Importation du riz indien vers le Cameroun : une société indienne négocie le transport

Le Ministre du Commerce, 𝗟𝘂𝗰 𝗠𝗮𝗴𝗹𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗠𝗯𝗮𝗿𝗴𝗮 𝗔𝘁𝗮𝗻𝗴𝗮𝗻𝗮, a reçu le 05 novembre 𝗦𝗵𝗶𝘃𝗮𝗺 𝗠𝗮𝗹𝗶𝗸, Responsable Afrique de la société indienne 𝗔𝗺𝗶𝗿 𝗖𝗵𝗮𝗻𝗱 𝗝𝗮𝗴𝗱𝗶𝘀𝗵 𝗞𝘂𝗺𝗮𝗿 𝗘𝘅𝗽𝗼𝗿𝘁 𝗟𝘁𝗱.

Selon une note du ministère du Commerce, l’Inde a consenti à exporter 1,34 million de tonnes de riz vers sept pays d’Asie et d’Afrique. Le Cameroun est ainsi servi avec 190 000 tonnes.  Cette annonce a été faite au mois d’octobre 2023. C’est dans ce contexte que 𝗦𝗵𝗶𝘃𝗮𝗺 𝗠𝗮𝗹𝗶𝗸, Responsable Afrique de la société indienne 𝗔𝗺𝗶𝗿 𝗖𝗵𝗮𝗻𝗱 𝗝𝗮𝗴𝗱𝗶𝘀𝗵 𝗞𝘂𝗺𝗮𝗿 𝗘𝘅𝗽𝗼𝗿𝘁 𝗟𝘁𝗱. a rencontré Luc Magloire Mbarga Atangana. Cette entreprise spécialisée dans la production, la transformation et la commercialisation du riz indien, propose de faciliter l’importation de ce stock de riz au Cameroun, à des prix abordables.

Selon le ministère du Commerce, 𝗔𝗺𝗶𝗿 𝗖𝗵𝗮𝗻𝗱 𝗝𝗮𝗴𝗱𝗶𝘀𝗵 𝗞𝘂𝗺𝗮𝗿 𝗘𝘅𝗽𝗼𝗿𝘁 𝗟𝘁𝗱 dispose de succursales qui se chargent de faciliter les formalités de transport des marchandises à des tarifs compétitifs. La société se propose donc de mettre en place les meilleures solutions logistiques pour garantir une livraison rapide et efficiente du riz au Cameroun. 𝗦𝗵𝗶𝘃𝗮𝗺 𝗠𝗮𝗹𝗶𝗸 a également exprimé l’intérêt de sa société à développer un partenariat avec le Cameroun, permettant ainsi au pays d’accéder facilement à différentes qualités de riz indien.
Lors de la réunion, des échantillons de riz ont été présentés au Ministre du Commerce pour évaluer la qualité du produit. Les deux parties ont convenu de travailler ensemble pour établir un partenariat gagnant-gagnant. Cependant, 𝗟𝘂𝗰 𝗠𝗮𝗴𝗹𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗠𝗯𝗮𝗿𝗴𝗮 𝗔𝘁𝗮𝗻𝗴𝗮𝗻𝗮 a souligné qu’au-delà de ce partenariat facilitant l’importation de riz, la société indienne devrait également envisager d’investir au Cameroun dans la production et la transformation du riz.
En rappel, l’Inde devrait expédier au total plus d’un million de tonnes de cette catégorie de la céréale vers ces 7 pays, dont 295 000 tonnes vers les Philippines uniquement. Cette démarche reste exceptionnelle dans un contexte global d’interdiction des ventes à l’étranger de riz blanc non basmati depuis le 20 juillet dernier afin d’assurer un approvisionnement confortable sur le marché intérieur et limiter la hausse des prix.
D’après les données de la plateforme TradeMap, la Guinée a importé près de 800 000 tonnes de riz indien en 2022 pour 284 millions $. Pendant ce temps, le Cameroun a dépensé 175 millions $ dans l’achat de 529 000 tonnes alors que la Côte-d’Ivoire a injecté 417 millions $ pour l’acquisition d’environ 1,2 million de tonnes de la céréale.

Cameroun : 10 000 tonnes de riz de qualité douteuse en circulation

 

L’alerte a été donnée par le préfet du Département de l’Océan.

Le préfet du Département de l’Océan attire l’attention de l’opinion sur ce produit libéré au Port autonome de Kribi (PAK) sans que les analyses des échantillons prélevés sur cette cargaison ne soient effectués. L’autorité indique dans son courrier interpellateur que 2000 tonnes de riz de marque Butter Brand sur 10.000 sont en circulation à destination des régions de l’Extrême-nord et de l’Adamaoua. Il tire la sonnette d’alarme et invite toutes les autorités compétentes à la vigilance sur ce produit. Pour justifier sa posture, le préfet déclare que cette denrée en provenance de la Chine a fait des victimes à Kinshasa en République Démocratique du Congo en octobre dernier.

« J’ai l’honneur de demander de bien vouloir bien me renseigner dans les brefs délais, les raisons vous ayant conduit à marquer votre accord par votre lettre N° 044/23/L/PPP-PAK jointe en annexe adressée au directeur général de la société Avanti Cameroun, pour enlèvement sous palan le 14 novembre 2023, de 2 000 tonnes de riz de marque Butter Brand sur une cargaison 10 000 tonnes, à destination des régions de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua, sans au préalable que des analyses des échantillons prélevés sur cette cargaison ne soient effectuées » , exige le préfet dans sa lettre.

Il faut dire que ce n’est pas la première que les produits à consommer de qualité douteuse frôle le sol camerounais. Le 23 août dernier, Manaouda Malachie, le ministre de la Santé publique faisait savoir que les sirops(Naturcold), comprimés et injections du laboratoire ‘’Fraken’’ sont en circulation au Cameroun. Pourtant, selon une analyse de l’OMS, « le produit était contaminé par des quantités inacceptables de diéthylèneglycol. On a détecté jusqu’à 28,6 % de diéthylèneglycol dans des échantillons de Naturcold. La limite acceptable pour le diéthylèneglycol ne peut dépasser 0,10 % ».

Pour rappel, le riz et le poisson congelé sont les principaux produits alimentaires importés au Cameroun. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a importé 652 565 tonnes de riz pour un montant de 162,5 milliards de FCFA au cours des 10 premiers mois de l’année 2022. Cette denrée à elle seule a représenté 4,6% de l’enveloppe globale des importations totales du Cameroun, chiffrées à 3 601 milliards de FCFA à la période sous revue.

L’Inde autorise l’exportation de 190 000 tonnes de riz vers le Cameroun

« Une victoire majeure pour notre pays, classé deuxième en termes de volume de riz reçu avec 190 000 tonnes« , selon le ministère du Commerce.

L’Inde exportera du riz blanc non basmati vers 7 pays à travers le monde à savoir la Guinée, la Côte d’Ivoire, les Seychelles, le Cameroun, les Philippines, le Népal et la Malaisie. C’est ce qu’a indiqué un décret du gouvernement publié le 18 octobre.

Selon une note du ministère du Commerce, l’Inde a consenti à exporter 1,34 million de tonnes de riz vers sept pays d’Asie et d’Afrique. Le Cameroun est ainsi servi avec 190 000 tonnes. « Ce volume considérable équivaut à près de quatre mois de consommation locale de riz, garantissant ainsi la couverture du marché et soulageant les consommateurs de toute crainte de pénurie pendant les fêtes de fin d’année« .

Le Cameroun peut ainsi se féliciter d’occuper la deuxième place en termes de volume à recevoir, juste derrière les Philippines qui bénéficieront de 290.000 tonnes. Les autres pays concernés par ces exportations spéciales sont la Malaisie, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Népal et les Seychelles.

