Cameroun: Paul Biya octroie 40 millions de F pour un patriote

Ce montant servira à la construction d’une maison pour cet homme qui avait, le 06 avril 1984, avait empêché des puchistes de transmettre leur message à travers tout le pays

Le Chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, accorde une récompense pour le patriote Gabriel Ebili, lequel est entré dans l’histoire du pays le 06 avril 1984 alors qu’il est en service à la Cameroon radio and télévision (Crtv).

Paul Biya a ordonné le déblocage d’une somme de 40 millions de Francs CFA pour construire une maison à celui qui, lors du coup d’Etat manqué, avait trompé la vigilance des puchistes – auteur du Coup d’Etat manqué contre le président Paul Biya et attribué à l’ancien président Ahmadou Ahidjo – en circonscrivant leur message à la seule ville de Yaoundé et non pas à tout le territoire alors couvert par la Crtv.

Par cet acte, Gabriel Ebili avaient empêché les puchistes d’annoncer dans tout le pays, la prise du pouvoir par la force, et de déstabiliser ainsi le régime en place. Après cette scène Gabriel Ebili, craignant pour sa vie, avait dû abandonner son travail.

Sur financement du président de la République, la maison de Gabriel Ebili devrait être livrée dans six mois. La pose de la première a été effectuée samedi, 28 janvier 2017, dans l’arrondissement de Lolodorf dans la région du Sud.

C’était en présence du sous-préfet de Lolodorf, représentant le chef de l’Etat, des autorités administratives, religieuses et traditionnelles.

Gabriel Ebili
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L’ex président ghanéen John Rawlings nie avoir appelé à l’éviction de Paul Biya

RFI avait publié une information, samedi, selon laquelle John Rawlings aurait convié l’Union africaine à envoyer des troupes au Cameroun pour forcer le départ du chef de l’Etat camerounais

Le bureau de la communication de l’ancien président ghanéen Jerry John Rawlings vient de réagir à des allégations selon lesquelles il aurait appelé à l’envoi de troupes de l’Union africaine au Cameroun pour chasser le président Paul Biya.

L’information diffusée par Radio France Internationale (RFI) dans la journée de samedi, faisait notamment cas de propos de John Rawlings sur la crise gambienne. L’ancien leader ghanéen aurait alors recommandé que la Cédéao qui a réussi à évincer le président sortant de la Gambie, Yahya Jammeh sous la menace d’une intervention militaire, devrait également influencer l’Union africaine pour forcer au départ le Camerounais Paul Biya.

«Celui qu’on appelait, autrefois, le Sankara des anglophones, soutient que la Cédéao, après la Gambie, devrait aider l’Union Africaine à envoyer quelques contingents au Cameroun, pour une mission identique… Sous prétexte que Paul Biya et lui seraient arrivés au pouvoir à peu près à la même période – lui, en 1981, et Biya en 1982 -, et que lui, Rawlings, a déjà eu cinq successeurs, depuis son départ du pouvoir au Ghana, alors que Paul Biya est toujours là, discréditant, dit-il, le continent avec ses méthodes.», avait déclaré le chroniqueur Jean Baptiste Placca dans une interview publiée par RFI.

Des informations immédiatement démenties par M. Rawlings qui nie avoir accordé une quelconque interview à un média national ou international sur la crise gambienne, a fortiori avoir parlé du cas du Cameroun.

Le président Rawlings condamne «fermement la tentative de RFI de froisser sa réputation avec de telles allégations» et menace tous les médias se prêtant à de telles diffamations de poursuites judiciaires.

Le Cameroun dont le président Paul Biya est au pouvoir depuis près de 34 ans, vit des remous sociaux dans la partie anglophone de son territoire. Les populations anglophones qui s’estiment marginalisées, réclament un retour au fédéralisme.


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Le discours de Paul Biya «totalement déconnecté des réalités du pays»

Par Jean Michel Nintcheu, député SDF

Nous avons entendu un discours-fiction sur fond d’autoritarisme .On a eu comme impression qu’il se parlait à lui-même.

Totalement déconnecté des réalités du pays. Incapable de faire profil bas sur le plan économique du fait qu’il a réussi l’exploit d’être le seul Chef d’État au monde, durant ses 34 ans de règne monarchique, à avoir fait retourner son pays deux fois dans les programmes d’ajustement structurel imposés par le FMI. Son discours a apporté la preuve que le Cameroun est décidément en mode de pilotage automatique. Il s’est permis de brandir des chiffres surréalistes sur la création d’emplois sans de surcroît préciser les filières concernées. Proclamer que le nombre de création d’emplois (335.000 en 2015 contre 320.000 en 2016 si l’on s’en tient à ses propres chiffres déclinés lors des deux dernières adresses à la nation) a connu une hausse de 20% achève de convaincre que M. Biya, en plus d’avoir de mauvais rapports à la statistique, est définitivement frappé d’amnésie ! Sur le plan des infrastructures, on s’est cru dans un autre pays.

Peut-être qu’il s’est cru en Suisse où il effectue ses villégiatures permanentes. Aucun chronogramme précis sur les infrastructures qui n’existent que sur le papier et qui sont inscrites depuis des décennies dans le budget de l’État et reportées d’année en année. Pour celles qui dont les travaux ne sont pas encore achevés, il a feint d’ignorer que les retards accusés sont liés à la mauvaise gouvernance notamment les mauvais montages financiers sur fond de rétro-commissions entre autres.

L’on a également noté son arrogance puérile et béate sur la question anglophone. Aucun mot de compassion pour nos jeunes compatriotes qui ont été massacrés par sa soldatesque. Sa promesse de créer une commission sur ce sujet n’est pas crédible lorsqu’on sait ce que deviennent les commissions d’enquête crées depuis ses 34 ans de règne sans partage. La dernière en date concerne celle sur la tragédie d’Eseka qui n’a pas encore été rendue publique alors que lui-même avait prescrit un délai de 30 jours. M. Biya donne raison à Georges Clemenceau qui disait que lorsqu’on veut enterrer un problème on crée une commission … M. Biya gagnerait à savoir que bomber le torse sur ce problème potentiellement explosif ne fera qu’envenimer cette crise qui a déjà atteint son paroxysme.

Sur le plan des libertés publiques en rapport avec les manifestations de Bamenda et Buea, il a fait cas de la liberté de manifester. Sans jamais y croire. On ne saurait en toute logique invoquer la liberté de manifester qui est un droit constitutionnel après avoir instrumentalisé et transformé les forces de défense et de sécurité en forces de répression disposant d’un permis de tuer au point de réprimer dans le sang les manifestations pacifiques.

Pour terminer, ce discours aurait dû être le dernier au regard des résolutions du dernier sommet extraordinaire des pays de la zone Cemac qui, contrairement à ses dires, plongeront le Cameroun dans l’austérité et feront davantage souffrir le peuple qui a déjà consenti d’énormes sacrifices après le premier plan d’ajustement structurel. L’exaspération est à son comble sur toute l’étendue du territoire national. Le seul service que M. Biya peut rendre au peuple camerounais est de reconnaître son incapacité abyssale à présider aux destinées de notre pays et de démissionner. Ou tout au moins de donner des indications claires qu’il ne se représentera pas à la prochaine élection présidentielle à l’instar de son homologue angolais Eduardo Dos Santos qui a pris l’engagement auprès de son peuple de ne plus être candidat à sa propre succession. Faut-il le souligner, le Président angolais à 74 ans est le cadet de 10 ans de M. Biya.

Il faut quitter le pouvoir à temps. Pour ne pas être emporté par la bourrasque. Les patriotes sont conscients qu’ils ne faut pas se faire d’illusions sur cette démarche de sagesse et de noblesse en raison de ce que le monarque Biya fait partie des dictateurs dont le rêve est de mourir au pouvoir contre vents et marées. Il revient au peuple camerounais de prendre son destin en main.
Honorable Nintcheu
Député

Jean Michel Nintcheu
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Drame d’Eseka: les résultats de l’enquête ne seraient pas encore parvenus au chef de l’Etat

C’est ce que laisse entendre le futur employé par Paul Biya dans son discours de fin d’année samedi. La commission d’enquête créée le 25 octobre avait pourtant 30 jours pour présenter son rapport

Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, serait toujours en attente du rapport de la commission d’enquête qu’il a mise sur pied le 25 octobre pour élucider les circonstances du déraillement du train de la Camrail survenu à Eseka.

La commission présidée par le Premier ministre, Philémon Yang, avait, à compter de la date de la publication du décret qui l’instituait, 30 jours pour rendre ses conclusions. Plus de deux mois après l’accident, il n’en est rien. Et même le bilan définitif des victimes n’a pas encore été rendu public.

«L’enquête approfondie que j’ai prescrite dira la vérité. J’en tirerai les conséquences, je m’y suis engagé», a déclaré le chef de l’Etat dans son traditionnel discours à la nation le samedi 31 décembre 2016.

Philémon Yang, le ministre d’Etat, ministre de la Justice; le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le ministre délégué à la Présidence chargé du Contrôle supérieur de l’Etat, le Secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie nationale, le délégué général à la Sûreté nationale et le Secrétaire permanent du Conseil national de sécurité, devaient déterminer les causes de l’accident ferroviaire qui avait fait 79 morts et près de 575 blessés le 21 octobre dernier, selon le dernier bilan provisoire.

Ils devaient établir les responsabilités dans ce drame, évaluer la gestion de la catastrophe et l’assistance apportée aux victimes, et proposer des solutions pour éviter de telles situations à l’avenir.

Deux autres enquêtes avaient été lancées pour mettre, elles aussi, en lumière les circonstances de cet accident. La première menée à la fois par la police judiciaire et par la gendarmerie camerounaise, sous la direction du procureur du tribunal d’Eseka, et sous celle du procureur du tribunal de grande instance du Mfoundi, à Yaoundé, était centrée sur le chauffeur dudit train. Une enquête interne a été lancée par Bolloré Africa Railways – l’actionnaire majoritaire de Camrail.

A ce jour, les seuls résultats connus sont ceux de cette troisième initiative qui attribuait la survenue de cet accident à un excès de vitesse. En attendant, certaines familles de victimes ont lancé des poursuites en justice contre le groupe Bolloré.


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Discours à la nation du 31 décembre 2016: ce que les Camerounais attendent

Par Fridolin Nke

Au vu de ce qui se passe à Bamenda et à Buea, quel paradigme unificateur Paul Biya doit-il mobiliser pour répondre aux attentes du peuple camerounais ? À mon humble avis, c’est à cette question que le Président de la République entreprendra de répondre dans son Discours à la nation le 31 décembre 2016. Les Camerounais attendent du Chef de l’État deux choses principalement : d’abord qu’il corrige les 5 erreurs du Gouvernement dans cette crise sociale (I); ensuite qu’il trouve des solutions durables aux frustrations des Camerounais en prenant des décisions dans le sens de la réconciliation et du renforcement de la gouvernance, en somme qu’il mette en place un Nouveau pacte Républicain (II).

I- Les erreurs du Gouvernement
1- Un gouvernement qui n’anticipe pas suffisamment sur les problèmes des gouvernés.
J’ai écouté plusieurs acteurs syndicaux et politiques qui ont confié avoir tenté, depuis plusieurs années, sans succès, d’attirer l’attention du Gouvernement sur les frustrations croissantes de nos frères du Sud-Ouest et du Nord-Ouest et du risque de radicalisation des consciences dans cette partie du pays. Malheureusement, les Ministres de la République leur ont répondu ce que vous savez : « Vous allez faire quoi ? » Comment on appelle cela, sinon la loi du plus fort ? Or, à la base du sentiment national il y a la communication entre ses différents acteurs en présence. Mais on sait aussi que la communication charrie des phénomènes de violence et d’exclusion. C’est parfois ce qui, paradoxalement, atteste aussi de la vitalité d’un vivre-ensemble qui se construit et se renouvelle ad vitam aeternam. Le consensus seul ne suffit pas ; il faut éprouver l’unité en permanence.

2- La réaction des autorités de l’Université de Buea : le diktat des Recteurs
À quoi reconnaît-on une dictature aux 20eet 21esiècles ? C’est, entre autres, à l’absence de Discours des officiels de haut rang dans les amphis et la présence d’escadrons de la mort dans les campus. C’est parce qu’il en est pleinement conscient que le Chef de l’État a réformé l’institution universitaire au Cameroun, avec des lois et décrets qui encadrent juridiquement leur fonctionnement. Or, tout le monde a vu les images choquantes des étudiantes, en plein campus de l’Université de Buea, mangeant la merde sous la contrainte de quelques mammifères au goût empesté portant des armes. Les responsables de cette université ont violé les articles 40, 41, 42 et 43 du Décret No 93/027 du 19 janvier 1993 Portant Dispositions Communes aux Universités (sur la police générale à l’Université). Ce recours systématique à l’excès de pouvoir devient de plus en plus la norme dans les universités camerounaises. Le 02 juin 2016, des enseignants ont été suspendus sur la base des faits imaginaires et à la suite d’un Conseil de discipline où les articles 20, 21, 23 et 24, du Décret No 93/036 du 29 janvier 1993 Portant Organisation Administrative et Académique de l’Université de Yaoundé 1 ont été violés au vu et au su de tous. Lorsque l’universitaire entretient un tel sentiment d’omnipotence, il ne rêve de rien de moins que du pouvoir suprême.

3- Les menaces et les intimidations des ministres et la ligne rouge de la sécession
Le peuple est le ressort de la loi et, quelle qu’elle soit, la parole d’une partie du peuple est sacrée. Le bonheur de celui-ci est tributaire des sacrifices consentis par ses membres et des compromis qu’ils ont su négocier tout au long de leur histoire. Il faut donc que ceux qui sont aux commandes des institutions républicaines convoquent des arguments logiques, politico-économiques, éthiques et historiques pour contrer les forces persuasives des sécessionnistes, qu’on ne doit jamais taire par le bruit de la gâchette ou l’épouvantail de la prison. Car, lorsque le sentiment de marginalisation se répand comme une trainée de poudre dans une population, la rhétorique martiale et le recours systématique à la force armée sont contreproductifs. Il faut dialoguer, sans tabou.

Pendant cette crise, certains responsables du Régime ont convoqué le fameux « que force revienne à la loi » présidentiel qui date des émeutes de la faim de février 2008.Le principe éthico-juridique « que la force revienne à la loi » vaut-il son pesant d’or lorsque les citoyens se sentent gouvernés par la loi du plus fort ? Or, précisément, nos frères de Buea et Bamenda disent que Yaoundé a compromis le consensus à base de l’unification des deux entités fédérés en 1972 et que les lois qui en ont découlé doivent être réformées.

D’autres ont soutenu que mobiliser l’argument de la sécession c’est faire du chantage à l’État et que brûler le drapeau national est crime inouï, impardonnable. Au fait, qu’est-ce qu’une négociation, sinon un dialogue où chaque partie prenante tâche de dissimuler les termes crus de son chantage à travers une série d’euphémismes de bon aloi ? La question du séparatisme n’est pas propre au Cameroun. Quoiqu’étant un État fédéral, le Canada a ceci de particulier qu’il est, avec le Cameroun, l’un des deux pays bilingues français-anglais au monde. Au Canada, l’enfant terrible c’est le Québec francophone. Il a organisé plusieurs fois un référendum sur sa sécession, sans succès, parce que le Gouvernement fédéral a toujours réussi à conquérir le c ur de la majorité des Québécois.

Par ailleurs, brûler un drapeau est un acte politique qui peut heurter notre chauvinisme, mais qui ne manque pas de nous interpeller par rapport à la qualité de notre patriotisme et à notre sens de l’empathie. C’est de la parturition laborieuse de la République du Cameroun, notre avenir commun, dont il est question dans cet acte radical. La question de la sécession est consubstantielle à la constitution historique de notre pays. Un État démocratique qui a un passé fédéral travaille à faire sentir à ses membres le risque suicidaire qu’ils encourent dans les aventures sécessionnistes et à cultiver dans leurs c urs l’amour de la patrie unifié comme l’unique garantie de la paix et de la prospérité de leurs communautés respectives. Arrêtons donc de trembler lorsqu’on entend parler de sécession ! Cessons aussi d’en fantasmer comme si c’était l’unique ingrédient qui fait mijoter notre épanouissement individuel !

