée du 11 mars, portant sur « le rapport d’exécution des microprojets parlementaires 2010 », est ainsi affiché au parlement à Ngoa-Ekellé, et à l’hôtel des députés où descendent la majorité des députés pendant les sessions parlementaires. La note demande aux députés, de bien vouloir déposer les rapports d’exécution des microprojets parlementaires de l’exercice 2010, aux cabinets des questeurs de l’Assemblée nationale au plus tard le mercredi 16 mars 2011. Ces rapports apprend-on aussi, devraient permettre l’engagement des procédures en vue de la mise à disposition des députés de l’enveloppe allouée aux microprojets de l’exercice 2011 et le contrôle de l’exercice 2010. Il est difficile de savoir si la mesure a été suivie par les députés. Les questeurs qui ont la responsabilité d’assurer la récupération de ces rapports se refusent à tout commentaire sur le sujet. Nous ne souhaitons pas discuter des choses qui relèvent de la cuisine interne stricte du parlement ; s’il y a des inquiétudes, nous les réglons dans le cadre de l’assemblée nationale a confié et encore sous le couvert de l’anonymat, un des questeurs rencontrés dans les couloirs de l’assemblée nationale. Il existe très peu de transparence autour de cette question. Un autre député qui a accepté de parler sous couvert de l’anonymat lui aussi, a fait savoir que les attributions des sommes est très souvent automatique, et que le contrôle interne effectué sur leurs affectations relève plus de la routine que d’un véritable audit.

Peu de microprojets financés sont aujourd’hui identifiables
Sur le terrain pourtant, il est difficile de démontrer une utilisation pertinente faite de ces fonds par les parlementaires. Pourtant la question est toujours d’une importance capitale lors du vote de la loi des finances. Interrogés sur les origines de la pratique, un ancien député a fait savoir que l’idée des microprojets était de permettre au député, en tant que représentant du peuple, d’avoir des moyens pour subvenir aux petits besoins de sa population. Il était question qu’il ne soit pas obligé de toujours écrire au gouvernement et attendre que les fonds soient débloqués sur le budget d’investissement public pour résoudre des problèmes conjoncturels qui pourraient survenir. De nombreux observateurs s’interrogent sur la pertinence d’une telle disposition. Même les modérés estiment que le contrôle devrait être plus strict. Il s’agit de l’argent public et il devrait faire l’objet d’un audit aussi rigoureux que toutes les autres affectations d’argent effectuées à base des impôts, a fait savoir un expert en financement public. Pour d’autres observateurs plus radicaux, la mesure ne se justifie pas. La réalisation des microprojets visant à améliorer le sort des populations camerounaises est du ressort du gouvernement. Ce sont des actes qui sont inscrits dans le budget. Le rôle du député est d’étudier et de voter les lois. Lui allouer une certaine somme pour réaliser quelque projet que ce soit pour ses populations c’est en fait lui donner les moyens d’acheter les consciences des pauvres populations, l’autorisation de faire la promotion de son image avec l’argent du contribuable, c’est encourager la corruption, le vol, et la mal gouvernance faisait savoir en décembre 2010 Atangana Nsoe, président du parti Grand Cameroun.