Il faut souligner que, l’essentiel du riz consommé au Cameroun provient des importations. Rien qu’au cours des 6 premiers mois de l’année 2021, le Cameroun a importé une cargaison de 319 330 tonnes de riz. Soit une hausse de plus de 59 000 tonnes par rapport à la même période en 2020.

L’Institut national de la statistique tirait la sonnette d’alarme en 2019 dans son rapport sur le commerce extérieur. «La production nationale est estimée à 217 280 tonnes et la demande nationale (consommation finale des ménages et variations des stocks) à 757 000 tonnes… Il ressort que la forte hausse des importations de riz engendre un gap entre l’offre et la demande d’environ 332 300 tonnes.

Cet écart s’expliquerait par les exportations informelles vers les pays voisins » peut- on lire dans ledit document. Par ailleurs, selon une étude sur le positionnement stratégique de la filière fabrication des produits à base de céréale, menée en 2021 par le bureau de mise à niveau des entreprises camerounaises, 70% de la production locale de riz est exportée vers le Nigéria.

 

Cameroun-vente du riz : des caravanes mobiles annoncées à Yaoundé et Douala

Le ministère du commerce a eu une séance de travail le 05 septembre 2023 avec les responsables du ministère des Finances ,du Port autonome de Douala ,les importateurs et les détaillants.

Le 05 septembre 2023 Luc Magloire Mbarga Atangana a reçu les responsables du ministère des Finances ,du Port autonome de Douala ,les importateurs et les détaillants pour tabler sur les stratégies d’approvisionnement en riz dans les villes de Yaoundé et Douala. Aussi, rassurer les consommateurs quant à la disponibilité des stocks, « cent cinquante mille tonnes pour approvisionner les ménages« . L’objectif de la réunion visait à examiner l’état des stocks, faire une projection dans la perspective des fêtes de fin d’année .

Afin de faciliter la tâche aux consommateurs, des caravanes mobiles de ventes de riz et des produits de première nécessité seront organisées dans les villes de Yaoundé et de Douala dans les délégations régionales du Commerce et les Communautés urbaines. En collaboration avec les entreprises citoyennes qui comme par le passé bénéficieront des mesures d’accompagnement A en croire  Luc Magloire Mbarga Atangana,. « Le risque de pénurie est éloigné pour les trois prochains mois. Nous voulons réduire les prix pour parvenir au niveau soutenable. Des mesures d’accompagnement sont prises pour rassurer les consommateurs sur l’ensemble du triangle national qu’ils ne sont pas abandonnés ».
« La situation du marché de ce produit social étant préoccupante, il a fallu la tenue de cette réunion très courue afin que les participants expliquent au membre du Gouvernement les mesures prises pour assurer l’approvisionnement des marchés en dépit des difficultés rencontrées: complications pour le transfert de fonds auprès des fournisseurs ,les coûts élevés du riz importé ,problèmes de fiscalité;ventes conditionnées…. Face à ce contexte morose,les échanges ont permis de rechercher des solutions concrètes pour assurer l’approvisionnement du marché camerounais en riz. Au cours de cette séance de travail regroupant les importateurs, les grossistes, les détaillants, les responsables des Ministères du commerce ,des Finances et du Port autonome de Douala, les principaux problèmes qui plombent le secteur ont été relevés : la dissimulation des stocks, les spéculations, ’interdiction d’exportation par l’Inde « , souligne le ministère du commerce.

Cameroun : les instructions de Paul Biya pour le « budget d’impact » de l’année 2024

Le président de la République, Paul Biya, a signé ce 30 août la circulaire relative à la préparation du budget 2024. Il est placé sous le signe du « budget d’impact socio-économique ».

Ce texte fixe les grandes lignes qui vont fonder l’action du gouvernement pour l’année prochaine. Placé sous le signe du « budget d’impact socio-économique », le budget 2024 devra faire la part belle à la poursuite des grands projets de première génération et la préparation de ceux de seconde génération, au renforcement de la décentralisation, à la poursuite des plans de reconstruction des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, à la poursuite de la politique d’import/substitution ; et à la défense et sécurité.

Ainsi, le chef de l’État pose comme leviers d’actions prioritaires, la sécurité, avec le maintien de la veille sécuritaire et le renforcement du processus de désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants, en croire Stopblablacam.

Sur le plan de l’économie, outre le parachèvement des grands projets de première génération et la réhabilitation des infrastructures existantes, le président Paul Biya instruit, entre autres, le soutien à la production et à la transformation des principaux produits locaux à l’instar de du riz, du maïs, du mil, du sorgho, du poisson, du lait et des produits pharmaceutiques.

Le renforcement des infrastructures énergétiques par la mise en service des barrages hydroélectriques en construction, de même que les centrales solaires pour l’électrification rurale devra également être pris en compte. Tout ceci sans préjudice du développement des autres secteurs moteurs de l’économie, à savoir le numérique, les infrastructures de transport, les échanges commerciaux, etc.

Pour ce qui est du social, le chef de l’État prescrit la mise en place d’un fonds de solidarité nationale pour une meilleure prise en charge des personnes vulnérables. La veille sanitaire devra être maintenue pour prémunir le pays contre les épidémies et les pandémies. De même, la Couverture santé universelle reste une priorité. Le gouvernement devra par ailleurs poursuivre le caractère inclusif de la croissance notamment à travers l’approche Haute intensité en main d’œuvre des projets d’infrastructures et les Filets sociaux pour les couches sociales les plus vulnérables.

En matière de gouvernance, « les efforts déjà engagés devront être renforcés. À ce titre, l’amélioration de la transparence et l’assainissement de la gestion des finances publiques en cours devront être poursuivis », instruit Paul Biya.

En tout état de cause, le budget 2024 sera élaboré sur des hypothèses réalistes suivantes : un taux de croissance du PIB de 4,3%, un déficit budgétaire de 1% et un déficit du compte courant autour de 3%/.

Cameroun : la BAD approuve la stratégie de développement 2023-2028 dans deux domaines

 

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé récemment le Document de stratégie pays (DSP) 2023-2028 pour le Cameroun.

Le document publié le 20 juillet année courante se focalise sur deux domaines prioritaires : le développement des infrastructures pour la promotion de l’agro-industrie et ; le renforcement du capital humain et la gouvernance, en vue de l’amélioration du cadre institutionnel et des affaires.

Le secteur privé a été identifié comme acteur clé des projets financés par la Banque, en vue d’accompagner les efforts du gouvernement. De même, la priorité est accordée aux régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Est, pour favoriser un développement local plus rapide tout en visant l’intégration régionale.

Le DSP vise également à soutenir les mécanismes d’appui à la transition à l’emploi, et le renforcement de la qualité des programmes d’emploi dans les régions prioritaires, en particulier pour les jeunes et les femmes.

« L’atteinte de ces objectifs permettra notamment d’accroître la production agricole ainsi que la transformation des produits agricoles. Elle contribuera en outre, côté transport, à améliorer le linéaire de routes pour faciliter l’accès aux zones de production, de transformation et aux marchés », souligne le document de la Banque africaine de développement.

Quelques résultats spécifiques attendus au terme de la mise en œuvre du DSP projettent une augmentation de la production de riz (de 0,5 à 1 million de tonnes) ; de bétail (de 13 à 15,5 millions de têtes) ; de la transformation de bétail en viande (de 52% à 60%) ; de noix de palme en huile (de 9% à 20%). Il est également annoncé, une hausse du nombre de jeunes et de femmes, dotés de compétences employables (de 0 à 10 000) ; et une augmentation de nouvelles petites et moyennes entreprises créées par des jeunes et des femmes (de 0 à 500), y compris dans les métiers verts.

« Nous nous réjouissons du changement de paradigme observé dans ce nouveau Document de stratégie pays de la Banque qui est en réalité une réponse forte aux orientations de la Stratégie nationale de développement (SND30) et aux conjonctures actuelles de souveraineté économique, et de sécurité alimentaire » a indiqué Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire.

