Cameroun-Nécrologie : Joly Nib Ngom est mort

L’ancien animateur vedette de la Crtv est décédé ce mercredi 22 février 2023.

« Cousin Joly » son nom d’animateur n’est pas inconnu de la tranche 85-90. « C’était Jolly à l’antenne avec Nib Ngom. Et ce, partout où il est passé. Le » cousin national » était un dispensateur de la bonne humeur.. Ses auditeurs de Yaoundé FM 94, de poala FM, Mont Cameroon FM Buea et Suellaba FM 105 , peuvent le témoigner » ,a écrit le journaliste Serge Pouth.

Après le Poste National de la CRTV, la FM 94, la Poala FM, la radio Mont Cameroun et la Suellaba FM 105, « le radio trotter » Joly Nib Ngom plus connu sous le surnom « Cousin Joly » ou encore « cousin national » avait succinctement déposé ses valises à ABK Radio.
En effet, après sa retraite à la CRTV, l’ancien animateur vedette de l’émission « Mami Water », le « cousin national » s’était lancé dans un nouveau défi : enrichir l’offre du week-end d’ABK Radio avec 2 émissions ludiques et soutenir les jeunes d’ABK Akademy.

Les journalistes camerounais invités à la Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon

Ouverte du 15 août au 4 septembre, la neuvième édition de la bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon s’adresse aux jeunes journalistes et techniciens de reportage de moins de trente-cinq ans.

RFI ouvre les candidatures de sa bourse de formation destinée aux journalistes et techniciens radio en Afrique. Cette neuvième édition de la bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon s’adresse aux jeunes journalistes et techniciens de reportage de moins de trente-cinq ans ayant déjà travaillé dans le domaine de la radio pendant au moins deux ans.

Ces derniers doivent résider dans l’un des vingt-cinq pays d’Afrique francophone, à savoir : Congo, RDC, Gabon, Cameroun, Rwanda, Madagascar, Burundi, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Niger, Tchad, RCA, Djibouti, Comores, Maroc, Maurice, Mauritanie, Seychelle, Togo, Bénin, Algérie, Guinée, Tunisie, Burkina Faso.

Les candidats seront sélectionnés sur la base de leurs compétences techniques et éditoriales, leurs parcours individuels, leurs motivations individuelles, leurs pratiques de la langue française et la qualité de leurs dossiers constitués.

La bourse a pour objectif de découvrir et d’encourager les jeunes talents journalistiques et techniques et de leur permettre de bénéficier d’une formation journalistique. Sous forme d’ateliers, elle se tiendra à Dakar, au Sénégal du lundi 17 au dimanche 30 octobre 2022. Ces ateliers déboucheront sur la réalisation d’un reportage pour les journalistes et d’un élément sonore pour les techniciens.

Créée en hommage à ses deux reporters de RFI assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal dans le Nord du Mali, cette bourse récompense chaque année un journaliste et un technicien africain. Les lauréats de cette édition bénéficieront d’une formation d’un mois à Paris.

Yaoundé: le corps mutilé d’un adolescent découvert au quartier Nlongkak

Les travailleurs et personnes de passage dans cette zone ont découvert un corps aux entrailles éparpillées sur la voie ce matin du 08 octobre 2019.

Sous un carton, on peut deviner une silhouette humaine. Les passants ne peuvent s’empêcher de tourner le regard pour assouvir leur curiosité. Ils sont nombreux à poser des questions aux personnes qu’ils rencontrent sur les lieux ce 08 octobre 2019. Les forces de l’ordre descendues sur place quadrillent le terrain.

Cette foule est due à la découverte d’un macchabée ce mardi matin. Il s’agit d’un corps qui gît par terre à quelques encablures de la maison de la radio et le ministère des Relations extérieures, au quartier Nlongkak, à Yaoundé. Des populations auraient recouvert la dépouille d’un carton par pudeur.

Des sources indiquent qu’il s’agit d’un enfant de 13 ans dont le corps a été mutilé. L’abdomen était grand ouvert, les intestins éparpillés et le sexe manquait. Plusieurs penchent pour la thèse d’un véhicule qui aurait éjecté le corps à cet endroit dans la nuit du 08 au 09 octobre. Une enquête a été ouverte par les forces de l’ordre.

Ce n’est pas la première fois que des dépouilles avec des organes manquant défraient la chronique au Cameroun. En 2011 et 2012, le quartier Mimbomam à Yaoundé a été le théâtre de plusieurs homicides de cet ordre. Des meurtres qui sont généralement qualifiés de crimes rituels.

Bamenda: les autorités appelées à rouvrir la radio Hot Cocoa

Le Comité pour la protection des journalistes demande que soit annulée immédiatement la suspension de la station de la radio émettant à Bamenda et dont les locaux ont été aussi fermés

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a appelé les autorités camerounaises à annuler immédiatement la mesure de suspension de la station de radio indépendante Hot Cocoa 94 FM, qui émet à Bamenda, dans le Nord-ouest et dont les locaux ont été aussi fermés mardi, 10 janvier 2017.

Selon le communiqué transmis à la PANA, le gouverneur de la région, Adolphe Lele Lafrique, a ordonné aux responsables de Hot Cocoa, la suspension de toute activité jusqu’à nouvel ordre pour des motifs d’incitation à la désobéissance civile, lors d’une émission à lignes ouvertes évoquant la grève des enseignants de la région, a rapporté au CPJ, le responsable de la station, Gédéon Taka.

Le représentant du CPJ pour l’Afrique de l’Ouest, Peter Nkanga, a relevé que cette suspension de la station de radio Hot Cocoa faisait partie intégrante d’une volonté permanente de passer sous silence les manifestations de mécontentement des Camerounais anglophones.

« Les autorités devraient autoriser la reprise immédiate des activités de la station de radio et cesser de censurer les informations », a soutenu M. Nkanga.

Le CPJ souligne que le ministère camerounais de la Communication a adressé, en décembre dernier, aux stations de radios et de télévisions privées, une circulaire interdisant tous débats sur la situation socio-politique ambiante dans la région anglophone.

Selon le CPJ, la suspension de Hot Cocoa est la dernière d’une série de tentatives d’étouffer les reportages et les commentaires sur la crise politique, en rappelant depuis décembre 2016, la suspension d’une douzaine de journaux et de radiodiffuseurs, l’interdiction permanente de parution de trois journaux et l’exercice du métier de journaliste pour les éditeurs et la sanction infligée à une douzaine de journalistes.

La région anglophone du Cameroun a été secouée par des manifestations de colère des habitants dénonçant une marginalisation du pouvoir central. Quatre personnes ont été tuées après la dispersion par la Police d’une manifestation à Bamenda.


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Cameroun: les autorités ferment une radio privée à Bamenda

La radio Hot Cocoa FM, émettant de la ville contestataire camerounaise de Bamenda a été fermée mardi pour «pratique contraire à l’éthique»

La chaîne de radio à capitaux privés Hot Cocoa FM, émettant de la ville contestataire camerounaise de Bamenda (Nord-Ouest), a été fermée mardi, 10 janvier 2017, par les autorités pour «pratique contraire à l’éthique», a-t-on appris de sources concordantes.

Il est reproché aux animateurs d’une émission interactive d’avoir aidé à véhiculer des messages de haine contre le pouvoir, mais aussi à l’endroit de la communauté francophone du pays.

Ce programme, selon l’autorité préfectorale qui a pris la décision de suspension provisoire, a aussi aidé à exacerber la tension dans une ville en proie aux émeutes depuis décembre dernier.

Bamenda est en effet, depuis un mois, l’épicentre de la contestation des régions anglophones du Cameroun, où certains activistes exigent le retour à l’Etat fédéral, voire la sécession avec la partie francophone du pays.


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Africa-Mbolo: une émission de radio pour les cultures africaines

«Bonjour l’Afrique» se décline surtout au Féminin

Voici bientôt vingt-cinq ans que les auditeurs de Radio Sud Besançon écoutent « Africa-Mbolo ». Au-delà de Besançon, cette émission phare est écoutée à travers le monde entier en se connectant sur la toile : radiosud.net. Si le producteur qui réalise et anime cette institution radiophonique est «Le Commandant de bord », François Z., il y a toute une équipe au féminin qui est la force et le charme de cette belle aventure.

Adèle Eloundou, pendant ses études de droit à la fac locale, a pendant des années été la voix des infos sur l’Afrique. Les auditeurs connaissent aussi de Danielle Georgia qui, avec Radio Lumière à Yaoundé et comme communicatrice indépendante au Cameroun et à Paris en ce moment, continue de nous présenter des artistes et acteurs de la culture camerounaise et africaine. On ne peut omettre notre talentueuse journaliste Flaure Ewané, en partenariat avec le journalducameroun.com, ni non plus nos correspondantes du Continent comme Catherine Zongo au Burkina Faso, Dior Fall au Sénégal, sans oublier, au Canada, notre Guinéenne Fatoumata Diaraye Diallo.
Il y a des Permanentes, des Chroniqueuses, des animatrices titulaires : différentes personnalités, différents profils : Calixte des Endroits, Juliette Carine, et Marie-Chantal Mbama.

Calixte des Endroits
« Je suis la nouvelle arrivée dans l’équipe. Je suis artiste chanteuse. Après plusieurs passages comme invitée dans l’émission, François m’a proposé de tenir une rubrique sur les artistes africains. C’est mon mentor car il m’apprend les cordes du métier. Très exigeant et méticuleux, il exige une qualité de travail qui reflète la valeur que nous donnons à cette émission. Nous avons fait des hommages à Papa Wemba, Anne-Marie Nzié, et un spécial Francis Bebey. Nous avons reçu de nouveaux talents comme Patricia Garnier, en tournée au Cameroun pour la promotion de son nouvel album. Nous faisons connaître les cultures africaines… par les Africains. »

Juliette
« J’avais demandé à François si je pouvais participer à ses émissions. Il m’a accueillie avec joie. Il n’y a pas que « Bonjour l’Afrique », il est aussi administrateur de cette radio locale et y anime également « Sud-Magazine, l’Agenda Culturel », du lundi au vendredi, de 11 h 30 à 13 h. J’y ai fait mes premiers pas et il me disait toujours d’appliquer sa phrase magique: « J’ouvre la bouche, je parle fort, mais lentement, en articulant distinctement » ! Pour revenir à « Bonjour l’Afrique », je m’occupe de la coordination avec les artistes, les écrivains et différentes personnalités que nous recevons avec Marie-Chantal; nous parlons des livres du mois, des nouveautés dans les productions musicales…, en partenariat avec Amina, le Magazine de le Femme noire. François en est le correspondant local. »

Marie-Chantal Mbama
«Africa Mbolo » et moi, c’est une longue et grande histoire d’amour et de passion. Il y a plus de vingt ans que je suis cette émission, je peux dire depuis mon arrivée à Besançon ; écouter «Tonton ZOA», c’était et ça reste le rendez-vous des Africains, Antillais et tous ceux qui aiment l’Afrique. Nous recevons nos partenaires dans nos différentes rubriques. Je choisis, et sélectionne certaines musiques que nous passons, nous interviewons nos invités et correspondants. Que ce soit Michel Lobé avec ekilafrica.com, Zacharie Etoa de Radio Occitanie de Toulouse, Peguy Ronald Meyon de Planet FM à Yaoundé, Boum Boum Faya et Marcel Diderot Moto Asa’a de la CRTV Ebolowa.