4- L’instrumentalisation des partis politiques et la mobilisation des militants
Les partis politiques n’avaient rien à faire dans cette histoire. La preuve que la politisation à-tout-va des débats au Cameroun va nous conduire un jour dans l’abîme… Il y a des charognards politiques qui aiment à profiter du bain de sang pour s’acharner sur les débouilles de leurs concitoyens. J’en sais quelque chose. En 2005, j’ai mené avec succès des négociations formelles et informelles entre les leaders des grévistes, dont je faisais partie, et le gouvernement (le Minader et le Minesup actuels étaient mes interlocuteurs privilégiés) au cours de la grève des étudiants organisée par l’Addec. Une chose m’a frappé particulièrement. Outre les arguments xénophobes et/ou tribalistes entendus, certains hommes politiques qui ne voulaient pas que la grève cesse instrumentalisaient certains leaders qui se mettaient à faire dans la surenchère. Des acteurs sont allés jusqu’à nous proposer des armes. Comparez mentalement le prix d’une kalachnikov avec les revendications estudiantines de l’époque et vous pouvez imaginer la réponse que je leur fis. Donc, dans notre contexte, la déstabilisation est toujours à prévoir lorsqu’il y a des revendications dans les universités.

5- La solution gouvernementale de la xénophobie institutionnalisée
La CATTU Cameroon Teacher’s Trade Union demande « le retrait immédiat des salles de classe de tous les professeurs qui contribuent à la francophonisation de sous-système anglo-saxon d’éducation ». Comme réponse gouvernementale, le Minesec a entrepris le redéploiement des enseignants, suivant leur appartenance linguistique. Ce qui se passe là est très grave ; c’est suicidaire pour l’intégration et la coexistence pacifique de toutes les tribus et cultures de notre pays.

Lisez par exemple ces autres revendications : « la priorisation d’ouverture des écoles normales des parties anglophones aux ressortissants de ces régions ; un refus de voir les élèves et enseignants francophones de s’initier sur les élèves anglophones ; retrait des enseignants francophones et du personnel administratif du même profil à l’université de Bamenda ; aucune soumission des étudiants francophones au concours d’entrée à l’École normale supérieure de Bamenda, etc. » Ces exigences m’étranglent d’épouvante.

Ainsi, à défaut d’être traité avec respect et considération – ce qui est leur droit absolu, – mes frères exigent désormais que leur ascendance shakespearienne imaginaire fût inscrite dans la constitution ! En français facile, on ne peut pas interdire à un citoyen de postuler à une institution dans son pays au nom de la défense de la langue.

II- Vers un Nouveau pacte Républicain :
Advenant que Paul Biya cède totalement à ces ultimatums, tout l’édifice de l’unité et de l’intégration nationale qui avait été bâti depuis la Réunification s’écroule. Il ne peut pas non plus ignorer les revendications vitales de Buea et Bamenda. Le Président de la République doit envisager des solutions dans l’immédiat, à très court terme et à court terme.

1/ Ce qui peut être fait dans l’immédiat: Le peuple camerounais attend des annonces fortes pour répondre aux frustrations légitimes des frères du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, sans prêter le flanc aux man uvres visant à miner subtilement l’unité et l’intégration nationale. Il faut donc : a/ Identifier et indemniser tous ceux qui ont subi des dommages matériels : les morts, les blessés, notamment les nommés Nwana Sama Bernard et Mme Kubui, la militante de 33 ans partiellement brûlée vive ; b/ Libérer tous les détenus et déclarer l’amnistie des grévistes ; c/ Sanctionner ceux qui ont fait boire la merde aux étudiantes et étudiants ; d/ Mettre en place un programme gratuit de formation au français et à l’anglais de tous les cadres des administrations publiques et instaurer un service militaire obligatoire pour les jeunes entre 18 ans et 25 ans en vue de l’enracinement des valeurs républicaines et le sacrifice pour la patrie ; 6- Accélérer la mise en place des Grandes réalisations, notamment la construction du Barrage de la Mentchum et autres projets d’envergure.

2/ À très court terme : préserver les acquis et initier un dialogue interculturel Est-Ouest : On ne peut pas revenir au fédéralisme, encore moins à la République unie du Cameroun, simplement parce qu’on ne construit pas un pays à grands renforts d’anachronismes. Parmi nos compatriotes, il y en a qui utilisent leur pactole de malheur, produit de leur compromission, de leur concussion et de leur pillage des deniers publics, pour corrompre les médias, certaines hommes politiques de l’Hexagone et les businessmen des droits de l’homme pour nous imposer la face hideuse de leur malédiction carcérale. Ils prennent des airs présidentiels et nous convient à entrer dans l’Histoire à reculons. Détournons-nous-en ! Les revendications de nos frères de l’Ouest doivent d’abord être réévaluées d’un point de vue théorique et doctrinal. Au cas contraire, on va naviguer à vue. Car, comme le souligne fort pertinemment Daniel Bougnoux : « Le sentiment national ne tombe pas du ciel et résulte partout d’une laborieuse genèse ».

3/ À court terme : a/ Les réformes qui s’imposent : Au niveau législatif : Légiférer pour aboutir à l’élection des gouverneurs, des responsables régionaux, des Maires centraux, etc. Au niveau de la justice : Organiser des États généraux de la Justice qui réuniraient tous les intervenants de la Common Law et du droit romano-civiliste pour harmoniser les procédures et repenser l’application des règles de droit dans notre pays. Au niveau de l’enseignement supérieur : En 2013, j’ai conduit une étude pour le compte du Ministère des affaires étrangères français, à travers FEI, sur les systèmes éducatifs et sur l’employabilité des diplômés de l’enseignement supérieur de 15 pays : Benin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo.

De cette expérience, je propose que le Chef de l’État convoque les travaux du Secrétariat Permanent Conseil de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et Technique pour une Deuxième Réforme universitaire au Cameroun, qui devrait aboutir à la création et la réorganisation des curricula, à une professionnalisation systématique des parcours de formation universitaires et à l’élection des Recteurs et des Doyens et Chefs de Départements dans les Université d’État en vue d’une meilleure gouvernance universitaire.

b/ Une décentralisation effective : Il faut accélérer la décentralisation. Une véritable politique de l’« équilibre régional » passe par un développement équitable de toutes les dix régions.

Toutes les régions doivent bénéficier des montants identiques et des politiques doivent être mises en place pour favoriser l’attractivité des régions sous-peuplées.

c/ La déclaration des biens : La décentralisation est un outil de la bonne gouvernance. Elle rime avec rationalisation, transparence et reddition des comptes. Le préalable est que les responsables des structures qui bénéficient du transfert des budgets, tels que répertoriés dans l’article 66 de la constitution du 18 janvier 1996 et la Loi n° 003/2006 du 25 avril 2006 relative à la déclaration des biens et avoirs, doivent indiquer publiquement ce qu’ils ont avant et après leur mandat.

d/ La réduction de la taille du gouvernement : Enfin il faut remodeler le gouvernement de manière à prendre ne compte les enjeux des événements de Bamenda pour garantir une meilleur représentativité de toutes les composantes culturelles de notre pays et apporter une nouvelle dynamique économique dont nous avons besoin.

Notre responsabilité dans cette affaire.

Quant à nous, citoyens, sacrifions-nous pour que vive notre idéal patriotique.

Si vous assumez des responsabilités dans la République et que l’anglais ou le français vous effraient, achetez un dictionnaire bilingue et faites quelques séjours d’immersion dans l’une des zones linguistiques qui vous intéressent ! Car, dorénavant, les Ministères de la culture et du Tourisme doivent travailler de concert pour une mobilité culturelle et sociale efficiente.

Si par la force des choses vous êtes un responsable universitaire unilingue, recyclez-vous ! Surtout ne pensez pas que lorsque, dans un Campus de l’Est, un enseignant « francophone » consacre 30 minutes à présenter une synthèse en langue anglaise d’un cours qui dure deux heures, c’est pour s’attirer les faveurs des « ladies ».Ne le muselez pas !

Vous, élèves et étudiants « francophones », cessez de vous plaindre lorsque l’enseignant s’exprime en anglais ! Si vous aspirez à de hautes fonctions, si vous voulez réussir dans le monde qui vient et que l’anglais vous rebute, sachez que vous représenterez un danger potentiel pour notre pays : lisez Shakespeare et forcez l’amitié avec les « men »et « women », à la limite soyez leur « Bamenda »!C’est tout à votre profit.

Si vous ne parlez pas le français, alors allez l’apprendre !
Chers lecteurs, le Cameroun est une utopie. Cette belle utopie, c’est notre AVENIR. Exigeons ce possible des lointains comme le ciment de l’unité et de l’intégration nationale.

Pour qu’advienne La République du Cameroun !


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Paul Biya invite ses pairs à préserver la stabilité économique de la zone Cemac

Le sujet était au centre du sommet extraordinaire des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale tenu vendredi, 23 décembre 2016, à Yaoundé

Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, craint pour la stabilité de la sous-région. Tant sur le plan sécuritaire qu’économique. Le sujet était d’ailleurs au centre du sommet extraordi-naire des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) organisé vendredi, 23 décembre 2016 à Yaoundé, à l’initiative du chef de l’Etat camerounais.

Ont répondu présents à cette invitation, tous les chefs d’Etats des pays de la Cemac. Notamment les présidents Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée équatoriale, Idriss Deby Itno du Tchad, Denis Sassou Nguesso du Congo, Faustin Archange Touadera de la Centrafrique, Ali Bongo On-dimba du Gabon. Etaient également au rendez-vous, la Directrice Générale du Fonds Monétaire International (Fmi), Christine Lagarde, et le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin.

Voici l’intégralité du discours du Président de la République du Cameroun, l’hôte de cette rencontre des leaders de l’Afrique centrale.
Messieurs les Présidents et Chers Frères,
Madame la Directrice Générale du Fonds Monétaire International,
Monsieur le Ministre de l’Économie et des Finances de la République Française,
Mesdames, Messieurs,

Je voudrais, tout d’abord, vous souhaiter, ainsi qu’aux délégations qui vous accompagnent, une chaleureuse et fraternelle bienvenue et un agréable séjour au Cameroun.

Je voudrais également vous remercier très sincèrement d’avoir accepté notre invitation à la présente concertation. Par votre présence, vous témoignez, une fois encore, votre attachement à notre sous-région et votre souci constant de relever les défis qui l’interpellent.

Je salue tout particulièrement la présence de Madame Christine Lagarde, Directrice Générale du Fonds Monétaire International, et de Monsieur Michel Sapin, Ministre français de l’Économie et des Finances.

Ils ont bien voulu venir jusqu’à Yaoundé, pour se joindre à nous aujourd’hui.

Comme vous le savez, pendant une longue période, notre sous-région a joui d’une stabilité macro-économique appréciable: une croissance forte, une inflation faible et des réserves de change abondantes ont été sa caractéristique.

La situation a aujourd’hui changé.

Les cours de nos matières premières, dont le pétrole, ont connu une chute brutale. Associée à d’autres chocs exogènes (terrorisme, nombreuses manifestations d’insécurité), cette crise a profondément contribué à fragiliser nos économies. Leur croissance a reculé, l’inflation a repris et nos ré-serves de change ont substantiellement baissé.

Cette situation, si elle venait à perdurer, pourrait mettre en péril les fondements de notre sous-région et de notre Communauté Économique et Monétaire.

Nous devons donc agir, et vite ; nous devons agir ensemble.
Les projections actuelles, nous le savons, n’indiquent pas un retournement favorable, à brève échéance, des marchés internationaux de matières premières.

Messieurs les Présidents et Chers Frères,
La présente concertation nous donne donc l’occasion d’esquisser une réponse commune face à un environnement économique international incertain. Cette réponse devrait tenir compte de la nécessité de préserver la stabilité économique de notre sous-région et sa pérennité à long terme.

Notre réponse commune devrait également tenir compte des impératifs sociaux de nos États, dans un contexte où nous devons faire face aux besoins pressants de nos populations.

Messieurs les Présidents et Chers Frères,
Au regard de la situation que je viens d’évoquer, permettez-moi d’exprimer la ferme conviction que la solidarité constante et agissante, dont nous avons toujours fait preuve, devrait être de nouveau mise à contribution.

Il nous faut trouver les voies, les meilleures, vers une sortie de crise maîtrisée.

Nul doute que la communication de la Directrice Générale du Fonds Monétaire International nous apportera des éclairages utiles sur la perception que l’organisation qu’elle dirige a des problèmes économiques de notre sous-région.

Je n’ai pas de doute que les conseils avisés et l’assistance technique constante du FMI et des autres partenaires au développement nous seront d’une grande utilité.

Notre sous-région ne saurait être dans une impasse.

Si nous restons unis et solidaires,
Si nous traduisons notre volonté politique par l’adoption de mesures appropriées,
Je suis persuadé que nous renouerons avec le progrès et la coprospérité.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Lire le communiqué final rendu public à l’issue du Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat d’Afrique Centrale
Lire le discours de clôture de Paul Biya

Le président de la République du Cameroun, Paul Biya.
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Pourquoi je soutiens les grévistes des régions anglophones camerounaises

Par Benjamin Zebaze

Depuis quelques jours, certains essayent de me faire passer pour un adepte du désordre parce que je soutiens clairement nos compatriotes du Nord-Ouest. Ils expliquent qu’en le faisant, j’accepte le fait que violer la loi sur les manifestations publiques, réagir violemment face à la « violence » du régime est légitime. Jamais je ne cautionnerai les violences : mais le fait est que c’est le seul langage que comprend le pouvoir actuel.

Il est d’ailleurs remarquable de constater le changement de ton (condescendant au départ) entre le début de la crise et la séquestration du Premier ministre, l’humiliation subie par le ministre Atanga Nji, par le Rdpc et par le gouvernement tout entier. Même le très « Yéyé Cavalier » Djibril, président de l’Assemblée nationale, se montre désormais extrêmement prudent dans ses propos.

J’ai voulu revenir sur un épisode peu connu du grand public pour montrer à tous, comment fonctionne le « Renouveau » ; comment il a failli compromettre la construction de la grande mosquée de Tsinga sans la résistance héroïque de la communauté musulmane. Une histoire rocambolesque. En début des années 90, à 28 ans, je suis le jeune directeur de publication du journal « Challenge hebdo ». Il n’y a à l’époque ni réseaux sociaux, ni aucune radio, aucune télé privée pour relayer la colère montante des Camerounais.

Pius Njawé avec les 100 000 exemplaires du journal « Le Messager », les 70 000 exemplaires de « Challenge Hebdo » et d’autres informent les Camerounais sur ce qui se passe réellement dans leur pays. De fait, près du million de Camerounais nous lisent chaque semaine. Un matin, des dignitaires de la communauté musulmane se présentent à mon bureau et me racontent une histoire incroyable. Le régime d’Ahmadou Ahidjo avait confié un terrain à la communauté musulmane de Yaoundé pour en faire un lieu de prière. Suite au putsch manqué de 1984, le clan Biya s’est partagé, en utilisant des méthodes particulièrement honteuses, les biens des putschistes (j’y reviendrai un jour en détail : une affaire potentiellement incendiaire).

Comme par enchantement, le terrain qu’Ahmadou Ahidjo avait confié à la communauté avait un nouveau propriétaire répondant, selon le titre foncier déposé sur ma table, au nom de . Paul Barthélémy Biya. Ces dignitaires musulmans m’expliquent qu’ils ont essayé en vain de récupérer ce terrain par des moyens pacifiques et qu’il y a désormais urgence. En effet, un financement pour la construction de la mosquée d’une valeur de 2 milliards vient de leur être octroyé, sous réserve de la production d’un titre foncier sur le terrain, par des donateurs étrangers : ils ne peuvent le produire et pour cause ; le propriétaire est désormais un certain Paul Barthélémy Biya.

