Télécommunications : les Equato-guinéens à l’école camerounaise

Des responsables de l’opérateur de téléphonie mobile de la Guinée équatoriale (Getesa), viennent d’effectuer une visite de travail à la Cameroon telecommunication (Camtel).

Une rencontre qui aura permis au Directeur général de la Camtel,  Judith Yah Sunday épse Achidi, de présenter à ses invités les avancées enregistrées par la société de téléphonie camerounaise. Les deux pays, Cameroun et Guinée équatoriale disposent  d’une connexion multisectorielle. En effectuant cette descente à Yaoundé le 19 septembre, la délégation conduite par  Carlos Esono Miko, le Directeur Général de Getesa  entend   consolider, des relations du secteur des télécommunications entre   deux pays amis et frères qui partagent le même espace communautaire. Un exercice qui passait  par la multiplication  des points de sortie de la Guinée équatoriale vers l’international.

Si les échanges se sont logiquement attardés sur la présentation des deux probables futurs partenaires, ils auront surtout permis à la délégation guinéenne d’apprécier non seulement,  les atouts de la société Camtel, mais aussi, d’avoir une idée précise sur l’arsenal infrastructurel du hub de l’Afrique Centrale.

« Getesa a des problèmes de connexion à l’international parce qu’il a un seul support qui connecte la Guinée à l’international, alors que le Cameroun a 5 câbles sous-marins qui permettent de donner de la redondance et avoir plusieurs sorties à l’international de telle manière que lorsqu’il y a un souci sur l’un des câbles,  que l’entièreté du pays ne soit pas couper de l’international. C’est donc une visite qui a beaucoup  de sens,  autant pour nous en tant que hub de l’Afrique Centrale,  autant pour eux, qui ont besoin de multiplier leurs sorties sur l’international » a indiqué Judith Yah Sunday.

Le DG de Getesa n’a pas manqué de souligner son admiration face aux atouts de la société camerounaise. Un arsenal qui permet à Camtel de développer une connectivité nationale et internationale qui fait du Cameroun la plaque tournante numérique de l’Afrique Centrale.

En effet, l’entreprise dispose d’un réseau backbone national à fibre optique couvrant  un linéaire d’environ 12 000 km et plus de 500 km de boucles optiques métropolitaines déployées dans huit capitales Régionales. Desserrant  les dix chefs-lieux de région, 51 sur 58 chefs-lieux de département, 209 sur 360 chefs-lieux d’arrondissements et est pourvu de points d’interconnexion aux frontières du Cameroun avec le Tchad, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la RCA et le Nigéria.

A en croire la gazeti237, sur le  plan international, Camtel dispose de trois stations d’atterrissement (Kribi, Limbé et Douala) lui donnant accès aux câbles SAT3, WACS, NCSCS et SAIL qui desservent l’Afrique, l’Europe,  l’Asie et l’Amérique. Il jouit sur ces câbles des droits de propriété sur un linéaire d’environ 50 000 km. Les capacités importantes dont dispose Camtel sur ces câbles lui permettent de se raccorder aux plus grands réseaux internet du monde et de fournir les services de transit IP aux opérateurs nationaux et sous régionaux. Cette rencontre s’est achevée par la visite de deux sites accueillant certaines structures techniques de Camtel.

 

Cameroun-Stéphane Mbia : je félicite la CAF qui fait le pari de la jeunesse

Invité à assister au Championnat de football scolaire de la CAF, l’ancien international camerounais estime que les matchs étaient d’un bon niveau.

-Que retenez-vous de cette première édition du championnat de football scolaire de la CAF, masculin et  féminin?

Je rentre de Durban très satisfait de ce que j’ai vu. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la passion des jeunes pour ce premier championnat d’Afrique des écoles de football de la CAF. J’ai été surpris que la Caf ne se concentre pas seulement sur l’aspect footballistique, mais aussi sur les perspectives de carrière des participants. Ce tournoi est très important pour le développement du football sur le continent, car les jeunes sont l’avenir. Il leur offre une plateforme pour montrer leurs talents sur la grande scène.

Il faut tirer un grand coup de chapeau au président de la Confédération africaine de football (Caf), le Dr Patrice Motsepe, qui a pensé via sa Fondation d’organiser cette compétition, en investissant 10 millions USD. Ce championnat permet de développer le football africain dès la base, à travers l’école. J’ai appris que chaque vainqueur de ce championnat a reçu la somme de 300 000 USD. Le fait que cet argent soit dédié à aménager des airs de jeu est une très belle initiative.

La Caf fait le pari de la jeunesse. Il y avait des ateliers pour les jeunes arbitres, les entraîneurs et les jeunes reporters. C’est la première fois qu’une telle chose se produit et je tiens à féliciter la Caf d’avoir eu la clairvoyance d’organiser tous ces évènements en marge de ce championnat.

Le jour de la finale, outre le président Motsepe, j’ai vu tous ses vice-présidents ; le ministre sud-africain des Sports, le président de la Fédération Sud-africaine de football, le Dr Danny Jordaan et le président de la COSAFA, ainsi que des dirigeants du football venant de tout le continent africain. L’organisation a été parfaite. Avec l’Afrique du Sud, habituée à organiser des grands évènements sportifs, on commence à s’y habituer.

– Vous et les autres joueurs présents, avez-vous donné quelques conseils aux jeunes?

J’étais là avec les autres légendes (Assamoa Gyan, Lucas Radebe, Robert Kadiaba, Clarence Seedorf, Karim Haggui et bien d’autres) pour essayer d’inspirer les jeunes à poursuivre leurs rêves, mais aussi pour leur donner des conseils sur ce qu’il faut faire pour atteindre le plus haut niveau.

Depuis mon jeune âge, je joue au football, je suis un passionné, un vrai, qui a beaucoup appris de ses différents éducateurs et entraîneurs. Et le temps est venu pour moi de transmettre, de partager mon expérience. Ce que je n’ai cessé, avec les autres anciens joueurs invités, de faire durant tout notre séjour à Durban. Et les jeunes, garçons, comme filles, se sont montrés assez réceptifs.

L’éducation est très importante et nous en avons parlé avec les équipes participantes. Le tournoi a bénéficié d’une couverture massive et nos activités toucheront davantage de personnes.

-Comment avez-vous jugé la qualité de jeu de ces jeunes joueuses et joueurs et que pensez-vous de ce championnat scolaire?

Le niveau de jeu était exceptionnel. Les deux catégories avaient un talent incroyable et elles l’ont démontré pendant le tournoi. Pendant cinq jours, j’ai assisté à des matchs de bonne facture. Compte tenu de l’enjeu, la plupart des rencontres de ce championnat de football scolaire ont donné lieu à des matchs engagés. J’ai été impressionné par la qualité du jeu et la combativité des équipes.

Au vu du talent précoce de ces joueuses et joueurs, l’on ne peut que souhaiter un meilleur encadrement pour eux, afin qu’ils continuent de progresser. Certains joueurs et joueuses ont encore des lacunes techniques et surtout tactiques, ce qui est un peu normal pour leur âge. Ils commettront des erreurs, mais cela fait partie de leur développement en tant que joueurs.

Cette compétition est la bienvenue pour le développement du football en Afrique. C’est la première édition et je sais qu’elle va s’améliorer car c’est un tournoi annuel qui se déroule en trois phases : nationale, zonale et continentale.

Confédération africaine de football : former les leaders de demain à travers l’école

La phase finale du Championnat africain de football scolaire de la CAF, une initiative du président Patrice Motsepe, se dispute du 5 au 8 avril 2023 à Durban.

Mini révolution dans la formation des footballeurs africains dès la base. Après un premier tour éliminatoire par zone, 14 de meilleures écoles (filles et garçons compris) vont à l’assaut du titre de champion d’Afrique de football scolaire. A en croire, Sarah Mukuna, cette nouvelle compétition aura un énorme impact sur l’avenir du football africain. Le tournoi vise surtout à favoriser l’émergence des futurs footballeurs de demain.

S’adressant à CAFOnline.com, Sarah Mukuna, directrice des Associations Membres, revient sur l’objectif de ce programme et explique comment il a été créé sur le continent.

Pourquoi le football scolaire est-il si important pour la CAF ?

L’un des meilleurs investissements que nous puissions entreprendre pour l’avenir du football sur le continent africain est de consolider notre réservoir de talents à partir de la base. Pour beaucoup d’enfants, cela prend forme dans leurs écoles. Plusieurs stars originaires de notre continent et qui ont atteint le plus haut niveau dans le football, ont débuté leur parcours footballistique à l’école. Ce fut leur premier contact avec le jeu.

C’est à partir de là qu’ils ont développé leur passion. Nous pensons qu’il existe de nombreux joyaux, garçons et filles, et nous voulons donner le plus de chance possible au plus grand nombre afin qu’ils tombent amoureux du football et qu’ils montrent leur talent.

Cela ne fait aucun doute que le niveau sera considérablement rehaussé au niveau des clubs et de l’équipe nationale à l’avenir…

Oui, plus vous avez de personnes qui jouent et apprécient le jeu, plus vous avez de chances de détecter les meilleurs talents. Nous voulons que le football au niveau des écoles soit inclusif et offre une plateforme aux jeunes garçons et filles pour montrer leurs compétences sur le continent. Ils peuvent façonner leur avenir à partir du football. Les gens ne peuvent pas briller si les opportunités sont inexistantes. C’est pour cela que nous avons donc créé le Championnat Africain de football scolaire de la CAF. Ce sera très intéressant de voir les nombreux talents qui émergeront dans le futur.

Combien de jeunes ont participé à l’événement inaugural en 2022/2023 ?

Quelque 400 000 garçons et filles et plus de 20 000 écoles ont participé à la présente saison. Ce chiffre est déjà très élevé mais nous voulons accroître le nombre dans les années à venir. Il s’agit de participants venant de 41 pays à travers le continent. Cela représente une grande réussite pour la première année. Nous voulons étendre nos activités et faire encore mieux que la première année.

Sarah Mukuna, directrice des Associations Membres

Cette campagne va au-delà du football…

Nous avons développé un certain nombre d’ateliers et de programmes autour du Championnat Africain de Football Scolaire de la CAF afin d’approfondir les connaissances des jeunes joueurs en dehors du terrain. Cela fait partie de African Schools Programme™ qui utilise le football comme point central afin d’avoir un impact positif sur les communautés au sein et autour des écoles participantes. Il y a eu un programme pour les jeunes arbitres et un programme pour les jeunes reporters qui familiarise les jeunes avec les médias.

Pendant la première finale continentale à Durban, nous aurons d’autres ateliers pour les arbitres, les entraîneurs et les jeunes intéressés par le secteur des médias. Les écoles sont également un vecteur important de la transmission des valeurs fondamentales de la vie et le football englobe tout cela – le respect, la discipline, le travail en équipe et le fair-play. Ces qualités sont importantes sur et en dehors du terrain et sont de précieux outils que ces étudiants peuvent utiliser tout au long de leur vie.

La Fondation Motsepe a fait un don de 10 millions de dollars pour cet événement…

Oui, et cela montre l’engagement que le Dr Patrice Motsepe et le Dr Precious Moloi-Motsepe ont envers les jeunes de notre continent. Par le biais de la Fondation Motsepe, ils promeuvent l’excellence académique et sportive en Afrique du Sud depuis de nombreuses années. Le concept a été repris et répandu sur tout le continent.

Des prix d’un montant total de 2,7 millions de dollars ont été distribués aux écoles lors de la phase zonale du Championnat Africain de football scolaire de la CAF et 1,3 million de dollars supplémentaires seront offerts lors des finales continentales. L’idée est que cet argent soit utilisé par les écoles afin qu’elles améliorent leurs infrastructures et leurs programmes. En faisant cela, elles offriront encore plus d’opportunités aux jeunes joueurs à l’avenir.

Racontez-nous un peu comment se déroulent les matchs…

Il y a huit joueurs de chaque côté et les matchs se jouent sur une moitié de terrain. Les cages sont également un peu plus petites que la norme. Les matchs durent 40 minutes, 20 minutes par mi-temps, avec une pause de 10 minutes entre les deux. Les équipes peuvent utiliser un nombre illimité de remplaçants.