J’ai sauté le pas le jour où, il y a quelques années, je suis venue à Radio Sud présenter le programme d’une semaine culturelle de l’association des Camerounais de Franche-Comté dont j’étais chargée de communication. Le virus est resté et je sais qu’il ne partira pas de sitôt. Je le cultive ».

L’équipe titulaires d’Africa-Mbolo en studio.
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Une radio de Boko Haram captée dans l’Extrême-Nord du Cameroun

Selon les médias locaux, les fréquences de diffusion varient à chaque production ponctuée de messages délivrés par deux voix, de psalmodies du Coran, des cris humains et de tirs

Les populations de la région de Tolkomari, une localité située dans l’Extrême Nord du Cameroun affirment recevoir des messages de propagande de Boko Haram par voie radiophonique. Selon certains médias locaux, le groupe terroriste occupe souvent la fréquence 96.8 Fm.

Robert Baikam, ancien technicien de diffusion à l’office de radiodiffusion et télévision national (Crtv), affirme que les djihadistes de Boko Haram ont été entendus sur plusieurs fréquences de modulation à la frontière avec le Nigéria.

Ce résident de Tolkomari a pu se faire sa propre expérience : «Ils sont passés successivement sur 103.4 Fm, 91 Fm, 106.1 Fm et 96.8 Fm en l’espace de 6 mois. Leur système de diffusion est très nébuleux. À chaque production qui dure environ 2 heures, ils se fondent sur une communication extensive, s’adressant à l’audience la plus large possible tant au Nigéria que dans les zones limitrophes. À chaque fois pour cet exercice, 2 speakers se mettent en valeur : leurs propos sont enrobés de psalmodies du Coran, de cris de personnes et de tirs».

D’autres personnes ont écouté la radio de Boko Haram. «Par hasard, je suis tombé sur cette station pour écouter les anashids (les chants musulmans). Mais je me rends compte que c’est la radio barbare que nous avions écoutée ici il y a un mois», affirme Belawa, un septuagénaire.

D’autres témoignages indiquent que la radio de Boko Haram émettait déjà au lendemain l’attaque du domicile du vice-Premier ministre du Cameroun, Amadou Ali, le 27 juillet 2014. «Quand ils ont attaqué le domicile d’Amadou Ali ici à Kolofata, ils ont pris les micros pour se féliciter de leur barbarie», se souvient Garba Hassoumou, un autre habitant.

Plusieurs fois, la radio a relayé les réactions des terroristes à la suite d’un point de presse du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary. «Après l’interdiction du port du voile dans certaines localités de la région, ils ont promis la mort aux signataires d’une telle mesure. Maintenant, ils disent qu’ils ne sont pas affaiblis, contrairement à ce qu’on croit», affirme Larai, un commerçant.


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Cameroun: l’Unesco invite à protéger la radio en situation de crise

Cette recommandation a été donnée lors de la 5e édition de la journée mondiale de la radio célébrée samedi. Au menu des réflexions, l’utilité de la radio en situation d’urgence

Le Cameroun a célébré samedi, 13 février 2016, la Journée mondiale de la radio placée sous le thème « la radio dans les cas d’urgence et de catastrophe ». Une initiative de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Cette célébration a été l’occasion pour le Cameroun de rappeler à la conscience collective le rôle à la fois historique, politique et socio-culturel de la radio dans l’édification des démocraties libérales. Il était aussi question pour le Cameroun de revoir combien la radio peut contribuer à valoriser les différentes cultures ethniques qui existent dans le pays et favoriser le développement économique de l’Etat.

La 5e édition a permis à l’Unesco d’insister sur la gestion de la radio pendant les situations de crise. Pour l’institution, les situations de crise ne doivent pas remettre en cause la liberté d’expression, ni la sécurité des journalistes et le droit à l’information.

« En temps de crise et dans les situations d’urgence, la radio peut être vitale », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dans un message rendu public à l’occasion de cette Journée.

Le constat est cependant que les radios sont piratées ou bloquées en situation de crise, notamment en cas de conflit, leurs installations détruites et les journalistes tués ou menacés. Toutes choses qui ont poussé l’Unesco à recommander aux Etats de protéger et de soutenir la radio.

À l’approche du Sommet mondial sur l’action humanitaire qui se tiendra en mai prochain, le chef de l’Onu a appelé la communauté internationale à mieux exploiter encore la radio dans les situations d’urgence.

La radio permet de porter la voix des communautés marginalisées
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Centrafrique: La réconciliation par les médias?

Une radio intercommunautaire, radio Bê-Oko (« Un seul coeur », en sango) cherche à apaiser les tensions entre chrétiens et musulmans

Les locaux de la radio Bê-Oko (« Un seul coeur », en sango) sont misérables mais sa mission est immense: à Bambari, la station intercommunautaire cherche à apaiser les tensions entre chrétiens et musulmans, qui ont embrasé la Centrafrique. Le container hébergeant la structure est dévasté : murs déshabillés, troués d’un côté, néon diffusant une lumière trop crue, à la joie de dizaines d’insectes, deux grosses pierres pour caler un ventilateur. Un ordinateur, en panne, est recouvert d’un bout de tissu. « Il n’y a plus rien ici », remarque Philémon Tchang Peuty Palou, l’un des cinq journalistes présents dès les débuts de Bê-Oko en 2004, juste après avoir lancé à l’antenne un magazine sur la protection des enfants produit en langue nationale sango par une ONG.

En décembre 2012, la Séléka, ex-rébellion venue du nord-est du pays, part conquérir Bangui, où elle se maintiendra au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014. Les villes que traversent ses hommes sont méthodiquement dévalisées. La radio ne fait pas exception. « La Séléka a tout emporté », juge Philémon, 33 ans. Et d’énumérer les lecteurs CD, DVD, les ordinateurs et divers systèmes nécessaires au bon fonctionnement de la station, aujourd’hui disparus.

L’une de ses collègues, coupable d’avoir dénoncé les pillards à leur chef, est sévèrement battue. « Elle a été évacuée à Bangui, elle souffre à présent de troubles mentaux », relate-t-il. Les voleurs se désintéressent toutefois de l’émetteur. Ce qui permet à Bê-Oko de sortir du silence en décembre dernier, grâce à l’aide d’ONG, alors qu’à Bambari le général Ali Darassa, respecté, a succédé à un responsable très craint, surnommé « Ben Laden », à la tête de la Séléka. La situation est alors catastrophique à Bangui. Les anti-balaka, milices à majorité chrétienne, tuent, blessent, volent la population, surtout musulmane, disant venger les chrétiens des sévices que leur a infligés l’ex-rébellion pro-musulmane.

Unique radio
« Un seul coeur », qui est à l’origine une radio catholique, devient multiconfessionnelle. « L’évêque a demandé à chaque leader religieux de prendre le micro. Pour éviter que ce qui se passait à Bangui ne se déroule ici », raconte l’abbé Firmin, qui en a la charge. Les trois communautés (catholiques, protestants et musulmans) achètent des bidons d’essence pour nourrir le groupe électrogène de Bê-Oko, dont le rôle est d’autant plus primordial qu’elle a le monopole des ondes dans la ville et ses environs.

La station publique Linga (« tam-tam ») a aussi été pillée. Aujourd’hui, « les Séléka vivent dedans », confie un journaliste. Et l’émetteur d’une autre station, Ndélé-Luka (« l’oiseau de la bonne nouvelle ») ne fonctionne plus. De 17H30 à 19H30, seule période de diffusion, tout le monde, à 70 km à la ronde, écoute donc Bê-Oko. « La radio est un facteur vraiment important (de pacification), estime le pasteur Ephrem, de l’Eglise évangélique locale. Ce qu’on a dit est rentré dans les crânes. Les musulmans en témoignent. Les jeunes chrétiens aussi. Et d’ajouter : « Des gens s’apprêtaient à se venger. Certains nous ont dit : +C’est grâce à vos conseils à la radio que je me suis retenu+. »

Après deux mois de légère amélioration à Bambari, la situation se dégrade à nouveau. Anti-balaka et Séléka se combattent à Grimari, à 80 km de la ville, où vivent 45.000 habitants, en majorité chrétiens. Les musulmans de la zone sont paniqués. Les rumeurs les plus folles se propagent. « Nous sommes privés de toute liberté. On ne se déplace plus, même au marché. C’est la panique à cause des anti-balaka », s’alarme l’imam de Bambari, Aboubacar Souleymane. A ses côtés, le président du comité islamique de la ville, pourtant pacifiste, prévient que les siens « se défendront par tous les moyens ». « Il y a des balaka (machettes) dans tous les magasins. On ira aussi en acheter », avertit-il. Les discours pacificateurs vont reprendre de plus belle sur Bê-Oko. Pour éviter le bain de sang que tous redoutent.

Philémon Tchang Peuty Palou, journaliste à la radio « Be-Oko » à Bambari le 19 avril 2014.
AFP/ Miguel Medina)/n

Médias: La radio «Sawtu Jam Jamanu» voit le jour dans la région de l’Adamaoua

La création de la radio  »Sawtu Jam Jamanu » (SJJ) à Banyo porte à 7 le nombre de radios émettant sur la bande FM

Après la Crtv Adamaoua, la Radio Sawtu Linjiila, la Radio Annour, la Radio Bonne Nouvelle, la Radio Campus (appartenant à l’Université de N’gaoundéré) et la radio Tikiri Fm de Meiganga, les auditeurs de la région de l’Adamaoua compteront désormais avec la radio Sawtu Jam Jamanu (SJJ) basée à Banyo dans le département du Mbéré. Littéralement, la radio Sawtu Jam Jamanu veut dire «la radio voix de la paix pour cette génération». Les premiers signaux de cette dernière née du paysage médiatique ont été émis le samedi 05 novembre 2011 sur la fréquence 99.7 MHZ. Avec un émetteur d’une puissance de 600 watts, la SJJ est une initiative de la Transformational Ministries de la Cameroon Baptist Convention (CBC) avec l’aide des américains de Elkart et de HCJB Global Technology. Cette radio communautaire à vocation religieuse émet de lundi à vendredi de 6H à 21H avec une pause qui va de 8H à 19H, soit 4 heures de diffusion par jour dans trois langues, en Fufuldé, en Français et en Anglais.

