Emprunt obligataire 2010: le gouvernement camerounais rembourse ses créanciers

Les souscripteurs perçoivent ce mardi les 52,8 milliard de FCFA correspondant à la quatrième tranche du capital et aux intérêts

La somme de 52,8 milliard de FCFA, virée ce mardi, 29 décembre 2015 dans les comptes respectifs des 841 souscripteurs concernés par l’emprunt obligataire de 2010, se décompose en 50 milliards de FCFA réservés au capital et 2,8 milliard d’intérêts.

Le versement effectué mardi, correspond à la dernière phase du remboursement du premier obligataire octroyé par le gouvernement camerounais en vue de financer des projets de « première génération » en cours sur l’étendue du territoire national.

Il s’agit entre autres de la construction de la construction des barrages de Memve’ele et Lom Pangar et la centrale à gaz de Kribi; des infrastructures portuaires, de télécommunication et des routes.

Pour rembourser l’emprunt obligataire de 2010 réalisé à un taux de 5,6% par an l’Etat du Cameroun a fourni en plus du capital cité, 39,2 milliard de FCFA d’interêt. Soit un total de 239,2milliard de FCFA.


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Cameroun: Les investisseurs turcs à la quête de marchés pour les CAN 2016 et 2019

VTB Capital, un holding turc en matière d’infrastructures, a été reçu à cette fin en début juin par les ministres des Finances et de l’Economie, pour des projets de 500 milliards

Une délégation de VTB Capital, holding turc en matière d’infrastructures, a été reçue en audience par des membres du gouvernement camerounais le 03 juin dernier. Le holding voudrait gagner réaliser des infrastructures en vue de l’organisation des prochains CAN féminine 2016 et CAN masculine 2019, que le Cameroun abritera.

La séance de travail, qui a eu lieu à Yaoundé, réunissait des investisseurs turcs, l’ambassadeur de ce pays au Cameroun, Ömer Faruk DoÄ an; le ministre des Finances, Allamine Ousmane Mey; le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Emmanuel Nganou Djoumessi; le ministre délégué auprès du Minepat, le directeur général de la Caisse Autonome d’Amortissement, le directeur général de la Coopération au Minepat et celui de l’Economie, de la Programmation des investissements publics, dans le même ministère.

Parmi les projets présentés par les Turcs, figurent des stades de football à Yaoundé et Douala et des hôtels en prévision de l’organisation des prochaines Coupes Africaines des Nations 2016 et 2019; les routes Loum-Kumba-Mudemba dans le Sud-Ouest, Dschang-Mamfé à l’Ouest, entre autres; ainsi que le barrage hydro-électrique de la Mamfé. Montant total de l’enveloppe nécessaire à ces projets: Un milliard de dollars (environ 500 milliards de F CFA).

Cependant, des étapes préalables sont encore à remplir avant de passer à l’oeuvre. «Il faudra expliciter les attentes des deux parties et maîtriser les sources de financement proposées ainsi que les conditions de remboursement afin de mieux négocier», indique-t-on au Minepat.


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Assurance maladie pour le gouvernement: Tout pour les «grands» et leurs familles

La police d’assurance santé pour les membres du gouvernement camerounais est jugée discriminatoire

Après que le ministre de la Santé publique a apporté une solution au problème de prise en charge médicale des membres du gouvernement, assimilés et leurs familles, des voix au sein de la communauté nationale s’élèvent pour lui demander de faire accélérer le dossier de l’instauration de l’assurance maladie pour tous, toujours annoncée et jamais mis en pratique à la Cnps. Car il est certain que, suite à un autre décret, ces membres du gouvernement pourraient se retrouver ex-ministres, et donc de nouveau sans couverture médicale.

La souscription de cette police d’assurance est pour plusieurs fonctionnaires et autres Camerounais qui ont lu le communiqué, un acte d’inégalité. Car, soit chaque département ministériel devrait prendre une police d’assurance pour tout son personnel, soit le gouvernement devrait mettre effectivement en place l’assurance maladie universelle annoncée et toujours attendue depuis des décennies au Cameroun.

En plus, dans la pratique, les «grands» de la République ne rencontrent en général, aucune difficulté de prise en charge médicale. Grassement payés, ils ne rencontraient jusque-là aucun véritable problème pour se faire évacuer, aux frais du contribuable.

En moins de 48 h, les frais d’évacuation sanitaire leur sont payés au trésor, alors que le fonctionnaire ordinaire doit attendre plusieurs semaines, quand il n’est pas obligé de s’endetter pour pré-financer son évacuation, pendant que le dossier suit son cours! La dernière grève des personnels des hôpitaux portait justement sur la réclamation d’une police d’assurance maladie pour eux et leurs familles.

Pour le Pr Claude Abé, enseignant à l’université catholique d’Afrique centrale de Yaoundé, cet acte du ministre de la Santé est une provocation; il est indécent, abject et met même à mal l’unité nationale tant vantée, car ce sont des Camerounais déjà bien pauvres qui vont encore devoir supporter les frais de prise en charge sanitaire des personnalités prédatrices et riches ainsi que leur famille.

Un acte discriminatoire du même type est apparu dans un autre marché du Minmap en date du 07 mai dernier pour le lot responsabilité civile du chef de famille pour le compte de Camtel fort de 3000 salariés pour 23 milliard Fcfa de salaire/an; où «l’extension de la garantie responsabilité civile chef de famille sollicitée concerne deux familles: la famille du directeur général et la famille du directeur général adjoint».

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Pr. Claude Abé: «C’est une provocation de trop du gouvernement»

Le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, à l’initiative de l’assurance maladie pour les membres du gouvernement camerounais
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Le port en eau profonde de Kribi attend toujours le gestionnaire de son terminal

A ce jour, trois dossiers de candidature sont à l’étude pour cette activité depuis octobre 2014 après une sélection ayant attiré un total de dix offres

Un an après la fin des travaux de construction du terminal polyvalent et de la première phase du terminal à conteneurs lors de la première moitié de 2014, le port en eau profonde de Kribi, situé dans le sud du Cameroun, continue d’attendre pour sa mise en service, la désignation par les autorités du pays d’un concessionnaire n’ayant toujours pas été effectuée.

D’un coût de 240 milliards de francs CFA (480 millions de dollars)dont 207,7 milliards (415,4 millions de dollars) financés par Exim-Bank de Chine, ce projet réalisé en moins de trois ans par l’entreprise chinoise China Harbour Engineering Company (CHEC) est doté d’un port général et d’un appontement fer, respectivement à Mboro et Lolabè, à plus de 30 km au Sud de la ville balnéaire de Kribi.

L’infrastructure couvre une superficie globale de 26.000 hectares réservée en outre à des installations industrielles, urbaines et autres. En plus des deux terminaux, le port général, à caractère industriel et commercial, comporte une digue de protection de 1,2 km,un chenal d’accès des navires et un quai à conteneurs de 350 mètres.

C’est « l’investissement portuaire le plus important d’Afrique centrale et de l’Ouest », destiné à accueillir de gros navires de 40.000 tonnes de moins de 16 mètres de tirant d’eau pour le terminal polyvalent et de 50.000 tonnes de moins de 16 mètres de tirant d’eau également pour le terminal à conteneurs, avait souligné dans un entretien récent à Xinhua, Xu Huajiang, directeur général de CHEC-Cameroun.

Depuis la fin des travaux de construction en avril 2014, l’inauguration et la mise en service du port n’ont toujours pas eu lieu, à cause d’un interminable processus de désignation d’un concessionnaire pour l’exploitation du terminal à conteneurs depuis 2008.

A ce jour, trois dossiers de candidature sont à l’étude pour cette activité depuis octobre 2014 après une sélection ayant attiré un total de dix offres. Premier sur la liste par ordre de mérite, le consortium formé du groupe Bolloré Africa Logistics, du 3e armateur mondial CMA-CGM et de CHEC se distingue par une offre intéressante de plus de 633 millions d’euros, soit plus de 411,450 milliards de francs CFA.

C’est une offre réévaluée après une première proposition de 473 millions d’euros (plus de 307,450 milliards de francs CFA).
A la deuxième place, le groupe ICTSI (International Container Terminal Services), initialement 3e, déclasse pour son offre passée de 284 à plus de 467 millions d’euros (184,6 à plus de 303, 750 milliards de francs CFA) son concurrent APM Terminals, porteur d’une offre réévaluée de 332,7 à plus de 403 millions d’euros (216, 255 à plus de 261,950 milliards de francs CFA).

Ce classement est le résultat des travaux menés par une commission ad hoc de sélection des candidats mise en place par le Premier ministre Philemon Yang, laquelle a estimé que l’offre du consortium Bolloré Africa Logistics-CMA/CGM-CHEC est la mieux- disante pour faire du terminal à conteneurs du port en eau profonde de Kribi une « accélération de croissance au Cameroun ».