Les compétitions chez les garçons et chez les filles verront sept équipes en compétition. Elles seront réparties en deux groupes lors de la phase d’ouverture. Le groupe A comptera trois équipes et le groupe B en contiendra quatre. Ils s’affronteront dans un format simple et les deux meilleures équipes de chaque groupe se qualifieront pour les demi-finales. La meilleure équipe du groupe A jouera contre le second du groupe B, et vice-versa. Outre la finale, il y aura également un match pour la médaille de bronze.

 

Cameroun : gendarmes et policiers retournent à l’école à Bafoussam

La Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) organise, depuis ce mardi 14 mars à Bafoussam, une formation aux droits de l’Homme à l’intention des officiers de police judiciaire (OPJ).

Cette formation est la première d’une série et vise à aider les OPJ, des unités de police et de gendarmerie de la région de l’Ouest, à respecter et protéger les droits fondamentaux de façon proactive, apprend-on. Au moins, une quarantaine de participants y prennent part.

Cette discipline « garantit que l’usage de la force soit exercé conformément aux principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité, des principes fondamentaux pour le développement des sociétés justes. Cette formation permettra donc aux OPJ de jouer le rôle envisagé pour eux dans la feuille de route et pour le travail dans le domaine de la justice, de la liberté et de la sécurité », indique l’antenne régionale de la CDHC pour l’Ouest, dans une note conceptuelle que SBBC a consultée.

Au Cameroun, les forces de maintien de l’ordre font souvent un usage excessif de la force contre les manifestants et sont régulièrement accusées d’exactions sur les populations civiles notamment dans le cadre de la crise anglophone qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à en croire Stopblablacam.

Selon la CDHC, parmi les « accusations d’atteintes majeures » aux droits de l’Homme attribuées aux FMO figurent : les arrestations et les détentions arbitraires, les conditions délétères dans les lieux de privation des libertés, l’utilisation des locaux de détention non officiels, les restrictions à la liberté d’expression, les violences, la torture, le mauvais traitement inhumain et dégradant.

La Commission cite également la corruption « qui continue de présenter de graves difficultés à tous les niveaux de la procédure », l’intervention des forces de défense et de sécurité dans les domaines qui ne relèvent pas de leurs compétences, le manque de confiance des populations vis-à-vis des FMO et la violence par l’approche (mauvaise stratégie d’approche des usagers par les FMO).

Or, rappelle l’organisme, les FMO doivent non seulement respecter les droits de l’Homme, mais aussi les protéger activement. Mais une simple connaissance des règles ne suffit pas pour les traduire en un comportement professionnel approprié, estime toutefois l’organisme.

Aussi, cette formation vise-t-elle à sensibiliser, à renforcer les compétences des OPJ et à développer celles qu’ils possèdent déjà pour leur permettre de remplir efficacement leurs fonctions et leurs devoirs, sans bavure. Créée par décret présidentiel le 8 novembre 1990, la CDHC (anciennement Comité, puis Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés du Cameroun) a pour mission la promotion et la protection des droits humains, ainsi que la prévention de la torture dans tous les lieux de privation de liberté.

Cameroun : voici des acteurs qui tuent l’école

Aucun individu ou organisation, fut-elle étatique, n’est doté d’un pouvoir de déclarer la mort de l’école au Cameroun. Or, les exactions des sécessionnistes, l’inertie du gouvernement, les excès des enseignants ou la violence des élèves y participent.

 

 

Les effets de la radicalisation des revendications corporatistes dans les régions dites anglophones en 2016, devraient nous servir de leçon. Près de 6000 établissements scolaires fermés, 600 000 enfants non scolarisés (selon Unicef en 2019), au moins 12 élèves tués depuis 2020, des dizaines d’enseignants mutilés, battus ; des enlèvements successifs avec ou sans demande de rançon.

L’opinion condamne avec la dernière énergie ces exactions ainsi que la position radicale des séparatistes. Ces derniers tentent à tous les prix de faire respecter leur ordre manifestement illégal. L’Etat à travers son gouvernement a déployé les moyens pour que pareil projet ne puisse pas prospérer.

Assassinat des élèves dans la crise anglophone
Obsèques des élèves assassinés à Kumba

Jusque-là dans l’imagerie populaire, l’on sait que les sécessionnistes sont les seules personnes qui s’érigent contre l’école au Cameroun. Que non ! La grève des enseignants en cours au pays depuis le 21 février 2022, et des scènes d’horreur vécus dans certains établissements scolaires révèlent le contraire. Bien d’autres acteurs contribuent à tuer l’école en silence.

La part de l’Etat et du gouvernement

En premier, l’Etat, son gouvernement et son administration. Ils s’illustrent ces dernières années par l’inertie, l’incompétence, et la mauvaise foi quant au traitement des problèmes légitimes posés par des enseignants. Les problèmes du système éducatif camerounais émanent de l’incapacité du système régnant à anticiper sur les problèmes généraux de la cité.

Depuis avant 2016, les seigneurs de la craie formulent des revendications en vue d’obtenir de meilleures conditions de travail et de traitement. Cependant, fidèle à sa logique du dilatoire, le gouvernement n’a pas daigné régler tous ces problèmes. Les premières directives données par le chef de l’Etat n’ont pas été toutes exécutées.

Malgré leur insatisfaction, les enseignants avaient levé le mot d’ordre de grève pour se remettre au travail. Du coup, une partie du problème étouffé continuait de ronger la plaie de l’intérieur. Tôt ou tard, cet état de putréfaction allait refaire surface et rependre une odeur nauséeuse.

La clameur « On a trop supporté » est ainsi venue rappeler le gouvernement à l’ordre en le mettant face à ses responsabilités.  Le lancement de l’opération « Craie morte », la tendance récente à sa transformation en opération « Ecole morte » sonnent comme un réveil, puis une volonté de radicalisation des revendications.

Cet état de choses bien qu’insupportable au regard des effets négatifs sur le système éducatif, n’est que la conséquence des lenteurs du système gouvernant. Dans la gestion de cette crise, le manque criard de solidarité gouvernementale s’est manifesté.

L’exagération de certains enseignants

Les enseignants relancent le mouvement de grève
Collectif OTS en mouvement au Cameroun

Du coup, les enseignants profitent de ce gouffre pour se positionner en second. Contrairement aux professeurs indignés en 2016, ceux d’OTS refusent de capituler malgré la division du mouvement en deux factions, OTS et OTS républicain. L’objectif est d’inciter le gouvernement à donner une suite favorable à toutes leurs revendications.

Pourtant, en fin mars dernier, le ministère des Finances a commencé à exécuter les directives présidentielles en payant la dette relative au non logement (5289 personnels) et aux compléments salariales (20449 personnels). Le montant total à verser au cours de l’exercice 2022 est 17 milliards 600 millions, dont un milliard 759 millions par mois depuis fin mars 2022.

Des mesures sont prises aussi au niveau administratif, pour régulariser leur situation. Les bénéficiaires en reconnaissant ces mesures conjoncturelles, revendiquent la mise en œuvre des mesures structurelles, notamment l’automatisation des avancements et des primes de sujétion.

Seulement, en proclamant la mort de l’école, les enseignants ont tendance à aller trop loin. Et surtout à s’écarter davantage de la voie légale. Certains manifestants ne le savaient peut-être pas. OTS et OTA sont des mouvements illégaux. Ils profitent de la tolérance administrative en raison des revendications reconnues légitimes. Mais la détection des infiltrés proches des partis politiques trahit une certaine instrumentalisation.

Or, s’il existe le métier d’enseignant, c’est parce que l’école existe. Si l’école meurt, l’enseignant cesse d’exister. En projetant mettre un terme à l’école, les enseignants programment ainsi leur propre mort.

La délinquance des élèves

Un élève poignarde son principal à Nkolbisson
Un élève poignarde son principal

En dernières position, les élèves. Certains élèves se sont transformés en assassins au sein des lycées et collèges. Depuis 2020, au moins un enseignant et un élève ont été tués par des camarades. D’autres ont survécu aux coups de poignard. Les élèves récalcitrants multiplient les actes de violence et de défiance signe de rejet de l’école. A cela s’ajoute la crise des mœurs avec la pornographie, le proxénétisme, la consommation des stupéfiants auxquels se livrent certains élèves.

Tout compte fait, l’éducation est un droit fondamental. Nul n’a le droit de la supprimer dans la société camerounaise. Sécessionnistes, gouvernement, enseignants et élèves, il faut se ressaisir.

Cameroun : au moins 12 élèves assassinés depuis 2020 dans la Crise anglophone

La guerre dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO) a infligé d’énormes pertes au secteur éducatif dans ces deux régions. Outre la fermeture de 90% d’écoles primaires, au moins 9 000 jeunes sont privés de scolarité. Le kidnapping répété des enseignants et apprenants a cédé la place aux assassinats d’écoliers. Au moins 12 élèves tués et plusieurs enseignants abattus en situation professionnelle. 

Mercredi 24 novembre 2021, des individus non identifiés ouvre le feu au lycée bilingue d’Ekondo Titi dans le département du Ndian, région du Sud-Ouest. Bilan, 03 élèves et une enseignante de français assassinés. De nombreux autres portent des  blessures. Les autorités locales pointent du doigt les combattants séparatistes. Les images relayées par la télévision nationale Crtv montrent les dégâts sur les murs de l’établissement. Sur les réseaux sociaux, les images d’un adulte (parent) portant le corps sans vie d’un élève, de l’enseignante abattue et d’une foule en larme, font le tour.

Avant Ekondo Titi, une explosion a eu lieu à l’amphithéâtre 600 à l’université de Buea le 10 novembre 2021. Le vice chancelor explique qu’un individu non identifié a installé un dispositif explosif sur la toiture de l’amphi. L’incident fait au moins 12 blessés parmi les étudiants.

Le 24 novembre 2021, des faits semblables surviennent dans un autre établissement scolaire de la même région. Comme à Ekondo Titi, le mode opératoire est presque le même. Les hommes armés non identifiés débarquent  sur des motos à Mother Francisca Bilingual Academy. L’établissement se situe au quartier Fiango, arrondissement de Kumba 2è. L’attaque coûte la vie à 07 élèves, et fait  une quinzaine de blessés.

Les autorités accusent les sécessionnistes. Une vague d’indignations s’en est suivie à travers le monde. Un jour de deuil national est observé le 31 octobre 2020 avant l’enterrement le 05 novembre. Mais les actes se poursuivent. Les auteurs n’entendent  pas abandonner.

En dehors des attaques des combattants séparatistes,  l’armée aussi s’est quelques fois rendue  coupables du meurtre des élèves. Le 14 octobre dernier,  un gendarme tue par balle une fillette, Caro Louise Ndiallé , sur le chemin de l’école à Buea. L’homme en tenue est lynché à mort par la population. Quelque temps plus tard, un policier ôte la vie à une autre fillette dans des conditions semblables. Le 14 février 2020, 15 enfants et deux femmes enceintes trouvent la mort à Ngarbuh. Une enquête ordonnée par la présidence de la République attribue les faits à l’armée républicaine.

Multitudes d’enlèvements

Lorsque la crise s’enlise en 2017, les sécessionnistes ordonnent la fermeture des écoles. Dans leur barbarie, ils procèdent à la destruction de centaines d’écoles. Les récalcitrants subissent des violences. Puis la résistance des parents et autorités conduit le camp adverse à changer de méthodes.

Le lundi 05 novembre 2018, des individus enlèvent 79 élèves, en plus desquels le principal et un enseignant du Presbyterian School de Bamenda, dans le Nord-Ouest. Le 16 février 2019, 170 élèves et un enseignant subissent  le même sort au saint Augustin Collège de Kumbo. Deux jours  plus tard, ils recouvrent la liberté. Face à cette situation, des milliers d’élèves et étudiants fuient les régions pour se réfugier à Douala, Yaoundé et dans les autres régions où ils ont pu s’inscrire à l’école.