A peine sortie des fonts baptismaux, la SJJ qui va à l’assaut de près de 50 000 auditeurs a pour ambition d’en accrocher le maximum. Bien qu’à vocation principalement confessionnelle à l’instar de sa s ur aînée, la radio Sawtu Linjiila, sa grille des programmes riche et variée contient de nombreux programmes et traite des sujets qui vont de la culture à l’histoire en passant par l’éducation et la santé. Le volet divertissement est également pris en compte par le biais d’une tranche d’animation libre au cours de laquelle les auditeurs peuvent participer soit en envoyant des messages, soit en effectuant le déplacement de la maison de la Radio SJJ.

Sur le plan managérial, la SJJ est dirigée par M. Moussa qui officie comme chef de chaîne. M. Ishaga quant à lui est le chef des programmes, tandis que M. Youssouf Nassir en est le responsable technique. Après quelques jours de diffusion, le Directeur de la SJJ se dit jusque là comblé par la qualité du travail fourni par ses collaborateurs et entend mettre les bouchées doubles pour que soit hissée très haut l’étendard de cette nouvelle venue dans le monde des médias. Les débuts n’ont pas du tout été aisés, au regard non seulement du long processus qui aura entaché l’implantation de ladite radio, mais aussi et surtout, du souci de bien faire, afin de faire de la population de l’arrondissement de Banyo des auditeurs les plus fidèles, a-t-il mentionné. Le moins que l’on puisse dire c’est que les populations de l’arrondissement de Banyo ont favorablement accueilli la radio Sawtu Jam Jamanu et espère qu’elle sera leur tribune d’expression en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie qui demeurent précaires.

Des techniciens travaillent sur des équipements
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Récompense: Le grand prix international URTI de la radio est lancé

C’est un concours destiné à primer les productions radiophoniques. Le vainqueur recevra une médaille ainsi qu’une dotation d’environ 2 500 000 FCFA

Le concours est gratuit.
Créé en 1989, le grand prix international URTI (Union Radiophonique et Télévisuelle Internationale) de la radio récompense des programmes du monde entier pour leurs efforts de recherche et d’originalité. Il se distingue des autres compétitions internationales par un principe original : chaque année, un thème différent est proposé aux participants et laissé à leur libre interprétation. En 2011, le thème retenu pour la 23ème édition du prix est la pauvreté. Toutes les productions, toutes les formes radiophoniques sont les bienvenues : reportages, documentaires, essais, fictions, compositions acoustiques, contes pour enfants et bien d’autres. Le prix est ouvert gratuitement à tout organisme de radiodiffusion ou de production radiophonique. La participation au prix URTI est ouverte à tous les organismes internationaux de radio publics et privés (à raison d’un maximum de deux programmes par chaîne) ainsi qu’aux associations et institutions qui se consacrent à l’audiovisuel (à raison d’un maximum de deux programmes par organisme). Les producteurs ou réalisateurs de programmes radiophoniques qui souhaitent concourir au grand prix URTI devront soumettre leurs programmes à la sélection préalable des organismes habilités à participer. Les participants peuvent proposer au concours toutes émissions traitant du thème fixé chaque année réalisées moins de deux ans avant la date de proclamation du palmarès du grand prix URTI et dont la durée ne devra pas excéder les soixante minutes.

La date limite d’inscription est fixée au 1er Septembre 2011
Les programmes devront être transmis accompagnés de la fiche d’inscription dûment remplie et des documents d’accompagnement, soit directement sur le site web de l’URTI, soit par courrier postal adressé au siège de l’URTI en portant sur le colis la mention « aucune valeur commerciale ». Une coproduction ne peut être présentée que par l’un des organismes y participant, celui-ci se portant alors garant de l’accord de ses partenaires. Les programmes ne seront admis à concourir qu’une seule fois. Les participants au concours s’engagent à participer dans la mesure du possible à la promotion du grand prix international URTI de la radio. Les programmes devront être présentés dans leur version originale. Un script devra obligatoirement être fourni en français ou en anglais si la version proposée n’est pas dans l’une de ces deux langues. A l’issue des écoutes de tous les programmes admis à participer, et après avoir valablement délibéré, le Jury établit une liste de huit à dix programmes ayant obtenu le statut de « finaliste » du grand prix. La proclamation du palmarès se déroule dans les deux mois qui suivent la décision du Jury lors d’une cérémonie de gala organisée par l’URTI dans une ville choisie par la Direction générale. Les organismes ayant présenté un programme primé s’engagent à faire leurs meilleurs efforts pour organiser la participation du réalisateur ou d’un représentant à cette cérémonie.


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Les trois plans de l’animateur camerounais Yves de Mbella

Producteur radio-télé et présentateur de spectacles, il est aussi un homme d’affaires dans le showbiz

Né le 3 Janvier, Yves est l’aîné d’une famille de trois enfants désormais (deux garçons, une fille) après le décès du benjamin de cette famille. Ses parents ont été rappelés par la divine volonté (Dieu) après leur avoir offert une enfance pas trop misérable. Plusieurs le taxe de « pigeon voyageur » parce qu’il est le père de cinq enfants de mères différentes mais, il s’en sort plutôt bien. Trophées des périodes insouciantes de notre vie et volontés échouées de bâtir une relation durable avec certaines. Le seul problème, ce sont les vacances. Il faut envoyer chaque enfant chez sa mère pour ne pas que les unes et les autres disent ceci ou cela. Mais à part cela, ça va], se défend t-il. Le capricorne comme il aime bien se faire appeler car c’est son signe astrologique et c’était aussi un nom d’emprunt pour éviter de décliner son identité à ses débuts en Côte d’Ivoire, est né au Cameroun où il a eu un parcours scolaire brillant à l’exception de la classe de seconde. i J’ai repris suite à de mauvaises fréquentations et une crise d’adolescence déclare Yves. Titulaire d’un Baccalauréat A4 avec mention assez-bien, il a ensuite eu un Deug (Diplôme d’Etudes Universitaires Générales) en droit. Il ne s’est pas arrêté là car son amour pour les langues l’a poussé à faire une année de langue en Italie. Il a aussi obtenu un BTS (Brevet de Technicien Supérieur) en communication et action publicitaire à Abidjan.

Pour ses débuts, Yves de Mbella officie à la FM 94. Après des soucis à la CRTV, il choisit de s’installer en Côte d’Ivoire où il est Présentateur du loto et désigné présentateur du millionnaire après un casting des meilleurs présentateurs camerounais de l’époque. Je n’ai jamais pu tenir ce dernier rôle car des «bouches obscures» sont passées par là. Suite à une suspension injustifiée des antennes de télé et de radio (Crtv) pour soi-disant blasphème. Ce qui me donne l’occasion de confirmer l’adage qui dit qu’«à quelque chose, malheur est bon». Je remercie encore aujourd’hui ceux qui ont suscité cette sanction, affirme le capricorne. Yves de Mbella est un camerounais bientôt quarantenaire qui a cru en son étoile et cela malgré le refus de ses parents. Pour lui, le Cameroun a toujours été le souvenir d’un pays où il faut se battre pour réussir et s’imposer facilement ailleurs. Mais aussi un pays de jalousie, de méchanceté de la part de certaines personnes. Ses loisirs sont tout simplement la lecture des magazines, la télé et la radio. Selon lui si un jeune doit réussir, il lui faut ces trois plans: Ambition, travail et talent. Il est quelqu’un qui rigole mais sérieux, très honnête. Il adore les choses qui sortent des normes surtout avec les femmes. A la question «à quand la date de votre mariage?» Il rétorque en souriant: J’attends moi-même la réponse de Dieu à cette question pourtant ce n’est pas la volonté qui fait défaut. J’avoue toutefois qu’étant fils de parents divorcés dans la douleur, la haine et devant le taux élevé de divorces, je me pose la question d’un engagement. En plus on a jamais remboursé à qui que ce soit l’argent investit dans un mariage après le divorce.

Yves de Mbella devant sa console
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Marcel Amoko: «Kalak Fm n’inventera pas le fil à couper le beurre, mais.»

Le Directeur général de cette nouvelle radio nous présente son projet ainsi que sa vision. Entretien.

Marcel Amoko d’où vous est venue l’idée de créer Kalak Fm?
La création de Kalak Fm s’inscrit dans la continuité d’un projet que je pilote depuis 2007, mais que je murissais depuis une dizaine d’années au moins. Un projet multimédia qui comprenait au départ une télévision en ligne, «ANN24». Un projet que j’ai monté a l’époque avec mon partenaire Fidelis Ngede. Lorsque j’ai décidé de quitter la BBC (avec qui nous avons d’ailleurs signé un partenariat de rediffusion), j’ai pensé naturellement que ma place était au Cameroun, où je pense pouvoir apporter une expérience professionnelle d’une vingtaine d’années, acquise à l’étranger. Vous savez que j’ai notamment travaillé pour des médias tels que RFI, Africa No1 et la BBC entre autres. Le journalisme étant, je crois, ce que je maîtrise le mieux, j’ai décidé de commencer par la radio, avec pour ambition d’étendre nos activités a la télévision et à tout ce qui a trait à l’internet.

Pourquoi Kalak, ce nom signifie quoi?
Kalak en langue Bassa, signifie «raconte, dis, parle». Je voulais un nom qui puise dans notre culture, dans notre patrimoine linguistique, dans nos valeurs, et qui porte un message. C’est aussi le sens de notre slogan: «Appel a l’éveil». Eveil des consciences et responsabilisation individuelle et collective.

Qui se cache derrière cette marque (les fondateurs, actionnaires, partenaires.)?
Personne ne se cache derrière cette marque. Mes partenaires dans ce projet sont connus. Il s’agit de ma s ur cadette, Bélénié Valérie qui dirige l’agence Cameroun contacts, Haman Mana, le directeur de publication du quotidien «Le Jour», Alain Youta qui est banquier et Directeur général de l’établissement de micro finance FODEC, et mon ami et frère, Gino Sitson artiste-musicien vivant a New-York.

On le sait, vous êtes ancien journaliste à la BBC, est-ce l’idée de Kalak qui vous a fait partir ou autre chose?
Comme je vous le disais plus haut, je nourris des projets dans l’audiovisuel depuis au moins une dizaine d’années. J’ai passé onze merveilleuses années à la BBC, mais il arrive un moment ou l’on à envie de passer à autre chose, de s’épanouir, je dirais même de s’accomplir. Je pense que ce moment était arrivé pour moi. La délocalisation d’une partie des effectifs de BBC AFRIQUE sur Dakar au Sénégal, m’a donné l’occasion de franchir le pas et de rentrer chez moi, dans mon pays, après plus d’une vingtaine d’années en occident (j’ai quitté le Cameroun en 1989), pour apporter ma modeste contribution a son développement, dans un domaine et un secteur, ou j’ai la prétention de croire que je dispose d’une certaine expertise.

Kalak émet depuis quelques mois sur la capitale du pays, pouvez-vous nous repréciser la ligne éditoriale de votre radio ?
Nous avons pris l’option, de nous inspirer, en tenant bien sur compte du contexte et de la réalité camerounaise, du style d’une radio qui est dans l’air du temps en France et qui connait un succès certain, c’est RMC. Notre option est donc l’information comme fil rouge, le sport, tous les sports, et le débat.