Ils ont besoin d’un support médiatique pour les aider. Je demande un délai nécessaire à la vérification des documents en leur possession tant tout cela me paraît gros. Mais les documents s’avèrent authentiques. Un plan d’actions est alors mis en place. Nous convenons qu’une édition spéciale du journal va être produite à 70 000 exemplaires avec tous les documents à l’intérieur pour soutenir la narration des faits. Nous allons distribuer gratuitement 5 000 exemplaires dans chaque foyer au quartier briqueterie à Yaoundé. Nous prenons de gros risques car nous savons que la colère des habitants de ce quartier sera difficile à contenir et que le journal ne passera pas à la censure comme c’était le cas à l’époque. Le jour de la parution du journal, toute la briqueterie est dans la rue et manifeste bruyamment sa colère.

Comme d’habitude, les forces de l’ordre chargent en laissant de nombreux morts sur le carreau. Puisqu’aucun média n’en parle, nous sortons une édition spéciale avec un titre volontairement provocateur proche de celui-ci : « Biya lance la chasse aux maguidas à la briqueterie ». La communauté musulmane menace d’embraser tout le pays. Paul Biya panique ; « magnanime », il fait annuler le titre foncier et le remet à la communauté musulmane qui a pu y bâtir cette belle mosquée sur les hauteurs de la ville de Yaoundé. En vous racontant cet épisode qui montre la bravoure de la communauté musulmane avec à sa tête mon frère Sani (qui peut mieux que quiconque dire ce qui s’est réellement passé), j’ai de la peine pour tous ceux qui sont décédés au cours de cette opération. Mais j’ai aussi le sentiment que si cette affaire n’avait pas été réglée rapidement, ce serait une épée de Damoclès qui pèserait sur nos têtes avec le risque de provoquer des décès encore plus importants. C’est avec fierté que je passe à chaque fois devant cet imposant ouvrage.

J’ai les quelques cheveux qui me restent sur la tête qui se dressent avec fierté quand je me remémore les paroles aimables prononcées par les membres de cette communauté lors de son inauguration : « nous remercions le journal Challenge hebdo et son directeur de publication pour . bla bla bla ». Tout ça pour vous dire que seule l’épreuve de force peut faire plier Biya. Mais je suis assez naïf pour penser que l’âge avançant, il comprendra qu’il vaut mieux régler les problèmes quand il est encore temps plutôt que d’essayer de les régler une fois la crise ouverte. C’est pour tout cela que je soutiens les grévistes des régions anglophones qui savent défendre leurs droits. Bien sûr, je suis contre un fédéralisme à deux Etats ; mais on voit bien que la situation actuelle de notre pays est intenable et qu’il faut faire quelque chose.


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Les Camerounais sont complices du système Biya

Par Boris Bertolt

Le pouvoir de Paul Biya ne repose pas simplement sur son « pouvoir du décret », sa capacité à redistribuer la rente politique, la corruption ou encore les appuis diplomatiques. Il s’appuie fondamentalement sur un ensemble de ressources imagées et imaginaires au sein de la population qui permettent la perpétuation de manière consciente ou inconsciente du système. C’est-à-dire que s’appuyant sur la théorie de Simone de Beauvoir selon laquelle on ne naît pas femme on le devient, le régime de Paul Biya ne se perpétue que parce que les camerounais dans leur grande majorité y contribuent. Pourtant sont les principales victimes de l’aliénation. Ils n’ont pas d’eau, d’électricité, de soins de santé, de routes, d’universités, sont mal payés, clochardisés, paupérisés, mais vous disent en journée que tout va mal et dans la nuit autour d’une bière insultent le système. Le problème c’est donc le système.

Mais le système résiste parce que depuis la guerre d’indépendance de l’UPC, un ensemble de techniques de contrôle qui entre dans la criminalisation des luttes politiques ont été construites et entretenues. Des représentations du pouvoir ont été construites, la peur instituée. Y compris la peur du changement.

Dire que Paul Biya a amené le tribalisme au Cameroun ne résiste à aucune analyse sérieuse de l’histoire. Paul Biya n’a fait qu’instrumentaliser une donnée ancrée dans l’acte de naissance de ce fruit de l’imbécilité des portugais, allemands, français et britanniques qu’est le Cameroun. Les ethnies ont été construites par les colons afin de séparer les groupes et détruire le ferment d’unité culturelle pouvant constituer un facteur de résistance l’oppression. Par la suite, a été utilisé pour tuer la lutte de libération nationale.

Souvenez-vous des propos d’André Marie Mbida sur les Bassa, Lamberton sur les Bamilékés. Puis, s’est construite au fil des années des représentations autour du pouvoir selon lequel certaines tribus étaient aptes à gouverner, d’autres à faire le commerce. Là encore il s’agissait simplement de contrôler les dynamiques de pouvoir au sein de l’Etat postcolonial. En fait, ils ont été fracturés. Et aujourd’hui le paroxysme de cette fracture se matérialise autour du problème anglophone où certains dénient à leurs compatriotes leur  » nationalité ». On peut aujourd’hui aisément parler de l’effondrement du Nation (Si elle l’a été un jour. On pourrait encore en débattre).

Le Cameroun permet de comprendre comment la colonisation peut se poursuivre au 21ème siècle sans que cela ne puisse heurter quiconque. Car les colonisés sont devenus complices. Il n’y a pas et n’a jamais eu de complot contre le Cameroun, il y a une alliance entre les hommes politiques camerounais, les hommes politiques occidentaux et les hommes d’affaires camerounais et occidentaux, pour exploiter le peuple et les ressources comme les colons l’ont fait à l’époque coloniale. En fait la colonisation a pris une nouvelle forme. Elle n’est pas raciale, mais multiethnique. Une bourgeoisie compradore en coaction avec les milieux d’affaires et politiques étrangers oppriment impunément le peuple. La division des camerounais à tous les prix est leur bras armé.


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Cameroun: vers l’aménagement du lac municipal de Yaoundé

Un comité de pilotage affecté à ce projet a été mis en place par le président de la République Paul Biya, en vue du démarrage des travaux en 2017

L’année 2017 marquera le début effectif des travaux d’aménagement du lac municipal de Yaoundé. Le décret n°2016/482 du 28 novembre 2016 signé par le chef de l’État, Paul Biya, vient accélérer les choses. En effet, ledit texte porte création, organisation et fonctionnement du Comité de pilotage du projet de valorisation touristique et économique du Lac municipal et d’aménagement de la Vallée de la Mingoa à Yaoundé, la capitale camerounaise.

Le Comité est présidé par le ministre, secrétaire général de la présidence de la République. Entre autres membres, l’on peut citer : le secrétaire général des services du Premier ministre ; le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire ; le ministre du Développement urbain ; le ministre des Marchés publics ; le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaire foncières ; le ministre des Travaux publics ; le ministre des Finances ; le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable ; le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), le directeur de la Recherche extérieure.

Le président du Comité peut, en tant que de besoin, inviter toute personne, en raison de ses compétences ou de son expertise, à prendre part aux travaux du Comité. Celui-ci se réunit en tant que de besoin, sur convocation de son président. À l’issue de chaque réunion, le Comité adresse un compte rendu faisant notamment l’état de l’évolution de la mise en uvre du projet au président de la République.

Par ailleurs, la Cellule de coordination technique s’occupe de la mise en uvre et du suivi des orientations stratégiques et directives arrêtées par le Comité. Elle supervise ainsi les travaux de l’Unité opérationnelle, élabore les aspects techniques du projet à soumettre à la validation du Comité et suit l’exécution du projet.


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Cameroun: Paul Biya, tu es face à l’histoire

Par Boris Bertolt

Monsieur le président Biya, vous avez déclaré être celui dont le peuple camerounais retiendra qu’il aura apporté la démocratie. Mais également vous avez souhaité être celui qui aura maintenu en paix et uni le Cameroun dans un continent qui a connu les guerres, les génocides et les coups d’état.

Aujourd’hui, la guerre contre Boko Haram, la question anglophone et la montée du tribalisme ne sont plus seulement des menaces pour la paix et l’unité, mais ouvrent les portes à la fracture de l’état du Cameroun. La répression des manifestations et la barbarie dont les étudiants de l’université de Buea ont été victimes montrent que la démocratie sous votre régime n’est encore qu’un slogan.

Aujourd’hui, vous êtes plus que jamais face à l’histoire. Le risque pour vous est d’être considéré par les Camerounais et Africains comme celui qui aura plongé ce qui était à votre arrivée au pouvoir en 1982, un eldorado dans le chaos. Bien que je sois pleinement conscient que vous ne pouvez plus introduire des réformes structurelles pouvant transformer le Cameroun, des mesures urgentes pour empêcher l’effondrement s’imposent. Parmi celles-ci figure l’urgence d’un nouveau gouvernement.

C’est sous ce gouvernement que Boko Haram s’est déployé comme jamais et c’est également sous ce gouvernement que la question anglophone nous a explosé plus que jamais en plein visage. Ce gouvernement est un danger pour l’avenir de ce pays. Le maintenir revient à organiser un suicide collectif.

La question anglophone ne peut plus être résolue par la violence. C’est une question éminemment politique qui nécessite des réponses politiques. Tenez par exemple, pourquoi un anglophone ne serait pas par exemple ministre des finances, SGPR, Mindef, ou Minatd, Minjustice. Vous savez autant que moi que le Premier ministre n’a véritablement pas de pouvoir. La violence ne va contribuer qu’à la radicalisation des convictions.

Ce nouveau gouvernement devra engager des investissements massifs dans l’Extrême nord afin de trouver du travail aux jeunes pour qu’ils ne soient pas enrôlés par les djihadistes. Il faut revoir les contrats de la CDE et ENEO pour fournir l’électricité et de l’eau aux Camerounais. Car votre village, Sangmélima broie du noir. La route Yaoundé – Bamenda passant par Bafoussam, qui permet d’établir le lien entre le centre et la partie occidentale doit en urgence être refaite. Car si elle se coupait, croyez-moi ce serait une catastrophe économique et politique. Enfin, il faut poursuivre l’opération épervier. Le peuple en a marre des voleurs.

Monsieur le président, vous devez plus que jamais agir. Ce n’est plus seulement votre destin qui se joue, mais celui de toute une nation. Vous êtes face à l’histoire.


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Le président Paul Biya rend hommage à Fidel Castro

Dans un message de condoléances adressé au président cubain Raul Castro, le chef de l’Etat camerounais a qualifié le disparu de «grand homme d’Etat entré de son vivant dans la légende»

Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, dans un message de condoléances adressé au président cubain Raul Castro, a qualifié Fidel Castro de « grand homme d’Etat » entré de son vivant « dans la légende ».

Cuba vient « de perdre un grand homme d’Etat, qui de son vivant, était entré dans la légende », écrit notamment Biya, parlant de Fidel Alejandro Castro Ruz, décédé le 25 novembre 2016 à La Havane.

A travers son soutien aux mouvements de libération, souligne le président camerounais, Fidel Castro « aura apporté une contribution importante à l’Afrique dans sa lutte pour l’indépendance ».

Interrompues pendant plus de 20 ans, les relations diplomatiques entre le Cameroun et Cuba ont été rétablies en 2005 avec un échange d’ambassadeurs.

Par ailleurs, plusieurs étudiants camerounais ont bénéficié de bourses de formation cubaines notamment dans le domaine de la médecine.

Fidel Castro, de son vivant.
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La solution aux problèmes des personnes injustement incarcérés au Cameroun

Par Leon Tuam

Les malheureux évènements survenus récemment dans les régions du Nord-ouest et Sud-ouest du Cameroun indiquent clairement qu’il y a toujours de sérieux problèmes au Cameroun que l’on s’efforce d’ignorer ou d’occulter.

Vouloir nier leur existence empire la situation tout comme prendre des positions jusqu’au-boutistes au cours des revendications n’arrangera rien. Je suis allergique à tout ce qui nous fera perdre un seul cm du territoire national.

Un autre sujet qui agite les esprits est celui des gens injustement écroués ou relaxés au Cameroun – événements de février 2008, opération Epervier, etc. que d’aucuns abordent mal. Qu’il s’agisse des problèmes des mécontents ou des prisonniers, toute démarche à la Gribouille ne va rien résoudre.

Depuis l’accession de Paul Biya au pouvoir en 1982, le vivre-ensemble chez les Camerounais a pris un grand coup. Nier ceci n’arrange rien. Les injustices ici et là ce sont accrues et ont créé des aspérités sociales qui à leur tour suscitent un ensemble éparpillés des lésés sur toute l’étendue du territoire.

Les compatriotes des régions du nord-ouest et du sud-ouest doivent savoir qu’ils ne sont pas les seuls frustrés de la politique du pouvoir néocolonial en place. Toutefois, envisager de quitter l’Ensemble est inadmissible. Les nations rêvent plutôt de se constituer en de grands blocs. Ce pays reste indivisible.

Nous devons créer au Cameroun de nouvelles dispositions aptes à enrayer les injustices qui enfantent ces frustrations. Quand un haut ministre disait que des gens issus de certaines régions ne pouvaient être présidents, c’était tout dire.

Ceux qui veulent diviser le Cameroun en deux ne le feront pas. Ceux qui forment des groupes ou travaillent isolément pour libérer des gens injustement écroués soit en s’appuyant sur des alliés extérieurs, soit en allant voir Biya, sont des poltrons, des traîtres, des sans-visions et des résignés.

Les Camerounais doivent plutôt fédérer leurs énergies et intelligences pour se dépêtrer du pouvoir néocolonial incarné par Paul Biya. La solution durable aux problèmes des mécontents et personnes injustement incarcérées au Cameroun se trouve ici et non ailleurs. Le reste est comédie et perte de temps.


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Le président Macky Sall en visite au Cameroun

D’après le programme officiel, il s’agit d’une visite de travail de 24h, ponctuée par le tête-à-tête entre le président sénégalais et son homologue camerounais Paul Biya, lundi au palais de l’Unité

Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, est arrivé au Cameroun lundi 28 novembre 2016, pour une visite officielle de 24 heures, comme annoncé dimanche soir par la radio publique nationale (CRTV), suite à un communiqué publié par le cabinet civil de la présidence du Cameroun.

C’est autour de 12heures (heure locale) que l’avion spécial ayant à son bord le chef de l’Etat sénégalais a atterri à l’aéroport international de Yaoundé où il a été accueilli à sa descente par son homologue Paul Biya, avant les honneurs militaires.

D’après le programme officiel, il s’agit d’une visite de travail avec pour point d’ogre le tête-à-tête entre le président sénégalais et son homologue camerounais Paul Biya au palais de l’Unité, peu avant un dîner officiel offert par le couple présidentiel camerounais.

Macky Sall, de retour du sommet de la Francophonie à Madagascar, quitte la capitale camerounaise ce même lundi, en fin d’après-midi, à destination de son pays.

A ce jour, le Cameroun et le Sénégal, qui entretiennent des relations diplomatiques depuis 1962, sont liés par une dizaine d’accords à caractère culturel, commercial, communication, de transports aériens civils réguliers ou encore de tourisme.

Ils disposent aussi d’un Traité d’amitié et de coopération signé en juin 1972, ainsi que d’une convention portant sur la sécurité sociale.

Photo archive. Le président camerounais Paul Biya (gauche) et son homologue sénégalais (droite).
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La solution aux problèmes des personnes injustement incarcérés au Cameroun

Par Leon Tuam

Les malheureux évènements survenus récemment dans les régions du Nord-ouest et Sud-ouest du Cameroun indiquent clairement qu’il y a toujours de sérieux problèmes au Cameroun que l’on s’efforce d’ignorer ou d’occulter.

Vouloir nier leur existence empire la situation tout comme prendre des positions jusqu’au-boutistes au cours des revendications n’arrangera rien. Je suis allergique à tout ce qui nous fera perdre un seul cm du territoire national.

Un autre sujet qui agite les esprits est celui des gens injustement écroués ou relaxés au Cameroun – événements de février 2008, opération Epervier, etc. que d’aucuns abordent mal. Qu’il s’agisse des problèmes des mécontents ou des prisonniers, toute démarche à la Gribouille ne va rien résoudre.