Urgent de renforcer la sécurité

Au lendemain des attaques de Kumba, le gouvernement avait rassuré sur la sécurité des établissements scolaires dans ces deux régions. Le ministre de l’Administration territoriale explique que l’établissement attaqué était clandestin. Raison pour laquelle il n’a pas bénéficié de la protection comme les autres.

Chose curieuse, un an plus tard, c’est dans des établissements créés et dirigés par l’Etat que les faits ont lieu. A savoir à l’Université de Buea, puis au Lycée bilingue d’Ekondo Titi. Ce qui confirme les failles dans le système de sécurité, notamment autour des lieux de dispensation du savoir.

Cameroun : clameur de protestation à Buea suite au meurtre d’un enfant

Selon des témoignages, un homme en tenue a ouvert le feu ce 14 octobre 2021, tuant une fillette sur le chemin de l’école.

 

 

 

 

La scène s’est produite ce matin à Buea, précisément au quartier Molyko. Une fillette a été tuée par balle lorsqu’elle se rendait à l’école à bord du véhicule de sa mère.

La mort de la gamine provoque une clameur de protestation. Un mouvement collectif d’indignation  aboutit au lynchage de l’homme en tenue, présenté comme un gendarme.

La population en colère transporte le corps sans vie de la fillette dans les services du gouverneur de la région du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilai,  pour demander justice.

Nous y reviendrons…

Cameroun/Crise anglophone: les Etats-Unis et l’UE demandent de respecter le droit des enfants d’aller à l’école

Sortie faite après l’attaque et l’assassinat de plusieurs élèves dans une école privée à Kumba (Sud-Ouest) le 24 octobre

 

L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique et la délégation de l’Union européenne au Cameroun ont condamné l’attaque perpétrée par une bande armée contre une école privée à Kumba (région anglophone du Sud-Ouest) samedi, résultant en l’assassinat de six élèves âgés de 09 à 12 ans et l’hospitalisation de 13 autres pour blessures graves. 

“Cet acte odieux et méprisable montre un dédain envers les vies innocentes qui représentent l’espoir d’un avenir positif. La violence doit cesser dorénavant et les enfants devraient pouvoir exercer leur droit d’aller à l’école sans craindre pour leur sécurité”, a réagi l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun dans un communiqué.

“Cette attaque constitue une violation du droit international sur les populations civiles. Les responsables devront répondre de leurs actes”, a souhaité de son côté la délégation de l’Union européenne.

Le gouvernement accuse les groupes armés partisans de la sécession du Nord-Ouest et du Sud-Ouest d’être à l’origine de cette attaque, voulant saper la dynamique de la reprise des classes – depuis le 05 octobre – dans ces deux régions. 

Le coordonnateur résident du système des Nations unies au Cameroun, Matthias Z. Naab, a relevé dans un communiqué que la rentrée scolaire cette année avait vu une plus grande participation des élèves dans les deux régions anglophones contrairement aux années antérieures.

Cameroun/Covid-19: cinq réflexes pour le retour en classe

Au lieu de continuer à vous interroger sur la pertinence de la relance des cours, découvrez plutôt ces petits réflexes anticovid19 en 05 points à intégrer auprès de vos enfants pour sereinement gérer cette reprise

 

  • Les petits réflexes anticovid19

On y est : l’école a repris après 02 mois d’interruption due à la Covid19, les enfants ont donc repris le chemin des classes, même si cela n’enchante pas la majorité des parents.

Au lieu de continuer à vous interroger sur la pertinence de la relance des cours, découvrez plutôt ces petits réflexes anticovid19 en 05 points à intégrer auprès de vos enfants pour sereinement gérer cette reprise.

  • – Petit réflexe anticovid19 N°1 : Rachetez les outils déjà usés 

Stylos, crayons, règles, calculatrice, ces tous petits instruments qui sont essentiels à leur quotidien en classe, doivent être rachetés s’il en manque ou s’ils sont défectueux ; cela leur évitera le classique demande « Mon ami, tu as deux stylos bleus ? » qui va encourager l’échange de matériel et donc potentiellement les mettre à risque.

  • – Petit réflexe anticovid19 N°2 : Equipez les pour la journée 

Oui, mesdames, il faut vous assurer que leur petit équipement de bien-être est disponible dans leur sac à dos : Bouteille d’eau, masque, gel hydroalcoolique, déjeuner, afin qu’ils évitent le maximum de contact avec les camarades certes, mais les vendeurs peu sûrs le long de la route ou encore le robinet de l’établissement s’ils ont soif.

  • – Petit réflexe anticovid19 N°3 : La pratique des salutations barrières 

Rappelez-leur systématiquement de ne plus serrer la main à leur camarade pour leur propre protection et pour celles des membres de la famille présent à la maison. Certes vous ne serez pas à leurs côtés au courant de la journée, mais rappelez leur bien que les coudes, et les chaussures sont encore les seuls moyens de salutations qu’ils doivent pratiquer.

  • – Petit réflexe anticovid19 N°4 : La désinfectionsystématique des mains à l’établissement :

S’ils emportent un gel hydroalcoolique chaque jour, précisez-leur que c’est pour usage lorsqu’ils pénètrent dans leur salle de classe, lorsqu’ils veulent manger, ou qu’ils sortent d’un bureau de l’administration ou de la cantine, ou encore après un tour aux toilettes.

  • – Petit réflexe anticovid19 N°5 : la tenue désinfectée après école

Lorsqu’ils rentrent de l’école, ils sont généralement pris de fatigue ou happés par la faim. A ce moment précis, c’est à vous de prendre le relais en les aidant à désinfecter autant que possible tenues, chaussures, sac. Assurez-vous qu’ils prennent directement un bain et qu’ils lavent également le masque utilisé durant la journée, et enfin veillez à ce que les tenues soient changées 02 fois par semaine.

Il n’est pas question de leur faire peur mais surtout de leur inculquer ces petits réflexes pour leur protection durant ces dernières semaines sur les bancs, mais aussi pour vous apporter en tant que parent, davantage de sérénité lors de ce dernier trimestre particulier.

 

PS : Si vous le pouvez, enrichissez leur alimentation en vitamines C pour augmenter leurs défenses naturelles : pensez aux oranges, aux papayes ou aux goyaves par exemple. Bon courage à toutes !

Cameroun : des individus armés attaquent une école à Buea

Un groupe d’hommes lourdement armés a pris d’assaut une école à Bokova, un village de Buea.

Selon des sources sécuritaires, des hommes armés ont fait irruption dans l’enceinte lycée de Bokova, à Buea dans la région du Sud-Ouest. Ils ont rassemblé les enseignants ainsi que des élèves. Avant qu’ils n’aient eu le temps d’aller plus loin, les forces de sécurité sont intervenues. Les hommes ont pu s’échapper.

L’école située à côté de la résidence de l’ancien Premier ministre Peter Mafany Musonge, a bénéficié de l’intervention des forces de l’ordre qui étaient en faction dans le domicile.

Cette attaque a semé la panique au sein de la communauté éducative de Buea. Des parents se sont précipités à l’école pour ramener leurs enfants à la maison.

Crise anglophone : un enseignant tué lors d’une attaque à Kumba

Le surveillant général du lycée bilingue de Kosala a trouvé la mort ce mercredi sur son lieu de travail.

Le lycée bilingue de Kosala (Kumba), situé dans le département de la Meme (région du Sud-Ouest), a été attaqué par des individus armés non identifiés. D’après des informations obtenues par Journalducameroun.com, ce mercredi, vers 7h30, trois hommes à bord de motos ont fait irruption sur la cours de l’établissement et ouvert le feu. Cette attaque a créé la panique et forcé les élèves à prendre la fuite.

Intrigué par les bruits provenant de l’extérieur, Ashu Thomas Nkongho, surveillant général dudit établissement, est sorti de son bureau pour s’enquérir de la situation.  C’est ainsi qu’il a été tué par balle. Il a rendu l’âme à l’hôpital du district de Kumba.

Les militaires ne seraient arrivés sur les lieux qu’après le départ des hommes armés alors que les parents se précipitaient pour aller chercher leurs enfants. Les événements se sont produits au moment où Mwelle Kunz Mbai, la responsable de cet établissement, se trouvait à Yaoundé pour assister à la session de plein droit du Sénat, en sa qualité de sénatrice suppléante. Son bureau avait été incendié il y a plusieurs mois par des inconnus.

Plusieurs élèves ont été blessés lors de cette attaque attribuée à des partisans de la sécession du Cameroun.

Eto’o annonce la construction d’une école au Nord-Cameroun

L’ancien capitaine des Lions indomptables a indiqué lundi qu’une partie des fonds avait pu être levée grâce aux contributions de donateurs étrangers.

Le footballeur camerounais Samuel Eto’o n’entend pas arrêter de sitôt ses œuvres sociales en faveur des enfants. Lundi, 08 mai, celui-ci a dévoilé son projet de construire une école dans la région du  Nord du pays. «Nous avons lancé une initiative à Londres il y a quelques mois. Beaucoup d’étrangers l’ont suivie et malheureusement nos compatriotes n’ont pas suivi comme on l’espérait. Mais malgré tout et grâce à la bonne volonté de certains, nous avons pu avoir quelques fonds et notre idée serait de construire une école dans le Nord du Cameroun», a-t-il expliqué.

Le projet est mis sur pied dans le cadre des activités de la Fondation Samuel Eto’o qui inaugurait, lundi, un pavillon dédié à la réanimation et à la pédiatrie, construit à l’hôpital Laquintinie de Douala.

L’ouvrage d’un montant de 700 millions de F. CFA a été rétrocédé à l’Etat du Cameroun ce même jour, lors d’une cérémonie à laquelle ont pris part le  couple Eto’o, le ministre de la Santé publique et de nombreux fans de la légende du football camerounais.

 

Serge Espoir Matomba: « Nous voulons une école inclusive pour notre jeunesse »

Par Serge Espoir Matomba, Premier secrétaire du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale (Purs)

Le mois de septembre tire bientôt sa révérence, un mois qui par essence est un moment de calvaire pour de nombreux parents camerounais. Ce mois est on le sait celui de la rentrée des classes au Cameroun. Pour cette année 2016/2017, voici déjà trois semaines que nos jeunes ont repris les chemins des classes.

Comme depuis près de 34 années maintenant, les parents de tout le triangle national ont affronté des difficultés majeures qui leurs sont imposées par un environnement politico-social hostile à l’égalité des chances pour leur progéniture. Au rang de ces difficultés, nous citons, un nombre déraisonnable de manuels scolaires qui leur coûte une fortune, et qu’ils doivent fournir à chaque enfant pour huit mois de classe, sans certitude qu’ils seront utiles et utilisés ; le marchandage des inscriptions de leurs enfants par les chefs d’établissements; et les cotisations des APEE dont le paiement est devenu la condition absolue pour l’admission de tout enfant dans les établissements publics secondaires et primaires du Cameroun.

Triste paradoxe, car dans les nations qui se respecte, l’État assure à l’enfant le droit à l’instruction. En clair, le gouvernement crée les conditions permettant à l’enfant d’avoir cette instruction, et à tous les enfants d’avoir la même chance d’y accéder. Cela devient d’autant un devoir, au vue du préambule de notre constitution qui stipule : que « l’État assure à l’enfant le droit à l’instruction » ; que « l’enseignement primaire est obligatoire » ; et que « l’organisation et le contrôle de l’enseignement à tous les degrés sont les devoirs impérieux de l’État ». En d’autres termes, cela veut dire que le gouvernement doit créer les conditions permettant à l’enfant d’avoir cette instruction, et à tous les enfants d’avoir la même chance d’y accéder.

Selon une récente étude de la Banque mondiale, les problèmes qui se posent dans le système éducatif du Cameroun sont étroitement liés aux problèmes de gouvernance et de gestion. Le devoir impérieux pour l’État d’organiser et de contrôler l’enseignement à tous les degrés, impose à tout gouvernement sérieux de proposer une forme de société qui convient à la vision et aux ambitions de la nation ; de concevoir un système éducatif correspondant à cette vision de la société ; et d’entourer ce système éducatif des moyens législatifs et juridiques de sa promotion et de sa protection contre les dérives humaines. Ce n’est que dans cette logique que l’État peut autoriser et subventionner des initiatives privées en la matière.