Avec la notoriété du groupe Bolloré Africa Logistics, présent dans 45 pays d’Afrique et depuis 1947 au Cameroun où il exploite déjà le port de Douala, la métropole économique, et de l’armateur CMA-CGM, doté pour sa part d’une flotte de 445 navires desservant 450 ports de commerce sur 521 dans le monde, ce regroupement a la particularité de compter la société CHEC comme constructeur du port.

En sa qualité de partenaire technique, CHEC a aussi contribué à l’organisation par le gouvernement camerounais du financement, chiffré à 750 millions de dollars (375 milliards de francs CFA) d’ aide chinoise, pour la deuxième phase du terminal à conteneurs consistant à la construction d’un deuxième quai de 700 mètres, auquel s’étend la mise en concession disputée.

Selon des sources proches du dossier, le choix d’un adjudicataire pour l’exploitation de cette infrastructure relève désormais d’une décision du président Paul Biya. C’est un moment très attendu, car, selon la Banque mondiale, avec la mise en service du nouveau port le Cameroun s’offre un outil important pour l’accélération de sa croissance économique qui peine à atteindre les niveaux escomptés.

En attendant, c’est le port de Douala qui continue d’assurer environ 95% des exportations et des importations de ce pays d’ Afrique centrale. Or, en exploitation largement au-dessus de ses 10 millions de tonnes de capacité réelle, celui-ci souffre d’une incapacité à rendre moins les longs délais de passage de marchandises.

« Le délai de passage au port de Douala est 5 fois plus élevé que celui de Durban; 2 fois plus que celui du port de Mombasa, 1,5 fois plus que celui de Dar es Salam, et dépasse de 22% celui de Lomé », a déploré une étude publiée en février par la Banque mondiale.


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Le gouvernement recherche 80 milliards pour les infrastructures dans le Septentrion

Le gouvernement camerounais a examiné avec les partenaires au développement jeudi à Yaoundé un programme d’aménagement du territoire pour les régions septentrionales

Le gouvernement camerounais a examiné avec les partenaires au développement jeudi à Yaoundé un programme d’aménagement du territoire pour les régions septentrionales ( Extrême-Nord, Nord et Adamaoua) d’un coût d’environ 80 milliards de francs CFA (160 millions de dollars), faisant partie d’une liste de projets d’investissements prioritaires dans les zones d’ insécurité du pays.

Connues pour être avec l’Est, en proie elle aussi à l’insécurité, les plus vulnérables en matière de conditions de vie des populations avec un taux de pauvreté oscillant entre 50 et 60%, selon les estimations officielles, ces trois régions dont principalement celle de l’Extrême-Nord paient un lourd tribut dû aux attaques sur le territoire camerounais de Boko Haram.

Un rapport du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire présenté jeudi à Yaoundé fait état d’un « net ralentissement dans la mise en oeuvre de la majorité des projets à financement extérieur » depuis juin-juillet 2013, après les premières manifestations des activités terroristes de la secte islamiste nigériane marquées par l’enlèvement d’une famille française quelques mois auparavant.

Priorité accordée aux infrastructures, à savoir la construction des routes avec des salles de classes, ces projets sont évalués à un coût d’investissement total de 584 milliards de francs CFA (1, 168 milliard de dollars), incluant un montant de 358 milliards ( 215 millions de dollars) pour l’assistance technique. Une enveloppe de 37,5 milliards (71 millions de dollars) est aussi annoncée pour un programme humanitaire.

Report de démarrage de projets, ralentissement dans l’exécution, annulation de contrats, absence de supervision, renchérissement des coûts : les défis à relever sont aujourd’hui énormes pour les autorités de Yaoundé et les partenaires financiers et techniques, réunis ensemble jeudi à Yaoundé lors d’un atelier de réflexion sur l’harmonisation des interventions dans les zones d’insécurité au Cameroun.


Les deux parties se sont accordées à conjuguer leurs efforts pour relancer, par le biais d’un Programme d’urgence du gouvernement, les projets à l’arrêt et donner un coup de fouet à ceux en ralentissement dans les quatre régions sensibles, l’Est compris, qui représentent plus du tiers (272.966 km2, soit 38%) du territoire national et de la population (8.472.197 habitants, environ 40%).

« Il y a une priorité d’investir avec des activités de développement dans le Nord. C’est une région qui est sous- développée, les indicateurs statistiques montrent que la pauvreté est significative là-bas. En plus maintenant nous avons un problème de sécurité qui rend la coopération au développement encore plus difficile et plus coûteuse aussi quelquefois », a souligné à Xinhua Clemens Schroeter, chef de coopération à la délégation de l’Union européenne à Yaoundé.


« On a des informations, a-t-il ajouté, pour quelques programmes de coopération qui montrent que les prix pour la coopération peuvent augmenter. Par exemple pour quelques projets d’ infrastructures, il y a des estimations qui indiquent que les coûts peuvent être quelquefois plus de 20%, pour prendre en compte les aspects sécuritaires ».

La déroute de Boko Haram face à la coalition formée par le Nigeria,le Cameroun, le Tchad et le Niger a cependant permis de réduire l’influence du groupe terroriste, de sorte que dans les régions affectées du Nord-Cameroun « la tendance est favorable, parce qu’on observe une baisse du niveau de la violence. Nous espérons dans un proche avenir passer en phase de stabilisation », a rapporté le capitaine de frégate Samuel Sylvain Ndoutoumou, en service au ministère de la Défense à Yaoundé.

A l’Est, théâtre d’une énième prise d’otages où une délégation de 16 voyageurs comprenant un maire du Nord a été enlevée mi-mars, il est aussi fait état d’un « niveau de conflit en basse intensité », à l’origine d’un dispositif sécuritaire spécial dont les effectifs et les coûts des opérations sont aussi entourés de mystère que ceux des troupes déployées sur la ligne de front dans l’Extrême- Nord.
Bailleur de fonds du projet de réfection de l’axe reliant Mora et Kousseri, ville limitrophe de la capitale tchadienne N’Djamena, la Banque mondiale voit dans cette amélioration du climat sécuritaire une bonne nouvelle pour relancer les travaux interrompus depuis l’attaque de Boko Haram où une dizaine d’ ouvriers chinois avaient été enlevés en mai 2014.

« On est en train de trouver des solutions avec le ministre des Travaux publics, comme il faut changer de méthodologie de travail et de contractualisation. On veut reprendre dans les délais les plus brefs possibles les travaux sur cette route », a annoncé Gregor Binkert, directeur des opérations de cette institution au Cameroun.

Dans le cadre du Programme d’aménagement du territoire pour les régions septentrionales, le pouvoir de Yaoundé a identifié 94 projets visant à renforcer les infrastructures de base dans les domaines de l’économie rurale, de la santé ou encore de l’ éducation. C’est un programme d’investissements complémentaire à une série d’actions prioritaires étendues sur l’ensemble du territoire national.

Le Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance en exécution depuis cette année consacre aussi une partie de ses financements chiffrés à 925 milliards de francs CFA (1,85 milliard de dollars) aux problèmes de développement de ces régions, de même que le budget d’investissement public du gouvernement pour 2015, d’un coût de 114,5 milliards (229 millions de dollars).

Selon Gregor Binkert, [i « la semaine prochaine, on va négocier une nouvelle phase pour le projet PNDP [Programme national de développement participatif], qui aura une composante nationale et une composante pour les quatre régions affectées par l’insécurité. On va renforcer encore notre coopération avec de nouveaux projets aussi ».]

Route sur la falaise du Mbé, sur le tronçon Ngaoundéré-Garoua
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La position du gouvernement dans l’affaire Fecafoot

Le gouvernement camerounais, par le biais de son porte-parole, Issa Tchiroma, a publié une déclaration samedi, lue sur la CRTV

De la démarche du gouvernement camerounais dans le processus de normalisation

Le 19 février 2015, le Tribunal arbitral du sport (TAS), statuant sur l’appel interjeté par la Fecafoot contre les décisions rendues par la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun, dans les affaires l’opposant à Messieurs Essomba Eyenga et Abdouraman Hamadou, a prononcé deux sentences rejetant lesdits appels de la Fecafoot.

En effet, suite à l’adoption de nouveaux statuts et du nouveau code électoral de la Fecafoot, élaborés par le Comité de normalisation, par une assemblée générale en août 2013, Messieurs Essomba Eyenga et Abdouraman Hamadou avaient attaqué, d’une part, certaines dispositions desdits nouveaux textes au motif que ces dispositions violent la loi de N° 2011/018 du 15 juillet 2011 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives, et, d’autre part, la légitimité de l’Assemblée générale ayant adopté les textes.