Cameroun : une usine de transformation du riz ouverte à Yagoua

Il s’agit d’une initiative du Programme national de du développement participatif (Pndp).

Une nouvelle usine de transformation de riz vient de voir le jour dans la commune de Yagoua, département du Mayo Danay, région de l’Extrême-Nord. L’infrastructure a été réceptionnée le 30 avril 2023.

Cette nouvelle usine de transformation de riz est une initiative du Programme national de du développement participatif (Pndp), une stratégie de réduction de la pauvreté mise sur pied par le l’Etat avec l’appui de ses partenaires financiers et techniques.

D’un coût de plus de 50 millions de FCFA, cette nouvelle usine a pour objectif de contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire dans le pays. En effet, le riz qui est produit dans cette commune, pourra être transformé et vendu très moins cher sur place, à travers une capacité de décorticage de 49 000 tonnes de riz paddy en trois variétés.

Il faut souligner que, le pays ne parvient pas encore à satisfaire la demande locale en matière de riz estimée à 600 000 tonnes. Et pour combler le déficit évalué à plus de 200 000 tonnes, l’État a recours aux importations.

Des importations qui lui ont coûté pour le compte de l’année 2021, 207,974 milliards de FCFA pour une quantité importée de 776 601 tonnes contre 591 597 tonnes en 2020 évaluée à 159,871 milliards de FCFA. Soit une hausse de 185 004 tonnes (31,3%) en un an.

Cameroun : ouverture d’un magasin du port de Douala fermé depuis 2013 avec 7000 tonnes de riz

L’information est relayée par le Port autonome de Douala via sa page Facebook.

« Le magasin d’entreposage 9 du Port de Douala-Bonabéri fermé depuis 2013 avec 7000 tonnes de riz scellées par les Phytosanitaires a été ouvert ce jour. Il doit être vidé par le propriétaire, et détruit par l’entreprise turque Erdem qui y érigera un nouveau magasin cale aux standards internationaux reconnus du secteur portuaire », a écrit l’entreprise portuaire sur sa page Facebook le 05 janvier.

Selon le PAD, le riz appartenant à une entreprise agricole alimentaire a été testé à l’initiative du PAD par la société HYDRAC qui l’a déclaré non conforme à la consommation. « C’est de la mafia, si ce riz était certifié impropre, pourquoi le garder pendant 10 années », a déclaré un internaute sous la publication du port.

« 7000 tonnes de riz impropre à la consommation ! Vous dites bien depuis 2013 soit 10 années, qu’attendait-on ? Pour qu’il (re) devienne propre à la consommation ? Soyons un peu sérieux là par moment ! 7000 tonnes c’est autrement dit 140000 sacs de 50 kgs soit un peu plus de 2 milliards de fcfa que cette société aurait perdu comme ça ? En tout cas c’est le lieu de comprendre les impropres à la consommation dans ce pays ! », a martelé un autre sous la même publication.

D’autres par contre craignent que ce riz se retrouvent sur le marché. « Qu’on ne le retrouve pas seulement en vente sur le marché local. On se connaît assez », a averti un autre internaute.

Rappelons que la demande annuelle de riz était  évaluée à presque 600 000 tonnes en 2020. Il existe un différentiel de 436 000 tonnes que le Cameroun se trouve contraint d’importer pour pallier son déficit de production. C’est en cela que le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader) avait annoncé un programme d’aménagement de 35 700 hectares qui devrait permettre d’ici 2023, de booster la production nationale de 350 000 tonnes supplémentaires, et ainsi mettre fin aux importations.

Cameroun : la FAO accompagne le pays pour atteindre une production 750 000 tonnes de riz

L’engagement a été pris ce 28 décembre 2022 lors de l’atelier de lancement officiel des activités de l’initiative Hand in Hand (HIH) mise en place en 2019 par la FAO.

Ce n’est plus un secret pour personne, le riz et le poisson sont les principaux produits qui plombent la balance commerciale du Cameroun depuis environ une décennie. Pour la seule année 2021 ; 776 601 tonnes de riz ont été importées à hauteur 207,974 milliards de FCFA (5,4% de la valeur totale des importations)  soit une variation en glissement annuel de +30,1% en termes d’argent et +31, 3% en quantité.

 C’est pour renverser la tendance que l’initiative « Main dans la main » se propose de servir de levier au gouvernement camerounais au cours de la période 2022-2026 dans le but d’atteindre une production de 750 000 tonnes de riz et 500 000 tonnes de poisson en 2030.

A en croire Ecomatin, c’est ce qu’a réitéré le ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader) qui présidait ce 28 décembre à Yaoundé, l’atelier de lancement officiel des activités de l’initiative Hand in Hand(HIH). D’après le membre du gouvernement, le projet mis en place par l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO) en 2019 apportera une contribution déterminante dans la mise en œuvre de la politique d’import substitution notamment en ce qui concerne le riz et le poisson.

Ce sera également une occasion pour le pays, de saisir les opportunités créées dans le domaine agricole avec la mise en vigueur de la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf).

Pour la FAO, le projet HIH « l’amélioration durable de la productivité et de chaînes de valeurs agro pastorales et halieutiques, le renforcement de la résilience des populations face aux chocs environnementaux, socio-économiques et l’amélioration de la nutrition ».

Dans la même veine, il convient de souligner que le projet Hand in Hand vient s’ajouter à plusieurs autres dont la finalité est d’accroître notamment la production rizicole. Il s’agit entre autres, du projet d’appui au développement des filières agricoles financés par la Banque mondiale à 28,5 milliards de F, du projet de développement de la riziculture irriguée et pluviale au Cameroun (Proderip) soutenu par l’agence japonaise de coopération internationale (Jica) pour ne citer que ceux-ci.

                                                            

Filière riz : le Cameroun s’appuie sur le Vietnam

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République socialiste du Vietnam a rencontré le 9 août 2022, le ministre camerounais du Commerce à Yaoundé.

S.E Luong Quoc Thinh, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Socialiste du Vietnam au Cameroun et Luc Magloire Mbarga Atangana du Cameroun se sont vus à Yaoundé.

 Les deux personnalités se sont engagées à insuffler un souffle nouveau en matière de la Coopération commerciale. « Nos relations vont encore bien se développer, il existe des potentiels peu exploités, c’est le but de ma visite à Yaoundé pour voir avec vous comment exploiter ces potentiels. On va bien coopérer pour promouvoir le développement » a déclaré le diplomate Vietnamien qu’accompagnait son Consul en terre camerounaise.

Les parties ont estimé, qu’en matière de coopération, l’assistance en matière de riziculture et de Commerce ne doivent pas être négligée. Le membre du Gouvernement camerounais qui apprécie le bond effectué par le Vietnam en en termes de développement le considère comme un modèle.

Aussi va-t-il rappeler que l’ouverture du Cameroun à la Coopération Sud -Sud permettrait d’échanger les technologies, et de mieux se comprendre. Face à la crise actuelle, le Cameroun n’est pas resté les bras croisés, « le Cameroun veut profiter de la situation de crise pour développer une économie interne, forte qui va nous sortir de la forte dépendance agroalimentaire » a indiqué le Mincommerce.

Il faut rappeler que, le Cameroun ne parvient pas à satisfaire sa demande locale en matière de riz estimée à 600 000 tonnes. Pour ce faire, il a recours aux importations. Au cours des 6 premiers mois de l’année 2021, le pays a importé une cargaison de 319 330 tonnes de riz. Soit une hausse de plus de 59 000 tonnes durant la même période.

Pour le compte de l’année en cours c’est 400 000 tonnes de riz pour le compte de l’exercice 2022, selon le Gouvernement camerounais. De plus, 15% du riz importé au Cameroun provient du Vietnam classé, 5e producteur mondial avec près de 29 millions de tonnes, en équivalent blanchi, au cours de la campagne 2018/19. Soit 6% de la production mondiale durant cette période.