Au Cameroun, la mauvaise qualité de l’éducation est un obstacle à la croissance économique et au recul de la pauvreté. C’est pour cela, qu’il convient de se poser des réelles questions pour sortir notre système éducatif du gouffre dans lequel il est plongé actuellement. Quel type d’école voulons-nous pour former nos jeunes compatriotes ? Quel type d’équipements et de matériel pédagogique, pour faire l’affaire ? Quel type d’enseignants et d’infrastructures nous faut-il ? Comment mettre tout cela en cohérence pour pouvoir produire des patriotes authentiques, ayant foi en eux-mêmes et engagés à bâtir un vivre ensemble?

Pour répondre à tous ces questionnements, nous recommandons depuis des lustres :
* Une école qui se transforme au service de la qualité et de l’efficacité des apprentissages, intégrant un plan numérique favorisant la généralisation des usages pédagogiques du numérique.
* Par ailleurs, nous voulons une École inclusive qui favorise la réussite de chaque élève grâce à une orientation choisie et préparée.
* Pour finir, une école qui met en vitrine les valeurs de la République.

Triste utopie me diriez-vous ! Mais dans un pays où tant des pontes du régime, distraits des fonds publics, il ne manque pas de moyens pour se donner un système éducatif propice à un développement. Il est temps que notre Etat, revalorise les subventions à l’Enseignement et améliore la régulation de son fonctionnement. Qu’il finance totalement ou en partie les manuels scolaires importés, à défaut de promouvoir leur production locale avec ses effets sociaux et intellectuels induits.


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Cameroun: près de 3000 réfugiés centrafricains de retour à l’école

Ces enfants réfugiés sont quasiment tous basés dans la région de l’Est-Cameroun devenue leur terre d’accueil depuis la crise sociopolitique en République centrafricaine en 2013

Quelque 3 000 enfants centrafricains réfugiés au Cameroun ont repris le chemin de l’école lundi, 05 août 2016, à l’occasion du lancement de l’année scolaire 2016/2017 contre un peu plus de 10 000 l’année dernière, d’après des chiffres obtenus par APA auprès du gouvernement camerounais et de la représentation nationale du haut-commissariat aux réfugiés (HCR).

Ces enfants réfugiés sont quasiment tous basés dans la région de l’Est-Cameroun, frontalière de la République centrafricaine, devenue leur terre d’accueil depuis la crise sociopolitique dans ce pays en 2013.

Malgré le retour à l’ordre institutionnel en Centrafrique avec l’élection d’un nouveau président de la République en février 2016, beaucoup de Centrafricains ne sont pas encore prêts à regagner leur pays où persistent encore des scènes de violence.

Depuis le déclenchement de la guerre civile en Centrafrique, près de 300 000 ressortissants de ce pays se sont réfugiés au Cameroun où ils ont été dispatchés dans une dizaine de camps situés à l’Est du Cameroun.

Lundi, sept millions d’élèves ont retrouvé le chemin des classes : soit cinq millions d’élèves pour l’enseignement maternel et primaire et deux millions d’élèves pour le cycle secondaire.

Photo d’illustration
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Toujours pas d’école pour les enfants camerounais à Malabo

Par la Fondation nationale de politique étrangère (Fonape)

Le Fonape interpelle le Premier ministre camerounais

Son Excellence Philémon Yang Premier Ministre.
Objet : Rappel du dossier d’acquisition d’un terrain pour la construction d’une école camerounaise à cycle complet à Malabo. Monsieur le Premier Ministre, depuis quatre ans, l’Etat du Cameroun a pris la décision d’acquérir un terrain pour la scolarisation des enfants camerounais à Malabo.

Malheureusement en dépit de plusieurs missions interministérielles sur place et l’identification effective d’un terrain situé au centre de la ville, ce dossier semble dorénavant totalement paralysé.

La cause de ce blocage est directement notre ambassadeur qui a déployé moult man uvres pour empêcher tout aboutissement, n’hésitant pas à humilier proprement le ministre de l’éducation de base, à désobéir ouvertement au ministre des relations extérieures, et à se ficher radicalement des injonctions de la présidence de la République. Il s’agit d’une situation inédite, caractéristique cependant, d’un laxisme généralisé qui met à mal notre crédibilité et notre image sur la scène internationale.

La conséquence logique est le sort pitoyable des enfants camerounais condamnés à une école du sous-sol insalubre de la chancellerie, elle-même à peine acceptable pour notre rang dans la sous-région.

Aussi, nous en appelons à votre ultime intervention et action, pour mettre fin à cette honte insupportable dont l’ambassadeur, non content d’avoir réduit la coopération avec ce riche et très convoité pays voisin à sa plus simple expression, est le seul responsable. Les crédits sont à chaque fois disponibles, mais à chaque fois, ce diplomate s’organise pour les faire tomber dans le clos.

Dans cette attente, croyez, Excellence Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de notre très haute et patriotique considération./Par la Fondation nationale de politique étrangère (Fonape).


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Douala: PME, des entrepreneurs du secteur industriel à l’école

La formation, entamée mercredi, porte sur la performance managériale, la qualité, la planification et la recherche d’opportunités

Le programme Empretec des Nations unies, en partenariat avec le ministère des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), organise depuis le 19 octobre 2015 à Douala une formation d’entrepreneurs locaux du secteur industriel. Formés aussi, des consultants nationaux sur la méthodologie du programme Empretec. Pendant une dizaine de jours, ils vont recevoir des connaissances en matière de performance managériale, planification, recherche d’opportunités, qualité, etc.

Pour le Minpmeesa, Laurent Serges Etoundi Ngoa, qui a lancé officiellement l’atelier hier mercredi, «c’est une formation de qualité, l’une des meilleures au monde, sélective et novatrice».

Une centaine de promoteurs de Pme y a déjà été formée, dans le cadre de trois sessions tenues récemment à Yaoundé. «Au bout, nous voulons que nos entreprises soient modernes et capables d’accéder au crédit et cela permettra aussi la réduction du taux de chômage», a indiqué le ministre.

Selon Mireille Abongo Menanga, responsable du programme au Cameroun, la formation des entrepreneurs, qui s’achève le 31 octobre prochain, va se poursuivre sur le terrain, avec un suivi de l’entreprise à travers une analyse de l’existant et une étude des forces et faiblesses. Pour bénéficier de cette formation, il faut présenter des aptitudes lors des sélections par les cadres du ministère.


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Insécurité dans l’Extrême-Nord, des enseignants manquent à l’appel!

Dans cette région du Cameroun, des centaines d’établissements scolaires sont perturbés en raison des raids et enlèvements attribués aux combattants insurgés de la secte islamiste nigériane

Dans la province de l’Extrême-nord du Cameroun, des centaines d’établissements scolaires ont été fortement perturbés lors de l’année scolaire passée en raison des raids et des enlèvements attribués aux combattants insurgés. On a relevé pour la rentrée du mois dernier un léger mieux, mais les défis demeurent à Kolofata.

C’est l’armée qui a pris l’initiative d’une halte à Kolofata, dans une salle de classe aux murs couleur moutarde à l’ombre d’un manguier. A notre arrivée, les élèves ont entonné un chant à la gloire des écoliers courageux, le chant prônait aussi les vertus de la discipline. Tout cela manquait un peu de spontanéité «on vous amène ici pour illustrer l’accalmie et le retour à la vie», a glissé l’air grave et fier un sous-officier du Bataillon d’intervention rapide.

La ville a tout de même été frappée par un double attentat-suicide à la mi-septembre, mais la caserne est à 500 mètres de piste de l’école. «Tous les établissements de notre zone frontalière, sous tension depuis deux ans, ne bénéficient pas d’une telle protection militaire, reconnaît Gadji Morrassanda, maître d’école à Kolofata. De nombreuses écoles dans les villages des environs n’ont pas repris, surtout dans les villages près de la frontière, les enseignants ont vraiment peur d’aller là-bas. Pour un enseignant qui vient de Yaoundé, dès qu’il voit un problème, il abandonne les enfants pour se sécuriser lui-même».

Création d’internats
L’an passé, des élèves en zone dangereuse ont été regroupés dans des internats, «nous ne pouvons pas parler de génération sacrifiée», insiste Midjiyawa Bakari, gouverneur de la province de l’Extrême-nord. «Nous avons créé des internats, des salles de classe, des points d’eau, des dortoirs, et même des cantines. Nous avons continué cette année avec ces centres d’écoles. Nous avons lancé la rentrée ici avec la ministre de l’Education de base, et nous avons constaté que les classes étaient bondées».

Le gouverneur assure avoir été approché par des parents d’élèves pour que des écoles en zone rouge puissent de nouveau accueillir des écoliers: «Nous leur avons dit que nous avions des réunions avec des responsables militaires, pour voir dans quelles conditions on pourra très bientôt rouvrir ces écoles. La paix revient progressivement, nous pensons que d’ici la fin du trimestre de nombreuses écoles dans les zones frontalières seront ouvertes». Cet optimisme laisse des observateurs perplexes. Ils rappellent que l’armée devra d’abord quitter des établissements scolaires transformés en camp militaire à Kerawa ou Fotokol au sud du lac Tchad.


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Boko Haram et ses paradoxes

Par Zachée Betché, écrivain

Le terme «Boko» n’est pas originellement haoussa. Contrairement à ce que l’opinion commune veut l’entendre, «Boko» vient de l’anglais «book» (livre). C’est l’appropriation par la langue haoussa du mot anglais pour désigner l’école laïque et par extension la culture du colon anglais. «Boko» est donc devenu la «culture» des Blancs. «Haram» signifie ce qui est illicite selon la religion islamique. La thèse de Boko Haram est donc vite trouvée: «L’éducation occidentale est un péché».

Mouvement salafiste, Boko Haram surgit en 2002 dans l’Etat de Borno au Nord-Est du Nigéria, dans un contexte social marqué par le désoeuvrement de la jeunesse et un fort ressenti d’injustice. Issue de l’islam sunnite, la secte va nettement se démarquer en puisant dans une lecture rigoriste et fondamentaliste du Coran, les ressources nécessaires pour s’émanciper des réalités socio-économiques décevantes.

C’est ainsi que l’idée d’appliquer la Charia – Loi islamique – sur tous les territoires majoritairement musulmans du pays apparaît comme la panacée. Des accointances internes avec le politique, des arrangements et financements intérieurs et extérieurs ont progressivement fait de ce mouvement fondamentaliste une machine incontrôlable.

L’avènement d’Aboubakar Shekau, à la mort controversée du fondateur Mohamed Yusuf en 2009, ancien étudiant en théologie, va augurer des lendemains plus incisifs. Le mouvement se profilera autrement, passant de la phase d’endoctrinement à la terreur. Ce modus operandi va davantage s’imposer. D’abord actif au Nigéria, son terrain d’émergence, ses propensions vont toucher le Cameroun, le Tchad et le Niger.

Boko Haram est une secte islamiste ayant pour visée tardive d’instaurer un califat. Ses leaders le croient-ils vraiment? Pas si sûr. Comme le souligne le philosophe allemand Jürgen Habermas, un des aspects du terrorisme c’est qu’il pousse à l’absence de buts réalistes. Mon analyse ne consiste pas simplement à dénoncer le barbarisme de ce mouvement, mais à mettre surtout en lumière ce magma de contradictions.

Visiblement, Boko Haram affiche un complexe d’infériorité qui se traduit par le paradoxe d’une allégeance à l’Etat Islamique. A titre de rappel, ce dernier a vu le jour longtemps après le premier. Jusqu’à ce jour, il n’y a pas à proprement parler une acceptation officielle de Boko Haram par cette mouvance qui s’est installée au Proche-Orient (EI).

Dans son article publié à Breitbart News le 19 janvier 2015, Mary Chastain faisait écho d’une absence de certitude de rapports étroits entre les deux mouvements. Pire, l’idée selon laquelle les courants salafistes arabes seraient profondément racistes et ne traiteraient pas d’égal à égal avec un mouvement noir ne semble pas absurde.