Dans ces sentences du 19 février 2015, le TAS a donc confirmé le verdict rendu par la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique et qui avait jugé, d’une part, que les dispositions de l’article 78 des nouveaux statuts de la Fecafoot «violent et dénaturent» les dispositions de la loi de 2011 suscitée et d’autre part, que l’Assemblée générale de la Fecafoot légitime, jusqu’à date, est celle de 2009.

Face à cette situation, qui remettait donc en cause, d’une par, certaines dispositions des textes adoptés en août 2014, et d’autre part, annulait toutes les résolutions adoptées par l’assemblée générale de 2013 y compris le processus électoral conduit des départements jusqu’aux régions, le gouvernement, constatant la situation de blocage a entrepris d’emmener les différentes parties en conflit à s’asseoir sur une table de discussion, afin de s’entendre sur les modalités de poursuite du processus, en application des disposition du TAS.

Cette concertation a abouti à un certain nombre d’accords, aussi bien, sur des principes généraux devant présider à la conduite du processus, que sur une formulation consensuellement acceptée des dispositions querellées et/ou visées par les sentences de la CCA et du TAS.

Au plan général, les parties en conflit à la Fecafoot, ainsi que le Comité de normalisation se sont accordées sur le fait que:
l’Assemblée générale légitime de la Fecafoot est celle de 2009 ;
toutes les dispositions querellées des textes de la Fecafoot devront être revues pour se conformer à la législation camerounaise en vigueur en la matière, aux règlements de la Fifa et dans le respect de l’éthique sportive et de la transparence.

De manière détaillée, les représentants des deux parties en conflit ont procédé à une revue des dispositions querellées en vue de leur reformulation concertée.

Au terme de leurs travaux, un accord s’est dégagé sur une nouvelle formulation de l’ensemble des dispositions querellées.Il s’agit notamment:
Pour les statuts, des articles 18,19, alinéa 3 ; 21, 23, alinéa h, 35 ; 37 alinéa 2, 78 et 79 nouveau.

Pour le code électoral, des articles 1 alinéa 2, 8 alinéa 3 nouveau e 5 alinéa 8.

De manière substantielle, l’on peut relever que les dispositions de l’article 78, expressément visées par les sentences de la CCA et du TAS ont été revues. Ainsi, le Tribunal arbitral du football créé au sein de la Fecafoot a été maintenu, mais ses décisions peuvent faire l’objet de recours auprès de la Chambre de conciliation et d’arbitrage instituée auprès du Comité national olympique et sportif du Cameroun, conformément aux dispositions de l’article 44, alinéa 2 de la loi 2011/018 visée plus haut.

S’agissant du statut du secrétaire général lorsqu’il est candidat un alinéa 8 a été ajouté à l’article 5 et qui stipule que
1- «Durant le processus électoral, un secrétariat technique indépendant en charge des élection est mis en place.
2- A l’avenir, le secrétaire général en poste, qui aspire à être candidat à la présidence de la Fecafoot devra démissionner six (06) mois avant le lancement du processus électoral.
3- Pour le cas présent, en prélude aux élections annoncées, il a été convenu que la commission électorale met d’office en congé administratif le secrétaire général dès adoption des statuts ».

C’est au vu de ces avancées majeures, de nature à garantir un processus électoral juste et un scrutin transparent, que le gouvernement a décidé de l’envoi d’une mission gouvernementale, comprenant des représentants des deux parties en conflit, en vue d’aller présenter cette position camerounaise commune, comme voie de sortie de crise.

Le 19 mars 20145, la délégation camerounaise a été reçue au siège de la Fifa. A l’issue des échanges, la Fifa a pris acte des avancées relevées dans l’élaboration des textes et du rapprochement entre les parties en conflit au sein de la Fecafoot et a décidé de l’extension du mandat du Comité de normalisation pour une période de six (06) mois. Elle a par ailleurs prodigué un certain nombre de conseils à la délégation camerounaise en vue d’un aboutissement rapide et serein de ce processus engagé depuis bientôt deux ans.

Adoum Garoua, le ministre des Sports
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Le port en eau profonde de Limbe dans les starting-blocks

Le partenaire coréen retenu pour la construction de cet ouvrage a proposé au gouvernement camerounais ses priorités

Le projet de construction du port en eau profonde de Limbe, dans la région du Sud-Ouest, qui devra commencer par la construction d’une jetée flottante multifonctionnelle, capable d’accueillir des navires de 20 mille tonnes, dont le coût est estimé à 35 millions de dollars US, va bientôt entrer dans sa phase opérationnelle, selon un communiqué du ministère de l’Economie dont la PANA a reçu copie.

Le partenaire coréen retenu pour la construction de cet ouvrage a proposé au gouvernement camerounais de commencer par la construction d’une jetée flottante multifonctionnelle, capable d’accueillir des navires de 20 mille tonnes, dont le coût est estimé à 35 millions de dollars US et selon le chronogramme proposé, cet ouvrage pourrait être construit et livré au terme de six mois.

«Présenté comme un grand projet de seconde génération, ce port, dont les financements sont estimés à 602 millions de dollars US, sera spécialisé dans le transport des produits lourds tels que les hydrocarbures, le ciment, les conteneurs et autres produits agricoles», indique le communiqué.


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Cacao-café: Le gouvernement va distribuer plus de 7 millions de plants aux agriculteurs en 2015

Objectif de cette opération: améliorer la production de cacao et de café à travers le pays

Le gouvernement camerounais va durant cette année mettre à la disposition des producteurs, 7,2 millions de tonnes de plants améliorés en vue d’améliorer la production de cacao et de café à travers le pays.

Ainsi, il est prévu la distribution de 5,4 millions de plants de cacao de « nouvelle génération » et de 1,8 million de tonnes pour le café, respectivement 1,2 million pour le café arabica et 600 000 plants pour le café robusta.

D’après des études concordantes, l’une des principales contraintes à l’accroissement des rendements dans l’agriculture de rente et vivrière au Cameroun, est non seulement l’insuffisance de plants, mais également la mauvaise qualité du matériel végétal disponible.

Avec ces nouveaux plants les filières cacao et café peuvent compter sur l’entrée en production de nouvelles plantations au bout de trois ans, avec pour conséquence, une amélioration de la production, qui se situe actuellement autour de 210 000 tonnes pour le cacao et 35 000 tonnes pour le café.

En marge du lancement de la campagne cacaoyère et caféière 2014-2015, le gouvernement camerounais a adopté en septembre dernier, un plan de 600 milliards de francs CFA, en vue de relancer la production de ces deux produits.

L’objectif étant de produire à l’horizon 2020, plus de 600 000 tonnes de cacao par an et 150 000 tonnes pour le café robusta et 35 000 tonnes pour l’arabica.


cifor.org)/n

Dieunnedort Kamdem: «La moitié des ministres du gouvernement viennent me rencontrer dans la nuit»

Le pasteur de la «Cathédrale de la foi» affirme qu’il ne veut plus passer pour «un marabout»

Le «Révérend Docteur» Dieunnedort Kamdem, qui se fait aussi appeler «le général de Dieu», ne voudrait plus passer pour «un marabout». C’est du moins le message qu’il brandit publiquement sur des affiches géantes exposées à certains carrefours de la capitale politique du Cameroun en ce début d’année 2015. «Pourquoi les autorités de ce pays ne vont voir les hommes de Dieu qu’en cachette? Nous ne sommes pas des marabouts», peut-on y lire.

«Je dois dire que plus de la moitié des membres du gouvernement m’appellent et viennent me rencontrer dans la nuit», prétend-il dans le quotidien le Jour, édition du mercredi 07 janvier.

«Nous avons placé des affiches sur près de dix sites dans le pays pour attirer leur attention», précise-t-il.

«Il est temps que nos ministres cessent de considérer les églises dites de réveil comme des sectes. Ce sont eux qui fréquentent des sectes. Qu’ils ne m’appellent plus la nuit avec des numéros masqués», affirme le «Révérend».

Dieunnedort Kamdem dirige «la Cathédrale de la foi». En août 2013 l’antenne d’Elig-Essono de son église à Yaoundé avait été fermée par les autorités administratives pour «exercice illégal», avant d’être rouverte un mois plus tard.

Le promoteur de la «Cathédrale de la foi» se réclame de la Congrégation baptiste camerounaise (CBC), une association religieuse reconnue par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd).

Le « Révérend Docteur » Dieunnedort Kamdem
Facebook.com/dieunedort.kamdem.)/n

Le Cameroun émettra 320 milliards de F CFA de titres publics en 2015

Dans le même temps, l’Etat va procéder aux des remboursements des bons Assimilables du Trésor (Bat) d’un volume de 55 milliards de F CFA

Le gouvernement camerounais émettra des titres publics de l’ordre de 320 milliards FCFA en 2015, a appris APA vendredi auprès des services compétents du ministère des Finances.