Depuis l’accession de Paul Biya au pouvoir en 1982, le vivre-ensemble chez les Camerounais a pris un grand coup. Nier ceci n’arrange rien. Les injustices ici et là ce sont accrues et ont créé des aspérités sociales qui à leur tour suscitent un ensemble éparpillés des lésés sur toute l’étendue du territoire.

Les compatriotes des régions du nord-ouest et du sud-ouest doivent savoir qu’ils ne sont pas les seuls frustrés de la politique du pouvoir néocolonial en place. Toutefois, envisager de quitter l’Ensemble est inadmissible. Les nations rêvent plutôt de se constituer en de grands blocs. Ce pays reste indivisible.

Nous devons créer au Cameroun de nouvelles dispositions aptes à enrayer les injustices qui enfantent ces frustrations. Quand un haut ministre disait que des gens issus de certaines régions ne pouvaient être présidents, c’était tout dire.

Ceux qui veulent diviser le Cameroun en deux ne le feront pas. Ceux qui forment des groupes ou travaillent isolément pour libérer des gens injustement écroués soit en s’appuyant sur des alliés extérieurs, soit en allant voir Biya, sont des poltrons, des traîtres, des sans-visions et des résignés.

Les Camerounais doivent plutôt fédérer leurs énergies et intelligences pour se dépêtrer du pouvoir néocolonial incarné par Paul Biya. La solution durable aux problèmes des mécontents et personnes injustement incarcérées au Cameroun se trouve ici et non ailleurs. Le reste est comédie et perte de temps.


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Un journaliste peut recevoir des cadeaux, mais ne fait point de cadeaux

Par Augustin Jonathan Kamga, cadre du RDPC dans la Mifi

Il y a des situations devant lesquelles se taire est aussi lâche que criminel. Quand on a lu l’article de M. Michel Ferdinand et l’entretien à lui accordé par l’ex-député Fongang Joseph Confiance dans le quotidien « Mutations » du jeudi 17 novembre 2016 sur la célébration des 34 ans de S.E. Paul Biya, et quand on a également lu les réflexions de son confrère M. Joseph Olinga et le même entretien repris dans « Le Messager » du vendredi 18 novembre 2016 concernant le même événement, il y a de quoi s’interroger sur la moralité, l’honnêteté et surtout sur le métier de journaliste aujourd’hui. C’est vrai que nul n’est parfait dans ce bas monde, mais quand volontairement, parce que corrompu, on choisit d’enfermer son âme et sa conscience dans certains vices et superfluités de la vie, c’est le moment de la torpeur infantile et des troubles d’adolescence. Un journaliste peut recevoir des cadeaux, mais ne fait point de cadeaux.

Nous considérons Michel Ferdinand et Joseph Olinga comme deux journalistes sérieux travaillant pour le compte de deux quotidiens tout aussi sérieux. Mais, ils viennent de montrer un instant de faiblesse, avec le traitement partiel et partisan de la fête du 06 novembre 2016 dans la Mifi. Il semble que nous n’avons pas véritablement vécu les mêmes cérémonies.

La fête a commencé à Bafoussam IIIe (Bamougoum), a continué à Bafoussam IIe (Badeng, Bapi, Baleng) et s’est clôturée à Bafoussam Ier. Nous avons vécu partout la plus belle fête de toute l’histoire des fêtes du Président National et du RDPC dans le Département. Le 06 Novembre 2016 restera la date la plus lumineuse de la longue épopée politique des militantes et militants des trois Arrondissements et le début, sans doute, d’une émergence politique sans précédent de cette unité administrative. Cinquante-six ans d’histoire sombre d’un peuple s’effacent d’un seul coup.

M. Ngouchingne Sylvestre, membre titulaire élu du Comité Central du RDPC et récemment désigné par Son Excellence Paul Biya pour coordonner le parti dans la Mifi est véritablement entré en scène. Comme en 2010 dans la délégation du Comité Central conduite par Monsieur Emmanuel Nganou Djoumessi pour réconcilier l’honorable Fongang Joseph Confiance en conflit avec les responsables de base de l’OFRDPC et de l’OJRDPC. Et comme en 2011, quand le Président National lui avait fait confiance pour conduire sa campagne dans les trois circonscriptions administratives du Département de la Mifi.

En effet, à l’issue de cette campagne menée avec succès, pour la première fois depuis 1990 et sans tricherie ni bourrage d’urnes, la victoire du candidat du RDPC fut, comme l’or, éclatante et incontestable. Une nouvelle page d’honneur, presque de gloire, s’inscrit à nouveau avec la délégation permanente et départementale du RDPC qu’il dirige désormais. Notre expérience politique n’est plus une simple lueur qui clignote pour s’éteindre, mais un véritable soleil nouveau qui s’est levé pour de nombreuses générations à venir. Notre existence politique s’annonce glorieuse et belle.

Le Président National du R.D.P.C., S.E. Paul Biya, a vu juste et parfait. Il n’y avait pas mieux que M. Ngouchinghe Sylvestre pour assurer cette fonction dans la Mifi. N’en déplaise à celles et ceux qui, depuis 1960, maintiennent volontairement et stratégiquement la tête de ce Département dans l’eau et qui se recrutent dans sa périphérie. L’ uvre du PDG de Congelcam est grandiose dans la MIFI et parle d’elle-même : plus de 70 salles de classe construites et rétrocédées à l’Etat pour l’éducation de base et les enseignements secondaires, des kilomètres de route bitumées, l’électrification rurale, la construction des ponts et le reprofilage des axes routiers, pour ne citer que ces quelques réalisations.

Des réalisations défiant le temps et contraires au lait Nido en sachets, aux poupées de seconde main et quelques légers cadeaux que M. Nguihe Kante Pascal, S.G.A. du Premier Ministère, apporte aux populations de Kouogouo, son quartier natal. Ce digne fils du Koung-Khi de par sa femme Bayagam, cousine du Dr Tchuinté Madeleine du MINRESI et de par cette dernière qui « l’a nommé » comme lui-même l’a laissé entendre le 03 Octobre 2015 sur les antennes de la CRTV, est présenté par certains militants comme un véritable apprenti-sorcier politique. Peut-on dès lors s’étonner de ce que Madame Tchuinte l’ait imposé dit-on au Secrétaire Général Jean Nkuété pour sa promotion au poste qu’on connaît ? Une Madeleine Tchuinte fière de son pied gauche sur la Mifi et de son pied droit sur le Koung-Khi. Un grand écart qui finira sûrement par la faire glisser et tomber.

Le faible qu’on a vis-à-vis de la modeste personne du Président Ngouchinghe Sylvestre va au-delà du RDPC pour être celui des différentes couches des populations de la Mifi, de l’Ouest et probablement du Cameroun. Les quelques rares élites qui essaient de le vouer aux gémonies, comme le fait M. Nguihe Kante Pascal, se livrent à des musculatures de chambre et gagneraient à dégrossir leur moi en mieux circonscrivant leurs désirs et passions. D’ailleurs le milliardaire n’accorderait aucun intérêt à leur uvre de destruction.

Autrement dit, nous nous sommes retrouvés nombreux le 06 novembre 2016 pour fêter les 34 ans de l’accession de S.E. Paul Biya à la tête du pays. Depuis plus de vingt ans que nous assistons à ce genre de cérémonie, la mobilisation n’a jamais été aussi forte. C’est que le chef de délégation permanente départementale avait mis sur pied dans chaque Arrondissement un plan rationnel de transport des militants des quartiers les plus reculés jusqu’au lieu de la cérémonie. Partout, des jeunes aux hommes en passant par les femmes, ils avaient presque tous pris part à la fête. Sans doute pour fêter l’anniversaire du Président de la République, mais aussi le faire en compagnie du tout premier Chef de la délégation permanente départementale du RDPC de la Mifi : M. Ngouchinghe Sylvestre, leur bien aimé frère et camarade du parti depuis plus d’une dizaine d’années. Ils s’attendaient aussi à suivre les premiers mots de ce chef politique hors du commun.

De ses discours, en tout cas, il a fait le meilleur usage. Fruits, sans doute, de quelques nuits d’insomnie, il les a lus dans les trois Arrondissements avec une forte émotion. De ces lectures ordonnées et rappelant chaque fois les réalisations de S.E. Paul Biya dans les Sections de Mifi-Ouest, Mifi-Nord et Mifi-Centre, nous retenons encore des bribes éparses qui nous transportent de bonheur.

Loin de lui la mise entre parenthèses des décrets présidentiels en faveur de la Mifi. « La promotion des filles et fils du Département à d’importants postes de responsabilité », a-t-il martelé, est l’une des parties les plus applaudies de ses discours. Monsieur Joseph Olinga du Journal « Le Messager », assurément compromis, n’a sans doute pas suivi cet élément. Plusieurs textes du Chef de l’Etat ont été pris dans ce sens pour les enfants de la Mifi. S’attendait-il à l’énumération de tous ces actes réglementaires de S.E. Paul Biya ? Nous n’étions pas à un meeting de remerciements pour magnifier les qualités du récipiendaire, fut-il S.G.A. des Services du Premier Ministre. Mais à la célébration de l’An 34 du Renouveau, avec plusieurs allocutions presque institutionnalisées et M. Ngouchinghe Sylvestre s’est voulu bref, mais dense.

Au-delà de plus de huit millions de francs CFA remis en espèces aux trois Sections RDPC de la Mifi pour la circonstance par le Camarade Ngouchinghe Sylvestre, il avait fait distribuer plus de deux cents foulards noirs aux femmes en hommage aux victimes du déraillement d’Eséka et plus de deux mille pagnes d’OJRDPC, d’OFRDPC et du RDPC. Sa promesse, qui enchante encore les camarades jusqu’à nos jours, est celle de les habiller tous d’ici peu de temps. Ce bilan serait réductif si nous n’y ajoutons pas le repas copieux et très arrosé offert à Talotel en soirée à la clôture de cette journée marathon et très politique dans notre Département. Autour du Chef de la délégation permanente départementale du RDPC, les élites politiques, venues pour certaines de Douala et de Yaoundé, témoignaient les unes après les autres, leur totale satisfaction. Tout ce que certains médias racontent aujourd’hui n’est que diversion et vise d’autres desseins inavoués.

Ceux qui accusent M. Ngouchighe Sylvestre de manquer de base politique expriment la jalousie, la nostalgie et la déprime politique. Le parti n’est pas divisé, mais plus unifié et plus fort que jamais autour de lui. En témoigne la forte mobilisation des militants le 06 novembre 2016. Ce sont, en effet, ces attaques dans la presse qui font davantage la célébrité et la réussite de l’homme d’affaires militant. On jette la pierre à un arbre qui porte les fruits.

L’honorable Fongang Joseph Confiance est arrivé à Bafoussam en 2000 avec une Carina II, six femmes, une vingtaine d’enfants et une maison en briques de terre à Toket. Après cinq années comme Maire de Bamougoum entre 2002 et 2007 et onze ans de Député à l’Assemblée Nationale entre 2002 et 2013, il a un parking bien garni d’une demi-douzaine de véhicules, 17 femmes, plus d’une centaine d’enfants, deux hôtels et des biens immobiliers visibles un peu partout dans le Département.

Par contre, son bilan vis-à-vis de son parti le RDPC, des militants, mieux encore des populations le trouve nul : ses adversaires présentent un bilan sombre de l’homme : zéro réalisation concrète, zéro tournée de compte rendu parlementaire, zéro prise de parole à l’Assemblée Nationale, gestion catastrophique de la Mairie de Bamougoum à travers murmure-t-on, le vol des matériaux de construction dans les chantiers environnants et des animaux pris en divagation pour nourrir disait-on, sa nombreuse famille. Cet ex-parlementaire aurait trouvé beaucoup de résistance dans les services du Ministre Ngalle Bibehe Massena des Enseignements Secondaires en août et septembre derniers pour reconduire son « club de proviseurs marchands » à la tête de certains établissements de la Mifi. Il s’est par conséquent lié d’amitié avec le SGA des services du Premier Ministre dont il est par ailleurs le conseiller de l’ombre pour espérer atteindre ses objectifs et en mûrir d’autres.

A l’analyse, M. Fongang Joseph Confiance apparaitrait pour beaucoup d’observateurs comme est un homme dangereux pour le RPDC. Tout le monde l’a compris dans la Mifi. D’où ses nombreuses défaites aux récentes élections et primaires organisées au sein du parti.
Ce monsieur accorde un entretien à « Mutations », mais au lieu que M. Michel Ferdinand y mette sa photo comme celles du Professeur Jacques Fame NDONGO et de Me Emmanuel Mbiam dans le même numéro pour assumer ses réponses, il le cache et expose plutôt la photo de M. Ngouchinghe Sylvestre qu’il semble détester. M. Michel Ferdinand, certainement aveuglé par la corruption a enfermé son professionnalisme dans les tentations du vice. Cette bassesse lui vaut aujourd’hui le mépris et l’horreur des bons journalistes et de certains analystes politiques.

En tout cas, Michel Ferdinand et son collègue Olinga sont désormais, on l’a compris, au service des intérêts obscurs qui veulent déstabiliser la Mifi, le RDPC et ses leaders locaux. Ceux qui constituent la nouvelle classe d’hommes politiques réunis autour de M. Ngouchighe Sylvestre devront se méfier d’eux et de leurs soutiens. Une nouvelle classe d’hommes politiques du RDPC qui veulent mener le parti à de nouvelles victoires, en assurer son unité et le remobiliser avec toutes leurs forces pour l’intérêt général et le projet d’émergence du Cameroun de Son Excellence Paul Biya d’ici l’horizon 2035.

C’est le sens des discours prononcés par le chef de la délégation permanente départementale du RDPC dans les trois sections du parti le 06 Novembre 2016. Et c’est un honneur pour M. Ngouchinghe Sylvestre de promouvoir des idées nouvelles et de défendre l’unité des militants de quelque origine qu’ils soient sur des valeurs communes, celles qui reconnaissent les singularités et les appartenances. Avec sa nomination comme Chef Politique local du Parti, la Mifi, désormais, choisi la liberté et l’égalité pour ne plus subir les divisions, les stigmatisations et les relégations.


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Un journaliste peut recevoir des cadeaux, mais ne fait point de cadeaux

Par Augustin Jonathan Kamga, cadre du RDPC dans la Mifi

Il y a des situations devant lesquelles se taire est aussi lâche que criminel. Quand on a lu l’article de M. Michel Ferdinand et l’entretien à lui accordé par l’ex-député Fongang Joseph Confiance dans le quotidien « Mutations » du jeudi 17 novembre 2016 sur la célébration des 34 ans de S.E. Paul Biya, et quand on a également lu les réflexions de son confrère M. Joseph Olinga et le même entretien repris dans « Le Messager » du vendredi 18 novembre 2016 concernant le même événement, il y a de quoi s’interroger sur la moralité, l’honnêteté et surtout sur le métier de journaliste aujourd’hui. C’est vrai que nul n’est parfait dans ce bas monde, mais quand volontairement, parce que corrompu, on choisit d’enfermer son âme et sa conscience dans certains vices et superfluités de la vie, c’est le moment de la torpeur infantile et des troubles d’adolescence. Un journaliste peut recevoir des cadeaux, mais ne fait point de cadeaux.

Nous considérons Michel Ferdinand et Joseph Olinga comme deux journalistes sérieux travaillant pour le compte de deux quotidiens tout aussi sérieux. Mais, ils viennent de montrer un instant de faiblesse, avec le traitement partiel et partisan de la fête du 06 novembre 2016 dans la Mifi. Il semble que nous n’avons pas véritablement vécu les mêmes cérémonies.

La fête a commencé à Bafoussam IIIe (Bamougoum), a continué à Bafoussam IIe (Badeng, Bapi, Baleng) et s’est clôturée à Bafoussam Ier. Nous avons vécu partout la plus belle fête de toute l’histoire des fêtes du Président National et du RDPC dans le Département. Le 06 Novembre 2016 restera la date la plus lumineuse de la longue épopée politique des militantes et militants des trois Arrondissements et le début, sans doute, d’une émergence politique sans précédent de cette unité administrative. Cinquante-six ans d’histoire sombre d’un peuple s’effacent d’un seul coup.