Pour une annulation de la pratique ou tout au moins un contrôle rigoureux
Les députés reçoivent chaque année 8 millions de FCFA pour financer des microprojets. Cela fait 40 millions pour chaque député après chaque législature qui dure cinq années. La mesure disait-on devait permettre aux partis issus de l’opposition d’avoir des moyens de mener des actions fortes. On déplore cependant aujourd’hui, le fait qu’aucun contrôle rigoureux n’est mené sur cette dotation qui pourtant provient de l’argent du contribuable. Les seules sanctions jusqu’ici observées ont été politiques. On reproche aussi à la pratique le fait qu’elle viole le principe budgétaire de la séparation entre les ordonnateurs et les comptables. Le député a pour mission de voter les lois et de veiller à leur application. Il est le représentant du peuple à l’Assemblée nationale et joue un rôle particulier de contrôle de l’action gouvernementale. En effet, c’est au gouvernement qu’il revient d’exécuter des projets. La loi veut ainsi que tout argent sorti des caisses de l’Etat soit suivi d’un contrôle. Il existe au Cameroun au moins trois instances de contrôle de la dépense publique, le contrôle supérieur de l’Etat, la cour des comptes et les commissions du parlement. Aucune de ces instances ne s’est jamais penchée véritablement sur le sujet. En l’Etat actuel des choses, il apparait difficile de mettre un terme à la mesure. La note du président de l’assemblée nationale est de ce fait considérée comme une formalité. En 20 ans, aucun député n’a jamais été épinglé en raison d’un soupçon de détournement des fonds destinés aux microprojets. Plus grave même, les partis d’opposition émargent dans cette cagnotte tout en criant sincèrement à la corruption au sein de l’administration publique. Ironie du sort, les députés en décembre 2010 estimaient qu’il fallait augmenter cette enveloppe.

Cavaye Yeguie Djibril reste PAN (président de l’Assemblée Nationale) du Cameroun
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Séance extraordinaire de l’Assemblée Nationale ce mercredi

Les députés se réunissent depuis ce matin pour examiner des questions électorales et d’énergie

L’information a été donnée mardi après-midi alors même que se tenait la dernière séance plénière de la session ordinaire de mars. Cavaye Yeguié Djibril le président de l’assemblée nationale, a convoqué l’Assemblée nationale en session extraordinaire ce mercredi. Objet de la session, l’examen de trois projets de loi : le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi portant création, organisation et fonctionnement d’Elections Cameroon (Elecam) ; le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi du 17 septembre 1992 fixant les conditions d’élection et de suppléance à la présidence de la République ; et enfin, le projet de loi régissant le secteur de l’électricité au Cameroun. Il reste difficile de comprendre dans quel contexte s’est décidé l’examen de ces lois. La polémique qui était née autour des textes d’Elections Cameroon, avait fait prévoir qu’il fallait nécessairement qu’il fasse l’objet de modification. L’inconnu cependant reste la nature des modifications qui seront apportées. Des commentateurs se prennent à faire savoir que le président Biya dans un souci d’apaisement social, aurait souhaité accorder des concessions à ses adversaires politiques. Pour ce qui est du projet de loi sur l’énergie, il intervient dans un contexte d’insuffisance de l’offre, et surtout du lancement de projets énergétiques. Il y a quelques jours, des responsables du groupe Rio Tinto Alcan, acteur majeur du secteur, ont animé une séance plénière à l’Assemblée nationale. L’arrivée du projet de loi fait-on savoir, indique le souci pour le gouvernement de préciser les rôles des différents intervenants, et d’accompagner le développement annoncé du secteur par un cadre juridique et institutionnel favorable.

Si on peut être surpris du fait que ces projets soient examinés en session extraordinaire, on l’est moins sur l’opportunité de l’examen de ces lois. Si le problème des inscriptions sur les listes électorales semblait avoir été déjà été résolu avec la remise de la gestion du processus à Elecam, il s’est toujours cependant posé le problème de l’existence des différentes dispositions contenues dans les autres textes de lois, qui eux n’avaient pas été modifié. La loi de 1992 objet de la révision, accordait une place importante à l’administration dans l’organisation des élections. Sont aussi attendus l’orientation que le parlement donnera des dispositions relatives à la majorité électorale, les règles de gestion de conflits issus des élections. Au sortir de cette révision, ELECAM devrait gagner encore quelques points d’autonomie technique. Mais cela risque de ne pas suffire pour l’opposition, dont les revendications portaient sur plusieurs autres points. Source de protestations potentielles, le sort réservé aux actes pris par l’administration dans le cadre de la loi de 1992. Rien ne permet de dire si ces actes seront annulés ou conservés. D’un autre côté, cette session extraordinaire permet de contourner une demande forte des opposants et de plusieurs membres de la société civile, l’adoption d’un nouveau code électoral. Il faudra patienter encore, pour être fixé sur les décisions qui seront prises.