Selon la répartition y relative, les bons du Trésor assimilables (BTA) représenteront 125 milliards FCFA, les obligations du Trésor assimilés s’élèveront à 100 milliards FCFA, et les obligations du Trésor à 150 milliards FCFA.

Au cours de l’exercice à venir, sur les 125 milliards FCFA de BTA à émettre, 55 milliards FCFA seront remboursés, portant ainsi de porter le montant de l’encours des titres émis au 31 décembre 2015 à 320 milliards FCFA.

En 2014, ce sont 280 milliards FCFA qui ont été mobilisés en terme d’émissions de titres publics, contre 250 milliards FCFA en 2013 en dehors d’un emprunt obligataire de 180 milliards FCFA effectué en juin de cette année-là.

Depuis novembre 2011, le gouvernement fait régulièrement appel à l’épargne publique afin de financer des projets structurants dont le programme est en cours.

D’après le ministère des Finances, le taux moyen de souscription atteint parfois les 500% pour certaines de ces opérations.

Une vue du Centre-ville de Yaoundé, près des Services du Premier ministre
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Loi contre le terrorisme: les clarifications du gouvernement

L’intégralité du point de presse accordé lundi par le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary

Depuis l’adoption, il y a quelques jours par le Parlement, de la loi sur la répression des actes de terrorisme dans notre pays, les institutions politiques du Cameroun sont doublement mises sur la sellette, par une frange de la classe politique et certains représentants de la société civile nationales, tous deux fortement relayés dans cette croisade, par certains médias sans doute placés sous leur contrôle idéologique, économique ou éditorial, et donc par conséquent, manifestement acquis à leur cause.

Ces acteurs s’emploient ainsi à faire passer dans l’opinion que le Gouvernement, et au plus haut niveau de l’État, le président de la République, Son Excellence Paul Biya, auraient décidé, au détour de cette législation, de museler l’ensemble de la classe politique camerounaise qui leur serait hostile, et pour certains même, de préparer ainsi le lit d’une succession sans aspérités à la tête de l’État.

Ces manipulateurs entendent, par un tel stratagème, structurer la conscience collective du peuple camerounais tout entier sur l’idée que la promulgation de ce texte de loi constituerait un recul de démocratie et un retour à la pensée unique, escomptant par là même, provoquer au sein de la population, un mouvement de rejet et de contestation à la fois massive et peut- être même violente.

Face à la gravité d’un tel dessein, et au risque de désinformation durable qu’il serait à même de créer au sein de l’opinion publique, je vous ai donc conviés, Mesdames, Messieurs les journalistes, à cet échange que je voudrais à la fois sincère, direct mais cordial, afin de vous apporter toute la vérité, ainsi que les éclairages dont vous avez besoin.

Mais, avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi tout d’abord, de saluer ici, la présence à mes côtés, de Monsieur le ministre d’État, ministre de la Justice garde des Sceaux, qui a bien voulu prendre de son temps que nous savons précieux, pour se joindre à nous à l’occasion de cet échange.

Monsieur le ministre d’État, soyez donc le bienvenu ici au ministère de la Communication.

Mesdames, Messieurs les journalistes,
Je vous le disais tantôt, les deux chambres de notre Parlement viennent donc d’adopter le projet de loi sur la répression des actes de terrorisme, qui leur avait été soumis, conformément à la Constitution de notre pays, par le président de la République, chef de l’exécutif, chef de l’État.

Ce projet de loi a suivi au sein des deux chambres du Parlement toutes les procédures requises par leurs règlements intérieurs respectifs, depuis la Conférence des présidents, l’examen en Commissions, les discussions en plénière jusqu’à l’adoption.

Les uns et les autres parmi nos élus, représentants légitimes du peuple camerounais, ont porté leurs voix aux délibérations d’usage qui ont conduit à l’adoption de ce projet de loi.

Mais à peine ces phases du processus achevées, voilà que d’autres voix s’élèvent, excipant d’une légitimité qu’ils tireraient d’on ne sait où, pour tancer tout le travail abattu par les élus, à qui le peuple camerounais a confié la prérogative régalienne du vote des lois de la République.

Foulant au pied le devoir républicain qui s’impose à tous, d’avoir à respecter les prérogatives constitutionnelles pour l’exercice du pouvoir politique par les institutions dont le peuple camerounais s’est librement doté à travers un processus électif, des procureurs autoproclamés, ont choisi de travestir la réalité des faits et de mettre à l’index ces Institutions, à commencer par celle du président de la République.

Ils disent alors à qui veut les entendre qu’au-delà de la volonté de notre pays de se doter d’un socle juridique protégeant nos compatriotes et tous ceux qui vivent à l’intérieur de nos frontières du redoutable fléau que constitue le terrorisme, il ne s’agit en réalité que d’une habile astuce visant sous ce couvert, à étouffer dans l’ uf et à écraser toute velléité de protestation populaire, dans le seul but de préparer une succession incontestée au sommet de l’État ; le mode opératoire étant alors constitué par la réduction au silence de la presse, la militarisation tous azimuts de la justice, en un mot le recul de l’État de droit.

Mesdames, Messieurs les journalistes,
Je voudrais affirmer ici sans ambages que cette relation des faits est sans aucun rapport avec la réalité, et qu’au surplus, la personnalité de ses auteurs indique à souhait qu’une telle sortie dans l’espace public ne pourrait alors résulter que d’un agenda politique occulte, mais parfaitement huilé.

Je m’en vais donc à présent vous faire l’économie du projet de loi adopté par notre Parlement il y a quelques jours. Et pour ce faire, permettez-moi tout d’abord de citer l’article 2 du projet de loi sujet à cette polémique de mauvais goût, lequel article définit des actes de terrorisme et prévoit les peines encourues lorsque ces actes sont commis par toute personne qu’elle soit de nationalité camerounaise ou étrangère.

Je cite donc : «Article 2, alinéa 1 : est puni de la peine de mort, celui qui, à titre personnel, en complicité ou en co-action, commet tout acte ou menace d’acte susceptible de causer la mort, de mettre en danger l’intégrité physique, d’occasionner des dommages corporels ou matériels, des dommages aux ressources naturelles, à l’environnement ou au patrimoine culturel dans l’intention

a)D’intimider la population, de provoquer une situation de terreur ou de contraindre la victime, le gouvernement et/ou une organisation, nationale ou internationale, à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque, à adopter ou à renoncer à une position particulière ou à agir selon certains principes ;

b)De perturber le fonctionnement normal des services publics, la prestation de services essentiels aux populations ou de créer une situation de crise au sein des populations ;

c)De créer une insurrection générale dans le pays ;

Alinéa 2 : est puni de la peine de mort, celui qui, pour atteindre les mêmes objectifs que ceux précisés à l’alinéa 1 ci-dessus :

a)Fournit et/ou utilise des armes et matériels de guerre ;

b)Fournit et/ou utilise des micro-organismes ou tout autre agents biologiques, notamment des virus, des champignons ou des toxines ;

c)Fournit et/ou utilise des agents chimiques, psychotropes, radioactifs ou hypnotisants ;

d)Procède à une prise d’otage.

Alinéa 3 : la peine d’emprisonnement à vie lorsque les conséquences prévisibles des actes visés aux alinéas 1 et 2 ci-dessus sont la maladie d’animaux ou la destruction de plantes», fin de citation.

Comme vous pouvez aisément le constater à la lecture de cette disposition, nos pourfendeurs et autres procureurs du dimanche sont donc pris en flagrant délit de mensonge et de tentative de désinformation. Car, contrairement aux allégations qu’ils profèrent, l’acte de terrorisme est clairement défini dans ce projet de loi.

Il procède d’une série d’infractions autonomes, du Code pénal qui lui date de 1967, et qui sont punies en tant que telles de la peine de mort. Ces infractions ne deviennent alors constitutives d’actes de terrorisme qu’en cas d’intention coupable prévue et définie dans des cas précis.

J’en citerai certaines, sans pour autant être exhaustif : les infractions relatives aux atteintes à la sûreté de l’État en cas d’hostilité à la patrie (article 102 du Code pénal j’entends), de collusion avec une puissance étrangère dans le but de nuire aux intérêts de la patrie ou de la trahir (article 103), d’incitation à la guerre civile en armant ou en poussant les habitants à s’armer les uns contre les autres (article 112), de pillage en bande en temps de guerre (article 236), d’assassinat (article 276), de vol aggravé avec violence ayant entraîné la mort d’autrui ou des blessures graves (320), d’enlèvement de mineur avec fraude ou violence, lorsque la mort du mineur en résulte (article 354) ; et je préfère arrêter là cette énumération que je n’ai faite qu’à titre d’illustration.