M. Ngouchingne Sylvestre, membre titulaire élu du Comité Central du RDPC et récemment désigné par Son Excellence Paul Biya pour coordonner le parti dans la Mifi est véritablement entré en scène. Comme en 2010 dans la délégation du Comité Central conduite par Monsieur Emmanuel Nganou Djoumessi pour réconcilier l’honorable Fongang Joseph Confiance en conflit avec les responsables de base de l’OFRDPC et de l’OJRDPC. Et comme en 2011, quand le Président National lui avait fait confiance pour conduire sa campagne dans les trois circonscriptions administratives du Département de la Mifi.

En effet, à l’issue de cette campagne menée avec succès, pour la première fois depuis 1990 et sans tricherie ni bourrage d’urnes, la victoire du candidat du RDPC fut, comme l’or, éclatante et incontestable. Une nouvelle page d’honneur, presque de gloire, s’inscrit à nouveau avec la délégation permanente et départementale du RDPC qu’il dirige désormais. Notre expérience politique n’est plus une simple lueur qui clignote pour s’éteindre, mais un véritable soleil nouveau qui s’est levé pour de nombreuses générations à venir. Notre existence politique s’annonce glorieuse et belle.

Le Président National du R.D.P.C., S.E. Paul Biya, a vu juste et parfait. Il n’y avait pas mieux que M. Ngouchinghe Sylvestre pour assurer cette fonction dans la Mifi. N’en déplaise à celles et ceux qui, depuis 1960, maintiennent volontairement et stratégiquement la tête de ce Département dans l’eau et qui se recrutent dans sa périphérie. L’ uvre du PDG de Congelcam est grandiose dans la MIFI et parle d’elle-même : plus de 70 salles de classe construites et rétrocédées à l’Etat pour l’éducation de base et les enseignements secondaires, des kilomètres de route bitumées, l’électrification rurale, la construction des ponts et le reprofilage des axes routiers, pour ne citer que ces quelques réalisations.

Des réalisations défiant le temps et contraires au lait Nido en sachets, aux poupées de seconde main et quelques légers cadeaux que M. Nguihe Kante Pascal, S.G.A. du Premier Ministère, apporte aux populations de Kouogouo, son quartier natal. Ce digne fils du Koung-Khi de par sa femme Bayagam, cousine du Dr Tchuinté Madeleine du MINRESI et de par cette dernière qui « l’a nommé » comme lui-même l’a laissé entendre le 03 Octobre 2015 sur les antennes de la CRTV, est présenté par certains militants comme un véritable apprenti-sorcier politique. Peut-on dès lors s’étonner de ce que Madame Tchuinte l’ait imposé dit-on au Secrétaire Général Jean Nkuété pour sa promotion au poste qu’on connaît ? Une Madeleine Tchuinte fière de son pied gauche sur la Mifi et de son pied droit sur le Koung-Khi. Un grand écart qui finira sûrement par la faire glisser et tomber.

Le faible qu’on a vis-à-vis de la modeste personne du Président Ngouchinghe Sylvestre va au-delà du RDPC pour être celui des différentes couches des populations de la Mifi, de l’Ouest et probablement du Cameroun. Les quelques rares élites qui essaient de le vouer aux gémonies, comme le fait M. Nguihe Kante Pascal, se livrent à des musculatures de chambre et gagneraient à dégrossir leur moi en mieux circonscrivant leurs désirs et passions. D’ailleurs le milliardaire n’accorderait aucun intérêt à leur uvre de destruction.

Autrement dit, nous nous sommes retrouvés nombreux le 06 novembre 2016 pour fêter les 34 ans de l’accession de S.E. Paul Biya à la tête du pays. Depuis plus de vingt ans que nous assistons à ce genre de cérémonie, la mobilisation n’a jamais été aussi forte. C’est que le chef de délégation permanente départementale avait mis sur pied dans chaque Arrondissement un plan rationnel de transport des militants des quartiers les plus reculés jusqu’au lieu de la cérémonie. Partout, des jeunes aux hommes en passant par les femmes, ils avaient presque tous pris part à la fête. Sans doute pour fêter l’anniversaire du Président de la République, mais aussi le faire en compagnie du tout premier Chef de la délégation permanente départementale du RDPC de la Mifi : M. Ngouchinghe Sylvestre, leur bien aimé frère et camarade du parti depuis plus d’une dizaine d’années. Ils s’attendaient aussi à suivre les premiers mots de ce chef politique hors du commun.

De ses discours, en tout cas, il a fait le meilleur usage. Fruits, sans doute, de quelques nuits d’insomnie, il les a lus dans les trois Arrondissements avec une forte émotion. De ces lectures ordonnées et rappelant chaque fois les réalisations de S.E. Paul Biya dans les Sections de Mifi-Ouest, Mifi-Nord et Mifi-Centre, nous retenons encore des bribes éparses qui nous transportent de bonheur.

Loin de lui la mise entre parenthèses des décrets présidentiels en faveur de la Mifi. « La promotion des filles et fils du Département à d’importants postes de responsabilité », a-t-il martelé, est l’une des parties les plus applaudies de ses discours. Monsieur Joseph Olinga du Journal « Le Messager », assurément compromis, n’a sans doute pas suivi cet élément. Plusieurs textes du Chef de l’Etat ont été pris dans ce sens pour les enfants de la Mifi. S’attendait-il à l’énumération de tous ces actes réglementaires de S.E. Paul Biya ? Nous n’étions pas à un meeting de remerciements pour magnifier les qualités du récipiendaire, fut-il S.G.A. des Services du Premier Ministre. Mais à la célébration de l’An 34 du Renouveau, avec plusieurs allocutions presque institutionnalisées et M. Ngouchinghe Sylvestre s’est voulu bref, mais dense.

Au-delà de plus de huit millions de francs CFA remis en espèces aux trois Sections RDPC de la Mifi pour la circonstance par le Camarade Ngouchinghe Sylvestre, il avait fait distribuer plus de deux cents foulards noirs aux femmes en hommage aux victimes du déraillement d’Eséka et plus de deux mille pagnes d’OJRDPC, d’OFRDPC et du RDPC. Sa promesse, qui enchante encore les camarades jusqu’à nos jours, est celle de les habiller tous d’ici peu de temps. Ce bilan serait réductif si nous n’y ajoutons pas le repas copieux et très arrosé offert à Talotel en soirée à la clôture de cette journée marathon et très politique dans notre Département. Autour du Chef de la délégation permanente départementale du RDPC, les élites politiques, venues pour certaines de Douala et de Yaoundé, témoignaient les unes après les autres, leur totale satisfaction. Tout ce que certains médias racontent aujourd’hui n’est que diversion et vise d’autres desseins inavoués.

Ceux qui accusent M. Ngouchighe Sylvestre de manquer de base politique expriment la jalousie, la nostalgie et la déprime politique. Le parti n’est pas divisé, mais plus unifié et plus fort que jamais autour de lui. En témoigne la forte mobilisation des militants le 06 novembre 2016. Ce sont, en effet, ces attaques dans la presse qui font davantage la célébrité et la réussite de l’homme d’affaires militant. On jette la pierre à un arbre qui porte les fruits.

L’honorable Fongang Joseph Confiance est arrivé à Bafoussam en 2000 avec une Carina II, six femmes, une vingtaine d’enfants et une maison en briques de terre à Toket. Après cinq années comme Maire de Bamougoum entre 2002 et 2007 et onze ans de Député à l’Assemblée Nationale entre 2002 et 2013, il a un parking bien garni d’une demi-douzaine de véhicules, 17 femmes, plus d’une centaine d’enfants, deux hôtels et des biens immobiliers visibles un peu partout dans le Département.

Par contre, son bilan vis-à-vis de son parti le RDPC, des militants, mieux encore des populations le trouve nul : ses adversaires présentent un bilan sombre de l’homme : zéro réalisation concrète, zéro tournée de compte rendu parlementaire, zéro prise de parole à l’Assemblée Nationale, gestion catastrophique de la Mairie de Bamougoum à travers murmure-t-on, le vol des matériaux de construction dans les chantiers environnants et des animaux pris en divagation pour nourrir disait-on, sa nombreuse famille. Cet ex-parlementaire aurait trouvé beaucoup de résistance dans les services du Ministre Ngalle Bibehe Massena des Enseignements Secondaires en août et septembre derniers pour reconduire son « club de proviseurs marchands » à la tête de certains établissements de la Mifi. Il s’est par conséquent lié d’amitié avec le SGA des services du Premier Ministre dont il est par ailleurs le conseiller de l’ombre pour espérer atteindre ses objectifs et en mûrir d’autres.

A l’analyse, M. Fongang Joseph Confiance apparaitrait pour beaucoup d’observateurs comme est un homme dangereux pour le RPDC. Tout le monde l’a compris dans la Mifi. D’où ses nombreuses défaites aux récentes élections et primaires organisées au sein du parti.
Ce monsieur accorde un entretien à « Mutations », mais au lieu que M. Michel Ferdinand y mette sa photo comme celles du Professeur Jacques Fame NDONGO et de Me Emmanuel Mbiam dans le même numéro pour assumer ses réponses, il le cache et expose plutôt la photo de M. Ngouchinghe Sylvestre qu’il semble détester. M. Michel Ferdinand, certainement aveuglé par la corruption a enfermé son professionnalisme dans les tentations du vice. Cette bassesse lui vaut aujourd’hui le mépris et l’horreur des bons journalistes et de certains analystes politiques.

En tout cas, Michel Ferdinand et son collègue Olinga sont désormais, on l’a compris, au service des intérêts obscurs qui veulent déstabiliser la Mifi, le RDPC et ses leaders locaux. Ceux qui constituent la nouvelle classe d’hommes politiques réunis autour de M. Ngouchighe Sylvestre devront se méfier d’eux et de leurs soutiens. Une nouvelle classe d’hommes politiques du RDPC qui veulent mener le parti à de nouvelles victoires, en assurer son unité et le remobiliser avec toutes leurs forces pour l’intérêt général et le projet d’émergence du Cameroun de Son Excellence Paul Biya d’ici l’horizon 2035.

C’est le sens des discours prononcés par le chef de la délégation permanente départementale du RDPC dans les trois sections du parti le 06 Novembre 2016. Et c’est un honneur pour M. Ngouchinghe Sylvestre de promouvoir des idées nouvelles et de défendre l’unité des militants de quelque origine qu’ils soient sur des valeurs communes, celles qui reconnaissent les singularités et les appartenances. Avec sa nomination comme Chef Politique local du Parti, la Mifi, désormais, choisi la liberté et l’égalité pour ne plus subir les divisions, les stigmatisations et les relégations.


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Odontol: Paul Biya ordonne la prise en charge gratuite des victimes

Les 40 malades admis dans diverses formations sanitaires de l’Est souffrent de cécité, de violents maux de tête et d’étourdissements, après le drame du 11 novembre dernier

Le chef de l’État camerounais, Paul Biya, a décidé de la gratuité des soins actuellement prodigués aux personnes victimes du whisky artisanal «Odontol» dans la région de l’Est, dont le bilan s’élève désormais à 30 morts en majorité de sexe féminin.

Selon le gouverneur de cette région, Grégoire Mvongo, intervenant sur la radio nationale, une commission d’enquête a aussi été mise sur pied afin de déterminer les causes de ce drame survenu le 11 novembre dernier dans sept villages de la zone.

A en croire plusieurs sources, les 40 malades admis dans diverses formations sanitaires de l’Est souffrent de cécité, de violents maux de tête et d’étourdissements.

D’ores et déjà, le préfet du département du Haut-Nyong où s’est produite l’intoxication, Mboke Godlove Ntua, a pris un arrêté suspendant, sur l’ensemble de son territoire de compétence, « les activités de production, de commercialisation et de consommation des boissons spiritueuses artisanales, notamment celle communément appelée  »Odontol », pour des raisons de sécurité sanitaire ».

En 1997, les pouvoirs publics avaient décidé de la prohibition pure et simple de cet alambic, au même titre que d’autres boissons artisanales telles que le «Bili-bili», le «Fofo» ou encore le «Kpata», sur toute l’étendue du territoire national.


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Can 2016: attention à la manipulation politique d’un évènement sportif!

Par Jean De Dieu Tagne

Je voudrai du fond du c ur féliciter toutes ces jeunes femmes et hommes qui ont servi au monde entier, le 19 novembre 2016, une chorégraphie riche en couleur, symbole de la grande diversité de notre pays. Merci pour tout ce que vous êtes pour le Cameroun et l’Afrique !

J’aurai bien voulu me limiter là. Mais hélas, pour l’amour de notre pays, je ne me tairai pas !

En marge de la cérémonie d’ouverture de l’Afcon 2016, les spectateurs et téléspectateurs nationaux et internationaux ont assisté surpris à un spectacle digne d’un autre siècle:
– Imposer à tout le monde un hymne à M. Biya à cette rencontre sportive était un excès de zèle qui cachait mal un manque de décence ; les Egyptiennes devaient certainement se rappeler les sombres jours du long règne du Général Hosni Mubarak dont les louanges étaient chantées ; des amis de Kinshasa, étonnés, m’ont demandé « on fait encore ça chez vous ? », ils se sont rappelés, en me narguant, ces jours d’autrefois où « tous les Zaïrois chantaient et dansaient pour Mobutu » et comment ils se sont achevés. Et je me suis dit, si ceux qui organisent ce genre de mise en scène avaient une lucidité historique, ils devraient savoir qu’ils ne font pas du bien à M. Biya, vraiment pas du tout !

– L’autre spectacle curieux était l’excessive présence militaire. Un match de football est, normalement, conçu comme un moment de détente, de vivre ensemble dans l’ambiance. Or, en dehors des téléspectateurs, personne n’est normalement détendu avec une mitraillette pointée entre ses deux yeux. A mon avis, une présence militaire si imposante était impropre pour le caractère festif et détendu de l’évènement. C’était, j’ose croire, digne d’une escorte du chef suprême des forces armées, pour aller dans les villages de l’Extrême Nord de notre pays, encourager nos vaillants soldats qui luttent au front au prix de leurs vies et nécessitent une présence encourageante de la plus haute autorité du pays. Imposer une telle présence militaire dans un stade de football n’embellit pas l’image du Cameroun ; du moins ceux des étrangers avec qui j’ai parlé n’ont pas apprécié cette démonstration . et moi non plus.

– Le risque de récupération politique des événements sportifs au Cameroun est grand. Il y a quelques semaines, il y avait dans nos villes de grandes affiches prévues pour cette CAN féminine, mais seulement, elles portaient au premier plan une grande image de M. Biya et derrière, en toile de fond, les images des joueuses. Nous devons être tous vigilants pour ne pas nous laisser trainer dans la boue du culte d’un individu. Dans un pays où les manifestations pacifiques des partis politiques, des membres de la société civile, des avocats et autres sont durement réprimées, il semble provocateur et imprudent d’imposer à tous ceux qui sont intéressés par un événement sportif les motions de soutien et autres slogans propres à une propagande politique. On le fait continuellement à la CRTV, mais ce n’est pas du fair-play, ce n’est pas élégant, c’est un abus de l’espace et du bien publics.

Je souligne ces éléments par amour pour notre pays, et pour inviter ceux qui ont les choses en main aujourd’hui à se poser deux questions : 1) Quelle image projetons-nous de notre pays et de ses institutions ? 2) Aimerions-nous être traités demain de la manière dont nous traitons les autres aujourd’hui ?


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Can 2016: attention à la manipulation politique d’un évènement sportif!

Par Jean De Dieu Tagne

Je voudrai du fond du c ur féliciter toutes ces jeunes femmes et hommes qui ont servi au monde entier, le 19 novembre 2016, une chorégraphie riche en couleur, symbole de la grande diversité de notre pays. Merci pour tout ce que vous êtes pour le Cameroun et l’Afrique !

J’aurai bien voulu me limiter là. Mais hélas, pour l’amour de notre pays, je ne me tairai pas !