Cameroun : 400 000 tonnes de riz à importer en 2022

Le 5ème du comité de pilotage du Proderip, qui s’est tenu jeudi 07 juillet 2022 à Yaoundé a permis de faire le point.

La production du riz au Cameroun continue de rencontrer les difficultés liées à l’insuffisance de la semence de qualité, l’indisponibilité des fertilisants et la pratique de la riziculture artisanale.

Grâce au Proderip qui est un projet de coopération technique mis en œuvre avec l’appui du gouvernement japonais à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), le Cameroun produit déjà 350 000 tonnes de riz.

Afin de satisfaire une demande locale sans cesse croissante, et face à une production locale qui tourne généralement autour de 100 000 tonnes chaque année, les autorités camerounaises avaient annoncé des importations de 400 000 tonnes de riz pour le compte de l’année 2022.

D’ici la fin d’année 2022, le Cameroun va lancer la troisième phase de son Projet de développement de la riziculture irriguée et pluvial (Proderip).

Cette troisième phase permettra au pays de consolider les acquis des deux premières et d’atteindre ses objectifs d’autosuffisance alimentaire en matière de production rizicole.

Entre 2024 et 2025, le Cameroun ambitionne de mettre sur pied, un vaste plan de production de riz qui passe par l’aménagement des périmètres hydroagricoles dans certains départements.

Par ailleurs, le Cameroun ambitionne de disposer d’environ 60 000 hectares de périmètres hydroagricoles, tout en développant la production du riz pluvial de manière annuelle, à hauteur de 20 000 hectares pour atteindre l’objectif final de 150 000 hectares de riz pluvial.

Cameroun : 52 milliards de F de la Banque islamique de développement pour soutenir la filière riz

L’accord entre les deux parties a eu lieu en marge de la 47ème réunion annuelle du Conseil des Gouverneurs du groupe de la Banque Islamique de développement (BID) qui s’est tenue du 1er au 04 juin 2022 à Charm El Cheikh (Egypte), sous le thème « Au-delà du rétablissement, garantir la résilience et la durabilité ».  

La Banque Islamique de Développement a approuvé un financement de 79,44 millions d’euros soit environ 52 milliards de FCFA destiné au Programme de Développement de la chaîne de valeurs du riz.

Cette enveloppe sur vient alors que, les récentes réflexions sur le riz (2019) présentent une filière dont le déficit de la balance commerciale en 2017 se situe à près de 184 milliards de F CFA, soit une importation en volume de 628.400 tonnes de riz blanc. Ce déficit a dépassé la barre de 135 milliards de F CF depuis 2010.

Selon le ministère de l’Economie, la délégation camerounaise a également obtenu des hautes autorités de la BID, le soutien à la mise en œuvre du Plan présidentiel de reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Il en est de même de la deuxième phase du Projet d’appui à la scolarisation des zones d’éducation prioritaire ; projet pour lequel les autorités de la BID et de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) ont marqué leur intérêt au regard des enjeux.

« Dans la même foulée, Afriland First Bank et l’ICD (organe spécialisé du Groupe de la BID), ont procédé à la signature d’une convention d’ouverture d’une ligne de crédit de 40 millions d’euros soit 26 milliards de FCFA, pour soutenir les PME camerounaises et de ce fait, accompagner la relance économique post-covid », souligne le Minepat.

A cette occasion, Alamine Ousmane MEY, a présenté la politique d’import-substitution actuellement promue par le gouvernement, en insistant sur la production et la transformation pour garantir une meilleure résilience du pays.

De même, la délégation camerounaise a participé au Forum organisé en faveur du secteur privé. Ce forum mettait en évidence les initiatives et solutions du Groupe de la BID dans les pays membres sur les fronts de l’investissement, le commerce et les assurances.

Il s’est agi d’une plateforme de réseautage des relations d’affaires et des partenariats où les participants ont partagé leurs expériences, tout en explorant les opportunités d’investissement et de commerce offertes par les pays membres de la BID. Ledit forum a aussi mis en relation les communautés d’affaires des pays membres, à travers des réunions parallèles B2B et B2G.

La performance du portefeuille de la coopération entre le Cameroun et la BID, à ce jour, affiche 18 projets actifs pour une enveloppe globale estimée de 914,751 millions de dollars soit 521 milliards de FCFA. Les échanges entre le Minepat et le directeur général d’ITFC ont permis de passer en revue la coopération entre le Cameroun et cette institution spécialisée de la BID (qui finance les programmes d’importation des produits pétroliers de la Sonara et la campagne agricole de la Sotecoton).

En rappel, la 47ème réunion annuelle du Conseil des Gouverneurs du Groupe de la BID avait pour objectif d’adopter les rapports d’activités 2021-2022 de la BID et de ses organes spécialisés. Elle a permis à la délégation camerounaise d’exposer les nouvelles orientations stratégiques de développement économique du pays.

Cameroun-Yaoundé : lancement d’une vente spéciale des produits de première nécessité

C’est une initiative du délégué départemental du Commerce pour le Mfoundi Joseph Pierre Zambo Manga, qui vise à faciliter l’accès aux produits de grande consommation à des coûts réduits.

Les responsables départementaux du Commerce lancent ce lundi à Yaoundé une opération spéciale de vente publique des produits de première nécessité. Dès ce jour et jusqu’à épuisement des stocks des produits mis en vente, la population des sept arrondissements du département de Mfoundi ont la possibilité de « s’approvisionner à prix coûtant ». Les produits mis à leur disposition sont entre les huiles raffinées, le riz, le savon, la sardine, les pâtes alimentaires.

L’information est du délégué départemental du Commerce pour le Mfoundi. Dans un communiqué, Joseph Pierre Zambo Manga indique que la délégation organise cette opération avec le soutien de la société Mama Sarl. Il invite par ailleurs les autres entreprises à adhérer à cette initiative. Son but est de « soulager les ménages en cette période de crise, caractérisée par la raréfaction et la flambée des prix des produits de consommation de masse », explique-t-il.

Cette activité va se dérouler tous les jours ouvrables de 10h à 15h. Ce sera dans l’enceinte de la délégation départementale du Commerce pour le Mfoundi, située au quartier Nlongkak, à côté de la maison de la radio Crtv.

Cameroun : le déficit annuel de la production du Riz est de 350 000 tonnes

 

Les freins au développement de la filière riz sont entre autres : le manque de moyens financiers et techniques, absence de coordination.

Le riz local peine à s’imposer. En effet, le premier obstacle à la production du riz à grande échelle selon le Ministère de l’Agriculture et du développement durable (Minader) est d’ordre foncier. « L’accès à des grands espaces, même dans les bas-fonds, reste un casse-tête pour beaucoup d’entrepreneurs agricoles qui souhaitent explorer ce filon ».

Concernant les chiffres, le Minader explique que, la Cameroun a produit 140 170 tonnes de riz en 2020, pour une demande évaluée à 576949 tonnes, soit un gap de 436 779 tonnes.

En considérant que chaque camerounais mange en moyenne 25-26 kg de riz par an, le déficit moyen annuel de production serait de l’ordre de 350 000 tonnes, ce qui correspond à une production de 600 000 tonnes de paddy ».

Sur le plan financier, les agriculteurs déplorent le manque de financement de la part de l’Etat et même du secteur bancaire. Selon les acteurs du secteur d’autres freins sont : difficultés d’accès aux intrants, mauvaise structuration des riziculteurs, et l’insuffisance des semences de quantité.

Il faut noter en outre la faible mécanisation des opérations culturales et de post-récoltes. Manque d’équipement de transformation, insuffisance d’unités de décorticage.