Au demeurant, faut-il le rappeler, et pour sortir nos contempteurs de l’impasse mémorielle qui semble les habiter, l’acception juridico-pragmatique du terrorisme sous l’empire des fameuses ordonnances de 1962 contre la subversion avait assimilé à des actes de terrorisme, l’engagement des mouvements nationalistes de l’époque, à sortir le Cameroun du joug colonial.

C’est donc à rebours des contre-vérités proférées ci et là ces derniers jours, que se situe la définition de l’acte de terrorisme consacrée par le projet de loi, qu’elle sort définitivement du champ politique en tant que mode d’expression idéologique et viatique de conquête du pouvoir dans un contexte de démocratie et d’État de droit.

Il y a par conséquent, de par cette évolution, plutôt une dépolitisation de l’acte de terrorisme, et a contrario à aucun moment, une sémantisation terroriste de l’acte politique.

Voilà Mesdames, Messieurs les journalistes, où réside le premier constat de flagrant délit d’altération de la vérité et de tentative d’instrumentalisation de l’opinion publique, à travers la campagne de presse orchestrée par ces ennemis de la démocratie.

L’on accuse aussi le gouvernement d’avoir mis à la trappe toutes les avancées et autres acquis des lois sur les libertés prises au début des années 90.

Alors, je pose la question : laquelle de ces lois votées en 1990 avaient-elles autorisé la pratique d’actes terroristes ? La loi sur la liberté d’association, la loi sur les réunions et les manifestations publiques, la loi sur le pluralisme politique ou encore celle relative à la liberté de la presse.

Et j’en pose une autre : Y a-t-il dans le projet de loi qui vient d’être adopté en matière de répression des actes terroristes, la moindre disposition remettant en cause les libertés instituées en 1990 ? Si oui, qu’on nous dise laquelle. Autre allégation mensongère donc.

L’on nous dit par ailleurs qu’il s’agit, sous le couvert de cette législation, d’un acte d’opportunisme politique visant à préparer des échéances que seuls nos censeurs de l’heure voient présent dans leurs esprits.

Nous sommes là encore tenus de leur rafraîchir la mémoire. Car, peut-être ne le savent-ils pas, ou alors feignent-ils de ne pas le savoir, que c’est depuis plus d’une décennie que le Règlement CEMAC-UMAC portant prévention et répression du financement du terrorisme en Afrique Centrale, signé par le Cameroun, a fait des actes de terrorisme, une partie intégrante du droit positif camerounais.

Ce même instrument international demandait aux États-parties, nonobstant l’incorporation de la lutte contre le terrorisme dans leurs droits positifs internes, d’édicter des législations nationales en cohérence avec les engagements pris par lesdits États au niveau sous-régional.

Je précise que l’adoption du présent projet de loi s’inscrit dans le registre d’un programme général d’internalisation d’instruments internationaux dont le Cameroun est État-partie.

D’autres textes, en dehors de celui qui défraie la chronique aujourd’hui, avaient déjà fait l’objet de cette internalisation y compris au cours de l’actuelle session des deux chambres du Parlement. Nous n’avons à ce moment-là, entendu aucune jérémiade, ni aucune imprécation venant de ceux qui s’agitent aujourd’hui.

D’autres textes émanant de domaines divers, suivront à l’avenir lors des prochaines sessions du Parlement.

Et c’est très précisément dans cette optique que le Parlement a autorisé le chef de l’État à procéder à la ratification de la Convention de l’OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme, laquelle Convention engage entre autres les États- parties à, je cite: « . Établir comme crime les actes terroristes », fin de citation.

Il en est de même de son Protocole qui, quant à lui, invite les États-parties à, entre autres, je cite encore : «Prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les droits fondamentaux de leurs populations contre tous les actes terroristes et à empêcher l’entrée et la formation de groupes terroristes sur leur territoire», fin de citation.

Lorsqu’on ajoute à cela la résolution 2178 du 24 septembre 2014 du Conseil de Sécurité des Nations unies qui engage les États, je cite : «À veiller à ce que la qualification des infractions pénales dans leur législation et leur règlementation internes permette (.) d’engager des poursuites et de réprimer les actes terroristes», fin de citation, on saisit plus aisément la vacuité de l’argumentaire que tentent de servir à l’opinion publique ces prédicateurs impénitents.

À l’impasse mémorielle que nous évoquions tantôt de leur part, en ce qui concerne l’acception du terrorisme sous l’empire des ordonnances de 1962, semble aussi s’ajouter une cécité et peut-être même une surdité symptomatiques d’une probable aphasie.

Je les invite donc à regarder les réalités autour de nous, pour voir, entendre et comprendre comment les plus grandes puissances de la planète ont à chaque fois réagi des points de vue juridique et judiciaire face à la menace terroriste.

Je prendrai d’abord le cas des États-Unis, considérés comme le berceau du monde en matière de Libertés et de Droits de l’Homme.

Un mois et demi seulement après les attentats du 11 septembre, le Congrès vota à sa quasi-unanimité le «USA Patriot Act», loi d’exception qui avait notamment créé le statut de «combattant ennemi» et de «combattant illégal», et qui a permis à l’administration Bush d’ignorer l’Habeas Corpus, afin de détenir sans les inculper, des personnes soupçonnées de projeter des actes terroristes. Les détenus du célèbre pénitencier de Guantanamo étaient tous incarcérés sous ce statut juridique, sans que le droit international ait eu au préalable à le reconnaître.

En France, et pour faire face au phénomène du recrutement et de la formation des citoyens français par des mouvements djihadistes à l’étranger, le Parlement a voté en novembre dernier, une loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme.

Aux termes de cette loi, et je la cite : «Tout Français peut faire l’objet d’une interdiction de sortie du territoire, lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’il projette des déplacements à l’étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes ou sur un théâtre d’opérations de groupements terroristes, dans des conditions susceptibles de le conduire à porter atteinte à la sécurité publique lors de son retour sur le territoire français», fin de citation.

Quand on connaît l’importance que revêt la liberté de circulation dans un pays comme la France où du reste la peine de mort a été abolie, on peut prendre la mesure de l’importance de la riposte au phénomène du terrorisme dans ce pays.

La législation française a par ailleurs renforcé les dispositions répressives de son Code pénal à l’encontre des personnes provoquant des actes de terrorisme ou celles qui en feraient l’apologie. Ainsi, le fait de provoquer directement des actes de terrorisme ou de faire publiquement l’apologie de ces actes est puni de cinq ans d’emprisonnement ferme et de près de 50 millions de francs CFA d’amende.

Ces peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à environ 65 millions de francs CFA d’amende, lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne.

Au sujet de la sévérité des peines réprimant les actes de terrorisme préconisées par l’actuel projet de loi au Cameroun, il y aurait simplement lieu de s’interroger sur le fait de savoir si la vie de celui qui attente à celles de nombreux innocents, de façon aveugle et criminelle, serait plus opportune à préserver que celles de ces innocents, morts par la seule volonté intégriste et égocentrique de leurs bourreaux.

Il est un fait que la peine de mort n’a pas été abolie au Cameroun, et que de nombreuses infractions, y compris celles existant en dehors des actes terroristes, demeurent punies de la peine de mort dans notre pays.

Pourquoi des actes de terrorisme devraient-ils en être préservés, alors que leurs conséquences vont au-delà de celles des autres infractions, de par le fait qu’en plus de donner la mort à des innocents et ceci de façon gratuite, ou de menacer l’ensemble du substrat social de l’État, de tels actes mettent en péril les valeurs fondamentales de la nation que sont la paix, l’unité, la stabilité et la solidarité nationale ?

Aucun Camerounais épris de ces valeurs ne devrait donc redouter les effets d’une telle législation, aussi sévère soit-elle, dès lors qu’elle est prise pour réprimer des actes aussi ravageurs et aussi destructeurs que des actes de terrorisme.

À moins que ceux qui aujourd’hui s’agitent pour combattre cet instrument juridique pourtant destiné à sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national, dans le strict respect des lois de la République, à moins que ceux-là, dis-je, ne se sentent déjà menacés dans les desseins occultes qu’ils ourdissent et dont ils seraient les seuls à connaître l’agenda et les retombées.

Mais ce qu’ils doivent savoir, c’est que dans les entreprises séditieuses et macabres qu’ils seraient en train de fourbir dans l’ombre, ils trouveront toujours le peuple camerounais sur leur chemin pour leur faire échec. Certains d’entre eux, sortis du bois, en appellent déjà à l’insurrection populaire dont ils rêvent depuis la nuit des temps.