En marge de la cérémonie d’ouverture de l’Afcon 2016, les spectateurs et téléspectateurs nationaux et internationaux ont assisté surpris à un spectacle digne d’un autre siècle:
– Imposer à tout le monde un hymne à M. Biya à cette rencontre sportive était un excès de zèle qui cachait mal un manque de décence ; les Egyptiennes devaient certainement se rappeler les sombres jours du long règne du Général Hosni Mubarak dont les louanges étaient chantées ; des amis de Kinshasa, étonnés, m’ont demandé « on fait encore ça chez vous ? », ils se sont rappelés, en me narguant, ces jours d’autrefois où « tous les Zaïrois chantaient et dansaient pour Mobutu » et comment ils se sont achevés. Et je me suis dit, si ceux qui organisent ce genre de mise en scène avaient une lucidité historique, ils devraient savoir qu’ils ne font pas du bien à M. Biya, vraiment pas du tout !

– L’autre spectacle curieux était l’excessive présence militaire. Un match de football est, normalement, conçu comme un moment de détente, de vivre ensemble dans l’ambiance. Or, en dehors des téléspectateurs, personne n’est normalement détendu avec une mitraillette pointée entre ses deux yeux. A mon avis, une présence militaire si imposante était impropre pour le caractère festif et détendu de l’évènement. C’était, j’ose croire, digne d’une escorte du chef suprême des forces armées, pour aller dans les villages de l’Extrême Nord de notre pays, encourager nos vaillants soldats qui luttent au front au prix de leurs vies et nécessitent une présence encourageante de la plus haute autorité du pays. Imposer une telle présence militaire dans un stade de football n’embellit pas l’image du Cameroun ; du moins ceux des étrangers avec qui j’ai parlé n’ont pas apprécié cette démonstration . et moi non plus.

– Le risque de récupération politique des événements sportifs au Cameroun est grand. Il y a quelques semaines, il y avait dans nos villes de grandes affiches prévues pour cette CAN féminine, mais seulement, elles portaient au premier plan une grande image de M. Biya et derrière, en toile de fond, les images des joueuses. Nous devons être tous vigilants pour ne pas nous laisser trainer dans la boue du culte d’un individu. Dans un pays où les manifestations pacifiques des partis politiques, des membres de la société civile, des avocats et autres sont durement réprimées, il semble provocateur et imprudent d’imposer à tous ceux qui sont intéressés par un événement sportif les motions de soutien et autres slogans propres à une propagande politique. On le fait continuellement à la CRTV, mais ce n’est pas du fair-play, ce n’est pas élégant, c’est un abus de l’espace et du bien publics.

Je souligne ces éléments par amour pour notre pays, et pour inviter ceux qui ont les choses en main aujourd’hui à se poser deux questions : 1) Quelle image projetons-nous de notre pays et de ses institutions ? 2) Aimerions-nous être traités demain de la manière dont nous traitons les autres aujourd’hui ?


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L’indépendance de l’Afrique grâce à Le Pen?

Par Jean De Dieu Momo

[Ce texte fut écrit le 21 avril 2002, j’allais dire sous maquis, alors que nous subissions la dictature de la pensée unique et la répression des idées. Il ne fallait surtout pas avoir de la sympathie pour le Front National de Jean-Marie Le Pen] et la télévision occidentale se chargeait de le diaboliser. Nous avons été longtemps abusés par la télévision du nouvel ordre mondial occidental tant au sujet du Front National qu’à celui de la Russie de Poutine présentés comme étant les pires dictateurs au monde dit libre. Heureusement que nous sommes désormais affranchis et pouvons afficher notre soutien à Marine Le Pen et au Front National en toute liberté, en uvrant pour qu’elle gagne l’élection présidentielle en France, comme Trump aux USA, afin de donner un coup de massue à l’ordre mondial régnant, ainsi qu’à la françafrique.

Je vais penser bête et oser tout haut ce que certains pensent tout bas au risque de subir une volée de bois verts qu’ils ne manqueront pas de recevoir de la part de ceux qui ont toujours raison et même de la part de certains frères. C’est un avis que beaucoup répugne à donner à visage découvert. Donc sus à l’hypocrisie.

J’ai suivi pendant un moment la foule et vomi à l’unisson Jean-Marie Le Pen qui a l’outrecuidance de vouloir rapatrier nos frères installés sur le sol Français et empêcher ceux qui se planquent dans les maquis de franchir nuitamment la frontière s’il était élu président.

Mais si j’essaie de prendre la chose par l’autre bout et n’ayant d’autre objectif que l’intérêt de l’Afrique et des Africains, je dois admettre qu’une analyse à contrario ne manque pas du piquant.

L’unanimité faite contre sieur Le Pen, arrivé deuxième à la course à la présidentielle Française, m’apparaît antidémocratique. Le peuple souverain Français a exprimé librement son suffrage en faveur de Le Pen et des idées qu’il défend. D’où vient-il qu’il soit contesté à ce peuple son droit à l’auto détermination ? Son droit à maintenir la voie qu’il a librement choisie ?

Tout le monde multiplie des arguments contre lui et agite le spectre d’Hitler pour décourager ceux qui le suivent. On soutient qu’il est fasciste, raciste et xénophobe, qu’il va renvoyer chez eux tous les étrangers s’il est élu. Soit.

Mais si l’Afrique Francophone est unanime sur le fait qu’avant et après les  » indépendances « , la France (et par la suite la banque mondiale et le FMI) a joué un rôle néfaste dans son développement politique et économique, je crois qu’elle devrait saluer l’opportunité qui se présente avec l’avènement de Le Pen en France qui affirme vouloir rompre avec cette relation incestueuse que dénonce son compatriote François Xavier Verschave dans ses livres, aussi bien dans NOIR SILENCE que dans La Françafrique.

De tout temps nous nous sommes plaints de la fuite de cerveaux vers l’occident, de la fuite des capitaux vers l’occident, de la fuite des personnes et de nos biens pour développer l’occident.

Le Pen nous offre l’occasion de nous renvoyer nos cerveaux, nos investisseurs, nos joueurs, nos concitoyens chez nous et de nous aider à rester chez nous, dans un confort à moyen terme égal à celui que nous recherchons chez eux.

Toutes ces compétences viendront nous aider de leurs lumières à développer nos pays comme ils aident l’occident à être toujours devant nous, à nous exploiter à l’occasion et à bien vivre de nos misères.

Imaginez que tous les impôts qu’un Manu Dibango, un Yannick Noah, une Calixte Beyala ou un Sokana (homme d’affaires) paient à l’Etat français et pensez que tout cet argent servira à construire des écoles pour nos enfants, à faire des routes pour désenclaver nos différentes villes disséminées à travers la brousse, à développer le tourisme sur l’île de Djebala ou de Manoka etc.

Imaginez tout cet argent qu’apporteront les investisseurs africains de la France pour le réinvestir chez nous et songez aux emplois nouveaux dont nos chômeurs vont bénéficier.

‘Afrique n’a-t-elle pas là une chance de briser les liens maffieux qui se sont tissés depuis les indépendances  » octroyés  » par les puissances coloniales ?

Le Nazisme et le Fascisme sont des philosophies développées en occident entre les deux guerres  » mondiales « . Il s’agissait pour Hitler en Allemagne comme pour Mussolini en Italie, de protéger la race pure contre la souillure des races intermédiaires et notamment juive. En quoi l’Afrique est-elle concernée puisqu’elle ne compte même pas au regard de ceux-là ?

Je soutiens qu’il n’y a jamais eu de  » guerre mondiale  » mais qu’il y a eu deux guerres occidentales. Quelle était la place de l’Afrique dans les deux guerres occidentales ? Celle de réservoir à chair à canon, celle des tirailleurs  » Sénégalais  » !

C’est comme il y trois cents ans quoi, pour développer leurs pays ou couper leur canne à sucre, ils venaient tout naturellement dans leurs réservoirs à main d’ uvre prendre ce qu’il leur était nécessaire. Pour lutter contre leurs voisins, ils ont eu besoin d’africains pour  » économiser  » leurs soldats.

L’Afrique n’a pas fait la guerre occidentale, on lui a juste pris ses fils pour prêter main forte à l’armée occidentale. Pendant la première guerre, le Cameroun sous protectorat allemand a envoyé ses fils combattre aux côtés de l ‘Allemagne contre les alliés. Ils ont perdu la guerre. Pendant le seconde, le Cameroun sous mandat français, les a naturellement laissés aux français et alliés pour combattre l’Allemagne.

Avons-nous eu le choix dans l’un comme dans l’autre cas ?
Et aujourd’hui ils agitent le spectre du nazisme et du fascisme dont ils ont gardés quelques frayeurs depuis leurs guerres pour nous convaincre de ce que Le Pen est un diable pour avoir ressuscité Hitler!

Je ne suis pas sûr que nous perdions au change si la France venait à renvoyer nos concitoyens qui travaillent pour sa prospérité, sa renommée et son développement, pour nous aider à repartir d’un nouveau départ. Nous avons là une chance incroyable de parvenir à une indépendance véritable de l’Afrique, de nous prendre en main et de vaincre les réseaux de la françafrique. Est-ce fasciste de prôner ou d’envisager le développement de l’Afrique sans les serres de la France ?

Au lieu de pleurnicher au motif que Le Pen va nous renvoyer chez nous, soyons plutôt positifs et contents de pouvoir enfin rentrer chez nous pour rendre notre chez nous aussi agréable que le chez eux !

Pourquoi les gens sont-ils effrayés par la perspective Le Pen ? Parce que nos Etats sont des prisons aussi bien politiques que de droit commun, les gens y meurent de misère lorsqu’ils ne sont pas tués au coin de la rue par les forces de l’ordre, par des bandits et autres coupeurs de route. La formation scolaire comme professionnelle est approximative, les élites elles même qui sont fortunés envoient leurs progénitures loin des misères nationales. Les autres partent à travers champs pour tenter une aventure occidentale qui dans tous les cas leur sera plus profitable que s’ils étaient restés là avec pour seul horizon le chômage, la prison et la mort. Songez que le SMIG est de 700.000Fcfa en France alors qu’un magistrat africain gagne à peine 200.000Fcfa et vous comprendrez pourquoi les gens s’évadent et combien rude sera la tâche de Le Pen.

Si tous les autres gouvernants pouvaient nous permettre d’atteindre un SMIG de 700.000Fcfa par mois, nous n’y verrons aucun inconvénient à rester chez nous.

Non, Le Pen ne sent pas mauvais pour l’Afrique, c’est pour la France qu’il empeste. Désolé pour Emmanuel De Solère Stinzy et tous nos amis français, la France n’a que les dirigeants qu’elle mérite.

Mais ce n’est qu’un rêve, Le Pen ne sera pas élu demain dimanche. La coalition contre lui est trop grande, mais il a déjà gagné à nous montrer qu’il est risqué voire dangereux pour nous de circuler en France comme nous le ferions chez nous en Afrique, dans notre belle forêt équatoriale ou dans notre jungle sauvage. On court le risque d’être pendu par des Lepenistes dont la couleur de la peau ne diffère guère de celle d’un français de gauche ou de droite. Prudence chers amis Africains de France, vous courrez un grave danger.

Post Scriptum
Lors des dernières élections présidentielles françaises, les camerounais ont été impressionnés par le nombre élevé des partisans du Front National, tant à Douala qu’à Yaoundé.

La France comprendra-t-elle enfin que l’Afrique et les peuples africains ont besoin d’un toilettage de leurs accords de coopération pour un nouveau partenariat gagnant-gagnant? Comprend elle que jusqu’à maintenant elle a régulièrement donné l’impression qu’elle n’a que ses intérêts à protéger au détriment de ceux des africains? Une grande majorité d’amis français s’étonne du soutien français aux dictateurs et dénonce ce que François Xavier Verschave appelle la Françafrique sans que la France officielle daigne s’émouvoir. Tout se passe comme si les diplomates français accrédités en Afrique ne souhaitaient pas déplaire au prince hôte, mieux comme s’ils lui donnaient un concours actif pour terroriser, tromper, vilipender, appauvrir, spolier et mépriser les peuples africains.

L’exemple le plus éloquent est celui d’un ancien ambassadeur de France au Cameroun devenu depuis sa retraite dorée, conseiller spécial du président Paul Biya. On se souvient avec rage et amertume que pendant l’exercice des hautes fonctions de cet ambassadeur, les droits de l’homme ont été le plus violés au Cameroun. On peut imaginer quels genres de conseils Ivon Omnes, puisqu’il s’agit de lui, peut donner au prince d’Etoudi. « Il faut tirer dans le tas » doit-il lui répéter lorsque le peuple manifeste dans la rue!

J’ai appris récemment d’une bouche française parmi les plus autorisée, que nous (les Noirs) sommes très indisciplinés ! Comment ne pas penser que la France n’est pas complice lorsqu’un de ses représentants parmi les plus illustres a pu conseiller au chef de l’état la création du Commandement Opérationnel et faire partager à la France amie la responsabilité d’un crime fratricide et parricide?
Même si on est réjoui que le parlement européen ait condamné cette organisation militaro criminelle, on reste perplexe lorsque la France officielle dispose d’autant de conseillers diplomatiques, militaires, politiques etc. aux côtés des dictatures africaines, depuis plus de quarante ans sans que l’Afrique évolue vers la démocratie, mais au contraire on a l’impression qu’elle recule plus qu’elle n’avance.

Sommes-nous donc les seuls à entrevoir cette sanglante explosion populaire due aux nombreuses frustrations qui se profile chaque jour d’avantage à l’horizon, ou est-ce volontairement que l’on pousse ce peuple stoïque jusqu’à ses derniers retranchements dans la perspective prochaine de son génocide?


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L’indépendance de l’Afrique grâce à Le Pen?

Par Jean De Dieu Momo

[Ce texte fut écrit le 21 avril 2002, j’allais dire sous maquis, alors que nous subissions la dictature de la pensée unique et la répression des idées. Il ne fallait surtout pas avoir de la sympathie pour le Front National de Jean-Marie Le Pen] et la télévision occidentale se chargeait de le diaboliser. Nous avons été longtemps abusés par la télévision du nouvel ordre mondial occidental tant au sujet du Front National qu’à celui de la Russie de Poutine présentés comme étant les pires dictateurs au monde dit libre. Heureusement que nous sommes désormais affranchis et pouvons afficher notre soutien à Marine Le Pen et au Front National en toute liberté, en uvrant pour qu’elle gagne l’élection présidentielle en France, comme Trump aux USA, afin de donner un coup de massue à l’ordre mondial régnant, ainsi qu’à la françafrique.

Je vais penser bête et oser tout haut ce que certains pensent tout bas au risque de subir une volée de bois verts qu’ils ne manqueront pas de recevoir de la part de ceux qui ont toujours raison et même de la part de certains frères. C’est un avis que beaucoup répugne à donner à visage découvert. Donc sus à l’hypocrisie.

J’ai suivi pendant un moment la foule et vomi à l’unisson Jean-Marie Le Pen qui a l’outrecuidance de vouloir rapatrier nos frères installés sur le sol Français et empêcher ceux qui se planquent dans les maquis de franchir nuitamment la frontière s’il était élu président.

Mais si j’essaie de prendre la chose par l’autre bout et n’ayant d’autre objectif que l’intérêt de l’Afrique et des Africains, je dois admettre qu’une analyse à contrario ne manque pas du piquant.

L’unanimité faite contre sieur Le Pen, arrivé deuxième à la course à la présidentielle Française, m’apparaît antidémocratique. Le peuple souverain Français a exprimé librement son suffrage en faveur de Le Pen et des idées qu’il défend. D’où vient-il qu’il soit contesté à ce peuple son droit à l’auto détermination ? Son droit à maintenir la voie qu’il a librement choisie ?

Tout le monde multiplie des arguments contre lui et agite le spectre d’Hitler pour décourager ceux qui le suivent. On soutient qu’il est fasciste, raciste et xénophobe, qu’il va renvoyer chez eux tous les étrangers s’il est élu. Soit.

Mais si l’Afrique Francophone est unanime sur le fait qu’avant et après les  » indépendances « , la France (et par la suite la banque mondiale et le FMI) a joué un rôle néfaste dans son développement politique et économique, je crois qu’elle devrait saluer l’opportunité qui se présente avec l’avènement de Le Pen en France qui affirme vouloir rompre avec cette relation incestueuse que dénonce son compatriote François Xavier Verschave dans ses livres, aussi bien dans NOIR SILENCE que dans La Françafrique.