Qu’est ce Kalak Fm apporte de particulier dans le paysage radiophonique de la capitale, voire du Cameroun?
Nous n’avons pas la prétention d’inventer la roue ou le fil à couper le beurre, mais nous allons nous efforcer d’apporter un traitement journalistique à l’actualité que nous couvrons, en respectant scrupuleusement les fondamentaux de notre métier, que sont le respect des faits, l’impartialité, et l’équilibre dans le traitement de l’information. Une responsabilité à la fois individuelle et collective. Le Cameroun nous appartient à tous, et il sera ce que chacun d’entre nous aura décidé qu’il soit. Tout ceci ne se fera pas du jour en lendemain bien sûr, nous aurons besoin de patience et du soutien de tous, mais je demande qu’on nous laisse au moins le bénéfice du doute, et je pense que mon passé, mon parcours et mon expérience plaide pour cette indulgence.

Peut-on avoir une idée de l’équipe que vous employez à ce jour?
Kalak Fm a démarré avec une quinzaine de personnes: journalistes, animateurs, techniciens et personnel administratif. Nous avons pris l’option de nous appuyer fortement sur la jeunesse. Notre équipe rédactionnelle est composée essentiellement de jeunes diplômés de l’ESSTIC, l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et je dois dire que je ne suis point déçu jusqu’à présent.

Vous nourrissez certainement de grosses ambitions pour cette radio, quels sont vos projets à court et moyen terme?
Nous sommes officiellement opérationnels depuis le 30 mars 2011, laissez nous le temps de nous installer et vous serez informé en temps opportun de nos projets. Nous préférons agir d’abord et parler ensuite. Rassurez-vous, vous serez les premiers à être mis au courant de l’évolution des choses.

Pour terminer, où (dans quelle ville) et sur quelle(s) fréquence(s) écoute t-on Kalak Fm?
Kalak Fm émet en modulation de fréquence sur 94.5 et nous couvrons Yaoundé et ses environs. J’ai même entendu dire que nous étions écoutés à Bokito, mon arrondissement d’origine, sans doute un signe que les ancêtres veillent sur nous et nous suivent. (Rires)


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Cameroun: Une nouvelle radio, Kalak FM émettra de Yaoundé

Spécialisé dans l’Infos, Sports et Talk, elle devra lancer ses programmes en mars 2011

Kalak Fm est une initiative de Marcel Amoko, ancien journaliste à la Bbc (British Broadcasting Corporation) à Londres, soutenu par Haman Mana, Directeur de publication du quotidien le Jour, Alain Youta, banquier et directeur général du Fodec, Gino Sitson artiste-musicien basé à New York, Mme Bélénié Valérie, directrice générale de l’agence Cameroun Contacts, Fidelis Ngede, Consultant et spécialiste des nouveaux médias, et participe selon son promoteur, de « la volonté d’informer, d’éduquer et de divertir, du souci de promouvoir la rigueur professionnelle, le respect de l’éthique et de la déontologie journalistique dans le strict respect des lois et règlements de la République du Cameroun ».

La radio vise aussi au renforcement du sentiment de citoyenneté des journalistes et des auditeurs. Il s’agit résume Marcel Amoko « de promouvoir l’esprit civique et la notion de responsabilité individuelle et collective ». Dans un environnement qui semble avoir perdu tous repères et tout sens des valeurs essentielles que sont l’éthique, le respect de l’autre, le patriotisme et le respect de la chose publique, ajoute l’ancien journaliste de la BBC, cette radio se singularise d’ores et déjà par la qualité de ses promoteurs dont l’expérience est avérée tant au niveau national qu’international. Après la phase d’essais techniques, et si ces derniers sont concluants, KALAK FM devrait lancer ses programmes (Infos, Sports et Talk) en Mars 2011. Elle bénéficie déjà d’un soutien de poids, puisqu’elle vient de signer un accord de partenariat avec la BBC, qui lui permettra de reprendre le signal de la radio britannique à Yaoundé. De bon augure pour une radio qui fait ses premiers pas.

Kalak Fm, une nouvelle radio dans le paysage médiatique du Cameroun

Nominations à la Cameroon radio and television (Crtv), l’intégralité des textes

Note signée par le président du Conseil d’administration, Issa Tchiroma Bakary

Sont pour compter de la date de signature de la présente décision, nommés aux postes de responsabilité ci-après à la Cameroon Radio

Direction générale
Conseillers
Conseillers N°1 chargé des contenus: M. Wongibe Emmanuel, journaliste, précédemment chef de division de la coopération et des relations publiques.
Conseiller N°2 chargé de la technique: M. Ndemba Pie, ingénieur électromécanicien, précédemment directeur des équipements de production Tv.

Division des Reportages spéciaux
Chef de division: M. Ndjock Abanda Michel, journaliste principal, en poste.

Division des Affaires juridiques et de la Coopération
Chef de division: Mlle Gweth Rosette, juriste, précédemment chef de la cellule juridique.

Division des Etudes et de la Planification des projets
Chef de division: M. Daniel Ngamy Tangmo, ingénieur électronicien, précédemment chef de Division de l’Informatique et de la Planification stratégique.

Direction des Programmes et de la Production Radio
Directeur: M. Célestin Boten, journaliste principal, précédemment
directeur des Programmes radio.

Directeur de l’Information radio
Directeur: M. Bélibi Alain, journaliste principal, en poste.

Direction des Equipements de production radio
Directeur: M. Ngoutouga Simon, ingénieur électronicien, en poste.

Direction de la Production et des programmes Tv
Directeur: M. Ekukole Robert, producteur Tv, précédemment directeur de la production Tv.

Direction de l’information Tv
Directeur: M. Ndongo Charles, journaliste principal, en poste
Direction des Equipements de production Tv

Directeur: M. Kamgang Jules, ingénieur, précédemment directeur adjoint des Equipements de production Tv.

Direction de la Diffusion, des Transmissions, des Infrastructures et des Autres équipements techniques
Directeur: M. Takou Boniface, ingénieur, précédemment directeur adjoint de la Diffusion et des Transmissions.

Direction Administrative et Financière
Directeur: Mme Moudiki Mbango Cathérine, précédemment directeur des Finances et de la Logistique par intérim.

Crtv Marketing and Communication Agency
Directeur: Mme Essomba Antoinette, en poste.

Centre de Formation professionnelle de l’Audiovisuel
Directeur: Mme Mballa Atangana Adèle, journaliste, en poste.

Résolution portant nomination des chefs de stations régionales à la Cameroon Radio and Television. Sont pour compter de la date de signature de la présente décision, nommés aux postes de responsabilité ci-après à la Cameroon Radio Television:

Station régionale de l’Adamaoua
Chef de station: M. Mouhamadou Yaya, journaliste, en poste.

Station régionale du Centre
Chef de station: M. Effa Essomba Benoît, journaliste, en poste.

Station régionale de l’Extrême Nord
Chef de station: M. Mouindjel Michel, journaliste, précédemment chef de station régionale Crtv Sud Ouest.

Station régionale de l’Est
Chef de station: M. Mewanu Joseph, journaliste, précédemment chef de station régionale Crtv Nord Ouest.

Station régionale du Littoral
Chef de station: M. Ntone Ngando Serge, journaliste, précédemment chef de station Crtv Sud.

Station régionale du Nord
Chef de station: M. Sira Léon, journaliste, en poste.
Station régionale du Nord Ouest

Chef de station: M. Eta Bissong Frédérick, journaliste, précédemment chef de station Crtv Est.

Station régionale de l’Ouest
Chef de station: M. Nongowe Samuel, journaliste, précédemment chef de station Crtv Littoral.

Station régionale du Sud
Chef de station: M. Fouba Tonyama, journaliste, précédemment chef de station Crtv Ouest.

Station régionale du Sud Ouest
Chef de station: M. Chuye Bunyui

Résolution portant nomination d’un chargé de mission au cabinet du président du Conseil d’administration de la Cameroon Radio Television
Est pour compter de la date de signature de la présente résolution, nommé au poste de responsabilité ci-après au cabinet du président du Conseil d’administration de la Crtv.
Chargé de mission: M. Adamou


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Ngaoundéré: La « radio ANNOUR » voit le jour

La chaîne confessionnelle islamique « radio ANNOUR » diffusée sur la bande 106.1 FM émet exclusivement en langues Fulfulde et arabe

Cette nouvelle radio qui vient accroître le paysage des structures médiatiques dans la région de l’Adamaoua vient également réconforter la communauté musulmane dans le domaine de l’information islamique. A en croire ses promoteurs, elle vient à point nommé couvrir un vide longtemps ressenti par les populations de cette région du pays. Elle a entre autres ambitions, la prédication, la psalmodie du Saint Coran, les programmes religieux, mais aussi et surtout les programmes sociaux éducatifs.

Créée sur autorisation n°1548/MINCOM du 2 septembre 2010, elle a pour vocation de promouvoir l’Islam à travers une éducation saine de la communauté musulmane. Il s’agira pour la radio ANNOUR, a relevé la fondatrice, Mme Hadja Nafissatou, de contribuer de façon remarquable à la conscientisation des jeunes musulmans qui adoptent de plus en plus des comportements déviants, notamment la consommation abusive d’alcool et de la drogue, le vagabondage sexuel avec pour conséquence la propagation du VIH/SIDA entre autres.

Bénéficiant de l’appui de Dawa Islamia, une ONG chargée de promouvoir l’Islam, le représentant de cette ONG a, dans son intervention, insisté sur le respect de l’éthique, de la déontologie et des lois et règlements de la République en matière de communication. Pour sa part, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Ngaoundéré a rappelé l’avantage à avoir une jeunesse spirituellement et moralement bien formée. Le premier magistrat de la ville de Ngaoundéré a aussi tenu à rassurer la fondatrice de la disponibilité de sa structure à soutenir cet instrument de communication.

Copure du ruban symbolique par le gouverneur de l’Adamaoua et la fondatrice de la radio
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En inaugurant la radio ANNOUR, le gouverneur de la région de l’Adamaoua a rappelé le rôle de 4e pouvoir que constituent les médias, d’où l’importance de l’utiliser à bon escient pour qu’elle soit utile à la société. Il a rappelé le caractère sacré de la paix que la radio ANNOUR doit préserver par la diffusion des informations fiables. Autant la radio est un facteur de cohésion sociale, autant elle peut créer des situations de désordre aux conséquences incalculables. Sans vouloir influencer la ligne éditoriale de quelle que radio que ce soit, en l’occurrence la radio ANNOUR, je voudrais attirer l’attention de la fondatrice sur le caractère inestimable du prix de la paix , a déclaré le numéro un de la région de l’Adamaoua. Après la coupure du ruban symbolique, la hausse et la basse fréquence ont été visités.