Mais, les Camerounais ne sont ni naïfs, ni dupes et encore moins amnésiques. Ils connaissent parfaitement ces apôtres de la politique de la terre brûlée, ces entrepreneurs du chaos, qui ont toujours eu recours au même modus operandi, pour tenter de violer leur conscience, instrumentaliser leur souveraineté et les entraîner dans les abîmes de la destruction et de la déchéance. Jamais, ils ne les suivront donc dans cette voie démoniaque.

L’État a le devoir de se prémunir de la manière la plus indiquée, contre le péril terroriste qui déjà, montre son visage à nos portes. Il est du devoir de tout État de droit de prévoir le socle juridique sur lequel la répression des actes socialement répréhensibles doit s’appuyer.

L’État doit en tout temps et en tout lieu, s’assurer que l’intérêt social, dès lors qu’il est protégé par un dispositif législatif approprié, soit toujours garanti et qu’il ne soit jamais lésé. Et c’est à cela que sert en l’occurrence le projet de loi visant à réprimer les actes de terrorisme.

Quant aux accusations faisant état de la militarisation de notre Justice, du fait de la dévolution des actes de terrorisme au Tribunal militaire, je voudrais apporter les précisions suivantes :

1- Le Tribunal militaire n’est pas une juridiction d’exception. Le Tribunal militaire est une juridiction à compétence spéciale, c’est-à-dire qu’il est qualifié pour connaître de certaines infractions en fonction de leur nature, en fonction de leurs auteurs, ou en raison des circonstances de commission desdites infractions.

Ainsi, le Tribunal militaire connaît, entre autres :
des infractions à la législation sur les armes ;
des infractions commises avec port d’armes ;
de toutes infractions connexes à celles que je viens d’évoquer.

2- Les actes de terrorisme se manifestent par des violences, des vols, des enlèvements d’otages, des meurtres, des assassinats commis parfois en bande et à l’aide des armes de guerre, à l’aide des armes de défense ou à l’aide des armes à feu, armes utilisées en violation de la législation en la matière.

C’est donc dans un souci de cohérence de notre législation, que le projet de loi a retenu la compétence du Tribunal militaire pour la répression du terrorisme. Car, qui d’autre qu’un magistrat militaire ou tout autre magistrat agissant dans le cadre d’une juridiction militaire, pourrait investiguer sur la typologie des armes.

3- Il est important de faire connaître que toute la procédure applicable devant le Tribunal militaire pour des actes de terrorisme relève du droit commun, et que les décisions rendues par cette instance sont susceptibles d’appel devant la Cour d’Appel et de pourvoi devant la Cour suprême, où ne siègent que des magistrats civils de l’ordre judiciaire.

4- Il est également important de rappeler ici, afin que nul n’en ignore, que des magistrats civils officient dans les juridictions militaires, et que les magistrats militaires sont des officiers des forces de défense, diplômés de la section « Magistrature » de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature.

5- J’ajoute que, comme en toute matière criminelle, la présence d’un avocat de la défense est obligatoire lors des procès de cette nature devant le Tribunal militaire. Lorsque l’accusé n’a pas fait le choix d’un conseil, le président de la juridiction saisie lui en attribue un d’office et les honoraires sont pris en charge par l’État.

Comme vous pouvez donc le constater, le législateur, en confiant la répression du terrorisme aux juridictions militaires, voudrait plutôt assurer aux mis en cause des garanties d’un procès équitable devant des juridictions mieux outillées pour apprécier les faits, les comportements incriminés et surtout les moyens utilisés, tout en veillant sur les droits de la défense et en réduisant, au final les risques d’erreurs judiciaires.

Mesdames, Messieurs les journalistes,
Certains tentent aussi de vous faire croire que le texte projeté pour la répression des actes de terrorisme viserait en réalité à réduire la liberté de presse et à placer sous contrôle étroit de l’administration les déclinaisons éditoriales de vos contenus.

Alors, je pose une autre question : les médias oseraient-ils devenir des viatiques d’un dessein aussi ignoble que celui du terrorisme ? La réponse à l’évidence, et vous le savez, est non.

Ce qui est donc visé ici, c’est la répression de toute apologie du terrorisme par les médias, étant donné que l’apologie désigne tout discours ou prise de position destinée à faire l’éloge d’une personne, d’une idée ou d’une doctrine.

Je rappellerai à ce sujet qu’en France, pays à qui l’on ne peut faire le procès d’une nation liberticide, l’apologie des « crimes et délits, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des crimes et délits d’intelligence avec l’ennemi » commis par voie de presse, a toujours été fortement réprimée, notamment par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Mesdames, Messieurs les journalistes,
Ce que je vous demande donc, et que l’ensemble de la communauté nationale attend de la presse camerounaise, c’est-à-dire de vous, c’est d’apporter votre contribution citoyenne au combat que notre nation tout entière, votre nation, mène contre le péril terroriste.

Ce combat, le président de la République, Son Excellence Paul Biya, l’a engagé au nom du peuple camerounais, qui lui a conféré la charge de sa souveraineté.

Chaque fois que vous y prêterez main forte, comme vous avez d’ailleurs su le faire jusqu’à présent – et je vous en félicite très sincèrement – sachez que vous le faites au nom du peuple camerounais, dont vous avez le devoir de servir les intérêts, dans la mesure où vous êtes une presse de citoyenneté camerounaise, au service du bien-être collectif de la nation camerounaise.

J’en appelle donc à la vigilance encore plus accrue de tous nos concitoyens, face à ces menaces multiformes, polyformes, et toujours mutantes, qui sont dirigées par des ennemis aux visages parfois les plus inattendus, contre la stabilité, la cohésion sociale, l’unité et la prospérité de notre chère et valeureuse nation.

Nous ne nous faisons aucun doute sur la capacité des Camerounais à démasquer ces imposteurs et à rester en permanence mobilisés derrière le président de la République, Son Excellence Paul Biya, pour la défense de nos intérêts collectifs, ainsi que pour la promotion du bien-être présent et à venir de notre pays.

Telle est, Mesdames, Messieurs, la lettre du message que je me proposais de vous adresser dans le cadre de notre présent échange.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement
leseptentrion.net)/n

Budget 2015: Le gouvernement propose 3746, 6 milliards de F CFA

Au cas où cette proposition soumise au Parlement serait retenue, l’enveloppe globale connaîtrait une hausse de 13,12% en valeur relative

Le gouvernement camerounais vient de proposer une augmentation de l’ordre de 13,12% en valeur relative du budget du pays au Parlement, actuellement en session ordinaire destinée à l’étude de la Loi de finances 2015.

Au cas où cette proposition serait retenue, l’enveloppe globale passerait ainsi de 3312 milliards FCFA actuellement à 3746,6 milliards FCFA. 57,65% de ladite enveloppe iraient alors au fonctionnement, 30,70% à l’investissement et 11,65% au règlement de la dette du pays.

Dans les grandes lignes, en 2015, le gouvernement table sur un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’ordre de 6,3%, un taux d’inflation contenu à 3% avec une politique fiscale essentiellement axée sur l’amélioration du climat des affaires afin de consolider la relance économique, une meilleur mobilisation des ressources à travers de nouvelles pistes d’élargissement de l’assiette fiscale et de la sécurisation des recettes des impôts.

Les autorités fondent leur optimisme sur une augmentation des recettes budgétaires à travers l’entrée en vigueur de la loi portant incitations à l’investissement privé, mais aussi des prévisions d’expansion de la production pétrolière de l’ordre de 12,9% faites par le Fonds monétaire international (FMI).

Il reste néanmoins constant que le texte gouvernemental, qui doit faire l’objet d’une présentation générale du Premier ministre au Parlement, arrive sur la table des députés un mois après les délais prescrits par la loi portant régime financier de l’Etat.

Ce manquement, note-t-on, a fait l’objet d’une vive protestation du Front social démocratique (SDF, opposition).

Mais il ne fait aucun doute que les propositions du gouvernement passeront sans entrave l’étape de l’examen, du vote et de l’adoption, au vu de la majorité que représente le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) au niveau du Parlement.

Philémon Yang, Premier ministre du Cameroun
DR)/n

Le gouvernement veut sécuriser les emplois pour les locaux

Dans le cadre des grands chantiers, le ministre de l’Emploi suggère de former les Camerounais dans les emplois occupés par les étrangers

Le gouvernement se préoccupe de la représentativité de la main d’ uvre locale dans les emplois accordés par les entreprises exerçant au Cameroun. Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop), Zacharie Perevet, l’a indiqué jeudi, lors du conseil de cabinet du mois d’octobre que présidait le Premier ministre. Le Minefop a présenté aux autres membres du gouvernement un exposé sur «la régulation de la main d’ uvre étrangère dans les entreprises exerçant au Cameroun».

Zacharie Perevet a relevé qu’il existe au Cameroun «un régime juridique spécifique qui encadre strictement le recours aux travailleurs de nationalité étrangère». Au 31 décembre 2013, a-t-il relevé, on recensait «1410 travailleurs en bonne et due forme, revêtus du visa du ministre chargé de l’Emploi».