De tout temps nous nous sommes plaints de la fuite de cerveaux vers l’occident, de la fuite des capitaux vers l’occident, de la fuite des personnes et de nos biens pour développer l’occident.

Le Pen nous offre l’occasion de nous renvoyer nos cerveaux, nos investisseurs, nos joueurs, nos concitoyens chez nous et de nous aider à rester chez nous, dans un confort à moyen terme égal à celui que nous recherchons chez eux.

Toutes ces compétences viendront nous aider de leurs lumières à développer nos pays comme ils aident l’occident à être toujours devant nous, à nous exploiter à l’occasion et à bien vivre de nos misères.

Imaginez que tous les impôts qu’un Manu Dibango, un Yannick Noah, une Calixte Beyala ou un Sokana (homme d’affaires) paient à l’Etat français et pensez que tout cet argent servira à construire des écoles pour nos enfants, à faire des routes pour désenclaver nos différentes villes disséminées à travers la brousse, à développer le tourisme sur l’île de Djebala ou de Manoka etc.

Imaginez tout cet argent qu’apporteront les investisseurs africains de la France pour le réinvestir chez nous et songez aux emplois nouveaux dont nos chômeurs vont bénéficier.

‘Afrique n’a-t-elle pas là une chance de briser les liens maffieux qui se sont tissés depuis les indépendances  » octroyés  » par les puissances coloniales ?

Le Nazisme et le Fascisme sont des philosophies développées en occident entre les deux guerres  » mondiales « . Il s’agissait pour Hitler en Allemagne comme pour Mussolini en Italie, de protéger la race pure contre la souillure des races intermédiaires et notamment juive. En quoi l’Afrique est-elle concernée puisqu’elle ne compte même pas au regard de ceux-là ?

Je soutiens qu’il n’y a jamais eu de  » guerre mondiale  » mais qu’il y a eu deux guerres occidentales. Quelle était la place de l’Afrique dans les deux guerres occidentales ? Celle de réservoir à chair à canon, celle des tirailleurs  » Sénégalais  » !

C’est comme il y trois cents ans quoi, pour développer leurs pays ou couper leur canne à sucre, ils venaient tout naturellement dans leurs réservoirs à main d’ uvre prendre ce qu’il leur était nécessaire. Pour lutter contre leurs voisins, ils ont eu besoin d’africains pour  » économiser  » leurs soldats.

L’Afrique n’a pas fait la guerre occidentale, on lui a juste pris ses fils pour prêter main forte à l’armée occidentale. Pendant la première guerre, le Cameroun sous protectorat allemand a envoyé ses fils combattre aux côtés de l ‘Allemagne contre les alliés. Ils ont perdu la guerre. Pendant le seconde, le Cameroun sous mandat français, les a naturellement laissés aux français et alliés pour combattre l’Allemagne.

Avons-nous eu le choix dans l’un comme dans l’autre cas ?
Et aujourd’hui ils agitent le spectre du nazisme et du fascisme dont ils ont gardés quelques frayeurs depuis leurs guerres pour nous convaincre de ce que Le Pen est un diable pour avoir ressuscité Hitler!

Je ne suis pas sûr que nous perdions au change si la France venait à renvoyer nos concitoyens qui travaillent pour sa prospérité, sa renommée et son développement, pour nous aider à repartir d’un nouveau départ. Nous avons là une chance incroyable de parvenir à une indépendance véritable de l’Afrique, de nous prendre en main et de vaincre les réseaux de la françafrique. Est-ce fasciste de prôner ou d’envisager le développement de l’Afrique sans les serres de la France ?

Au lieu de pleurnicher au motif que Le Pen va nous renvoyer chez nous, soyons plutôt positifs et contents de pouvoir enfin rentrer chez nous pour rendre notre chez nous aussi agréable que le chez eux !

Pourquoi les gens sont-ils effrayés par la perspective Le Pen ? Parce que nos Etats sont des prisons aussi bien politiques que de droit commun, les gens y meurent de misère lorsqu’ils ne sont pas tués au coin de la rue par les forces de l’ordre, par des bandits et autres coupeurs de route. La formation scolaire comme professionnelle est approximative, les élites elles même qui sont fortunés envoient leurs progénitures loin des misères nationales. Les autres partent à travers champs pour tenter une aventure occidentale qui dans tous les cas leur sera plus profitable que s’ils étaient restés là avec pour seul horizon le chômage, la prison et la mort. Songez que le SMIG est de 700.000Fcfa en France alors qu’un magistrat africain gagne à peine 200.000Fcfa et vous comprendrez pourquoi les gens s’évadent et combien rude sera la tâche de Le Pen.

Si tous les autres gouvernants pouvaient nous permettre d’atteindre un SMIG de 700.000Fcfa par mois, nous n’y verrons aucun inconvénient à rester chez nous.

Non, Le Pen ne sent pas mauvais pour l’Afrique, c’est pour la France qu’il empeste. Désolé pour Emmanuel De Solère Stinzy et tous nos amis français, la France n’a que les dirigeants qu’elle mérite.

Mais ce n’est qu’un rêve, Le Pen ne sera pas élu demain dimanche. La coalition contre lui est trop grande, mais il a déjà gagné à nous montrer qu’il est risqué voire dangereux pour nous de circuler en France comme nous le ferions chez nous en Afrique, dans notre belle forêt équatoriale ou dans notre jungle sauvage. On court le risque d’être pendu par des Lepenistes dont la couleur de la peau ne diffère guère de celle d’un français de gauche ou de droite. Prudence chers amis Africains de France, vous courrez un grave danger.

Post Scriptum
Lors des dernières élections présidentielles françaises, les camerounais ont été impressionnés par le nombre élevé des partisans du Front National, tant à Douala qu’à Yaoundé.

La France comprendra-t-elle enfin que l’Afrique et les peuples africains ont besoin d’un toilettage de leurs accords de coopération pour un nouveau partenariat gagnant-gagnant? Comprend elle que jusqu’à maintenant elle a régulièrement donné l’impression qu’elle n’a que ses intérêts à protéger au détriment de ceux des africains? Une grande majorité d’amis français s’étonne du soutien français aux dictateurs et dénonce ce que François Xavier Verschave appelle la Françafrique sans que la France officielle daigne s’émouvoir. Tout se passe comme si les diplomates français accrédités en Afrique ne souhaitaient pas déplaire au prince hôte, mieux comme s’ils lui donnaient un concours actif pour terroriser, tromper, vilipender, appauvrir, spolier et mépriser les peuples africains.

L’exemple le plus éloquent est celui d’un ancien ambassadeur de France au Cameroun devenu depuis sa retraite dorée, conseiller spécial du président Paul Biya. On se souvient avec rage et amertume que pendant l’exercice des hautes fonctions de cet ambassadeur, les droits de l’homme ont été le plus violés au Cameroun. On peut imaginer quels genres de conseils Ivon Omnes, puisqu’il s’agit de lui, peut donner au prince d’Etoudi. « Il faut tirer dans le tas » doit-il lui répéter lorsque le peuple manifeste dans la rue!

J’ai appris récemment d’une bouche française parmi les plus autorisée, que nous (les Noirs) sommes très indisciplinés ! Comment ne pas penser que la France n’est pas complice lorsqu’un de ses représentants parmi les plus illustres a pu conseiller au chef de l’état la création du Commandement Opérationnel et faire partager à la France amie la responsabilité d’un crime fratricide et parricide?
Même si on est réjoui que le parlement européen ait condamné cette organisation militaro criminelle, on reste perplexe lorsque la France officielle dispose d’autant de conseillers diplomatiques, militaires, politiques etc. aux côtés des dictatures africaines, depuis plus de quarante ans sans que l’Afrique évolue vers la démocratie, mais au contraire on a l’impression qu’elle recule plus qu’elle n’avance.

Sommes-nous donc les seuls à entrevoir cette sanglante explosion populaire due aux nombreuses frustrations qui se profile chaque jour d’avantage à l’horizon, ou est-ce volontairement que l’on pousse ce peuple stoïque jusqu’à ses derniers retranchements dans la perspective prochaine de son génocide?


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CAN 2016: le Cameroun présente sa diversité culturelle

Présidée par le président camerounais Paul Biya, la cérémonie d’ouverture de la 10e édition de la compétition a été festive et colorée

Festive et colorée. C’est en ces termes que l’on peut décrire la cérémonie d’ouverture de la 10ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations féminine. En une heure d’horloge, dans l’antre du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, le Cameroun a donné à voir un aperçu de sa richesse artistique et culturelle.

Après l’arrivée du Chef de l’Etat camerounais et son accueil par le Président de la Confédération africaine de football, le duo Charlotte Dipanda, star de la chanson africaine et Richard King ont interprété l’hymne de la compétition.

Une ode aux Lionnes indomptables mais aussi et surtout un hommage à la femme africaine. Les chorégraphies et mouvements d’ensemble qui ont suivi se sont déclinés en plusieurs tableaux, chacune évoquant une thématique précise.

Du « Cameroun, Afrique en miniature en marche vers l’émergence » à « L’hommage à la Caf et à la Fifa » en passant par « L’hommage aux pays participants », le très nombreux public de Yaoundé n’a pas boudé son plaisir. Les repères historiques ont été revisités, les valeurs de paix, d’unité, et du vivre ensemble célébrés par des centaines de jeunes mobilisés pour l’occasion.


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Il a aussi été question au cours de cette cérémonie de vanter la variété et la richesse culturelles du Cameroun à travers la mise en exergue des quatre grandes aires culturelles de ce pays qui a, une fois de plus, revendiqué avec force son statut d’Afrique en miniature. De l’avis de plusieurs observateurs, le Cameroun a, dès cette cérémonie d’ouverture, élevé les standards jusqu’ici connus des Coupes d’Afrique des nations, version féminine.


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Paul Biya présidera la cérémonie d’ouverture de la Can féminine

Le président de la République du Cameroun sera de la partie samedi 19 novembre, à l’ouverture de la 10ème édition de la Coupe d’Afrique des nations dames au stade Ahmadou Ahidjo

Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, présidera, samedi 19 novembre 2016 à Yaoundé, la capitale du pays, la cérémonie inaugurale de la 10ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football dames, apprend-t-on de source officielle.

Selon le programme du jour, ladite cérémonie, domiciliée au stade Ahmadou Ahidjo, sera encadrée par une imposante animation artistique et culturelle, juste avant le match d’ouverture opposant le pays hôte à l’Egypte.

Ces deux pays évolueront dans le groupe A basé à Yaoundé, au même titre que l’Afrique du Sud et le Zimbabwe alors que la poule B, établie à Limbe (Sud-Ouest), aura pour protagonistes le Ghana, le Kenya, le Mali et le Nigeria.

Par ailleurs, à la veille de cette ouverture, le ministère des Postes et Télécommunications a mis au point une application mobile « CAN féminine Cameroun 2016 » permettant aux internautes de par le monde de suivre la compétition en temps réel.

Affiche officielle de la Can féminine de football 2016 au Cameroun.
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Logements sociaux: la Grande Bretagne va en construire 5 300 au Cameroun

Le sujet était au menu d’un échange entre le chef de l’Etat Paul Biya et une délégation d’hommes d’affaires britanniques reçue jeudi au Palais de l’Unité à Yaoundé

Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a reçu jeudi 17 novembre 2016, en audience, une délégation d’hommes d’affaires britanniques conduits par le haut-commissaire de ce pays à Yaoundé, Brian Olley.

Au sortir de cette rencontre, le diplomate a révélé que les opérateurs économiques qu’il conduisait se sont engagés à construire plus de 5300 logements sociaux dans les métropoles économique et politique, Douala et Yaoundé, mais aussi dans la cité balnéaire de Kribi pour un coût de 140 milliards FCFA.

Abordant les questions d’ordre sécuritaire, Brian Olley a annoncé que la Grande Bretagne allait densifier son soutien aux forces de défense camerounaises, particulièrement dans le volet de la formation militaire, révélant par ailleurs qu’un poste d’attaché militaire allait être créé en avril prochain au sein de sa représentation au Cameroun.

Sur le plan humanitaire, le diplomate a déclaré que plus de 15 milliards FCFA avaient déjà été mobilisés par le Royaume Uni pour l’assistance aux réfugiés et personnes déplacées victimes du terrorisme, un appui appelé à se diversifier grâce à l’apport de l’Agence britannique de développement international.

Sur le plan de la coopération, et selon l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), Londres (88,2 millions US) figure au 2ème rang des bailleurs bilatéraux du Cameroun derrière la France (167 millions US) et devant l’Allemagne (87,4 millions US), les Etats-Unis (40,7 millions US) et le Japon (25,1 millions US).


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La politique et le social à la Une de l’actualité au Cameroun

Les journaux camerounais parus mercredi ont consacré l’essentiel de leurs gros titres à des sujets touchant la politique intérieure et aux faits sociaux

« Longévité : l’énigme Paul Biya » fait l’ouverture de l’hebdomadaire Repères qui constate que le chef de l’Etat, bien que continuant de cultiver le secret et en grand solitaire, est constamment en état de veille.

« Des adversaires politiques le disent physiquement et politiquement diminué. Ses partisans savent qu’il est le lion éternel de l’arène. Dans la solitude et le silence, il calcule et se projette. »

Et de constater que cet homme, à la fois insaisissable et imprévisible, tel un sphinx, à bientôt 84 ans et 34 ans de magistère, reste un mystère qui fait de lui un homme seul, écrasant de sa grande présence dans la vie publique du Cameroun ainsi que tous les agendas.

En réalité, renchérit le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, « Paul Biya sur tous les fronts », particulièrement ces dernières semaines où, de la 71ème session de l’assemblée générale des Nations Unies à l’accident ferroviaire survenu le 21 octobre dernier à Eséka en passant par la clôture de la saison sportive, le président de la République n’a pas observé le moindre répit.

Il n’en reste pas moins, selon Emergence, que l’Exécutif conduit par le même homme est aujourd’hui accusé d’«inertie» par plusieurs parlementaires, et pour cause : plusieurs élus, décédés parfois depuis 3 ans, n’ont jamais été remplacés à travers des élections partielles ainsi que le prévoient les dispositions légales en vigueur.

C’est au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale, justement, que s’est tenu mardi un séminaire d’informations organisé par le réseau « Esperance jeunesse » et consacré au livre scolaire.

Ici, rapporte Cameroon Tribune, les élus ont constaté qu’il existe de sérieux problèmes qui plombent la chaîne de production, d’édition, d’agrément et de distribution de ce support.

Il existe aussi, ajoute cette publication, citant un député, « une collusion entre les différents acteurs du secteur », une relation teintée de corruption à des fins mercantilistes.

Plusieurs députés, rapporte Le Messager, ont marqué leur incompréhension devant la multitude de manuels scolaires, qui changent année après année, quand ils n’arrivent pas tard sur le marché ou que l’on retrouve plusieurs manuels dans les établissements d’une même ville.

En tout, conclut Mutations, le débat autour du livre scolaire divise quant à son mode de sélection, à la qualité et à la quantité des ouvrages par matière.

A propos d’école, The Guardian annonce que des dizaines d’enseignants d’obédience anglophone sont prêts à défier l’autorité du Premier ministre, eux qui viennent, en dépit des assurances du gouvernement par rapport à leurs revendications sectorielles, d’annoncer une grève illimitée à partir du lundi prochain.


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Palais de l’Unité: Paul Biya reçoit en audience Stéphane Fouks

Au menu des échanges entre le communicant et le président de la République, une évaluation des retombées de la dernière Conférence économique internationale de Yaoundé

Le président de la République Paul Biya a reçu en audience au Palais de l’Unité, vendredi 11 novembre 2016, le communicant Stéphane Fouks, vice-président de Havas. Au menu des échanges, une évaluation des retombées de la dernière Conférence économique internationale de Yaoundé pour le développement du Cameroun.