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Cameroun: Les droits de l’homme bientôt inscrits dans les programmes scolaires

La Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés procède actuellement à la formation des enseignants

Après le recensement en 2004 des experts en vue de l’élaboration du cahier pédagogique sur l’éducation aux droits de l’homme au Cameroun, ce support d’enseignement a finalement été validé en février 2006. C’était là, la première phase de la mise en uvre de ce programme. La deuxième phase quant à elle a été celle de l’élaboration des modules d’enseignement au niveau de l’enseignement de base et des enseignements secondaires. Après l’année 2006, l’accent a été mis sur la formation des formateurs, soit 100 inspecteurs nationaux de pédagogie. En 2007, la formation s’est poursuivie avec les inspecteurs régionaux de pédagogie et ce sont ces inspecteurs régionaux qui procèdent actuellement à la formation des enseignants et des encadreurs administratifs sur le terrain. Dans région de l’Adamaoua, les sessions de formation se sont déroulées du 22 au 23 mars 2011 dans la salle des cérémonies de la délégation régionale du ministère de la promotion de la femme et de la famille.

Le cahier pédagogique et le guide de l’enseignant qui étaient les deux manuels sur lesquels portait cette formation sont rédigés en français et en anglais. Ces support de formation mis à la disposition des enseignants, répertorie les différentes matières des droits de l’homme qui seront dispensés dans les différents ordres d’enseignement. Outre le cahier pédagogique, il y a le guide de l’enseignant qui contient des directives et des orientations devant permettre une meilleure transmission de ces matières dans le primaire et dans le secondaire. Organisé par la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) du Cameroun, le programme national d’éducation aux droits de l’homme a ouvert cet atelier de formation ce mardi 22 mars 2011 et ce, pour deux jours. Sont intervenus tour à tour, Monsieur Biyok Michel, inspecteur au ministère de l’éducation de base et Mme Mispa, inspecteur général des enseignements. Après la photo de famille et la présentation du programme, Mme Eva Etongue Mayer, épouse Elangue, chef de la division de la protection et de la promotion des droits de l’homme, a déroulé un exposé portant sur la notion de protection des droits de l’homme, ses classifications ainsi que sur les instruments et mécanismes internationaux, régionaux et nationaux relatifs aux droits de l’homme. Pendant deux jours, les ateliers se sont succédés dans la salle des cérémonies de la délégation régionale de la promotion de la femme et de la famille de l’Adamaoua. Il était essentiellement question au cours de cette formation d’aider les enseignants du primaire et du secondaire à s’imprégner des techniques d’enseignement des droits de l’homme par l’usage du cahier pédagogique et du guide de l’enseignant. Cette formation avait aussi pour but d’amener les encadreurs administratifs à faciliter et à encourager cet enseignement dans leurs établissements respectifs. « Nous demandons à tous ces responsables de faire appel à la CNDHL qui pourra les soutenir en termes de manuels, parce que nous avons produit un certain nombre de manuels », a déclaré Mme Eva Mayer. Sur les sources de financement de ces activités, elle a ajouté que « ces manuels ont été financés avec les fonds qui nous ont été donnés par l’Etat du Cameroun, notamment le MINEPAT. On a eu 50 millions en 2009, 50 millions en 2010 et cette année, on aura encore 50 millions. Ces fonds aident non seulement dans la formation que nous faisons en ce moment, mais aussi dans la production des manuels ».

Un programme qui vient à point nommé, lorsqu’on sait que la deuxième décennie des Nations-Unies pour la protection des droits de l’homme arrive à son terme en 2014. En effet, à la suite de la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, les états membres des Nations Unies ont été appelés à éduquer leurs populations par la diffusion de cet instrument juridique international. Dans cette optique, l’Unesco qui est l’organe spécialisé des Nations-Unies en charge de l’éducation a fait adopter deux décennies en vue de l’éducation aux droits de l’homme, respectivement de 1994-2004 et 2004-2014. Il s’agit là des plans d’action des Nations-Unies visant la mise en uvre de l’éducation aux droits de l’homme dans les différents Etats membres.