 

Cameroun : le gouvernement rassure qu’il n’y aura pas de pénurie des produits de grande consommation cette fin d’année

A la faveur d’un point de presse du ministre du Commerce ce 24 novembre 2021 à Yaoundé, Luc Magloire Mbarga Atangana a fait le point sur l’évolution des principaux paramètres du marché international, rassurant les populations sur l’approvisionnement continu du marché en produits de grande consommation, dans les meilleures conditions possibles.

« Je voudrais rassurer les populations quant à la disponibilité des produits, à la fois sur le court terme, c’est –à-dire pendant la période des fêtes de fin  d’année, et pour les mois à venir, c’est -à–dire l’année 2022 », a dit le ministre du Commerce ce 24 novembre 2021 à Yaoundé.
En prélude aux fêtes de fin d’année et du nouvel an 2022, « aucun effort ne sera ménagé pour qu’il en soit ainsi, en dépit d’un contexte particulièrement défavorable  et d’une situation contrastée, en fonction des filières » a expliqué le ministre du Commerce.
Cette position est confortée par les milieux d’affaires à l’instar du groupement des importateurs de riz du Cameroun (GIRC) qui, à travers un communiqué de presse confirme la disponibilité du stock de riz pour les périodes festifs des fêtes de fin d’année et le début de la nouvelle 2022.
Face à un environnement économique international lié à la pandémie du coronavirus et caractérisé par une augmentation considérable du coût du fret maritime, le groupement des importateurs de riz du Cameroun(GIRC) aux cotés des pouvoirs publics, s’engage à poursuivre le dialogue permanent  afin de continuer à satisfaire les consommateurs .
Poulet en quantité suffisante
L’interprofession avicole du Cameroun (IPAVIC) abonde dans le même sens. Elle confirme  que malgré  la perturbation de la filière avicole par les crises sanitaires internationales du Covid 19 et  de la grippe aviaire avec pour conséquences, la rareté et l’augmentation des coûts des intrants et donc un relèvement des prix des produits aviaires, malgré ce contexte difficile, les poulets seront disponibles en quantité suffisante pendant les fêtes de fin d’année et –au-delà.
Du côté halieutique, Congelcam  promet de poursuivre comme par le passé, à approvisionner régulièrement  le marché Camerounais avec un niveau de prix publics plus acceptable.
 La filière des oléagineux tient  pour la circonstance, à rassurer les consommateurs que des dispositions ont été prises pour assurer l’approvisionnement continue en huiles végétales raffinées, en savons de ménage et de toilettes durant les fêtes de fin d’année et au-delà.

Cameroun : hausse des recettes d’exportation au premier semestre 2021

Elles sont d’une valeur de 1 080 milliards de FCFA pour 3,8 millions de tonnes de marchandises.

« Après la baisse des recettes d’exportations enregistrée au premier semestre 2020 du fait des conséquences de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le premier semestre 2021 est marqué par un accroissement des recettes d’exportations de 191 milliards de FCFA (21,5%) en glissement annuel », informe l’Institut national de la Statistique (INS) dans son rapport « Commerce extérieur du Cameroun au premier semestre 2021 », rendu public le 16 septembre 2021.

Sur la période de référence, le Cameroun enregistre des recettes d’exportations d’une valeur de 1 080 milliards de FCFA pour 3,8 millions de tonnes de marchandises. La hausse des recettes d’exportations est attribuable à l’amélioration des ventes de certains principaux produits d’exportation. Il s’agit essentiellement des huiles brutes de pétrole qui augmentent de 30,7%, du cacao brut en fèves (34,2%), du coton brut (59,3%), du bois sciés (6,6%) et du bois grumes (13,8%).

Les exportations note l’INS, demeurent très peu diversifiées et sont constituées principalement de produits primaires. Les six premiers produits représentent 80,0% des recettes d’exportations du premier semestre 2021. Il s’agit principalement des huiles brutes de pétrole (39%), du cacao brut en fèves (13%), du gaz naturel liquéfié (9%), des bois sciés (7%), du coton brut (7%) et des bois en grume (4%).

Cameroun : les dépenses d’importations en hausse au premier semestre 2021

Elles sont principalement constituées des carburants et lubrifiants, des produits de l’industrie chimique.

Au premier semestre 2021, les dépenses d’importation du Cameroun se chiffrent à 1 824 milliards de F CFA pour 5,07 millions de tonnes de marchandises, enregistrant ainsi des hausses de 15,4% en valeur et 17,8% en quantité par rapport au premier semestre 2020. C’est qui ressort du document « Commerce extérieur du Cameroun au premier semestre 2021 », publié en Septembre 2021, par l’Institut national de la Statistique (INS). 

Cette hausse des dépenses d’importation résulte « de la hausse en valeur des importations du matériel de transport (60%), des produits pharmaceutiques (34%), des machines et appareils mécaniques ou électriques (26%), du riz (21%), du froment (blé) et méteil (17%) ».

Cette évolution informe l’INS, a été amortie par la baisse des dépenses d’importations des carburants et lubrifiants (-9%), des poissons et crustacés (-18%). La facture des importations est principalement constituée des carburants et lubrifiants (16%), des produits de l’industrie chimique (13%) dont produits pharmaceutiques (5%), des machines et appareils mécaniques ou électriques (12%), du riz (5%), froment (blé) et méteil (5%).

Cameroun: la production locale de riz à même de satisfaire 24% de la demande nationale en 2020 (Minader)

Le gap de la demande est comblée par les importations. Des projets pour porter l’offre nationale à 350 000 tonnes d’ici 2023 contre 140 170 tonnes actuellement

 

La demande domestique de riz est évaluée, en 2020, à 576 949 tonnes pour une production moyenne nationale de 140 170 tonnes (24,3% de la demande), a révélé le ministre de l’Agriculture et du Développement rural du Cameroun (Minader) au cours du conseil de cabinet du 25 juin.

Les pouvoirs publics comptent accroître les volumes de production dans la filière rizicole, pour pouvoir mettre sur le marché national, “au moins 350 000 tonnes de riz blanchi à l’horizon 2023”

Parmi les projets en cours cités par le Minader, Gabriel Mbaïrobé, figurent: “l’appui technique et financier aux coopératives et agro-industries pour la production des semences de qualité, la vulgarisation des techniques modernes de production de riz, ainsi que l’amélioration des techniques de récolte et de post-récolte à travers différents projets […] un programme d’aménagement de 37 500 hectares supplémentaires de périmètres hydro-agricoles”.

Cameroun/Covid-19: la société Orca offre 100 tonnes de riz au ministère de la Santé

Le don a été remis au Minsanté en présence du ministre du Commerce le 09 avril à Yaoundé. Destiné aux malades, personnes mises en quarantaine et personnes en difficultés à cause de la pandémie

 

La société Orca, spécialisée dans l’ameublement-décoration, a remis un don de 100 tonnes de riz – 4000 sacs de 25 kilogrammes – au ministère de la Santé publique ce 09 avril à Yaoundé.

Le don a été remis à Manaouda Malachie, en présence du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

Selon les services de communication du ministère du Commerce, ce don est “destiné aux personnes mises en quarantaines, aux malades ainsi qu’aux personnes en difficultés à cause de la pandémie du coronavirus”.

L’action du groupe Orca s’inscrit dans les initiatives d’entreprise citoyennes qui ont décidé d’accompagner le gouvernement dans sa stratégie de riposte contre la propagation du Covid-19 au Cameroun.

Cameroun : vers la suppression de la TVA sur le riz

Le riz, l’une des denrées les plus consommées au Cameroun, devrait être exonéré du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dès 2017

Le riz, l’une des denrées les plus consommées au Cameroun, devrait être exonéré du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dès 2017, selon une proposition contenue dans le projet de Loi de finances que le gouvernement devrait déposer dans quelques jours devant le Parlement.

Selon ce texte, encore non officiel mais que APA a pu consulter, les droits de douane à l’importation, actuellement de 19,25%, devraient ainsi disparaître, entraînant de facto la baisse du prix du kilogramme de cette céréale au détail aujourd’hui de 300 FCFA.