Siège de la radio Annour
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Alain Foka, la voix camerounaise de prestige à Radio France International

Depuis de 16 ans, il présente des émissions très écoutées, surtout en Afrique. Rencontre.

Avez-vous toujours voulu faire ce métier? Quand décidez-vous de devenir journaliste ?
C’est à l’âge de 6 ans que j’ai su que je voulais faire ce métier. Mon père avait un ami journaliste et moi-même j’écoutais deux journalistes à la radio, Jean-Vincent Tchienehom et Georges Collinet. Ces 2 personnes m’ont donné envie de devenir journaliste.

Pouvez-vous nous raconter votre enfance ?
(Rires) Je suis né à Douala, fils de policier. Puis j’ai fait le lycée à Bafoussam, c’était les dernières années de travail de mon père. Enfant turbulent, j’ai été exclu, j’ai donc passé mon Baccalauréat à Mbouda. Je me suis ensuite retrouvé en France à faire une année de classe préparatoire pour essayer d’intégrer Sciences-Politiques et faire une école de journalisme simultanément. Mes études finies, ma première expérience de radio sera à France Inter, je faisais les flashes infos, puis je suis allé à Europe1 tout en travaillant à la 5, chaîne de télévision de Silvio Berlusconi. Je suis entré ensuite dans la société Reportage comme journaliste reporter d’images en Afrique et de là je suis entré à RFI.

Très peu de gens savent que vous avez travaillé à la télévision comme producteur de documentaires ?
C’est assez personnel pour moi. On ne fait pas toujours de la télévision pour se montrer mais pour montrer quelque chose. J’ai en effet une société de production qui existe depuis 1992, Phoenix Productions Media, ayant fait des documentaires pour plusieurs chaînes comme Planète, France 2 ou TF1.

Bon et mauvais souvenirs du métiers ? racontez nous !
Le moment le plus difficile fût le Rwanda, cela m’a marqué profondément, je ne préfère pas en parler et c’est assez complexe. Il y’a aussi la chute de Mobutu et du Président Pascal Lissouba dans les deux Congo. Pour ce qui est des moments positifs, il y a l’interview de Nelson Mandela à Johannesburg en 1997 et au chapitre des regrets, j’aurais aimé rencontrer Barack Obama, mais il y a eu des problèmes de formalités.

On vous caractérise d’afro-optimiste, qu’en dîtes-vous ?
Plutôt afro-réaliste. J’ai commencé le métier quand on ne parlait pas de l’Afrique – et on en parle pas encore assez – ou quand on parlait, c’était par clichés, on n’était pas loin de Tintin au Congo. On m’a trouvé afro-optimiste parce qu’enfin je parlais différemment de l’Afrique, en montrant ce qu’il y a de beau. Je pense que par la force des choses, par le nombre de ressources humaines, l’Afrique est un continent de l’avenir. On est au moment où les vieux grigouts qui ont le pris le pouvoir au lendemain des indépendances sont morts ou en train, Dieu merci. Les jeunes qui arrivent aux affaires ne pourront plus répéter les mêmes erreurs, ils ont fait leurs études ailleurs et ont vu le monde.

Retournez-vous souvent au Cameroun ?
Pratiquement toutes les 2 semaines.

[b Il y a beaucoup de camerounais en France dans le domaine du journalisme, êtes-vous en contact avec eux ?
Je ne les regarde pas en tant que camerounais, mais en tant que collègues. Effectivement, il y a beaucoup de journalistes camerounais en France et même à Rfi. Je pense que c’est parce que la plus grande école de journalisme en Afrique était au Cameroun, par conséquent une tradition de journalisme est née dans le pays. Pour ceux qui vivent et travaillent ici, je ne les vois pas tous. Néanmoins J’ai beaucoup d’amis voire des frères: Amobé Mévégué, Marie-Roger Biloa, Denise Durand Epoté, Elisabeth Tchoungui, Constant Némalé.

Y-a-t-il des problèmes d’affairistes de la part des journalistes lorsqu’ils évoquent le continent ?
Affairiste je ne sais pas, c’est une critique assez facile. Puis en Afrique il existe encore un gros complexe des dirigeants africains qui préfèrent encore être interrogés par le «blanc», c’est dû à leur génération. Je trouve qu’on n’a pas assez d’espace pour parler, pour s’exprimer, «se lâcher» en Afrique. C’est-à-dire qu’on a de bons journalistes qui ne peuvent pas travailler pour des groupes de presse africains, et les journalistes dans des groupes de presse européens ne s’occupent pas forcément de l’Afrique. Donc j’ai de la chance.

Peut-on rêver un jour que vous animiez une radio camerounaise ?
Je ne crois pas, je ne veux pas me réduire au Cameroun, je me réjouis d’avoir des auditeurs dans l’ensemble du continent. Je me sens partout chez moi en Afrique.

Quel est votre rêve?
Aller en vacances avec mes enfants.

Alain Foka
A.Blanc/RFI)/n

Cameroun: Sky Radio à nouveau autorisée de diffusion

Le ministre de la communication Issa Tchiroma publié mardi 03 janvier un communiqué autorisant la réouverture de la Chaine

Sky One peut de nouveau émettre
Certaines sources en faisaient mention mais c’est finalement ce mardi 03 janvier que le ministre a autorisé la radio Sky One, à pouvoir de nouveau émettre dans la capitale camerounaise Yaoundé. Le communiqué ne donne aucune motivation à cette réouverture. Je tiens à souligner et à apprécier à sa juste valeur, la disponibilité et la sollicitude du ministre de la Communication. Nous espérons que très bientôt les choses rentreront dans l’ordre. Notre principale préoccupation aujourd’hui est de nous réconcilier avec notre tutelle avait affirmé Joseph Angoula Angoula, le directeur général de Sky One radio, lors d’une conférence de presse organisée le 3 octobre 2009 dernier.

Lundi 17 août 2009, au terme d’une concertation avec ses principaux collaborateurs et des représentants d’autres administrations, le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary a signé une décision portant fermeture de la radio. La chaîne était sanctionnée selon le communiqué officiel pour les nombreuses dérives professionnelles relevées principalement dans l’un de ses programmes de grande écoute,Le tribunal. Une dizaine de jours plus tôt, l’émission incriminée avait été suspendue, et des discussions avaient été engagées avec les promoteurs de la radio pour les inviter à plus « de responsabilité ». En ce moment-là les dirigeants de la radio s’étaient refusés à suspendre l’émission.

Nous allons désormais faire attention sur tout ce qui passera à l’antenne. Nous avons eu très mal lors de la fermeture. Si une autre chance nous est donnée par la réouverture, nous allons rester une radio citoyenne qui ne fera plus rien de tout ce qui nous a été reproché affirmait déjà Joseph Angoula Angoula. La réouverture de cette radio est aussi un geste fort du ministre Issa Tchiroma qui malgré les reproches qu’on peut lui faire dans sa communication, a clairement montré depuis son arrivée a gouvernement sa volonté d’établir un véritable dialogue avec les acteurs des secteurs des médias d’information au Cameroun. Issa Tchiroma a prescrit aux promoteurs de Sky One Radio de se conformer à la règlementation en vigueur.


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Cameroun: Jean Olivier OWONA, le phénomène angélique.

Agé de 32 ans, ce journaliste et animateur a commencé à écrire son histoire avec les médias à 13 ans

Journaliste, Animateur Radio et TV de renom, c’est à 13 ans que Jean Olivier OWONA, « le phénomène angélique » comme il se fait appeler lui-même, commence une épopée qui le conduit aujourd’hui sur les plus hautes marches du podium. Né le 1er janvier 1977 à Yaoundé, il commence en 1990 à la C.R.T.V. comme Animateur radio et TV en Free lance. Ce n’est qu’en mars 2009, soit une décennie après, qu’il deviendra journaliste animateur professionnel à l’office de radiodiffusion et télévision Camerounaise. Ses  » marques déposées », ce sont des émissions de renom comme La forêt dense Vision sociale Le débat de minuit au poste national de la CRTV ou encore Délire et Bonjour à la Télévision nationale. Des émissions que ce maestro présente avec beaucoup de bonheur, de succès et de dextérité, et le public en redemande. Grâce à son sens du travail bien fait, à son éloquence et son élocution, il s’est taillé une réputation qui dépasse aujourd’hui les frontières nationales.

De fil en aiguille, le professionnalisme de Jean Olivier OWONA lui a valu de nombreux postes de responsabilité au sein de la ce média de service public au Cameroun. Adjoint au chef de service des émissions de jeunesse à la CRTV de 2002 à 2005 ; adjoint au chef de service du monitoring et de la documentation au poste national de la CRTV depuis 2005. Et à ce titre, il est chargé du suivi des agences nationales et internationales de presses écrites, audio et télévisuelles ; De la sélection et la collecte des produits satellites en provenance des chaînes TV partenaires, et l’enregistrement pour exploitation à l’antenne ou dans les productions ; Du suivi de la production étape par étape ; De la conservation, du classement de tous les documents du secrétariat de production ; De la gestion de la logistique de production et de dresser des rapports de production à la direction de la production radio. Une tâche exaltante à laquelle il se confie plutôt avec beaucoup de dévouement. Ce qui lui a d’ailleurs valu des distinctions somme toutes honorifiques.

Jean Olivier OWONA
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Jean Olivier OWONA est également Consultant en communication au ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille ainsi qu’au ministère des affaires sociales avec à la clé le Prix de la sensibilisation des personnes vulnérables et handicapées décerné par l’ambassade des états unis au Cameroun en 2007. Depuis 2006, il est le Présentateur vedette de l’émission « BONJOUR » à la télévision nationale, Antenne matinale de 6h à 09h.

Linguiste de formation, Jean Olivier OWONA est titulaire d’une Licence, d’une Maîtrise et d’un Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA) en linguistique appliquées obtenues à l’Université de Yaoundé I, respectivement en 2002, 2005 et 2008. Pour compléter sa formation, il a suivi une formation à l’Ecole de formation en communication de masse en Egypte, stage organisé par l’union des radios et des télévisions nationales africaines. U.R.T.N.A.

A ses heures perdues, Jean Olivier OWONA s’investit pour les groupes sociaux défavorisés, s’emploie à L’encadrement des jeunes en détresse dans des groupes associatifs, à la Lecture, à l’écriture des nouvelles, des essais et romans. Comme la majorité de ses compatriotes, il aime le sport et la musique (chanteur dans des chorales). Ce qui illustre à suffisance la simplicité légendaire et le côté sympa de l’homme. Un véritable phénomène angélique.