Les droits de l’homme bientôt inscrits dans les programmes scolaires au Cameroun
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Cameroun: Le président de l’assemblée nationale Cavaye Yeguie Djibril exige le respect des députés par les ministres

Il est revenu sur cette question à l’ouverture de la 3e et dernière session 2010

Les ministres invités à mieux respecter les députés
Le discours du président Cavaye Yeguie Djibril de l’assemblée nationale a réussi à faire l’unanimité. Ouvrant les travaux de la troisième et dernière législature pour l’année 2010, il a soulevé la question du manque de respect de certains ministres à l’égard des députés de la nation.

Certains membres du gouvernement se rendent systématiquement indisponibles quant il s’agit de recevoir les députés. Pire, il y a quelque temps, d’autres ont été au centre de scènes publiques d’un surréalisme grotesque portant par-là même atteinte à la dignité du député.
Cavaye Yeguie Djibril, président de l’assemblée nationale

Cette question anodine d’apparence cache pourtant un profond malaise, qui touche toute l’activité parlementaire au Cameroun. Les membres du gouvernement n’ont pas souhaité commenter cette affaire. Le fait est que la fonction de député est parfois occupée par des personnes qui sur le plan politique, économique et social, n’ont de projets que très peu structurés. Lorsqu’ils rencontrent les ministres c’est généralement pour obtenir que soit exécuté dans leurs circonscriptions de législature, un marché public, qui souvent profite à un de leurs proches. Des attentions que les députés revendiquent de bonne guerre, puisque les projets de loi de finance du gouvernement ne font pas toujours l’objet d’un examen assez rigoureux. Interpellés depuis plusieurs années sur la question de l’excédent budgétaire cumulé du Cameroun par exemple, les députés ont toujours donné un blanc-seing aux responsables de département ministériel, espérant en retour quelques concessions. Ça marche comme cela dans tous les pays du monde, sauf qu’au Cameroun les députés font du lobbying pour leurs intérêts personnels, a commenté un observateur qui était présent dans la salle.

Un problème qualifié de secondaire par rapport à l’importance de la session
L’examen de la loi de finance 2011, sera le point important de cette session parlementaire. Mais le président Cavaye a déjà annoncé, la tendance sera à l’austérité. S’appuyant sur le fait que la crise économique née de la crise financière de 2008 continue à produire des effets pervers sur l’économie camerounaise, il a invité le gouvernement à faire preuve de réalisme dans les propositions qui seront bientôt soumises aux députés. Il a préconisé le même réalisme dans le processus de mise en place et de gestion de l’emprunt obligataire dont l’accord vient d’être signé entre le Cameroun et certaines banques locales. Le président de l’assemblée nationale a aussi abordé le cas Dieudonné Ambassa Zang, l’ancien ministre et député, qui sous le coup d’une levée de l’immunité parlementaire à quitté le pays. Le président de l’assemblée nationale a qualifié son attitude de fuite en avant. Cette session législative est l’une des plus importantes au Cameroun. Elle se déroule à la veille d’une élection déterminante. Elle se déroule aussi alors que la décentralisation est en plein processus d’achèvement, avec la compétence effective de certaines collectivités territoriales dans le domaine de la fiscalité. Elle se déroule enfin à un moment où le Cameroun est face aux délais qu’il s’était fixé pour résoudre un grand nombre de problèmes, notamment énergétiques, avec un déficit annoncé en 2011, industriels, avec de nombreux projets non encore débutés et financiers, avec la difficulté qui a été observée chez l’Etat à mobiliser une épargne nationale suffisante, afin d’impulser son développement. Pour cette raison, de nombreux observateurs estiment que le fait d’aborder le rapport entre les députés et les ministres au Cameroun, était certes pertinent, mais plus divertissant que crucial, dans le cadre d’une législature aussi importante que celle-ci

Cavaye Yeguié Djibril, président de l’assemblée nationale
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Chine-Cameroun: Visite d’un Haut dignitaire chinois