Et si l’Etat islamique ne veut pas d’adeptes noirs dans ses rangs au motif que ces derniers sont maudits autant dans la Bible que dans le Coran? Pour l’instant, aucune action terroriste de Boko Haram n’a été à proprement parler revendiquée par l’Etat islamique.

Certes, ce dernier partage théoriquement, avec la secte africaine, une vision rigoriste de l’islam. Cependant, force est de constater que Boko Haram procède par imitation en revendiquant bruyamment le projet de créer un califat pour toute l’Afrique de l’Ouest par exemple.

Outre cette subordination hâtive dont la secte fait montre, tout le monde s’accorde à employer le terme «Kamikaze» pour désigner les bombes humaines de Boko Haram. L’usage du vocable japonais «Kamikaze» conforte l’idée que la secte ait convaincu des individus au point que ces derniers aient à leur tour offert leur vie pour une cause assumée.

A la vérité, l’usage du terme «Kamikaze» est très discutable sinon absurde dans ce contexte si complexe. Ces jeunes filles et garçons qui explosent dans de nombreuses localités du Nigéria, à Ndjamena, à Fotokol ou à Maroua et ailleurs au Cameroun sont les premières victimes de cette organisation.

Ce sont des bombes humaines, des torches humaines dont se sert Boko Haram pour semer la terreur à tout va. Or, dans son acception originelle, le Kamikaze est un «homme libre», «vent divin» en japonais, qui choisit la mort comme tactique militaire jusqu’au-boutiste pour réduire à néant l’ennemi. Finalement, on dirait que dans le contexte de l’insurrection islamiste de Boko Haram, l’ennemi est indistinct.

Revenons aux procédés de recrutement: l’endoctrinement, l’argent et la coercition. Le premier est basé sur un enseignement prétendument rigoriste de l’islam dans un environnement clos. Chaque disciple en arrive à être un martyr potentiel. Des mariages forcés y sont pratiqués avec des filles arrachées à leurs propres familles et des veuves de martyrs affectées à de nouveaux époux.

L’argent est aussi l’appât idéal pour de nombreux jeunes désoeuvrés et sans instruction qui croient avoir trouvé une voie «salutaire». Outre l’enseignement et l’argent, la secte use de la coercition pour investir définitivement les individus et les vider de leur humanité.

Des témoignages insoutenables font état d’une catégorie de jeunes à qui ont imposerait le devoir de tuer leurs propres parents, d’en boire le sang et d’embarquer manu militari avec les geôliers du mouvement. Ils sont donc physiquement et psychologiquement transformés au point d’agir comme des bêtes sauvages en furie.

Dans cet univers austère, se dessine un autre paradoxe: l’enseignement islamique salafiste qui se veut originel cohabite avec la magie noire et l’usage de gris-gris. La consommation de la drogue dure y est non seulement fréquente mais obligatoire. Tout le contraire de ce que prescrivent le Coran (5:90) et la Sunna (paroles et gestes).

A l’inverse des valeurs humanistes de l’islam, Boko Haram endoctrine, brutalise et tue au nom d’une guerre contre l’Occident. Cependant, pour y arriver, la secte s’acharne sur les populations autochtones, donc africaines. L’école, le symbole de cette occidentalisation tant redoutée et haïe en fait les frais. Les églises considérées comme vitrines de la religion des Blancs vont subir de plein fouet et de façon continue cette oppression.

Mais la cible c’est aussi sinon davantage les pratiquants de la foi islamique. Les musulmans sont massacrés alors même qu’ils sont des fois en pleine séance de prière dans les mosquées. Les murs sont maculés de sang. Les villages entiers, où vivent en majorité des populations analphabètes, passent aussi au crible de ces attaques tous azimuts. Au juste, où est l’Occident tant haï par l’idéologie de ces Salafistes dans toute cette man uvre? Boko Haram ne s’est pas simplement contenté de se ruer contre les symboles de la culture européenne.

Il s’est inscrit dans la logique de détruire l’autochtone, modifier durablement son anthropologie en y inscrivant la peur permanente, semer la terreur en banalisant la mort. C’est ainsi que l’exaltation de la pulsion de mort est devenue un habitus de Boko Haram. Le parcours est hérissé de nombreux autres paradoxes comme l’armement utilisé. L’anti-occidentalisme militant de Boko Haram est mise à rude épreuve. Idéologiquement, l’usage des armes de guerre par le mouvement terroriste parle de lui-même.

Comment peut-on à la fois s’inscrire en faux contre l’Occident et faire si habilement usage de son arsenal technologique? Certes, des usines de fabrication de bombes ont été démantelées à Dikwa. Mais l’essentiel de l’armement n’est-il pas occidental? Les statistiques de l’arsenal militaire de Boko Haram révèlent que deux armes sur cinq seraient de fabrication française!

Les ennemis jurés de la culture européenne se servent de l’outil occidental pour éradiquer les populations noires. Aussi, les otages occidentaux ne font que l’objet de chantage mais jamais de mort. Tant mieux. Quelle personne sensée leur voudrait une fin si tragique. La famille Moulin-Fournier, dont l’image des enfants sereins a ému le monde, le Père Georges Vandenbeusch, ses confrères italiens Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri, la religieuse canadienne Gilberte Bussière ont été enlevés au Cameroun. On peut citer aussi les dix otages chinois dont un a brutalement trouvé la mort à Waza ainsi qu’un allemand, Nitsch Eberhard Robert, enlevé en territoire nigérian.

Boko Haram a besoin d’argent et oublierait momentanément – comme par hasard – sa cible première qu’est la culture occidentale. On peut considérer le kidnapping de l’épouse du Vice-Premier ministre camerounais Amadou Ali ainsi que le chef traditionnel de la localité de Kolofata et sa famille, comme participant de cette logique de cupidité de la secte militaro-religieuse.

Au final, c’est le contribuable camerounais qui a monnayé indistinctement ces libérations à coup de millions. Le Cameroun a-t-il été soutenu dans sa démarche? Un omerta pèse sur cette question aux allures de secret de polichinelle.

Les pays de la sous-région s’organisent avec le Nigéria à la tête du commandement militaire qui sera basé à Ndjamena. Seulement, comment interpréter le refus américain de fournir de l’armement à Abuja alors que le besoin est si crucial ? C’est pourtant depuis les Etats-Unis que le slogan «Bring back our girls» s’était véritablement externalisé et suscité une émotion vive dans le monde.

Au final ce n’était pas plus qu’un épouvantail qui a produit du vent. Le mouvement s’est essoufflé et la hargne a fini par s’éteindre. Le président Muhammadu Buhari, démocratiquement élu dans un pays respectant l’alternance, n’obtiendra pas la matérialisation de l’aide du pays de l’Oncle Sam. Les arguments de Washington restent inflexibles : les droits de l’homme et la corruption, deux maux auxquels est sérieusement confronté le Nigéria.

Le souvenir des bavures militaires dans ce géant d’Afrique de l’Ouest reste vivace. D’ailleurs des arrestations outrées à l’égard de nombreuses personnes avaient fait leur lit dans les Etats du Nord du Nigéria, dans la ville de Maiduguri notamment.

Pour l’instant, tous les efforts du Nigéria en la matière n’ont pu convaincre; même pas la nomination de nouveaux responsables au sein du commandement militaire. Vu d’Afrique pourtant, la situation des droits de l’homme aux Etats-Unis est loin d’être exemplaire.

La banalisation du racisme anti-noir au sein de la police qui exécute de jeunes afro-descendants pour des motifs souvent ridicules, soulève de nombreuses indignations et montre devant la face du monde les contradictions intimes de cette société de «rêve». La prolifération des armes sur son territoire est quasiment devenu un ersatz de religion.

Ainsi, l’Amérique paraît impuissante face au drame qui se produit fréquemment sur son propre territoire contre ses propres citoyens. En sera-t-elle capable au Nigéria ou ailleurs? Certes, les Etats-Unis opèrent par de frappes aériennes ciblées mais le terrorisme gagne du terrain en Syrie et en Irak.

La Turquie en fait les frais; elle qui s’est longtemps murée dans la réserve. Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui, en refusant de l’aide au Nigéria, les Etats Unis fournissent des armes aux pays du Golfe dont on mesure amplement le niveau peu édifiant de respect des droits de l’homme. Sans doute, il faut chercher les raisons de ce refus de soutenir militairement Abuja dans les méandres géostratégiques.

Indiscutablement, le sentiment d’abandon qui affecte le Nigéria fait apparaître un autre aspect du terrorisme global dont parle Jürgen Habermas: «la capacité à tirer son profit de la vulnérabilité des systèmes complexes». Autrement dit, il existe un ventre mou résumant l’ensemble des facteurs qui laisse encore prospérer Boko Haram. Les contradictions dans lesquelles baigne le mouvement font de lui une nébuleuse encore plus dangereuse qu’imprévisible.

Il n’appartient ni aux seuls pays directement concernés, ni aux seuls Africains, de combattre ce fléau. Il y a un principe d’une rare universalité: ce qui est imprévisible est capable de nuire à tous, sans distinction aucune. Boko Haram n’est-il pas l’illustration limpide du nihilisme dont personne ne peut en mesurer les conséquences ultimes? Le monde a ceci de particulier: il fonctionne sous le mode de fragmentations de frontières. Sortons de nos fausses murailles pour le constater et agir.


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Cameroun: Le concours des écoles normales finalement lancé

Comparé à la session de 2012, le nombre de places à pouvoir a légèrement augmenté. Il est passé de 465 places à 555 places

Plus de peur que de mal finalement, les différents concours pour l’admission dans les écoles normales de Yaoundé, Maroua, Bambili à Bamenda et l’Enset à Douala sont lancés. Michèle Miyopdji, étudiante à l’Université de Yaoundé I filières mathématiques, comme plusieurs bacheliers craignait que les concours ne soient pas lancés cette année. Beaucoup de gens disaient que le recrutement des 25.000 à la fonction publique il ya déjà deux ans je crois, pouvait bloquer l’ouverture du concours cette année a déclaré Michèle. Pour d’autres aussi comme le jeune bachelier Richard Nampé, les rumeurs allaient dans tous les sens qu’on ne lancerait pas l’école normale cette année parce qu’il ya un nombre plétorique d’enseignants, sans compter aussi la rumeur qui dit que dans quelques années, on arrêtera l’intégration automatique des diplômés de cette école à la fonction publique. C’est pour cela que j’étais très inquiet.

Selon un arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur portant ouverture dudit concours qui a été signé lundi 26 août dernier, Les épreuves d’admissibilité d’entrée en première année du 1er cycle de l’École normale supérieure de l’Université de Yaoundé I se dérouleront le dimanche 06 octobre prochain. Le constat cette année est que le nombre de places à pourvoir a légèrement augmenté comparé à celui de l’année dernière qui avait 465 places disponibles. Pour l’année académique 2013-2014, les candidats vont concourir pour 555 places, réparties comme suit : 20 places en Allemand, Espagnol et Lettres classiques; 25 en Langues et cultures camerounaises, en Lettre bilingues; 35 en Géographie, en Histoire; 50 en Physique et en Chimie, 60 en Biologie; 65 en Lettres modernes françaises et 100 en Mathématiques.


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Chantal Biya chez les coccinelles

La première dame du Cameroun a, vendredi 28 juin, présidé la fête de fin d’année du complexe scolaire du Palais de l’Unité. C’était en présence d’anciens élèves, dont la fille du chef de l’état

La Première Dame, Madame Chantal BIYA a présidé, la proclamation solennelle des résultats de fin d’année scolaire 2012-2013, vendredi 28 juin 2013, au Complexe scolaire « Les coccinelles » du Palais de l’Unité. C’était en présence des membres du Gouvernement invités, de nombreux parents et d’anciens élèves. L’Epouse du Chef de l’Etat a été accueillie sous une fine pluie au lieu de la cérémonie par le Ministre de l’Education de Base, Madame YOUSSOUF née ADJIDJA ALIM, accompagnée du Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique, M. Ismaël BIDOUNG KPATT, et du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Education de Base, M. Benoît NDONG SOUMHET. Installée à la loge d’honneur, la Première Dame était entourée de Mesdames Marie NIAT NJIFENJI, épouse du Président du Senat, FADIMATOU CAVAYE, épouse du Président de l’Assemblée Nationale et de Linda YANG épouse du Premier Ministre, Chef du Gouvernement. D’autres invités ont pris part à cette cérémonie, notamment les proches collaborateurs du Chef de l’État, ainsi que leurs conjointes.