Le Minefop a déploré la «violation des lois» en vigueur au Cameroun, depuis le lancement des chantiers dits «structurants» (barrages hydroélectriques pour illustration, ndlr) qui ont occasionné le recrutement de milliers de travailleurs étrangers. Il a souligné également le cas du lancement du troisième opérateur de téléphonie mobile au Cameroun (Viettel Cameroun S.A. opérant sous la marque commerciale Nexttel) qui a fait venir des centaines de Vietnamiens.

A cet égard, à la fin de son exposé, le ministre de l’Emploi a suggéré «le renforcement de la formation des ressources humaines camerounaises dans les spécialités occupées par les étrangers et l’insertion de clauses de transfert de technologie dans les conventions sous-tendant les grands projets». Ce dernier point semble destiné à la Chine et aux autres partenaires du Cameroun qui gagnent généralement des contrats pour assurer la maintenance des infrastructures qu’ils construisent.

Viettel Cameroun S.A., troisième opérateur de téléphonie mobile, a fait venir des centaines de Vietnamiens au Cameroun
afrotechmag.com)/n

Diffusion numérique: Le gouvernement lance une campagne de sensibilisation

Elle aura lieu sur l’étendue du territoire jusqu’au 10 novembre. La diffusion des chaines de télévision en numérique devrait prendre effet à partir du 17 juin 2014

Le ministère de la communication a lancé le 22 octobre 2014 à Yaoundé une campagne de sensibilisation des populations sur l’impact, dans l’usage des médias, du passage de l’analogique au numérique. Ladite campagne s’achèvera le 10 novembre prochain après un tour dans les dix régions du pays. Pour l’échéance prévue en juin 2015 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), Issa Tchiroma Bakary a relevé qu’il ne sera pas par exemple nécessaire de se débarrasser des écrans à tube cathodique pour les personnes qui en sont encore propriétaires. Elles pourront se procurer un décodeur, a indiqué Issa Tchiroma Bakary, en sa qualité de vice-président du Comité national de pilotage de la migration de l’analogique au numérique: Cameroon Digital Television (CAM-DTV).

Le passage au tout numérique implique l’arrimage des équipements des chaines de télévision à un mode numérique. Le ministre de la Communication n’a pas donné d’indications sur la norme retenue par le Cameroun en ce qui concerne les équipements de réception du signal, encore moins sur celle retenue dans la diffusion. Aucune information n’a été également donnée sur le plan de fréquences du Cameroun étant donné que le numérique offre des services divers dont la télévision numérique.

Sur un plan technique, à la différence de la diffusion de la TV en analogique où il n’y a qu’un programme TV par fréquence radioélectrique, en diffusion numérique, plusieurs programmes sont combinés pour être diffusés sur une seule fréquence radioélectrique. L’ensemble des programmes constitue un multiplex TNT. C’est dans cette voie qu’un groupe médiatique privé camerounais comme Canal 2 International est en train de lancer de nouvelles chaines spécialisées (cinéma, musique, information, etc.) qui devraient constituer son multiplex. Là encore l’Etat doit réglementer l’usage des multiplex.

Rendez-vous le 17 juin 2015 pour voir les progrès réalisés par le Cameroun. Issa Tchiroma Bakary a signalé, au cours de la conférence de presse de lancement de la campagne de sensibilisation, que plusieurs pays africains ont déjà demandé le report de l’échéance fixée par l’UIT.


aliimg.com)/n

Electricité: Le gouvernement veut évaluer les prestation de AES

Le ministère des Marchés publics a lancé lundi un appel d’offres restreint pour la réalisation d’un audit de mise en uvre des accords passés entre le gouvernement et AES Corporation

Le ministère camerounais des Marchés publics a lancé, lundi, un avis d’appel d’offres indépendant, restreint à quatre entreprises, en vue de la réalisation d’un audit de mise en uvre des accords passés entre le gouvernement et l’opérateur d’électricité américain AES Corporation. Il s’agira, indique l’avis, de « vérifier la bonne exécution des engagements du partenaire AES, aussi bien dans le cadre du contrat cadre de concession et de licence et des contrats dérivés ».

Le prestataire retenu s’attellera à analyser et à donner un avis sur les réalisations du partenaire américain, au regard d’indicateurs pertinents « ainsi que sur ceux non tenus », évaluera les investissements réalisés, formulera des recommandations fortes « notamment sur les domaines nécessitant une attention particulière ». Il aura aussi à « indiquer les points forts et faibles relevés dans le cadre de la mise en uvre des engagements » de l’opérateur.

AES Corporation, qui le 18 juillet 2001 a signé 4 contrats de concession avec le Cameroun sur 20 ans portant sur la production, le transport, la distribution, l’importation et l’exportation de l’électricité en vue de la vente de l’énergie au public, vient de céder au fonds d’investissement britannique Actis les 56% des parts qu’il détenait dans la Société nationale d’électricité (SONEL) en encaissant plusieurs milliards de FCFA de plus-value.


econostrum.info)/n

Une révision des tarifs de taxis en perspective

Pour éviter une grève des taxis qui était prévue pour ce 07 juillet 2014 à la suite de la hausse des prix des carburants, le gouvernement a consenti à l’examen de ce «réaménagement»

C’était ça ou la grève illimitée ce lundi, après la décision prise par le gouvernement d’augmenter les prix du carburant. Le ministre du Commerce tient une réunion ce 07 juillet avec les syndicalistes du transport urbain pour envisager la proportion dans laquelle les tarifs de taxis seront revus. Si à Yaoundé ce lundi le prix du trajet en taxi est toujours de 200 F CFA, il a connu une augmentation depuis la semaine dernière dans des villes comme Douala et Ngaoundéré où des chauffeurs ont unilatéralement décidé de le faire passer à 300 voire 350 F CFA. Dans la capitale politique du Cameroun, les chauffeurs attendent encore le mot d’ordre des syndicats à l’issue des concertations avec le ministère du Commerce

A l’endroit des transporteurs qui avaient eux aussi émis un préavis de grève, le gouvernement a demandé un délai d’un mois pour trouver des «solutions durables» aux griefs présentés : Fin des arnaques policières et municipales ; retrait des pelotons routiers motorisés ; application des conventions collectives dans le secteur, etc.

L’augmentation du tarif des taxis ne figurait pas dans le plan initial du gouvernement après la décision du 30 juin qui comprenait cinq points principaux au titre de mesures d’accompagnement : «maintien du prix du litre de pétrole à 350 F CFA; réduction de 50% du montant de l’impôt libératoire, de la taxe de stationnement et de la taxe à l’essieu ; revalorisation des salaires des agents publics; début immédiat des concertations paritaires en vue de la revalorisation du SMIG ».

Le ministre du Commerce s’est rendu dans les marchés de Yaoundé et Douala la semaine dernière pour rassurer sur le maintien des denrées alimentaires de première nécessité au niveau actuel des prix. On voit comment cela pourra être possible dès lors que la facture du trajet pour transporter les dites marchandises sera plus lourde.

Dans certaines villes comme Douala et Ngaoundéré, les tarifs de taxis ont été revus unilatéralement par certains chauffeurs
africapresse.com)/n

Déclaration du MRC au sujet de l’augmentation du prix des carburants

Par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun

Le Gouvernement vient d’annoncer par un communiqué de presse, rendu public le 30 juillet 2014, l’augmentation substantielle du prix des carburants de la manière suivante :
Le litre de super passe de 569 CFA à 650 FCA, soit une augmentation de 81 CFA en valeur réel et 14, 25% en valeur relative ;
Le litre de gasoil passe de 520 FCFA à 600 FCFA, soit une augmentation de 80 frs CFA en valeur réelle et 15,38% en valeur relative ;
La bouteille de gaz de 12,5 Kg passe de 6000 FCFA à 6 500 FCFA, soit une augmentation de 500 FCFA en valeur réelle et 8,33% en valeur relative.

Le Gouvernement justifie cette hausse des prix par «la nécessité de prendre en compte l’augmentation continue des cours du pétrole sur le marché international et de réduire la charge toujours plus forte sur le budget de l’État de la subvention du prix du carburant qui prive la communauté nationale des ressources nécessaires à la réalisation de nombreux projets sociaux, éducatifs et infrastructurels ».

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) s’élève vivement contre cette mesure antisociale qui met, comme pour toutes les mesures de même type dans le passé, tout le poids de la charge sur les catégories défavorisées de nos populations.