Jian Qinglin, le sénateur chinois est arrivé au Cameroun ce jour, pour une visite d’amitié et de travail

Une invitation du Parlement Camerounais
Jian Qinglin, le président du Comité national de la conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), l’équivalent du Sénat en Chine est arrivé ce mardi 23 mars 2010 pour une visite d’amitié au Cameroun. Cette visite est la première d’un haut responsable chinois, depuis le passage de Hu Jing Tao en Janvier 2007. L’escale camerounaise est la première d’un parcours qui conduira le responsable chinois en Namibie et en Afrique du Sud. Jia Qinglin effectue cette visite à l’invitation de l’Assemblée nationale du Cameroun, du Conseil national de Namibie, et du Conseil national des provinces d’Afrique du Sud. L’invitation avait été formulée lors du voyage de Cavaye Yeguie Djibril, le président camerounais de l’Assemblée nationale. C’est ce dernier qui a accueilli le responsable chinois à sa descende d’avion. Jia Qinglin est accompagné par les vice-ministres des Affaires étrangères et du Commerce, Messieurs Zhai Jun et Fu Ziying, respectivement.

39 ans de coopération Chine -Cameroun
Le programme de leur séjour au Cameroun prévoit dès cet après-midi une prise de parole à l’Assemblée nationale, suivie ce soir d’une soirée de Gala au palais des sports de Yaoundé, a-t-on appris de certains officiels. La visite de l’homme d’Etat chinois se poursuivra le lendemain avec une audience chez le président de la République. L’ambassade chinoise a aussi fait part de la signature d’importants accords entre les deux pays (Chine et Cameroun). Cette visite intervient dans un contexte de célébration du 25ème anniversaire du parti au pouvoir le RDPC, et du 39ème anniversaire des relations Chine-Cameroun.

La coopération officielle Chine-Cameroun est jugée bonne par les officiels. Citée en bénéfice de cette coopération, la réalisation de nombreuses infrastructures, tels que le palais des congrès, l’assemblée nationale et très récemment le palais des sports de Yaoundé. Les rapports entre les deux pays vont aujourd’hui au-delà des simples accords économiques. Alors que Cavaye Yeguie Djibril était l’invité de ses homologues chinois en Décembre 2009 dernier, il a réaffirmé selon le bulletin d’information du parti communiste chinois, l’engagement du Cameroun à défendre l’idée d’une Chine unique, allusion faite à Taiwan et la région Tibétaine à qui Pékin reproche leurs positions autonomistes.

La présence chinoise au Cameroun
Pour sa part Jian Qinglin s’est engagé à peser de son poids pour favoriser le renforcement de la coopération chine Cameroun, vers plus de pragmatisme et plus de diversité. Un discours qu’il devrait reconduire devant les députés camerounais. Ces deux dernières années, de nombreux projets ont été réalisés (construction d’écoles), d’autres sont en cours de réalisation (le projet de construction du centre pilote des technologies agricoles de Nanga Eboko, le projet de construction de l’hôpital gynéco-obstétrique de Douala, les projets de construction des stades de Limbe et de Bafoussam, le projet Back Bône de transmission par fibre optique à Kye-Ossi, le projet de construction de la mini-centrale hydro-électrique de Mekin). Mais la présence chinoise n’est pas sans reproches. Pour certains observateurs, si la Chine permet un développement des infrastructures à moindre coût, il se pose encore la question du transfert des technologies. Dans la construction de ces infrastructures, la main d’ uvre est toujours principalement chinoise. Sur le plan économique, la présence des investissements chinois a conduit à la ruine de nombreuses petites affaires appartenant à des Camerounais, qui ne pouvaient faire face à la rude concurrence des asiatiques. D’un autre côté, beaucoup de Camerounais font le reproche à une communauté chinoise qui refuse de s’ouvrir ou de s’intégrer aux autres.

Cavaye Yeguie Djibril et Jian Qinglin en Décembre 2009 en Chine
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