Jean Olivier OWONA
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Cameroun Lettre du ministre de la communication au promoteur de Sky One

Elle a pour objet la demande de fermeture de l’émission « Le tribunal »

Objet : Emission Le Tribunal

Monsieur le Promoteur
Dans ma correspondance dont la référence et l’objet sont ci-dessus rappelés, je vous ai demandé de mettre fin à l’émission « Le Tribunal ».
Cette directive ne semble pas avoir été bien comprise, puisque vous avez créé une émission de substitution dénommée La Tribune du Peuple, dont l’esprit, le déroulement et l’animateur demeurent ceux de la première émission.
Considérant que vous n’avez pas bien saisi le contenu de ma correspondance du 06 août 2009, j’ai l’honneur de vous demander de mettre fin à cette nouvelle émission, qui ne diffère de la première que par le titre.
La présente correspondance vient après la séance de travail que j’ai personnellement tenue avec vous le 06 août 2009, après la correspondance qui s’en est suivie le même jour, et après l’audience accordée le 12 août 2009 à votre père, le chef supérieur Soumbou Angoula. Au regard de tous ces antécédents, la correspondance de ce jour est donc une mise en demeure de mettre un terme à l’émission le Tribunal, sans en créer une autre de même genre.
A cette occasion, je vous fais observer qu’un organe de presse n’est ni un service d’enquêtes judiciaires, ni une juridiction, ni une instance de conciliation entre personnes en conflit. Si vous persistez sur cette voie, je me verrai contraint de prendre d’autres mesures qui pourraient aller jusqu’au retrait de l’autorisation provisoire qui vous a été délivrée. En effet, la censure administrative a été abolie pour la presse écrite, alors qu’en matière audiovisuelle, le ministre de la Communication dispose de pouvoirs de police spéciaux qui lui permettent de prendre les mesures conservatoires appropriées pour préserver la paix sociale et l’ordre public.
Enfin, vous donnez l’impression d’avoir oublié que vous avez signé un cahier de charge qui, en son article 4 alinéa 2, dispose que « l’opérateur est tenu au respect des dispositions du cahier de charge, ainsi que des directives du ministre en charge de la Communication, dans le cadre de ses pouvoirs de régulation du secteur ».
Vous voudrez bien, dans le sens bien compris d’une exploitation paisible de votre entreprise de communication audiovisuelle, vous conformer aux dispositions ci-dessus.
Veuillez agréer, Monsieur le Promoteur, l’assurance de ma considération distinguée.

Ampliations :
Minetat/Sg-Pr
Sg/Pm Minrex Sed
Dg/Sn Dg/Re
Gouverneur/Centre
(e) Issa Tchiroma Bakary, ministre de
la Communication
Ydé, le 12 août 2009

Cameroun: La radio Sky radio fermée par les autorités

Le ministre de la communication indique une violation des règles en vigueur

Il n’y a pas d’affaire sky!
La radio privée camerounaise de la capitale Yaoundé, Radio Sky One, a été fermée hier lundi pour « entorses multiples » à la loi, selon des sources proches du ministre de la Communication. Les autorités affirment que ce n’est pas une cabale ciblée. Il n’y a pas une affaire Sky One. Il y a simplement une mesure de régulation que l’autorité compétente a jugée utile de prendre par rapport à des dérives multipliées dans ce secteur d’activités. C’est en ces termes que Jean Tobie Hond, le chef de la division juridique et du contentieux du ministère de la Communication, a commenté cette décision ministérielle dans un entretien accordé au poste national. Une position qui est aussi celle du ministre Issa Tchiroma. La radio Sky One est fermée pour entorses multiples aux lois régissant le secteur de la communication au Cameroun. A-t-il déclaré.

Des locaux mis sous scellés
Les locaux de la radio ont été mis « sous scellés » lundi. Son promoteur, Joseph Angoula Angoula, a déclaré ne pas avoir été informé de cette décision avant son exécution, qui s’est déroulée sans heurts. Selon lui, la radio avait reçu du ministre de la Communication une demande de suspension visant une émission de « médiation sociale », diffusée depuis près de deux ans et intitulée « Le Tribunal ». L’émission a été annulée, mais aussitôt été remplacée par une autre libellée différemment, mais avec la même ligne éditoriale. Une vision qu’Angoula Angoula a rejeté dans une interview accordée au journal le jour, il affirme que « La tribune du peuple » est différente du « tribunal du peuple » tout simplement parce que la dénonciation, ce n’est pas le jugement. Nous continuons de recevoir des cas de personnes qui se sentent abusées dans leurs droits et qui dénoncent tout simplement. Peut-être qu’on n’aura plus l’occasion d’appeler les accusés en direct sur le plateau. Mais on les appellera en off.ajoute-t-il.

Une initiative diversement appréciée
L’affaire qui a débuté le 6 août dernier avec une lettre du ministre Issa Bakary Tchiroma. Il était demandé au promoteur de « bien vouloir. mettre fin à l’émission Le tribunal ». Cette demande faisait aussi suite à une correspondance du ministère des Relations extérieures qui avait saisi le ministre de la communication le 31 juillet précédent. Il lui suggérait de prendre « des mesures appropriées » vis-à-vis de cette émission où des « auditeurs et présentateurs ont vertement critiqué les autorités congolaises et nommément le président de la République ». Face à cette demande de la tutelle, Sky One crée le programme « La tribune du peuple  » au contenu quasi identique à la précédente.

Dans l’émission incriminée des personnes venaient poser des problèmes que l’animateur se chargeait de régler. L’émission connaissait un certain succès auprès des auditeurs, notamment à ses débuts lorsque les affaires tranchées étaient de simples affaires de m urs. Ces derniers temps, de plus en plus de personnalités étaient visées. Dans les milieux autorisés, on affirme que certaines personnes ce servaient de ce média pour régler des comptes. Plusieurs informations de sources non officielles pensent que les nouvelles orientations du programme objet du litige sont intervenues parce que le promoteur avait des protections. Fait particulier la presse habituellement sévère à l’encontre de telles décisions semble satisfaite, tout comme une bonne partie de l’opinion.
Les autorités ont néanmoins laissé percevoir que la mesure n’est pas définitive. S’ils donnent des garanties qu’ils vont respecter la déontologie et le cahier de charges, nous allons rouvrir la radio, a assuré le ministre de la communication.


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Cameroun: Les jeunes s’initient au journalisme radiophonique

Ils ont envahi les radios de la capitale dans le cadre des émissions de vacances

Depuis le début des vacances à Yaoundé, la plupart des radios urbaines sont envahies par les jeunes vacanciers qui font leurs premiers pas dans la communication audiovisuelle, notamment la Radiodiffusion. Il s’agit en majorité des jeunes des lycées et collèges, les étudiants qui apprennent les notions de base du journalisme radiophonique. Parmi les Radios sollicitées par ces jeunes  » journalistes et animateurs  » on peut citer Radio Tiemeni Siantou (RTS) ou encore la toute la jeune Radio DEMENTI FM où l’affluence se fait encore plus ressentir. A la RTS, une tranche a été aménagée pour ces jeunes.  » RTS Vacances  » offre ainsi à chacun de s’exprimer et de faire valoir son savoir faire, surtout de réveiller le génie qui sommeille en eux. Mais la tranche est coordonnée par un journaliste professionnel qui s’occupe de l’encadrement et de la formation de ces jeunes qui ont pour la plupart pour modèle Charles Ndongo, Alain Belibi etc. Bernard Atangana, jeune journaliste de la RTS, estime que cette formation permet à Radio Tiemeni Siantou de détecter de jeunes talents qui peuvent, demain resserrer les rangs de cette radio située au quartier Mvog Mbi. Il faut d’ailleurs rappeler que la plupart des grandes voix de cette Radio privée, sont passées par  » RTS vacances  » avant d’être affectés à l’émission  » Futuroscope  » qui permet au » plus compétents d’être recrutés à la rédaction Centrale. L’ancien chef de chaine de cette radio, Benjamin Fouda Effa, le rédacteur en chef Emanuel Jules Ntap ou encore Paulin Mbala, le présentateur du magazine dominical « Zap Presse » sont des purs produits de cette « école de journalisme ».

A la Radio DEMENTI FM, c’est la même ambiance qui règne.les jeunes, étudiants en majorité, grimpent tous les matins les marches de l’immeuble shell jusqu’au 5è étage où se trouve le siège de cette jeune Radio pour prendre part à la conférence de rédaction qui se tient tous les matins à 8heures. Leur arrivée dans cette structure de communication a été motivée par une étude de dossier et une demande manuscrite dans laquelle est clairement indiqué le but du  » stage « . Si certains ont opté pour les programmes d’animation, d’autres par contre ont eu un faible pour l’information, ou les deux. Ainsi apprennent-ils la rédaction d’un « papier », la collecte, le traitement et la diffusion des informations, les problèmes liés à la déontologie, la tenue à l’antenne.

Ils apprennent aussi, au travers des descentes sur le terrain (avec un journaliste de la radio), le reportage en direct du site d’un évènement. Parmi les apprenants, on retrouve également ceux qui ont opté pour la technique Radio. Ici, ils s’initient au langage technique et à l’utilisation des bancs de montage, la prise de son, les enregistrements hors antenne(en off) etc. D’autres Radios de la capitale Camerounaise, offrent aussi aux jeunes vacanciers, des espaces d’expression. Même si dans ces autres radios ces émissions tardent à démarrer, on peut toutes fois dire que la Radio Magic FM, TBC, la FM94, chaine urbaine du réseau CRTV et le Poste National font partie des Radios où les jeunes s’expriment pendant les trois mois de vacances. C’est une expérience que les plus passionnés renouvellent chaque année, et se forment ainsi sur le tas comme la plupart de leurs ainés en service à la Radio Télévision nationale.


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Cameroun: Incendie dans une Radio à Douala

Le feu a consumé les locaux de la Radio des Lauréats au quartier Bonamoussadi

C’est le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune qui rapporte cette nouvelle ce 9 juillet 2009. L e personnel de la Radio des Lauréats une chaine de proximité émettant depuis la capitale Camerounaise ne savent plus à quel saint se vouer depuis l’incendie qui vient de faire de ravage au sein de cette station. Selon nos confrères, tout serait parti aux environs de 19h 30 heures locales lorsque l’incendie s’est signalé dans le vaste bâtiment à trois niveaux qui abritait les locaux de Lauréat FM lundi dernier. Certaines indiscrétions parlent d’un court circuit qui serait à l’origine de cet incendie. Les mêmes sources indiquent que le climatiseur situé derrière le bâtiment de la radio a pris feu. On parle aussi d’une explosion de la bouteille de gaz contenue dans cet appareil.

La radio des Lauréats dispose pourtant d’un extincteur qui malheureusement n’a pas pu être manipulé par le vigile de garde. Ce dernier ne connaissait pas son mode d’emploi indique t-on du côté de Bonamoussadi, siège de cette jeune chaine urbaine. C’est la raison pour laquelle le bilan de cet incendie est lourd : Il ne reste presque plus rien des deux studios qui faisaient office de bureaux de la Radio. Les microphones le matériel de sonorisation les bancs de montages des émissions, et des journaux parlés ont été emportés par le feu. Idem pour le matériel de bureau, les archives les documents du personnel et la toiture du bâtiment ont été emportés par la puissance des flammes.