Comme il est de tradition, la manifestation a pris les allures d’une fête populaire. Les cent élèves des « Coccinelles » du Palais de l’Unité, dans leurs tenues blanches de circonstance, ont séduit l’assistance par des chants, et des récits. Ils ont également dansé. La Première Dame et tous les invités ont particulièrement apprécié leur maîtrise des danses des quatre coins de notre pays, lors de l’exécution d’un ballet traditionnel dénommé : « Cameroun en miniature ». La température est montée d’un cran lors du passage de l’artiste EKEG’s dans son titre à succès « Obere wo nnem », joué par deux fois à la demande des invités. La fête s’est poursuivie par un hommage en chanson rendu par l’artiste Richard AMOUGOU à l’Epouse du Chef de l’Etat, pour son action en faveur des couches vulnérables. Avant de passer à l’autre articulation de la cérémonie, le duo artistique togolais TOOFAN en séjour au Cameroun a enflammé la scène par sa chanson « Come on man » pour le grand bien de tous les vacanciers. Les enfants ont ensuite suivi avec beaucoup d’attention la proclamation des résultats de fin d’année scolaire par leurs enseignants, et reçu de nombreux cadeaux de leur Marraine. Un tour dans les différentes salles de classe a permis à Madame Chantal BIYA d’apprécier les travaux effectués par les enfants durant l’année scolaire qui s’achève.

Les photos ici

Chantal Biya, entourée des épouses Cavaye, Njifenji et Yang
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ESEDA: Poursuivre l’aventure avec les malentendants

L’école spécialisée pour enfants déficients auditifs est prête à accueillir les élèves pour une nouvelle année scolaire

A quelques heures de la reprise des cours à l’Ecole Spécialisée pour enfants déficients auditifs de Messa, on est tout de suite frappé par la propreté qui y règne dès l’arrivée. La cours de récréation, les salles de classe et les toilettes ont déjà reçu un bon coup de propre. Les murs des bâtiments de cette enceinte scolaire ont également reçu une nouvelle couche de peinture, pour rendre le retour des élèves encore plus gai. Les touts petits n’ont pas été oubliés, l’espace de jeu qui leur est réservé a aussi reçu une touche de maquillage. Balançoire, toboggan et autres ont été remis en place. Au-delà de cette propreté inouïe, les va et viens entre deux salles attirent l’attention. Chose pas étonnante dans une école à la veille de la rentrée. Cependant, l’agitation qu’on observe dans le bureau de la Directrice Thérèse TITCHO et son secrétariat n’est pas causée par des parents d’élèves retardataires qui viennent inscrire leurs enfants. Cette effervescence n’a qu’un seul nom, le conseil de classe. La Directrice de ESSEDA vient d’en tenir un avec son corps enseignant question de mettre au point les dernières stratégies avant la rentrée de lundi 3 septembre. Chaque enseignant sait désormais quelle classe lui est attribuée pour le compte de cette année scolaire. « A quelques heures de la rentrée scolaire moins de 50% des élèves que nous avions ici l’année dernière sont inscrits », nous dévoile la Directrice. « Ce retard peut être dû au manque de moyens des parents. Nous espérons tout de même que d’ici là nous recevrons de nouveaux inscrits», continue-t-elle.

Crée en 1972 par la Française Hélène Ressicaud, cette école spécialisée à caractère religieux accueille depuis quarante ans les élèves de la maternelle et du primaire. Une classe de 6eest également disponible. Mais contrairement à toute autre classe de première année du secondaire, celle instaurée à l’école spécialisée pour enfants déficients auditifs est un cycle préparatoire pour l’intégration des élèves titulaires du CEP dans les différents établissements secondaires de la ville. « Compte tenu de l’handicap de nos élèves et de l’absence des écoles secondaires spécialisées pour eux, nous ne pouvons nous permettre de les envoyer directement au lycée après l’obtention de leur premier diplôme. Nous nous devons de les former et de les apprêter à affronter cette étape», explique la Directrice. « En plus c’est durant cette classe préparatoire que nous voyons quel élève peut continuer au secondaire et lequel peut être orienté vers une formation professionnelle » continue-t-elle. Cette école, propose un programme identique à toutes les autres écoles. Cependant, à côté de celui-ci, on retrouve un autre adapté à l’handicap de ses élèves. Notamment, la lecture sur les lèvres, le langage des signes, éducation auditive, l’initiation à la parole pour ne citer que ceux là. « Nous avons décidé de mettre un accent sur ces programmes cette année car ce sont les principales difficultés qu’ont nos élèves une fois au lycée», raconte Thérèse TITCHO. Dans cette école, le cordon n’est jamais coupé même après avoir été envoyé au collège. Chaque mercredi et samedi les élèves du secondaires reviennent suivre des cours spéciaux pour les préparer aux examens officiels. Méthode qui porte d’ailleurs des fruits. En effets les taux de réussite aux examens officiels de l’année scolaire dernière sont plutôt encourageants, 100% au CEP et 58% au BEPC. En espérant qu’ils seront encore meilleurs cette année.

L’entrée de ESEDA à Messa – Yaoundé
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Protection de l’enfance: L’Unicef augmente son enveloppe au Cameroun

Le fonds passera de 50 millions de dollars de la période 2008-2012 à 73 millions de dollars pour 2013-2017

Cet effort financier est justifié par les responsables de la représentation nationale de cet organisme onusien. Pour eux, cet accroissement des fonds alloués est motivé par la volonté d’accélérer les efforts pour aider le Cameroun à améliorer la situation préoccupante de ses enfants dont près de la moitié pour les moins de 18 ans sont affectés par une pauvreté endémique qui touche environ 40% de la population totale. En vue d’un plaidoyer fondé sur des preuves, il envisage de  » mettre en place des moyens pour promouvoir la collecte de données et les initiatives de politique sociale ».

Statistiques
Le constat établi montre que, en matière de santé, plus de 122 sur 1.000 enfants âgés de moins de 5 ans décèdent chaque année dans ce pays d’Afrique centrale « de causes qui auraient pu être évitées ». « 60,3% des enfants de 6 à 59 mois souffrent d’anémie, de même que 39,5% des femmes en âge de procréer », reconnaissent les autorités sanitaires nationales elles-mêmes dans la dernière enquête démographique de santé (EDS) publiée en 2011. Sans compter que le nombre d’enfants allaités exclusivement au sein de 0 à 5 ans a baissé de 24% en 2004 à 20,2% en 2011, des taux de malnutrition élevés sont déplorés. « Sur le plan national, 32,5% d’enfants de moins de 5 ans sont touchés par la malnutrition chronique ; 14,1% souffrent de malnutrition chronique sévère ; 5,6% souffrent de malnutrition aiguë et 1,9% de malnutrition aiguë sévère », s’inquiète l’Unicef. Il rapporte par ailleurs que seuls 70% des enfants sont enregistrés à leur naissance dont 57,6% en milieu rural et 85,7% en milieu urbain. « Les plus vulnérables sont les enfants qui travaillent et les enfants de la rue ». En outre, souligne-t-il aussi, « 80% des enfants incarcérés sont en détention provisoire pour des infractions relativement mineures et non-violentes ». Sans oublier que « le travail des enfants touche 31% des enfants âgés entre 5 et 14 ans » et que « le repassage des seins (..) est une pratique courante dans toutes les régions du Cameroun (1/4 des filles et les jeunes femmes en sont victimes) ».

D’autres faiblesses au plan éducatif révèlent d’énormes disparités entre les sexes
« Bien que les effectifs soient élevés dans les écoles primaires, les filles sont les moins scolarisées par rapport aux garçons. Dans trois régions du Nord (Nord, Extrême-Nord et Adamaoua), les différences entre les sexes dans les écoles avoisinent 30% en faveur des garçons ». Pour l’Unicef, en plus de ce problème, 40% de filles qui commencent le cycle de l’enseignement primaire obligatoire et gratuit abandonnent l’école avant d’arriver au cours moyen II. « A l’échelle nationale, poursuit-il, 25 enfants sur 100 sont inscrits à l’école maternelle, mais dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord, ce chiffre baisse à 3-6 enfants sur 100 seulement », selon l’Unicef. Les enquêtes font également ressortir un manque criard d’infrastructures dans les écoles primaires, avec « seulement 2 écoles primaires sur 5 ont accès à l’eau potable et seulement 1 école sur 3 dispose des toilettes ». C’est pour apporter un appui conséquent à toutes ces problématiques que l’Unicef Cameroun augmente son apport dans le pays.

L’Unicef augmente son financement au Cameroun

Cameroun: Les élèves reprennent le chemin de l’école pour le compte du 2e trimestre

Il est considéré comme le trimestre le plus long et le plus déterminant de l’année scolaire

La trêve de deux semaines imposée par les fêtes de fin d’année est bel et bien terminée. Après l’euphorie occasionnée par cette période festive, les cours ont bel et bien repris ce mardi 03 janvier 2012. A partir de à 7 h et 30 minutes, les cloches de la rentrée scolaire du 2e trimestre pour le compte de l’année académique 2011/2012 ont retenti dans tous les établissements de la maternelle, du primaire et du secondaire dans toute la République. Pour tous ces millions d’élèves, et surtout pour ceux des classes dites d’examens, ce trimestre exige un peu plus de concentration et de discipline. Les élèves les plus conscients semblent d’ailleurs avoir pris toutes les mesures qui s’imposent. Réorganisation de l’emploi du temps personnel, cours de rattrapages et travail en groupes d’études sont là quelques unes des stratégies qu’ils appliqueront tout au long de ce 2e trimestre.

Du côté des enseignants et des responsables d’établissements, des mesures spéciales sont prises pour assurer la couverture des programmes scolaires. Tout comme leurs élèves, ils sont appelés à plus d’assiduité et de ponctualité pour y parvenir. Le moins que l’on puisse dire c’est que le deuxième trimestre est une période vraiment cruciale de l’année scolaire, mais pourtant entrecoupée de nombreux fériés et de nombreuses fêtes. Fête de la jeunesse, fête de pâques etc. Ainsi, pour ne pas laisser les jours fériés compromettre les programmes scolaires, la plupart des directeurs ont prévu des issues de secours. Pendant la semaine de la jeunesse, nous n’arrêterons pas. Nous ferons les cours de 7h30 à 12h, avant de laisser les enfants vaquer à d’autres activités, explique le directeur d’une école primaire. Dans plusieurs écoles, il est prévu durant les congés de Pâques, des séances de rattrapage pour les candidats au C.E.P. Vivement que les fruits tiennent la promesse des fleurs.

Des élèves de l’école publique de Nganha dans l’Adamaoua
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Le volleyball s’introduit dans les écoles primaires au Cameroun

La fédération camerounaise de volleyball vient de remettre un don de matériel constitué essentiellement de ballons à deux écoles primaires pilotes de Ngaoundéré

La convention qui lie la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley) et le ministère de l’Education de base remonte en 2008. Cette convention qui vise à introduire la pratique du volleyball dans les écoles primaires et son inscription au nombre des disciplines pratiquées à la FENASCO (Fédération nationale du sport scolaire ndlr) ligue B, devrait aboutir à la prospection, la détection et la préparation des jeunes de 8 à 10 ans sélectionnés dans les dix régions, soit deux écoles par région. Dans cette perspective, un accord de financement signé en janvier 2011 avec la Fédération camerounaise de volleyball (Fivb) a abouti à l’octroi par l’instance mondiale de 2000 ballons de volley à la Fécavolley. C’est dans ce cadre qu’a eu lieu la cérémonie de remise du matériel sportif à deux écoles primaires pilotes de Ngaoundéré.