Le président Biya, après les «émeutes de la faim» de fin février 2008, avait ordonné la suppression de cette taxe, finalement restaurée dans la Loi de finances 2016.

Selon le Comité technique national de la balance de paiement, le Cameroun, qui produit annuellement environ 100.000 tonnes de riz, en a importé 707.200 tonnes en 2015 pour un coût de 181 milliards FCFA.

Cameroun: 1,3 million de tonnes de denrées alimentaires importées

Avec 729 822 tonnes, le riz a été le principal produit alimentaire importé en 2015. Le sel de cuisine avait atteint 139 572 tonnes, contre 217 140 tonnes pour le poisson congelé

Les produits alimentaires constituaient la majorité des importations enregistrées au Cameroun en 2015, Selon l’Autorité portuaire nationale (APN).

En effet, avec 1,388 million de tonnes importées, ces produits ont même damé le pion aux hydrocarbures (1,294 million de tonnes) et au Clinker (1,323 million de tonnes).

Comme à l’accoutumée, le riz, qui était encore exonéré de droit de douane jusqu’en décembre 2015, a été le principal produit alimentaire importé sur le Cameroun en 2015, avec des cargaisons qui ont atteint 729 822 tonnes.

Dans le même temps, le sel de cuisine affichait des importations globales de 139 572 tonnes, contre 217 140 tonnes pour le poisson congelé et 301 510 tonnes pour divers «autres produits alimentaires».

Toutes ces importations de produits alimentaires, qui engloutissent des centaines de milliards de F CFA chaque année, permettent de résorber les déficits de production observés dans presque tous les segments des activités agro-pastorale et industrielle du Cameroun, pays dont les multiples potentiels sont pourtant reconnus.


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Le Cameroun bénéficiera de l’appui du Fao pour la promotion de la riziculture

L’Initiative pour le riz, soutenue par le Venezuela, a pour but d’aider les petits exploitants à augmenter leur rendement et à rendre leur production plus compétitive

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) travaille avec ses partenaires internationaux pour soutenir l’Initiative africaine pour le riz, qui vise à combler le déficit de production de riz, a déclaré jeudi, 22 septembre 2016, le représentant régional de la FAO pour l’Afrique, Bukar Tijani.

Le goût des Africains évolue des aliments de base traditionnels vers le riz, provoquant une augmentation du coût d’importation de ce produit, a-t-il observé.

« La Banque africaine de développement évalue les factures d’importation à plus de 35 milliards de dollars par an », a souligné M. Tijani à l’ouverture d’un Atelier technique régional de deux jours, organisé pour 10 pays avec le soutien du Venezuela dans le cadre de l’Initiative africaine pour le riz.

Face aux difficultés de l’économie mondiale, il est nécessaire de se tourner vers l’intérieur pour trouver le meilleur moyen pour les pays africains et leurs partenaires d’éviter des frais d’importation élevés, a-t-il dit.

« Ce n’est pas juste pour l’aspect de sécurité alimentaire et de nutrition mais aussi pour les entreprises que cela peut attirer et les économies que nous pouvons dégager si nous établissons des systèmes durables en Afrique ; des économies en termes de frais d’importation », a souligné M. Tijani.

L’Initiative pour le riz, soutenue par le Venezuela, a pour but d’aider les petits exploitants agricoles à augmenter leur rendement et à rendre leur production assez compétitive pour les consommateurs locaux.

Les coordinateurs nationaux du Bénin, du Cameroun, de Côte d’Ivoire, de Guinée-Conakry, du Kenya, du Mali, du Nigeria, d’Ouganda, du Sénégal, et de Tanzanie assistent à cet atelier.

Sur les 47 pays qu’elle supervise en Afrique sub-saharienne, la FAO fournit une aide au développement de la culture du riz à 23 pays, dans le cadre de la Coalition africaine pour le développement du riz (CARD).

Peter Annadumba, Directeur de la coopération Sud-Sud, a déclaré que la FAO avait également un partenariat important avec la Chine pour aider les pays africains à augmenter leur production de riz afin d’assurer la sécurité alimentaire.

« La FAO a établi un partenariat important avec la Chine, qui soutient actuellement la production de riz de Madagascar, et soutiendra bientôt celle du Cap-Vert également, dans le cadre de l’Initiative pour le riz », a-t-il ajouté.

« Il y a d’autres programmes chinois avec lesquels la FAO a établi un partenariat, et nous savons que la Chine a établi dans ce cadre des centres de démonstration agricole pour la production de riz au Cameroun et en Tanzanie, où nous développons la culture du riz. Ils sont financés exclusivement par la Chine. Grâce à ces initiatives, la production de riz a doublé au cours des deux dernières années », a noté M. Annadumba. Fi


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Riz: la fin de l’exonération fiscale va booster la production locale

Pour beaucoup, la fin de l’avantage fiscale sur l’importation du riz est une mesure incitative pour la grande production du riz camerounais

La loi de finances 2016 a réinstauré un droit de douane de 5% sur l’importation du riz au Cameroun. Cette loi va bousculer les codes de la production et de la consommation de cette denrée alimentaire importante. En principe, le prix du riz à la consommation devrait augmenter dès ce mois de janvier 2016.

Mais, non. Le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, a rassuré les consommateurs avec les opérateurs économiques des filières de production et de distribution des produits de consommation de masse quant au maintien des prix de la denrée. De nombreuses concertations se sont faites pour éviter les spéculations qui peuvent faire grimper les prix.

« Il s’agit d’une spéculation verbale, parce que nous connaissons les stocks disponibles et le civisme des opérateurs de la filière. Il faut donc combattre cette spéculation verbale car malgré le changement, en l’état, pas besoin d’augmenter le prix du riz », assure le Mincommerce.

Désormais, un droit de douane de 5% sur l’importation du riz au Cameroun est réinstallé. Cette décision n’est pas forcément négative, car jusqu’ici la grande tranche de riz consommé au Cameroun provenait de l’importation, au détriment de la production locale.

Les besoins en riz au Cameroun tournent autour de 450 000 tonnes l’an. La production locale n’y contribue même pas de moitié, soit un peu plus de 200 000 tonnes l’an.

Et l’on note que jusqu’ici une bonne partie des importations de cette denrée était réexportée dans la sous-région. Le gouvernement est donc déterminé à faire grandir la production locale qui à terme pourra couvrir tout le marché camerounais et faire encore chuter les prix.


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Cameroun: Le prix du riz n’a pas changé sur le marché

Une descente de la Brigade de contrôle et de la répression de la fraude du ministère du Commerce a permis de constater la stabilité des prix dans certains marchés de Yaoundé

La Brigade de contrôle et de répression de la fraude du ministère du Commerce (Mincommerce) a effectué vendredi, 15 janvier 2016, une descente inopinée dans certains marchés de Yaoundé. Objectif s’assurer de l’observation des recommandations du mincommerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, au sujet du prix du riz.

« Il serait compréhensible que les ménages camerounais paient un impôt que l’Etat n’aura pas récupéré. Il n’est pas question que les commerçants gagnent le moindre franc sur le dos des consommateurs », a indiqué le chef de la Brigade de contrôle et de répression de la fraude, Martin Charles Abessolo Monefong cité dans le quotidien national édition du lundi, 18 janvier 2016.

Au cours de la descente, force a été de constater que la plupart des commerçants de la capitale politique camerounaise respectent les prix. Mis à part quelques commerces qui ont été sanctionnés, les prix du riz sont restés inchangés.

C’est au terme d’une rencontre, le 13 janvier dernier, avec les opérateurs privés de ce secteur que le Mincommerce avait annoncé que, malgré la réinstauration du droit de douane, il n’est pas question d’une augmentation du prix du riz au Cameroun.