Appelés en renfort, les sapeurs pompiers arrivés quelques temps après le déclenchement de l’incendie, ont néanmoins pu maitriser le feu qui aurait pu envahir le bâtiment abritant l’école primaire et maternelle du groupe scolaire Waffo. En effet c’est dans l’enceinte de ce groupe qu’a été installée la jeune station de Radio. Au siège de la radio, les entrées sont filtrées, d’autant plus qu’une enquête a été ouverte pour trouver les origines exactes de cet incendie. Le fondateur de cette Radio, l’homme d’affaires originaire de l’ouest du pays, Waffo Pierre est le promoteur le plus malheureux actuellement, lui qui s’est investi à donner à la jeunesse de Douala, un outil de communication, mieux de formation et de pédagogie pour une meilleure insertion dans la vie active. La Radio des Lauréats est l’une des dernières chaines de proximité créées dans la capitale économique.

L’incendie qui vient de survenir dans cette jeune entreprise de communication devrait servir d’exemple aux autres promoteurs des structures de communication audiovisuelle, qui accordent peu d’attention à la sécurité des employés, du site et du matériel de travail. Car comment comprendre que la Radio ait recruté un vigile qui ignore tout de l’usage d’un extincteur.IL s’agit aujourd’hui de mettre un accent particulier sur la sécurité des investissements pourtant bénéfiques pour le développement du secteur de la Communication, plus précisément le secteur de l’audio visuel de plus en plus développé dans les principales métropoles Camerounaises que sont Douala et Yaoundé. Dans la ville de Douala, la Station régionale de la CRTV (Cameroon Radio and Télévision) et la Chaîne de proximité CRTV FM 105 doivent faire face à une rude concurrence que leur livrent les Radios privées telles que Radio Equinoxe, Nostalgie, Sweet FM, Cauris FM, Radio Veritas, Radio Bonne Nouvelle et. la Radio des Lauréats.


Cameroun: Alain Clément Ondoa, un animateur radio talentueux

Il a marqué les auditeurs de Magic Fm et Radio don Bosco, à Yaoundé

Il est de petite taille certes mais son talent et sa voix font de lui l’un des meilleurs animateurs radio de sa génération. Alain Clément, comme il aime à se faire appeler, est un passionné de la radio. Il justifie la naissance de cette passion par les radios telles que Africa n°1 avec notamment les émissions comme le Hit parade Kilimandjaro, présenté par alain saint pierre ou encore phil, Africa Song que présente Robert Brazza, tous les soirs en direct de Paris. Pour lui ces personnes, auxquelles il faut ajouter le célèbre animateur Claudy Siar de Radio France Internationale. Au Cameroun Alain a aussi été influencé par des ainés tels que feu Saint Lazare Amougou de la Crtv. c’est un aimé que j’ai beaucoup apprécié, j’allais souvent assister à ses émissions. j’aimais surtout le voir en studio danser en animant. c’était très passionnant affirme-il. Alain Clément, après avoir côtoyé tous ces grands noms de l’animation radio, finira par atterrir à la radio Magic Fm, qui venait alors de lancer ses programmes à Yaoundé. La radio dirigée par Grégoire Mbida Ndzana va lui ouvrir ses portes, en 2003. Il va commencer par assurer des rubriques culturelles dans des émissions d’animations relevant de la direction des programmes.Ce n’était pas facile d’avoir une émission dans cette radio où l’on retrouvait quasiment des grandes compétences en la matière se justifie-t-il. Il nous révèle qu’est par le journal culturel qu’il a su imposer sa marque. Le journal culturel était une rubrique phare de l’émission culturelle Plein Tubes.

A la Radio Magic Fm, Alain Clément outre l’animation fera aussi des taches de réalisation et de collaboration avec le service des sports dirigé alors par Issa Mamoudou jeune fleuron de l’école de journalisme de Yaoundé. Mais le métier étant en perpétuel mutations, Alain clément va également co-animer des émissions comme Magic Mix diffusée le vendredi et le samedi entre 22h et 1heure du matin. Il dit pouvoir faire de la radio de lundi à dimanche car j’exerce ce métier par amour et par passion. Alain Clément déplore toutes fois le mauvais traitement dont sont victimes les animateurs ,radio du Cameroun.les promoteurs ne les prennent pas trop au sérieux comme c’est le cas avec l’information. Pourtant l’animateur joue un très grand le rôle dans un radio car c’est lui qui accompagne les auditeurs vers le journal dit -il. Alain Clément fit par rompre avec la Radio située au quartier Essos à Yaoundé en fin 2005 pour des raisons personnelles.

Un an plus tard, on le retrouvera dans un autre projet. La communication de la congrégation salésienne Don Bosco. Au quartier Mimboman de Yaoundé, c’est la communauté salésienne dirigée par le père Natalino Parodi. Toujours à Yaoundé, on retrouve la province ATE (Afrique Tropicale équatoriale).La jeune Radio Fm de Don Bosco à Mimboman, bénéficie donc aujourd’hui des services de ce jeune animateur. Il s’occupe des programmes et de l’encadrement des jeunes passionnés de radio. Célibataire, sans enfant, Alain Clément est également un passionné du sport notamment le football. Il apprécie la libéralisation de l’audiovisuelle au Cameroun car elle a permis de découvrir de nombreux jeunes talents. Né en 1972 à Nkongsamba dans le département du Moungo, région du Littoral, Alain Clément appartient à une famille dont l’un des fils est actuellement secrétaire général de la Communauté urbaine de Yaoundé. Aujourd’hui, il est en négociation avec une autre radio de la capitale l’ayant sollicité. je vous en dirai un peu plus long le moment venu dit-il, prudent.

Alain Clément Ondoa
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Cameroun: Le Japon au chevet de la Crtv

La radio nationale confrontée à des problème de zones de silence et à la concurrence des chaines privées

La Crtv, la Cameroon Radio and Television vient de recevoir des habits neufs. Les équipements audio numériques offerts à la radio nationale et à trois stations régionales sont un don du gouvernement japonais. Une coopération qui se matérialise aussi dans d’autres secteurs tels que l’éducation où le Japon s’est illustré par la construction des écoles primaires dans plusieurs régions du pays. Dans le domaine de la Communication, c’est la Radiodiffusion nationale qui vient de bénéficier du soutien Japonais. La cérémonie officielle de réception de ce don s’est déroulée à l’esplanade de la maison de la Radio, située au quartier NlongKak à Yaoundé, le 05 juin 2009.

Etaient Présents à cette cérémonie, outre le Directeur Général de la Cameroon Radio and Télévision(CRTV) Amadou Vamoulké, le ministre de la communication par ailleurs Président du Conseil d’Administration de l’office Jean Pierre Biyiti Bi Essam, le ministre de l’enseignement supérieur, le professeur Jacques Fame Ndongo, ancien ministre de la Communication et ancien PCA de la CRTV, mais aussi et surtout l’ambassadeur du Japon au Cameroun son excellence Yamamoto Keiji. La plupart de ces équipements étaient déjà opérationnels avant cette inauguration officielle. La visite guidée de ce 05 juin 2009, a commencé au centre de transmission de Mbankolo puis à la maison de la Radio, un complexe où l’on retrouve outre la chaine nationale, la station régionale du centre et la chaine Urbaine FM 94 ainsi que la division commerciale de l’office. Au poste national, le décor a pratiquement changé. Ici l’on est passé de l’analogique au numérique. Malgré les avancées technologiques, la radio nationale Camerounaise accusait encore un grand retard en termes d’équipements.

Une situation qui a eu des conséquences négatives tant au niveau de la production qu’au niveau de la diffusion notamment à la station régionale du Sud à Ebolawa (Région natale du président de la république Paul Biya), La station régionale de l’Adamaoua à N’Gaoundéré et à l’Extrême- Nord. Ces station s de radio ont donc bénéficié au total de quatre(04) lots d’émetteurs FM de 10 kilowatts chacun et de trois studios radio numériques. Ces équipements sont évalués à près de quatre milliards de francs CFA. Avant l’acquisition de ce matériel la CRTV ne couvrait que 65% du territoire national. Car selon le DG de l’office le matériel de la CRTV avait déjà atteint le niveau zéro de fonctionnement. Grâce à ce don Japonais, la Radio nationale couvre aujourd’hui 75% du territoire nationale, diminuant ainsi les zones d’ombre. Selon le Directeur Général, plusieurs localités de la région de l’Adamaoua, avaient déjà fait près de cinq ans sans écouter le moindre son de la Radio télévision nationale.

Les populations de toutes ces régions que la CRTV n’arrosent pas sont obligées de se brancher sur les chaines étrangères. La CRTV est encore confrontée aujourd’hui, non seulement au problème des zones de silence mais aussi à la concurrence des jeunes chaines de radios et de télévision locales qui, avec un matériel moins sophistiqué, lui dament le pion en terme d’audience. On comprends donc pourquoi le ministre de la communication, PCA de l’office, a rappelé aux techniciens de faire bon usage de ce nouveau matériel qui devra contribuer au rayonnement de la CRTV, et à la réussite du saut qualitatif dont ne cesse de parler Amadou Vamoulké, le Directeur Général. L’inauguration officielle de ce nouveau matériel Japonais intervient quelques jours après le cambriolage survenu au service politique de la Radio Nationale, où les  » malfrats  » avaient emporté des ordinateurs et de l’argent.


Cameroun: Crtv, le personnel entendu à la gendarmerie

C’est pour démasquer l’auteur du sabotage des nouvelles installations à Douala

Le lancement de la nouvelle grille des programmes de la CRTV, la Cameroon Radio and Télévision à la station régionale du littoral à douala, fait actuellement la Une des médias avec cet incident survenu le 30 mars 2009. En effet le directeur Général de la Radio diffusion et télévision nationale du Cameroun Amadou Vamoulké et ses proches collaborateurs avaient voulu innover par la délocalisation des programmes de Yaoundé pour Douala, une ville où les programmes de la CRTV n’étaient presque plus regardés. Avec le concours de la Cameroon Télécommunications(Camtel), la direction générale de la CRTV, a ainsi pu assurer l’installation du matériel nouvellement acquis dont un boitier contenant 18 câbles parmi lesquels celui de la fibre optique qui a pour rôle principal d’assurer la bonne retransmission des émissions. C’est donc ce câble qui a été sectionné par des mains invisibles à la station régionale de la CRTV à douala.

Le 30 mars dernier, l’émission matinale Hello diffusée les mardi et jeudi à la télévision nationale, n’a pas pu être diffusée. Le présentateur de l’émission Albert NJEBONDE et son invité sont déjà installés prêt à démarrer l’émission à 6 heures quand les techniciens en service se rendent compte de l’absence du signal Tv. Ceux-ci s’activent en vain et finissent par faire appel aux agents de Camtel pour en savoir d’avantage. Finalement après vérification, ils finissent par découvrir que le cabre de la fibre optique est pratiquement sectionné empêchant ainsi toute retransmission des émissions en direct de Douala. Le constat est clair, il s’agit d’un acte de sabotage. A Crtv Douala, c’est la panique, surtout que cet acte intervient juste après le lancement de la nouvelle grille des programmes la veille. Pour le chef de Station de Crtv littoral, Samuel Nongowé c’est un travail de professionnel et de connaisseur au vu de la précision avec laquelle on s’y est pris. Il faut souligner que l’accès à la salle dans laquelle est logée cette fibre optique, n’est que réservé aux techniciens et à certains journalistes.