S’exprimant à l’occasion de la cérémonie de remise de ce don de matériel sportif, le président de la ligue régionale de volleyball pour l’Adamaoua, Mohamadou Djidji dira, ensemble, nous avons découvert les 85 ballons destinés à nos enfants de l’école primaire. Cela revient à dire que le volleyball va commencer aujourd’hui à la base. La stratégie d’aujourd’hui et de demain c’est que nous voulons partir de la base, et nous allons les suivre de l’école primaire jusqu’à l’Université . voire jusqu’à ce qu’ils deviennent des internationaux pour défendre les couleurs du Cameroun à l’extérieur. Après la remise que nous avons programmée, les enfants seront répertoriés, on va installer le matériel sur les lieux. Les moniteurs ont déjà été formés et maintenant, ils doivent se mettre au travail.

Selon le secrétaire général de la Fédération camerounaise de volleyball, Lavoisier Yende, les objectifs visés à travers cette convention sont clairs: c’est une convention qui a été signée au courant de l’année 2008 et le programme a été mis sur pied à travers la tournée de recyclage des moniteurs qui a eu lieu au mois d’août. La fédération internationale de volleyball qui a accepté et financé le projet a envoyé le matériel. La première partie du matériel est remise aux ligues régionales pour que les centres pilotes qui ont été choisis dans chaque ligue régionale débutent effectivement le programme du module 1. Après les formalités de dédouanement, les filets seront également acheminés dans les ligues régionales en même temps que les documents comme la carte d’identité des adhérents qui doit être finalisée maintenant, avec les différentes contributions des moniteurs lors du stage de recyclage. Au niveau des enfants, on peut tendre des cordes pour commencer déjà à jouer et inculquer l’idée du volleyball aux enfants. Le programme qui vient ainsi d’être lancé fera le tour des dix régions du Cameroun. Dans chaque établissement, il y aura quarante enfants, soit 80 par région. Une convention a également été signée avec le ministère de l’Enseignement supérieur, afin de permettre une bonne transition et un bon suivi pour les enfants ayant commencé ledit programme. Ceci nous permettra de participer aux compétitions internationales des jeunes, minimes, cadets et juniors, a indiqué Louis Majoré Timba, président de la Fédération camerounaise de volleyball.

Le matériel parvenu dans les écoles pilotes
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L’école «Les Champions FCB» de Ngaoundéré reçoit des fournitures

Pour la rentrée scolaire 2011-2012, un important don en matériel scolaire, didactique et sportif a été remis à ce groupe scolaire

Le geste de générosité de la première dame, Chantal Biya, arrive à point nommé, à quelques jours seulement du démarrage des cours pour le compte de la rentrée scolaire 2011/2012. Il est constitué de sacs de classe, des trousses académiques, des dictionnaires, des cahiers, des livres et des rames de papier. Le don offert à cette école publique constituée de 8 enseignants et de 300 élèves devrait aussi pouvoir profiter à ceux du reste de la région. Le secrétaire général des services du gouverneur de la région de l’Adamaoua, Jean Edi’i Abate qui présidait la cérémonie était porteur d’un message de la première dame, présidente fondatrice de l’école «Les Champions FCB». Le représentant de l’ambassadrice de bonne volonté a à cette occasion, invité le délégué régional de l’éducation de base pour l’Adamaoua, à définir des conditions d’accès souples à la bibliothèque en faveur de la communauté scolaire désireuse de la fréquenter.

Ce don de Mme Chantal Biya qui devrait contribuer à améliorer le rendement des élèves en fin d’année symbolise en réalité une exhortation à plus d’ardeur au travail. C’est pourquoi, l’usage à bon escient de ce matériel reçu a fortement été recommandé par jean Edi’i Abate, sous sa double casquette de représentant du gouverneur et de représentant de la première dame. Un message bien assimilé par toute la communauté éducative qui s’est exprimée par la voix du directeur de cette école. Il a en effet tenu à rassurer le représentant de la première dame du bon usage de ce matériel scolaire. Pour ce qui est des ballons de football reçus, il a promis que l’école en fera un bon usage lorsque l’élite de la région aura pourvu l’école d’une aire de jeu. Selon Mme Mengue, enseignante dans cette école, ce don est bénéfique à la fois pour les élèves et pour les enseignants: « ce don permettra aux élèves d’entrer en possession des documents qu’ils n’ont pas souvent. Pour nous les enseignants, il nous permettra de mieux préparer nos leçons et de mieux les présenter» a-t-elle dit.

L’école « Les Champions FCB » de Ngaoundéré a reçu des fournitures scolaires
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Au-delà de ce geste dédié à l’école des champions FCB de Ngaoundéré, il convient d’apprécier à sa juste valeur les autres gestes de la première dame dans la région de l’Adamaoua, notamment l’aménagement et l’équipement de l’école publique de Bamyanga sinistrée en 2008 et le récent aménagement et l’équipement de l’école publique de Mayo Mbororo à Tignère par le CERAC dont Mme Chantal Biya est également la présidente fondatrice.

Les dons de sacs et de cartables
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Rentrée scolaire à Douala: Le train est véritablement en marche

Bien que certains élèves traînent encore le pas, divers établissements ont effectivement ouvert leurs portes lundi matin

Leurs nouveaux cartables au dos, nouvelles tenues et nouvelles chaussures, c’est le sourire aux lèvres qu’ils ont, pour la plupart de ces petits des écoles maternelles et primaires, repris le chemin des classes ce lundi 05 septembre 2011 à Douala. Pour les uns c’est la fierté de retrouver des anciens copains que l’on n’a pas vu depuis trois mois, pour d’autres, la fierté de voir a quoi ressemble sa nouvelle classe. Mais si la joie est si visible sur les visages des tous petits, il n’en n’est pas de même pour leurs ainés du secondaire. Ici, les choses semblent plus sérieuses qu’on ne l’aurait pensé. Au Lycée d’Akwa par exemple, le portail était déjà fermé à 7 heures 45 minutes, à la grande surprise de Steve Fosso, qui comme ses nombreux camarades, a du passer toute la matinée hors de l’établissement. « Je suis arrivé en retard en me disant que pour la première journée ça ne devait pas être très strict. Mais avec l’arrivée du nouveau proviseur je constate que les choses ont beaucoup changé et qu’il faut arriver à 7h30 pourtant avant nous pouvions arriver à 8h. Donc aujourd’hui je n’ai pas pu entrer à cause du retard et parce que je ne suis pas coiffé».

La discipline pour servir la pédagogie
Dans les salles de classe, les enseignants étaient tantôt à dérouler le programme du cours, tantôt à faire des révisions et autre civilité avant d’entamer le programme, comme le laisse entendre Guy Bertrand Ngappe, enseignant de mathématiques dans ledit lycée : « Aujourd’hui nous allons procéder à la présentation des professeurs et des élèves, la présentation des programmes, des types de cahiers à utiliser ainsi que la présentation du contrat « Elève-Enseignant », à savoir ce que l’enseignant attend de l’élève et vice versa ». Et le proviseur, madame Madeleine Akono de confirmer l’effectivité de la rentrée dans son établissement. « La rentrée est effective au lycée d’Akwa, nous avons commencé par la levée des couleurs, présentation de tout le personnel et puis ce que nous appelons le contrat de performance avec les élèves, leur dire que c’est la discipline qui passe pour servir la pédagogie et que chaque enfant fasse déjà son crédo qu’il va être discipliné. Le matériel didactique a déjà été distribué, il est dans les salles de classe, de même que les listes actualisées après le passage de la commission de recrutement ».

La réussite c’est maintenant
Même élan de démarrage effectif dans les établissements privés de la ville, notamment au collège Libermann, où les responsables assurent que le train a effectivement démarré. D’ailleurs ici, les élèves reçoivent déjà les premiers cours. « Dès 7h30 les élèves étaient en classe pour suivre les premières instructions et ils ont eu les premiers cours juste après. Tout se passe bien jusqu’ici, tout le corps enseignant est en place. Pour les élèves la réussite c’est maintenant et nous plaçons l’année sous le signe de l’excellence. Cette excellence qui n’est pas qu’académique, mais aussi comportementale. L’élève au sortir de cette année scolaire au collège Liberman doit avoir une formation intégrale » déclare le père Saturnin Tsayem Dongmo, principal dudit collège. Seules les écoles maternelles et primaires affichaient encore un visage timide ce lundi 5 septembre et les premiers pointés du doigt sont les parents, « qui bloquent encore les enfants à la maison en se disant que les cours ne peuvent pas démarrer le premier jour de la rentrée » laisse entendre un enseignant. Il faut donc se détromper, car comme on dit, la réussite en fin d’année, pour les grands comme pour les petits, se prépare dès le premier jour de la rentrée. A bon entendeur.

La rentrée des classes était effective dans de nombreux établissements de Douala le 5 septembre
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Rentrée Scolaire 2011: Survivre aux élections et aux mauvais résultats

Difficultés financières, élections en perspective, spectre des mauvais résultats, l’année scolaire 2011 débute sur de nombreux challenges

Ce lundi 5 septembre 2011 est jour de rentrée scolaire au Cameroun. Les autorités la veulent effective, mais sur le terrain de nombreux aléas subsistent. Au Lycée de Nkoleton un quartier de Yaoundé la capitale du pays, on vit ces difficultés dès le premier jour. Si de nombreux élèves étaient présents très tôt le matin, plusieurs autres ne pourront débuter ni aujourd’hui, ni avant la fin de la semaine. Problème, la liste des nouvelles recrues n’est pas encore disponible. Une conséquence de la décision prise un mois plus tôt par le ministère des enseignements secondaires de geler les opérations de recrutement dans les établissements publics. Il fallait d’une certaine façon éviter une situation où les lycées se retrouvent en sur effectivité, du fait d’une allocation anarchique des places, a justifié Evelyne Ngolle, inspecteur générale au ministère des enseignements secondaires, dans un entretien accordé à la télévision nationale. Cette représentante du ministère le reconnait néanmoins, face au vrai problème qui est celui de la vente des places, l’administration seule n’y peu grand-chose. Il y a des parents qui bien que leurs enfants ne répondent pas aux critères, tiennent à ce que ceux-ci soient retenus dans un lycée précis, à la fin les responsables d’établissement subissent une telle pression qu’ils cèdent, explique-t-elle. Mais elle reconnait aussi que la demande en structure d’éducation croit plus que ce que l’Etat ne peut offrir. Presqu’un aveu d’échec, alors que sur les dix dernières années, la part de dépenses publiques réservées au secteur éducatif a toujours été proche du cinquième du budget de l’Etat.

Autre préoccupation pour les parents, le coût de la rentrée. Pour les plus nantis et aussi les moins nombreux, l’incidence financière de la rentrée scolaire est presque supportable. Pour les familles à revenus moyens, cela reste un parcours du combattant. Toujours au lycée de Nkoleton ce matin, une dame est inquiète. Sa fille est admise à y effectuer la sixième, mais elle n’a pas encore payé les frais d’inscription. Cette fois un des surveillants de l’établissement est indulgent. Vous pourrez toujours le faire d’ici la fin de la semaine, mais il faudra le faire ! lui répond Monsieur Baba. Les frais exigibles en eux même ne sont pas importants. Le gouvernement a fixé la somme à 7500 francs CFA pour le premier cycle. Mais sur le terrain les parents se plaignent. Les frais d’association de parents d’élèves(APE) sont exorbitants. Jusqu’à 20 000 FCFA dans certains établissements. A cela il faut ajouter d’autres exigences non définies. L’achat du savon, du papier hygiénique, les frais de formation en informatique, l’achat de l’uniforme de sport et bien d’autres. Au final une inscription revient à près de 50 000 FCFA par enfant. Et il faut y ajouter le prix des manuels scolaires, non subventionnés et qui change au fil des ans. C’est vraiment très dur, ma cotisation me demande d’attendre, nous sommes nombreuses à avoir demandé le crédit j’attends de voir ce que cela donnera déclare la maman de la jeune fille, sur les raisons du retard d’inscription.