« Nous avons vu en fin d’année que le pays disposait de stocks de l’ordre de quatre à cinq mois. Lesquels stocks ont été acquis à un certain niveau de prix et sont entrés en exonération des droits de douane », a indiqué Luc Magloire Mbarga Atangana dans une interview publié par le même journal.

Le ministre du Commerce a donné des instructions pour une reprssion des contrevenants aux indications
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Cameroun: pas d’augmentation du prix du riz sur le marché

Selon le ministre du Commerce, malgré la réinstauration des 5% du droit de douane sur l’importation du riz, il n’est pas question d’augmenter le prix de la denrée

Le ministre camerounais du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, a rencontré mercredi, 13 janvier 2016, les acteurs de production et de distribution des produits de consommation de masse et les associations de consommateurs. Ces assises tenues à Yaoundé portaient sur l’évaluation de la situation du marché et la maitrise de l’inflation.

La question d’une potentielle augmentation du prix du riz sur le marché local, a meublé les échanges de Mercredi. A ce propos, Luc Magloire Mbarga Atangana a indiqué qu’il s’agissait d’une simple spéculation. Selon le Mincommerce, malgré la réinstauration des 5% du droit de douane sur l’importation du riz, il n’est pas question d’augmenter le prix du riz.

Cité dans le quotidien national ce vendredi, 15 janvier 2016, le Mincommerce indique que : « nous avons suffisamment de matière pour tenir encore quatre mois en moyenne. C’est dire qu’on ne va pas augmenter le riz d’ici tôt ».

Concernant le droit de douane entré en vigueur le 01er janvier dernier, il avait été supprimé pour favoriser l’importation de la denrée citée. Objectif, combler le déficit d’approvisionnement en riz du fait d’une production locale faible. C’est dire qu’au Cameroun, la demande annuelle de 450.000 tonnes surpasse l’offre locale estimée à environ 200.000 tonnes.

Revers de la médaille ! Avec cette exonération du droit de douane, décidée en 2008, les importations du riz ont connu une hausse considérable. En 2013, la douane relavait près de 819.000 tonnes de riz et 600.000 tonnes importées en 2015. Toutes choses qui ont conduit le gouvernement camerounais à réinstaurer les 5% du droit de douane sur le territoire national.

La demande nationale du riz est élevée à près de 450.000 tonnes
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La LCC contre une éventuelle hausse du prix du riz au Cameroun

Selon la Ligue des consommateurs camerounais, une hausse de 200 F en valeur absolue et 60% en valeur relative est de nature à asphyxier de nombreux ménages dont le riz constitue l’aliment de base

Des associations de défense des droits des consommateurs au Cameroun multiplient des initiatives visant à amener le gouvernement à ne pas appliquer l’article 2 de la loi de finances 2016, sur le paiement des taxes et droits de douane, du riz au taux du Tarif extérieur commun (TEC), fixé à 5 pour cent alors qu’il doit être de 0 FCFA comme c’est le cas depuis sept ans.

A en croire ces organisations, notamment la Ligue des consommateurs camerounais (LCC), l’entrée en vigueur de cette loi entraînerait la hausse du riz dont le kilogramme passerait de 350 francs CFA à 550 francs CFA.

Une hausse de 200 francs CFA en valeur absolue et 60 pour cent en valeur relative est de nature à asphyxier de nombreux ménages dont le riz constitue l’aliment de base.

« Dans un contexte de misère galopante, au vu des chiffres alarmants, qui relèvent que, de 2007 à 2014, il y a eu augmentation de plus d’un million de pauvres, dans notre pays. Malgré que le kilogramme de riz, produit consommé par 2 camerounais sur 3, coûte à partir de 350 F CFA. Si cette taxe est instituée, son prix avoisinerait 550 F Cfa le kilo ; un calcul rapide vous permet de mesurer l’ampleur du désastre chez ces consommateurs au faible revenu », écrit la LCC.

Selon des chiffres, la demande nationale avoisinerait 300.000 tonnes de riz par an pour une production nationale avoisinant 100.000 tonnes par an.

Cette situation devrait permettre de maintenir l’Ordonnance présidentielle du 7 mars 2008 portant exonération de droits de douanes à certains produits de grande consommation à l’instar du de la farine, du riz, du poisson, ou du sel.

L’ordonnance a été publiée au lendemain des émeutes contre la faim qui avaient fait une cinquantaine de morts.


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Cameroun: le gouvernement propose la restauration de la taxe à l’importation du riz

Le gouvernement propose que l’importation du riz soit de nouveau taxée, après la suppression de ladite taxe 2008.

Dans le cadre de la loi de Finances 2016 actuellement examinée par le parlement camerounais, le gouvernement propose que l’importation du riz soit de nouveau taxée, après la suppression de ladite taxe 2008. La décision avait été prise par ordonnance du chef de l’Etat signée le 7 mars 2008, suite aux émeutes dites de la faim survenues au mois de février, et qui avaient embrasé certaines grandes métropoles du pays.

Si cette proposition gouvernementale est validée par le Parlement, dès janvier 2016, toutes les importations de riz sur le territoire camerounais seront de nouveau assujetties au payement de droits de douane équivalents à 5% de la valeur de la cargaison.

La découverte de cette proposition gouvernementale, qui peut se justifier par le dessein de réaliser un budget 2016 en forte hausse par rapport à 2015 (plus de 400 milliards FCfa), fait poindre à l’horizon une hausse du prix du kilogramme de riz sur le marché camerounais.

En effet, si la défiscalisation des importations de riz dès mars 2008 avait permis de baisser les prix de cette denrée très prisée au Cameroun, cette décision du gouvernement camerounais avait également contribué a alimenté des réseaux de contrebande entre le Cameroun et le Nigéria.

En 2014, par exemple, face à l’instauration d’une taxe de 110% sur les importations de riz au Nigéria, un rapport de la Seaport Terminal Operators Association of Nigeria (STOAN), le regroupement des opérateurs de la place portuaire, a révélé qu’«environ 600 000 tonnes de riz ont été redirigées vers les ports de pays voisins comme le Bénin, le Cameroun, le Ghana et le Togo». Ces cargaisons, soulignait le rapport, étaient ensuite réimportées au Nigéria au moyen de la contrebande.

Pour mémoire, la demande nationale en riz au Cameroun est officiellement estimée à 300 000 tonnes. L’offre nationale, pourvue par la Semry et les producteurs artisanaux du Nord-Ouest et de l’Ouest, culmine à peine à 100 000 tonnes par an.


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Exportation: mille sacs de riz saisis par la marine et la douane camerounaises

Cette saisie a été rendue publique vendredi par les deux administrations, qui ont indiqué que les occupants des embarcations n’étaient en possession d’aucun document administratif légal

Les équipes de la douane et de la marine camerounaises ont arraisonné, à Ekondo-Titi dans la région du Sud-Ouest du pays, une demi-douzaine d’embarcations contenant 1000 sacs de riz, destinés à l’exportation vers des pays voisins.

Cette saisie qui remonterait à mardi dernier, a été rendue publique vendredi, 11 septembre 2015, par les deux administrations, qui ont indiqué que les occupants des embarcations n’étaient en possession d’aucun document administratif justifiant l’exportation de ce riz.

Il s’agit d’une opération de contrebande démantelée par la douane et la marine camerounaises qui ont récemment scellé un partenariat en vue de sécuriser l’espace commercial du pays.

L’objectif est également de réduire considérablement la fraude et la contrebande, dont le principal point de départ est la côte maritime camerounaise, et principalement à destination du Nigeria, voisin.

Depuis 2008, l’importation du riz au Cameroun est défiscalisée, ce qui constitue une brèche pour certains importateurs véreux, qui réexportent frauduleusement les cargaisons officiellement destinées au marché camerounais vers le Nigeria avec la complicité d’importateurs du Nigeria, pays voisin où les prix sont plus rémunérateurs, à cause de la décision prise par le gouvernement fédéral de taxer le riz importé à 110 pour cent, dans l’optique de booster la production locale.