Sur hautes instructions du Directeur Général Amadou Vamoulké, une plainte contre inconnu pour Destruction et vandalisme, vient d’être déposée à la légion de gendarmerie de Bonanjo à Douala. Le colonel Meka et ses éléments ont ouvert une enquête qui vise à déterminer et à interpeler les auteurs de ce sabotage.A douala, le personnel est entendu par les enquêteurs. Le chef de Station, un responsable technique de la délégation de Yaoundé, et le responsable des équipements techniques de Crtv Douala ont déjà été entendus. Les autres devront suivre. Même si la production et la diffusion des émissions en direct de Douala ont repris, une source indique que l’ambiance actuelle y est faite de méfiance de retenue et de suspicion. On se rappelle déjà que lors de la soirée récréative de lancement des programmes le 28 mars 2009, la retransmission avait été émaillée d’incidents, même le micro du Directeur Général avait de la peine à fonctionner, ce qui a poussé Amadou Vamoulké à avancer ce soir là que Le diable n’a pas de visage, mais il est présent .Selon certaines indiscrétions, le sabotage survenu à CRTV Littoral, pourrait provenir du mécontentement du personnel de Douala qui ne serait pas fier du traitement spécial réservé à la délégation venue de Yaounde. Il pourrait s’agir aussi de la frustration à partir même de la soirée de présentation des programmes qui aurait pu être Co-présentée par certains journalistes et animateurs de la station régionale, mais plutôt par Alain Belibi, Full Peter et Sally Messio, des cadres venus de Yaoundé.IL en est de même pour d’autres émissions délocalisées où le personnel de Crtv Littoral ne serait pas véritablement impliqué.

Nommé à la tête de la CRTV par le président de la République le 26 janvier 2005, Amadou Vamoulké s’est voulu le le manager moderne qui appliquera les méthodes nouvelles dans la gestion de la CRTV.Pour assurer la pérennité de l’entreprise avec les moyens dont elle dispose. Le recrutement des directeurs par appel d’offre, la suppression du 13è mois, la question de la réduction des effectifs, estimés à plus de 2000 personnes, le redéploiement à certains postes de responsabilité de quelques cadres et autres personnels, n’ont toujours pas été bien perçus dans l’office. D’où la fameuse lettre ouverte des néo-talibans et des félons, qui mèneraient une guerre froide contre l’actuel DG de la CRTV. Dans une interview accordée à nos confrères du journal l’Effort Camerounais, Amadou Vamoulké en avait déjà pris conscience. Je ne peux que déplorer le fait d’être véritablement la victime innocente de certains jeux d’ombre malsains, affirmait-il. Le sabotage de son action, pourtant louable, survenu à CRTV Douala s’inscrit-il dans cette mouvance? Seul l’avenir nous dira.


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Cameroun: La CRTV lance sa nouvelle grille des programmes

Le Directeur Général de l’office annonce la diffusion des programmes 24h/24 à la télévision

La Cameroon Radio and Télévision(CRTV), a lancé officiellement sa nouvelle grille des programmes 2009 ce 30 mars. Les auditeurs et téléspectateurs de la radio et de la télévision nationale, ont dû s’en rendre compte très tôt lundi matin. Le Directeur Général de l’office, Amadou Vamoulké et ses proches collaborateurs, notamment le directeur des programmes de la télévision, Sally Messio à Bediong, le Directeur de l’information à la Radio nationale, Alain Belibi, le Directeur Adjoint de l’information à la télé, Full Peter et bien d’autres responsables de l’office ont jugé utile de délocaliser la production de certains programmes phares de Yaoundé, le siège, pour la station régionale du littoral à douala où des émissions étaient produites et diffusées en direct sur l’ensemble du réseau depuis ce matin. C’est le cas de l’émission matinale Crtv ma compagne diffusée tous les matins entre 7h45 et 10h. Ce lundi matin, la parole était donnée aux autres stations régionales pour parler des innovations de leur grilles respectives.
Pour ce qui de la télévision nationale, l’émission matinale bonjour était diffusée en direct de Douala.

Cette délocalisation de la CRTV maison mère pour Douala, a commencé le samedi 28 mars dernier, par une soirée festive présentée par Alain Belibi et Full Peter aux côtés de Sally Messio. Cette soirée a permis à ces responsables de la CRTV de parler des innovations et autres mutations qu’allait subir l’office. Hier dimanche, l’émission Scènes de presse a été présentée en direct de la capitale économique par Aimé Robert Bihina. La nouvelle grille fera donc la part belle aux fictions locales qui semblent faire recette dans les chaînes concurrentes. Le mercredi à 21heures, les téléspectateurs verront la série camerounaise le cri désespoir, et le vendredi à la même heure croyances, avec en prime my successor, the consequences.La télévision de mballa II mettra aussi un accent sur les magazines tels que carnet de route, trajectoires, beacons of time, quoi de neuf,à propos, qui viendront renforcer ceux existants notamment Par ici le débat, droit en clair, Crtv club, jeunesse parlons en, etc.

Dans le domaine de l’information, le directeur de l’information à la télévision nationale, Charles Ndongo, annonce aussi des innovations dans la production et le traitement de l’information de proximité, puisque reconnait-il, le public reproche à la CRTV, de privilégier l’information institutionnelle. Quant au volet technique, les différents responsables de ce département ont promis des améliorations, notamment la réception du signal CRTV sur l’ensemble du territoire national, l’amélioration de la qualité d’images et du son. Samedi, au cour de la soirée de présentation des programmes, diffusée en direct, sa majesté Essaka Ekwala n’a pas hésité de fustiger la télévision nationale qui, selon lui, a négligé les camerounais, ne fait plus d’effort.C’est certainement pour cela que nous ne nous reconnaissions plus à la CRTV a-t-il conclu.

La radio télévision nationale a donc du pain sur la planche pour reconquérir le public surtout celui de Douala qui lui a pratiquement tourné le dos, depuis l’arrivée dans la capitale économique, des chaînes de télévisions privées. Il va falloir pour les responsables de l’office, de combattre l’inertie, le laxisme, l’incompétence, le favoritisme et les conflits de leadership qui minent la maison affirme un journaliste de la CRTV. Il faudra donc éradiquer tous ces maux afin de réussir ce que Le Directeur Général appelle le saut qualitatif. Amadou Vamoulké qui reconnait d’ailleurs que le diable n’a pas de visage, mais il est présent, a annoncé la diffusion imminente des programmes à la télévision nationale, 24heures sur 24. On attend.


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Yaoundé: La bande FM envahie par les opérateurs de l’audiovisuel

De nombreuses radios FM qui arrosent la capitale camerounaise se livrent à une concurrence rude

Il fallait montrer aux gars de la radio nationale que nous sommes capables.
Pierre Ngameni, animateur nouvelle station

Avec la libéralisation du secteur de l’audiovisuel au Cameroun en 1990, la ville de Yaoundé longtemps restée sous le monopole de la radio nationale, avec son poste national, sa station régionale crtv centre, et la chaine musicale Yaoundé fm94, s’est peu à peu adaptée au nouvel univers composé d’autres radios urbaines qui sont venues avec un contenu à la fois novateur et « réchauffé ». Avec l’effet de la nouveauté, de nombreux auditeurs se sont « branchés » sur les ondes des nouvelles radios « pour changer un peu et voir ce que proposent les autres » nous déclare Alain Clément ,ancien animateur à la chaine urbaine Magic FM qui dessert Yaoundé et ses environs sur la fréquence 100.1. De nouvelles émissions ont vu le jour notamment dans le domaine de l’animation, et de l’information.
Au départ, Ce sont d’abord des jeunes gens qui voulaient se faire entendre à la radio qui faisaient la une de ces stations urbaines. Les professionnels du métier ont commencé à s’intéresser à ces nouvelles radios dans les années 2000. Morgan palmer, Max amadou, jean Vincent Djenda Mondon et « Monseigneur » Pierre Ngameni, en font partie. «Il fallait montrer aux gars de la radio nationale que nous sommes capables» se souvient pierre Ngameni.

Mais il faut dire que Radio Lumière, de Joseph Ndi Samba, Radio Siantou du promoteur Wantou Siantou Lucien ont commencé comme radios universitaires destinées à la formation des étudiants en journalisme dans leurs institutions universitaires. D’autres radios FM comme radio Reine dirigée par l’abbé Jean marie Bodo, radio Venus de feu Lucien Mamba, la tome broadcastion corporation, radio satellite FM radio bonne nouvelle Sky one radio, radio environnement et radio campus sont venues apporter une autre couleur au paysage radiophonique de la ville de Yaoundé.

Dans le but de captiver davantage les auditeurs et espérer gagner des campagnes publicitaires de certains annonceurs, tous les matins à Yaoundé, ces radios réveillent les auditeurs par des programmes au contenu presque identique, avec l’horoscope, les dédicaces, des jeux concours, de la satire et surtout beaucoup de musique. A radio Siantou et à Magic FM, les responsables des programmes ont inclu des tranches d’information sportives dans « Radio Matin ». A Sky one radio, la concurrence a amené la radio de Joseph Angoula Angoula à introduire une session d’informations à 8heures dans « Le Morning » présenté par Dominique Tita. On observe ici et là des hit – parades beaucoup plus consacrés à la promotion musicale, qu’à la valorisation du mérite ; des magazines de santé, de débat politique, culturel ont vu le jour, créant ainsi une tribune aux hommes politiques. C’est entre 12 heures et 12 heures 30 que la concurrence est plus visible sur la bande FM. Cette tranche d’antenne est réservée aux journaux parlés de la mi-journée.


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Certaines radios, pour fuir cette concurrence frontale et directe, ont été obligées de décaler leur session d’informations. Le directeur de l’information de Sky one radio, Roméo Tchamaleu estime que le taux d’audience est plus élevé à cette heure surtout qu’elle intervient juste avant le grand journal de 13heures de la radio nationale, la crtv. Mais le problème majeur dans ces radios est lié à la formation du personnel car on y retrouve encore des employés n’ayant aucune qualification en journalisme, en communication, ou en prise de son. D’où de nombreuses lacunes et dérives observées dans le traitement de l’information dans ces médias qui subissent aussi la forte concurrence des radios internationales telles que Radio France Internationale , BBC, et Africa N1. Les multiples rappels à l’éthique et à la déontologie du ministre de la communication Jean Pierre Biyiti Bi Essam, visent à assainir à terme, ce secteur sensible.


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