S’exprimant devant la presse au terme d’un long entretien avec le président de la République, Stéphane Fouks a déclaré que l’audience a porté sur une exploration des voies et moyens de faire valoir auprès des investisseurs internationaux les atouts du Cameroun.

A cet égard, le vice-président de Havas a relevé que le chef de l’Etat est « très concerné par la volonté de rendre efficace, concrète des mesures et de permettre que les acquis de cette conférence, les acquis du positionnement du Cameroun sur la scène internationale soient encore mieux perçus et mieux développés dans les prochains mois ».

Sur la situation économique de l’heure, l’hôte du chef de l’Etat s’est voulu rassurant : « le Cameroun est un pays qui continue sa marche en avant, continue son développement. Comparativement aux autres pays de la région, il tire mieux son épingle du jeu difficile et compétitif », s’est-il réjoui.

A titre de rappel, notre pays a abrité au mois de mai 2016, une conférence internationale des investisseurs, sous le thème « Investir au Cameroun, Terre d’attractivités ». L’objectif était alors de pousser les investisseurs internationaux à mettre des fonds pour développer sur place un tissu industriel, grâce à l’agriculture, à l’exploitation des matières premières, au développement des TIC, etc.

Stéphane Fouks reçu par Paul Biya vendredi, 11 novembre 2016.
PRC)/n

Cameroun: derrière nos sourires se cachent de sérieuses entorses à la démocratie

Par Abdelaziz Mounde

A l’évidence, si le chef de l’Etat tient ou continue de tenir les réunions de son parti au Palais de l’Unité, ses ambassadeurs et représentants ne se priveront pas de le faire dans les Missions diplomatiques. Ne vous avisez surtout pas, si vous êtes d’un autre parti de solliciter ces lieux, ils vous seront purement et simplement refusés. Que viendront faire des opposants ou des…activistes dans de si augustes lieux ?

Pourtant, il s’agit d’un bien commun, fruit de la fortune collective des Camerounais, qui pour l’instant est le seul apanage du parti au pouvoir. Alors même que le Préambule de la Constitution est clair sur la neutralité de l’Etat.

S’il faut le redire, jusqu’à ce que nous fassions pièce à ces pratiques, chaque Camerounais est libre, et c’est une très bonne chose, de militer dans le parti de son choix. Seulement les diplomates ont l’obligation de par leur statut, outre d’observer une réserve et de la neutralité dans l’exercice de leurs fonctions, mais surtout de favoriser la pluralité des formes d’expression citoyennes et des opinions.

C’est en cela que le discours d’investiture de Paul Biya sur la « République exemplaire » est plein de contradictions et ne cadre guère avec une réalité préoccupante, où derrière nos sourires et vivats se cachent de sérieuses entorses à l’exercice démocratique.

J’invite pour cela, les partis politiques camerounais représentés en France, à engager une action concertée afin d’une part que la question de la mise à disposition de la Salle des Fêtes de l’Ambassade du Cameroun, soit clarifiée concernant les formations politiques, et d’autre part, que la neutralité publique des diplomates soit respectée.


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Cameroun: Lettre à Onambélé Zibi

Par Albert Dzongang, Président de la Dynamique

Remarque sur vos propos tenus au cours de l’émission « L’Arène » du 06 novembre 2016 sur Canal2 International.

Cher Monsieur, comme de nombreux Camerounais qui, à cause de vos déclarations et écrits de ces derniers temps, voulaient avoir une clarification sur vos propos incendiaires tant à l’encontre de son Excellence M. Paul Biya, Président de la République du Cameroun, qu’à celui des autres compatriotes vivants à Yaoundé, j’ai aussi regardé l’émission l’Arène du dimanche 06 novembre 2016 sur Canal2 International, dont vous étiez l’invité. Sur un plan général, j’ai compris qu’il s’agissait d’une émission de demande de pardon au Chef de l’Etat, pour vos paroles qui semblent avoir dépassé votre pensée, et que vos propres frères ont vertement condamnées. Ce qui est amusant avec vous, c’est d’avouer et de nier en même temps, être l’auteur de la motion « des Patriarches du Mfoundi ». Sur tous les griefs contenues dans ce brûlot, vous avez point par point justifié leurs pertinences et déclaré, que vous ne faites que dire tout haut ce que vos frères pensent tout bas, en commençant par ceux qui vous ont renié.

Peut-être que vous ne voulez pas mourir seul ? On connaissait le tribalisme régional qui a gangrené notre développement, mais celui que vous avez développé au cours de cette émission, a surpris tout le monde, quand vous vous évertuez à bannir un des vôtres, le Ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa. Quel micro tribalisme ? Si vous reniez celui-là, qui a les mêmes origines, la même coutume que vous, point n’est besoin de s’étonner que vous vouez aux gémonies les Baya, Bulu, Eton, Maka, Kirdi, etc. et autres étrangers non Camerounais vivant à Yaoundé, votre village. Sans oublier qu’une de vos cibles de prédilection, et à qui vous semblez en vouloir particulièrement, c’est Bafoussam et Bamenda que vous prenez comme modèle à imiter, parce qu’aucun Mbouda ne siège au Conseil Municipal dans cette ville.

Vous demandez au président « Père noël » de nommer les vôtres à plusieurs postes de nourriture, et estimez que trois ou quatre ministres pour votre seul petit village, c’est rien du tout. Combien êtes-vous en fait ? Les Bandjoun, avec près de 250.000 âmes n’ont pas de ministre, Bahouan avec 20.000 âmes n’a même pas de chef de bureau, peu importe, ils sont nés pour produire, pour que vous en jouissez. Vous vous demandez si un ressortissant de Mfoundi peut avoir un immeuble à Bafoussam ? Avant d’aller si loin montrez combien d’entre eux, en dehors des voleurs au col blanc, ont des immeubles à Yaoundé leur village.

Comme vous semblez ne rien comprendre en matière d’investissement, permettez-moi de vous expliquer comment et pourquoi on construit un immeuble (à ne pas confondre avec une maison d’habitation familiale). Il faut disposer des fonds, ou être crédible auprès d’une banque, choisir la ville dans laquelle on veut réaliser le projet, choisir le quartier en fonction de la destination (commerce, bureaux, habitation). Une fois ces choix effectués, il faut acquérir le terrain, très souvent à un natif du Mfoundi si la réalisation est prévue à Yaoundé. Construire et louer pour amortir son investissement. Deux immeubles de même plan, même contenance, bâtis à Yaoundé, l’un à Mokolo et l’autre à Bastos n’ont pas le même apport, le premier sera amorti en 35 ans et le second en 10 ans maximum. C’est pourquoi M. Fotso Victor n’a pas d’immeuble à Bandjoun, M. Ngouchinghe Sylvestre n’a pas un immeuble à Bamougoum, MM. Monkam Pascal et KadjiI Defosso qui ont tant investi à Douala et Yaoundé et même en Afrique du Sud, n’ont qu’un modeste bâtiment à Bafang.

Comment pensez-vous que votre frère qui n’a déjà pas une maison à Yaoundé plus rentable, aille enterrer son argent à Bafoussam ? Mon oncle a laissé dans cette ville un immeuble de deux étages, comprenant quatre appartements de quatre chambres chacune, le loyer est de 35.000 F.Cfa, difficilement perçu. Tous les Hauts Fonctionnaires de chez vous qui ont servi à Bafoussam se sont fait attribuer des lots. Une fois affectés, ils revendent pour se construire soit à Douala, soit à Yaoundé. Alors que, ceux qui font la même opération à Douala ou à Yaoundé y érigent des immeubles. Pour investir dans une ville, il faut la connaître, l’aimer et y vivre.

Lequel de vos frères peut aller s’installer à Bafoussam, s’il n’y est pas affecté pour rançonner les pauvres villageois ? Comment voulez-vous être élu (même si le mot n’a pas de sens au Cameroun) à Bafoussam où vous n’habitez pas, que vous n’avez même jamais visité ? C’est vrai que pour vous qui vivez de Décrets, tout est possible sous le renouveau, il suffit que le patron décide. Monsieur Onambélé Zibi, je vous croyais plus intelligent et fin que vous n’avez paru lors de votre show. Pour vous, protéger la minorité veut dire, faire en sorte que ce soit la minorité qui commande la majorité. C’est donc la minorité qui doit, selon vous protéger la majorité.

Je croyais qu’on ne protège que les faibles et nécessiteux, en leur offrant gîtes et couverts. Si les allogènes, blancs, noirs, nordistes, sudistes de, l’Est, de l’Ouest et des autres régions ne venaient pas s’établir à Yaoundé, votre village serait une bourgade n’ayant même pas de commune, dépendant peut-être de Mbalmayo ou d’Obala.

Vous êtes content que ce soit votre frère qui commande une ville où vous ne payez pas le 1/1000e des taxes qu’il gère. Vous voulez faire réviser la Constitution pour que chacun aille voter dans son lieu d’origine. Seulement, il ne faut pas refuser le moineau et manger ses ufs. Aussi, cette révision doit préciser que chacun doit payer ses impôts dans son lieu d’origine. Quelle aubaine pour mon village Bahouan dont les fils payent plusieurs milliards d’impôts, ailleurs et à Yaoundé principalement. Sur le même plan, je ne sais pas où vous mettez les enfants nés à Yaoundé de parents non originaires du Mfoundi, et qui ne connaissent pas un autre lieu ? La filiation sûre étant matriarcale, que faites-vous des enfants nés de vos s urs et des allogènes ? Vont-ils suivre leur oncles maternels, où les oncles paternels (incertains) ? Si le préambule de la Constitution a annoncé cette notion de protection des minorités et autochtones, elle a précisé « conformément à la loi ».

Cette loi, qui comme plusieurs autres de cette même Constitution, et le Décret d’application de celle relative à la déclaration des biens des dirigeants du pays, reste encore attendue. Il ne faut pas mettre la charrue avant les b ufs. C’est cette loi qui dira en quoi consiste cette protection et quel est le risque encouru. Parlant des quotas, vous devriez avoir honte de réveiller les chats qui dorment. Quels sont ceux qui peuplent l’armée, la police, les finances et l’administration ? Dans les ministères où on gère les institutions de la souveraineté, la langue officielle est votre patois, tant à Yaoundé que dans les provinces.

Cessez de vous moquer des 95 % des Camerounais exclus par votre régime. Comme souligné plus haut, vous voulez livrer vos frères ministres à la vindicte populaire et semblez en vouloir particulièrement aux Ministres André Mama Fouda et Mbarga Mboa, peut-être ont-ils oublié de vous verser les dîmes. Les Camerounais de toutes nos dix régions aspirent à vivre ensemble, dans l’unité malgré leurs différences. Ils sont conscients d’avoir un destin commun que rien ne peut ébranler, même pas les sirènes de quelques personnes qui pour conserver leur pouvoir et leurs avantages, pour réclamer leur place à table voire pour conquérir le sommet de l’Etat, tentent maladroitement de les opposer.

Comme Bamiléké, comme homme politique, si je réagi à vos sorties, c’est moins pour demander à mes frères de nourrir quelque revanche que ce soit sur le sort qui leur est réservé par l’histoire dans le champ administratif et politique de notre pays, à cause de leur engagement nationaliste aux côtés de leurs frères Bassas et des autres sous l’occupation et après l’indépendance, que pour appeler l’attention des dirigeants et décideurs sur les graves risques qui guettent notre société s’ils ne placent pas courageusement la question de l’unité nationale et du vivre ensemble, que paradoxalement le président Ahidjo avait amorcé, au c ur de leurs actions.

N.B. Vous remarquez que je n’ai pas parlé de patriarche, car vous n’avez pas traduit ce mot en votre langue. Ce qui veut dire qu’il n’existe pas chez les Mfoundi (Cf. question de Monsieur Emmanuel Atangana).

Onambélé Zibi.
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Cameroun-États-Unis: Paul Biya adresse ses félicitations à Donald Trump

Dans une correspondance datée du 09 novembre 2016, le chef de l’Etat camerounais joint ses v ux de «plein succès» au 45ème président de la première puissance mondiale dans l’exercice de son mandat

Dans une correspondance datée du 09 novembre 2016, le Président de la République du Cameroun, Paul Biya, a adressé au candidat républicain, Donald Trump, ses « vives et chaleureuses félicitations », suite à son élection à la présidence des États-Unis d’Amérique.

Dans sa correspondance, le chef de l’Etat camerounais a joint ses v ux de plein succès dans l’exercice du mandat du 45ème président à la tête de la première puissance mondiale.

Selon Paul Biya, en élisant Trump, « le peuple américain fait la démonstration de sa vitalité politique et de sa maturité démocratique ». Le dirigeant camerounais a également saisi l’occasion pour assurer Donald Trump de sa disponibilité à uvrer davantage « à la consolidation et à la promotion continues, des excellentes relations d’amitiés et de coopération » qui existent entre Yaoundé et Washington.

Arrivé au pouvoir en 1982, c’est la 9ème fois que le chef d’Etat camerounais félicite l’élection d’un président américain. En effet, Paul Biya a successivement adressé ses félicitations à Ronald Reagan pour son second mandat (85-89). G.H.W. Bush (89-93). Bill Clinton deux fois (93-2001). G.W. Bush deux fois (2001-2009) et Barack Obama deux fois également (2009-2017).

En plus du président Burundais Pierre Nkurunziza, qui a été « le premier chef d’État africain à féliciter mercredi matin Donald Trump pour son élection à la présidence des États-Unis » selon Jeune Afrique, plusieurs personnalités du continent ont réagi à la victoire du républicain. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en fait partie. L’hebdomadaire relève également qu’en Ouganda, le président Yoweri Museveni a expliqué dans un tweet qu’il a « hâte de travailler avec Donald Trump ».

Paul Biya, chef d’Etat camerounais (photo archive).
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Palais de l’Unité: les ambassadeurs d’Israël et de Belgique chez Paul Biya

Les diplomates Ran Gidor et Stéphane Doppagne sont venus présenter leurs lettres de créances au chef de l’Etat camerounais

Le président de la République, Paul Biya, a reçu, le mercredi 09 novembre 2016, les lettres de créance des nouveaux ambassadeurs d’Israël et du Royaume de Belgique nouvellement accrédités au Cameroun.

Ran Gidor, le nouvel ambassadeur d’Israël au Cameroun s’est le premier livré au rituel de cette cérémonie protocolaire au Palais de l’Unité. Il remplace à ce poste son compatriote Nadav Cohen. Avant sa nomination au Cameroun, le nouveau plénipotentiaire israélien était ministre conseiller, directeur des Nations Unies (Affaires politiques au Ministère des Affaires Etrangères de son pays.

Les relations bilatérales entre le Cameroun et Israël remontent à 1960. Les domaines de coopération entre le Cameroun et Israël sont : les échanges culturels, le transfert de savoirs et des expériences dans l’agriculture, la technologie, la médicine et l’intégration sociale des couches défavorisées. Ceux-ci sont actualisés à travers des activités menées à court ou à long terme, notamment des projets d’adduction d’eau potable et de développement des énergies renouvelables.

Stéphane Doppagne, est le nouvel ambassadeur du Royaume de Belgique au Cameroun. Il était jusqu’à sa nomination au Cameroun, Consul général de Belgique à Lubumbashi(RDC). Il a eu pour prédécesseur à Yaoundé Jan De Bruyne du Royaume de Belgique.

Le Cameroun et le Royaume de Belgique entretiennent des liens de coopération depuis l’indépendance de notre pays en 1960.

La Belgique dispose de deux représentations au Cameroun, une ambassade à Yaoundé et un consulat à Douala. Le Cameroun est représenté à Bruxelles par Evina Abe’e Daniel depuis juin 2008.

Le Chef de l’Etat était assisté au cours de la cérémonie par le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella ; le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh ; le ministre directeur du Cabinet civil, Martin Belinga Eboutou, le chef d’Etat-Major particulier du Président de la République, Général de Brigade aérienne, Emmanuel Amougou, et le Commandant de la Garde Présidentielle, le Lieutenant-Colonel Raymond Jean Charles Beko’o Abondo.

Les ambassadeurs d’Israël et de Belgique reçus par Paul Biya mercredi, 09 novembre 2016.
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