L’année dernière, un rapport de la Seaport Terminal Operators Association of Nigeria (STOAN), le regroupement des opérateurs de la place portuaire, révélait qu’ »environ 600 000 tonnes de riz ont été redirigées vers les ports de pays voisins comme le Bénin, le Cameroun, le Ghana et le Togo, à cause de cette taxe’‘.

Ces cargaisons, soulignait le rapport, étaient ensuite réimportées au Nigeria au moyen de la contrebande.


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Cameroun-Riz: Baisse annoncée de 50% de la production à la SEMRY

La Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua accuse les récentes inondations dans le nord du pays

Rendements
Les dirigeants de la Société d’Expansion et de Modernisation de la Riziculture de Yagoua (SEMRY) située au nord du Cameroun sont formels : la production de riz va prendre un grand coup cette année. « Les rendements de nos champs de riz seront réduits de 50% au moins cette année », avoue le directeur général adjoint de la Semry. « Les 700 hectares de rizières qui venaient d’être repiqués sont actuellement inondés », indique Robert Nyonse. « Le riz a besoin d’avoir les pieds dans l’eau et la tête au soleil pour bien produire, explique-t-il. Or actuellement, il y a trop d’eau dans les champs. Les plantes ont juste besoin d’avoir 10 centimètres sous l’eau », ajoute-t-il. Pour la prochaine campagne, le DGA table sur un maximum de 3 tonnes de paddy (le riz non décortiqué) à l’hectare, au lieu des 6 tonnes généralement récoltées. « Tant que les eaux demeurent dans les champs de riz, il est impossible de poursuivre la deuxième campagne rizicole de l’année. La première, celle de saison sèche, ayant déjà été récoltée. Seulement, même cette production n’a pas été épargnée par les inondations. Les eaux du lac de Maga et du fleuve Logone se sont déversées dans les villages riverains et au-delà », soulignent quelques producteurs de la région de l’Extrême- Nord. Les paysans qui cultivent les terres de la SEMRY ont dû fuir en catastrophe, abandonnant, pour la plupart, leurs récoltes de riz. Celles-ci ont été soit englouties par les eaux soit emportées par les voleurs. Les cultivateurs sinistrés, actuellement recasés dans les camps de déplacés, ont également perdu le fruit de leurs champs de mil et de sorgho.

Importations
Zigla Wandi, le maire de la commune de Maga, qui détient 6200 hectares de rizières craint déjà la famine dans cette localité, voire dans toute la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Le domaine agricole de la SEMRY est évalué à 11.200 hectares, cultivés par 20.000 familles sur les deux sites de Maga et de Yagoua. Avec un potentiel de 120.000 tonnes de paddy produites par an, l’entreprise est tombée à 60.000 tonnes depuis le début des années 1990. Et pour cause, une infrastructure vieillie et non entretenue et, surtout, la crise économique qui a frappé le Cameroun. La production qui était déjà condamnée à baisser davantage en 2012, va seulement dégringoler. Il faut noter cinq mois environ avant les inondations que les inquiétudes ont débuté à la SEMRY. «Nous devions faire les labours entre juin et juillet, mais les pluies sont arrivées très tôt : dès le mois de juin. Nous avions prévu le repiquage de 2.000 hectares et à cause de la pluviométrie abondante, nous nous sommes limités à 700 hectares, par mesure de prudence », narre Robert Nyonse. « On n’avait jamais dépassé la moyenne annuelle, comprise entre 700 et 800 millimètres de pluviométrie, dans le département du Mayo Danay, particulièrement à Yagoua. Or, on est déjà à 1.000 millimètres d’eau tombée », souligne-t-il, en craignant d’ailleurs le pire. La dégringolade de la production nationale va encore favoriser les importations de cette denrée très prisée des Camerounais. En 2011, le Cameroun avait importé pour 145 milliards de FCFA de riz.

Jeunes plants de riz noyés dans les rizières du Nord Cameroun

Céréales: Le gouvernement questionné sur l’utilisation de 18 milliards

Une association s’interroge sur l’utilisation de cet argent, emprunté en 2009, au motif d’améliorer la quantité de l’offre de maïs et de riz

Depuis près d’un mois, l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC) est à nouveau monté au créneau, cette fois pour interroger le gouvernement camerounais sur la situation actuelle d’un projet ayant nécessité la contractualisation d’un emprunt de 18 milliards de FCFA. En avril 2009 alors qu’il est ministre de l’économie, Louis Paul Motaze sur autorisation régulière de la présidence de la république, a engagé le Cameroun dans un prêt de 18,25 milliards, destinés à la mise en place de 5 hectares de riz et 5 hectares de maïs. L’accord à ce moment-là, fait l’objet d’une grosse médiatisation. « Où sont dont allés les 18,825 milliards ? C’est silence radio du côté du MINEPAT, pourtant initiateur et bénéficiaire de ce prêt autorisé par le chef de l’Etat. Ni le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire en poste ne réagit, ni le titulaire du poste au moment de la signature de l’accord de prêt ne nous répond. Et pourtant ce prêt a bel et bien été contracté et enregistré dans le portefeuille des créances de l’Etat camerounais », font savoir les responsables de cette association. Une autre partie de cet argent, avait aussi annoncé le ministre de l’époque, devait servir à financer la mise en place d’une structure de montage du matériel agricole. On se souviendra qu’en début d’année 2012, le gouvernement a dû encore mettre en place un plan de 3 milliards de FCFA, pour sauver l’usine à tracteur d’Ebolowa dans le sud du pays. Celle-ci avait été abandonnée dans la broussaille depuis la fin du comice agropastoral qui s’y est tenu en 2011. Le gouvernement jusqu’ici, ne s’est pas encore prononcé sur le sujet, alors que le président Bernard Djonga de l’ACDIC multiplie des interventions dans les médias, demandant à l’administration de rendre compte.

«Quel que soit l’usage supposé ou réel des 18,825 milliards, la question reste posée. Il y a que ces hectares pour justifier l’usage de cette somme. Toute chose qui justifie notre entêtement à en avoir l’idée nette. Aussi et surtout, parce que de sa conception à sa réalisation ce projet trahit le mal de l’agriculture camerounaise», font savoir les responsables de l’ACDIC. L’argent devait certes financer un programme qui devait s’étendre sur 5 ans. Au regard de ce qui est arrivé au partenariat pour les machines agricoles, il est difficile aujourd’hui de dire si le gouvernement a reçu la totalité des financements contractés, ni si des clauses de résiliation pour non-exécution d’un acte par l’une des parties existait dans le contrat de prêt signé avec Eximbank of India. Le ministre responsable de l’époque est aujourd’hui secrétaire général des services du premier ministre et l’actuel ministre semble chaque jour découvrir la complexité des dossiers gérés par son prédécesseur, devenu son chef. Du côté de l’ACDIC, on est convaincu que la mauvaise gestion est passée sur le dossier. En 2008, l’activisme de ses membres avait permis de mettre au grand jour un réseau de corruption et de détournement dans la filière maïs. De nombreux programmes sont à chaque fois annoncés pour la relance de telle ou telle filière agricole, mais les résultats par la suite ne sont pas connus. Preuve de cet échec, en 2011, le Cameroun a importé en augmentation, pour près de 145 milliards de tonne de riz, alors que font savoir des experts, le potentiel camerounais en la matière est énorme. D’un autre côté, depuis 2009, le prix du kilogramme de riz et de maïs a augmenté de plus de 45% alors que le gouvernement endette parfois le pays, au profit déclaré de l’agriculture. On comprend dès lors mal que ces céréales fassent l’objet d’une attention aussi légère, lorsqu’on sait que leur capacité à accroitre le revenu de ses acteurs (producteurs et intervenants connexes), est forte et s’estime en centaines de milliards de FCFA.

L’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs questionne le gouvernement sur l’utilisation de l’argent des céréales
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