Au-delà des préoccupations liées aux tracasseries, la rentrée 2011 démarre avec les problèmes classiques de la communauté éducative. Des enseignants qui se plaignent des mauvaises conditions de travail, des établissements qui continuent de ne pas avoir tout le matériel requis pour dispenser les enseignements, la lutte contre des établissements clandestins. Cette année le spectre des mauvais résultats de l’année précédente domine. Selon une rumeur alimentée par des enseignants, on serait allé jusqu’à 06/20 de moyenne pour libérer le Baccalauréat. Faux ! Rétorque l’administration : Je suis en colère lorsque j’apprends de telles choses. On ne peut pas et on n’a jamais délibéré un examen à 06 de moyenne dans ce pays, en tout cas pas depuis que je travaille dans cette administration. Il y a un processus clair et défini pour les délibérations et cela n’implique pas de telles choses a fait savoir madame Ngolle, dans le même entretien accordé à la CRTV. Elle se refuse par contre à donner les règles qui entourent cette procédure, sous le socle de la confidentialité. Elle s’est aussi refusée à admettre une baisse de la qualité des enseignements, en raison du manque de motivation chez les enseignants, mais aussi de la perte de crédibilité de ceux-ci aux yeux des élèves. Mais relève la responsable du ministère, il y a aussi la démission des parents, qui ne jouent plus le rôle de relais à la maison. Une situation logique qui découle de l’environnement socio économique du pays. Face aux difficultés de la vie, les parents ont désormais peu de temps pour leurs enfants. Mais le ministère est confiant, la rentrée 2011 est basée sous le prisme de la performance. Un optimisme qui semble purement administratif. Avec deux élections en perspective, les perturbations risquent d’être encore plus fortes au cours de cette année scolaire.

Ce 5 septembre est jour de rentrée scolaire au Cameroun
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Formation au 7ème Art: le Cinéma a son institut à Yaoundé

Le nouvel Institut de formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel a été inauguré le 26 Mai 2011.

L’Institut Supérieur de Formation aux Métiers du Cinéma et de l’Audiovisuel de l’Afrique Centrale (ISCAC) a été inauguré le 26 Mai 2011 à Yaoundé par la ministre de la culture Ama Tutu Muna, en présence de l’ambassadeur de France au Cameroun et du Représentant de l’Unesco. Ce centre est l’oeuvre du cinéaste camerounais Bassek ba Kobhio, organisateur du festival de cinéma « Ecrans noirs » et réalisateur de plusieurs productions bien connues, telles que le Grand Blanc de Lambaréné et Sango Malo.

L’établissement situé au quartier anguissa, vient à point nommé, combler les passionnés du cinéma et de l’audiovisuel et participer à l’amélioration de la qualité du 7ème art et de la télévision au Cameroun. Pour le promoteur, il faut d’ores et déja s’y mettre afin que l’ISCAC soit à la hauteur des attentes: Nous sommes obligés, au risque de voir le projet disparaître, d’être totalement engagés dans cette phase de lancement. Selon Bassek ba Kobhio: La décision d’ouvrir un institut a été prise lors du festival de Cannes en 2002. Il était question de créer des pôles et Yaoundé avait été choisi pour abriter le pôle de l’Afrique centrale. Il assure que seul un tiers de la formation sera théorique. Naturellement, les deux tiers restants seront consacrés aux travaux pratiques. La création de cet institut a réjoui plus d’un. Pour moi c’est une bonne initiative car cet institut nous permettra d’avoir des connaissances approfondies dans ce domaine. Je pense que de telles initiatives méritent d’être encouragées, affirme Charlène, étudiante en 1ère année filière art du spectacle à l’Université de Yaoundé 1. Pour Arnaud, cinéaste: La formation locale permet de sélectionner ceux qui veulent vraiment évoluer dans le 7ème art. Cet institut apparaît comme le renouvellement des générations et des intelligences au Cameroun et en Afrique en général. Il permettra de pallier les conséquences liées à la formation des Africains à l’étranger, qui pour la plupart ne reviennent pas au pays

Le concept
L’Institut Supérieur de Formation aux Métiers du Cinéma et de l’Audiovisuel de l’Afrique Centrale offre des cours d’initiation et de formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Les cours reposent sur le principe de la « formaction » concept qui découle de la mise en commun des termes « formation » et « action ». L’objectif poursuivi est de former des cinéastes et des vidéastes capables de participer à la construction d’un espace cinématographique et audiovisuel africain, donnant la part belle à l’Afrique Centrale. Son fonctionnement s’adaptera donc aux conditions de la sous-région. Les professionnels formés seront capables de capter une réalité souvent connue et accessible d’eux seuls dans un environnement de travail particulier. L’Institut Supérieur de Formation aux Métiers du Cinéma et de l’audiovisuel , a démarré cette année (2010-2011) avec 22 étudiants, titulaires pour la plupart du baccalauréat au moins. Les cours, étalés sur deux ans (dix mois fois deux), se déroulent du Lundi au Vendredi, mais parfois aussi le Samedi. L’Association Écrans Noirs donne ainsi la possibilité à des jeunes d’entrer dans le monde privilégié de l’audiovisuel, avec des arguments de haut niveau. De même que de nombreux jeunes sortis des différentes promotions des précédentes «classes de cinéma » sont aujourd’hui parmi les principaux créateurs audiovisuels au Cameroun, l’Association espère que l’ISCAC donnera au Cameroun et à l’Afrique Centrale ses meilleurs cinéastes dans les prochaines années. Une section « cours du soir » sera ouverte en Juillet 2011 à l’intention de personnes qui travaillent déjà, celles qui peuvent pas suivre une formation classique dans la journée, ou qui n’ont pas le diplôme requis pour accéder à l’ISCAC. La formation pour cette première année a été subventionnée. Les élèves dépenseront seulement 50.000 Fcfa pour une formation qui coûte 1.950.000 Fcfa par étudiant.

Les étudiants de la première promotion de l’ISCAC
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Rentrée du 3ème trimestre au Cameroun: Le dernier virage est véritablement amorcé

A Douala, élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire ont effectivement pris le train déterminant ce lundi 11 avril

Pour certains, notamment les élèves de la maternelle et du primaire, c’était surtout un moment de retrouvailles. Tandis que pour d’autres, ceux des classes d’examens, cette rentrée du troisième trimestre est davantage un temps de prise de conscience effective. Après les deux semaines de congé dit de pâques, ils ont tous repris le chemin de l’école, pour le troisième et dernier virage de l’année scolaire. Les experts s’accordent à dire qu’il s’agit là du trimestre le plus court, marqué par de nombreux jours fériés. D’où l’appel lancé ce lundi matin par tous les responsables d’établissements à l’endroit des élèves. « Moi particulièrement je me suis attardé sur tout un cheminement, en expliquant aux élèves que le premier trimestre a été celui de l’observation, le deuxième celui de l’engagement et le troisième qui démarre ce jour doit être placé sous le signe de la détermination » explique l’une des responsables du collège Sacrée c ur de Bonadibong à Douala. La détermination même pour ceux qui ne font pas forcément un examen officiel, « puisqu’il faut passer en classe supérieure avec une bonne moyenne » rajoute-t-elle.

Du côté des élèves, du moins ceux des classes d’examens, la détermination est perceptible de part le calme et la concentration qui habitent les uns et les autres. « Moi mon objectif est de passer mon examen et pour cela je mets toutes les chances de mon côté » déclare Maxime qui présentera cette année son probatoire série C. Lui qui avoue n’avoir pas eu de véritables congés. « Je n’ai pas pu me dire que j’étais en congés, j’allais tous les jours étudier avec les camarades ». Pour Sandrine T, élève en classe de Terminale A4 au lycée bilingue de Déido, « c’est le trimestre de la dernière chance, je veux être étudiante l’année prochaine ». Chez les plus petits de la maternelle et du primaire, on est surtout content de retrouver les amis après deux semaines d’absence. On les voit monter et descendre tous ensemble, avec chacun dans son cartable le goûté minutieusement préparé par maman. D’un côté comme de l’autre, chacun a sa petite idée de ce qu’il fera de ce trimestre, même si certains ne comprennent toujours pas pourquoi les « congés de pâques » sont intervenus plus de deux semaines avant ladite fête de pâques. Chose qui s’explique tout simplement par le réaménagement qu’a subit le chronogramme scolaire mis sur pied par le ministère de tutelle.

Pour ce qui est des programmes, tous les dirigeants rencontrés ce lundi s’abstiennent d’avancer un chiffre quelconque en rapport avec le taux de couverture, mais rassurent qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Tout simplement le train a définitivement quitté la gare, les retardataires peuvent encore se rattraper.

C’est parti pour le 3e trimestre
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Cameroun: La Comicodi conteste l’évaluation et le classement des établissements secondaires

Par Shanda Tonme, président de la commission indépendante contre la corruption et la discrimination

Monsieur le Directeur Général de l’office du baccalauréat,

La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination vous renouvèle ses compliments, et se fait un urgent devoir de vous faire part des protestations, très nombreuses et dans tous les cas très fondées, suscitées par votre système d’évaluation et de classement des établissements secondaires.

Depuis trois années en effet, nous recevons des observations de plusieurs chefs et promoteurs d’établissements, qui considèrent d’une part, que vous faites preuve de discrimination et de laxisme explicites, et d’autre part, qu’il y a lieu d’émettre des soupçons légitimes de corruption et de favoritisme dans cette entreprises dorénavant trop médiatisée.

Les auteurs des protestations, à qui la Commission donne raison après analyse, soutiennent :
Premièrement, que les établissements devraient être classés en trois groupes bien distincts, en l’occurrence :
a) L’Enseignement général
b) L’enseignement technique commercial
c) L’enseignement technique industriel
Deuxièmement, que l’évaluation des performances devrait dès lors être faite dans chacun des trois types, pour parvenir à une photographie exacte par spécialisation.
Troisièmement, que votre système qui mélange tout dans le même sac, ignore totalement, grossièrement et dangereusement la structuration de l’enseignement secondaire au Cameroun. Comment peut-on en effet classer le collège Libermann qui ne fait que l’enseignement général, le collège de la retraite, le lycée de Manegoumba, avec le Lycée technique de Douala, l’institut Matanfen, le Centre Educatif le Bon Berger, l’institut Siantou, Ndi Samba et autres qui font l’enseignement technique ? Un élève qui prépare un BAC C obtient son examen s’il aligne des notes excellentes en maths et en physique, alors que son camarade qui prépare un BAC F, doit triompher sur plus de 15 matières à la fois. Il n’y a donc pas véritablement match, et toute comparaison est dès lors inacceptable, trompeuse, indécente, et maladroite, malveillante, et inappropriée.

Tout le monde peut comprendre pourquoi le premier établissement technique dans votre classement pointe à plus de deux cent places.
Par ailleurs, il est apparu que vous ne prenez en compte que des établissements qui alignent une pléthore de candidats aux examens, ignorant volontairement, ceux qui présentent la centaine. Face à toutes ces démonstrations, la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination soutien fermement les chefs et les promoteurs d’établissements qui se plaignent, et promet de les encourager à poursuivre l’Office du BAC en justice pour publicité mensongère, dégradante, et préjudiciable. Les implications de votre exercice annuel de classement des établissements sont effet énormes sur le moral des parents, l’orientation des élèves, et la perception de l’opinion publique nationale et internationale en général. En tout état de cause, nous vous exhortons à changer de système d’évaluation et de classement des établissements, et d’adopter le système objectif basé sur la comparaison des entités comparables dans un même type de spécialisation.

La Commission s’étonne d’ailleurs que depuis plusieurs années que ce manège dure, le Ministère chargé de l’enseignement secondaire, n’ait pas été suffisamment lucide et avisé, pour mettre fin à cette véritable hérésie. Il faut sans doute en conclure que sur ce dossier comme sur bien d’autres à l’instar du probatoire qui tarde à être supprimé, les principaux responsables ne réfléchissent que peu sur l’avenir effectif de notre jeunesse, et font par conséquent très rarement preuve d’innovation, de courage, et de patriotisme.

La Commission qui attend avec impatience vos explications sur cette affaire, saisit l’occasion pour vous assurer de sa noble et citoyenne considération./.