I. Sur les motifs invoqués par le gouvernement:

1 – L’argument de la hausse constante du prix du pétrole sur le marché international
Cet argument est fallacieux d’une part, le Cameroun qui est lui-même pays producteur de pétrole engrange certainement les bénéfices de cette hausse, lesquels bénéfices devraient compenser le coût de notre approvisionnement sur le marché international ; d’autre part, le cours du pétrole sur le marché international suit une tendance baissière depuis quelques années maintenant. Au demeurant, les prix intérieurs des produits pétroliers étant indexés sur l’évolution des principaux paramètres du marché mondial, il est anormal que ces prix ne reflètent la conjoncture internationale que lorsque celle-ci est à la hausse et non lorsque les cours internationaux du pétrole sont à la baisse.

2 – Le financement des projets sociaux, éducatifs et infrastructurels
Un tel argument n’est pas davantage convainquant. D’une part, la réalisation des projets en question peut se faire à partir d’autres ressources de l’Etat ; d’autre part, le communiqué du Gouvernement n’indique pas l’affectation des recettes escomptées de la hausse des prix. D’après le Communiqué du Gouvernement, les subventions du prix des carburants ont coûté à l’Etat 1200 milliards de FCFA de 2008 à 2013 soit, sur une période de six ans, 200 milliards de FCFA par an.

Le MRC tient à souligner que cette subvention est un des rares mécanismes de redistribution de la richesse nationale qui atteint les couches les plus vulnérables de notre société. C’est bien peu dans un pays qui n’a, entre autres, ni transport public, ni couverture médicale universelle des soins de santé de base ; où l’essentiel du secteur éducatif est livré au secteur marchand ; où l’écrasante majorité de la population, même dans les principales métropoles du pays y compris la capitale nationale, n’a accès ni à l’eau potable, ni à l’électricité ; où le taux de chômage est l’un des plus élevé d’Afrique.

Cette mesure frappe de plein fouet toutes les couches de notre société et de manière particulièrement violente les catégories les plus vulnérables : les transporteurs, les taximen, les motos taximen et les agriculteurs dont les carburants sont essentiels à la réalisation des leurs activités; les sauveteurs, les débrouillards du secteur informel, les bayams salam, les agents de l’Etat, les fonctionnaires sans responsabilités administratives etc. qui empruntent, quand ils le peuvent, les taxis et les motos-taxis pour mener leurs activités.

Le MRC rappelle que ce sont ces mêmes catégories de nos populations les plus défavorisées qui ont le plus souffert de la longue crise économique qu’à traversé notre pays, en particulier de la coupe drastique des salaires de 1993 et de la dévaluation du franc CFA qui a suivi immédiatement en 1994. C’est le lieu de relever, pour le déplorer, l’attitude des Bailleurs de fonds, en particulier les Institutions de Bretton Woods qui, non seulement ont suscité et encouragé ces différentes mesures, mais se répandent d’année en année en satisfécits sur la bonne gestion du Gouvernement et les performances de l’économie camerounaise, laissant sans défense le peuple essoré qui vit le contraire au quotidien et n’a que ses yeux pour pleurer.

Le MRC manifeste sa profonde solidarité avec le peuple camerounais au moment où il lui est imposé ce nouveau coup dur. Il appelle le Gouvernement à prendre d’urgence toutes les mesures nécessaires pour soulager la misère de nos populations et sauver de la détresse les catégories les plus vulnérables, qui au demeurant constitue la frange la plus nombreuse de la société

Le MRC appelle solennellement le Gouvernement à suspendre les augmentations de prix décidées et à mener, avec tous les acteurs concernés, les concertations nécessaires pour étudier les voies et moyens de réaliser autrement les économies de 200 milliards de francs visées par cette décision.

II. A propos des mesures d’accompagnement annoncées
Dans le même communiqué il est déclaré qu’« [e]n vue de préserver le pouvoir d’achat de nos populations et d’atténuer les effets de ce réajustement sur l’économie nationale, le gouvernement a, par ailleurs, décidé des mesures suivantes :
maintien du prix du litre de pétrole à 350 FCA ;
réduction de 50% du montant de l’impôt libératoire, de la taxe de stationnement et de la taxe à l’essieu ;
revalorisation des salaires des agents publics ;
début immédiat des concertations paritaires en vue de la revalorisation du SMIG. »

La première mesure ne change absolument rien à la situation des utilisateurs du pétrole lampant qui sont les couches les plus défavorisées et les plus négligées de notre population. Au demeurant, il convient de souligner que le prix de 350 FCFA pour un litre de pétrole est un prix théorique bien loin de la réalité même dans les principales villes du pays (Douala et Yaoundé) et à fortiori dans l’arrière pays où le pétrole est vendu entre 400 et 500 FCFA le litre.

La deuxième mesure cherche à impressionner par le niveau de réduction consenti, mais elle n’indique ni le montant actuel généré par l’impôt libératoire et les taxes concernées, ni la date d’entrée en vigueur de la mesure, ni des indications sur les gains du pouvoir d’achat qu’une telle mesure pourrait entrainer notamment au regard du coût de la vie dans notre pays.

A la vérité, le Gouvernement dissimule le fait que :
l’impôt libératoire rapporte environ 15 milliards FCFA par an, et qu’en y appliquant les 50% de réduction la mesure lui coûte la modique somme de 7,5 milliards ;
la taxe à l’essieu rapporte 4 milliards de FCFA par an, et qu’en y appliquant également les 50% de réduction la mesure lui coûte la modique somme de 2 milliards ;
la taxe de stationnement rapporte quant à elle, ne rapporte pas plus de 700 millions FCFA par an, en y appliquant aussi les 50% de réduction la mesure lui coûte l’insignifiante somme de 350 millions.

Il importe de souligner que les recettes générées par l’impôt libératoire et la taxe de stationnement entrent dans le budget de la commune, et que sa réduction contribue automatiquement à l’appauvrissement de la mairie et donc des populations. Au total cette mesure de réduction de l’impôt et des deux taxes en question permet au contribuable camerounais de réaliser un gain de 9 milliards 850 millions FCFA contre 200 milliards qu’il perd du fait de l’augmentation du prix des carburants décidée par le même Gouvernement.

La troisième mesure est une promesse non seulement tardive au regard des souffrances endurées par les travailleurs camerounais depuis 1993, mais bien plus grave elle n’indique ni le taux de revalorisation des salaires, ni la date à partir de laquelle elle pourrait avoir lieu. Il est donc à craindre qu’il s’agisse surtout d’une annonce visant à faire passer une pilule amère.

En tout état de cause, cette mesure dont l’ampleur reste attendue, concernera uniquement les personnels de la Fonction publique, c’est-à-dire les fonctionnaires et les agents de l’Etat relevant du code du travail qui sont moins de 200.000 personnes au total, sur une population nationale d’environ 25 millions d’habitants.

La quatrième mesure qui parle de concertation paritaire pour la revalorisation du SMIG ne précise pas qu’elles sont les parties, ni où elle a lieu puis qu’il est indiqué qu’elle se tient immédiatement c’est-à-dire au moins depuis le 1er juillet, lendemain de la date de publication du communiqué gouvernemental.

Du reste, cette revalorisation du SMIG qui était attendue de longue date et qui sera au mieux, quel qu’en soit le montant, simplement un début de rattrapage sur le coup de la vie ne saurait être un titre de gloire pour le Gouvernement. En effet, l’écrasante majorité de ceux qui touchent le SMIG ne sont pas à la charge de l’Etat ; c’est à tous ces petits entrepreneurs et autres chefs de familles qui emploient une ou deux personnes dans leurs plantations, leurs boutiques, et les micro-entreprises de toutes natures, ou à leur domicile qu’il reviendra de payer l’augmentation salariale qu’induira la revalorisation du SMIG.

En somme, il s’agit de mesures cosmétiques pour la plupart et en tout cas imprécises, le gouvernement donnant l’impression de ne pas vouloir s’engager clairement. Elles ne peuvent, en tout état de cause, atténuer les effets pervers que l’augmentation des prix des carburants pourrait avoir sur l’économie nationale, notamment : poussée inflationniste sur les marchés, baisse du pouvoir d’achat, aggravation de la pauvreté, persistance dans la mauvaise gestion des ressources du pays.

III. Propositions
Si ce Gouvernement était sensible à la souffrance des populations, il aurait pu trouver les 200 milliards dont l’Etat aurait besoin dans certaines rubriques budgétaires et autres sources de recettes publiques. Les propositions qui suivent ne sont que quelques exemples des mesures qui doivent être prises.

1- Réduction du train de vie de l’Etat
A cet égard il y a lieu de faire des économies substantielles et de supprimer les doublons dans les rubriques budgétaires suivantes :

226 Achat des matériels et mobiliers de bureau 7 313 671 000
227 Acquisition, rénovation des machines et matériels 125 000 000 000
228 Acquisition des matériels de transport 17 689 571 000
612 Carburants et lubrifiants 32 660 546 000
613 Frais de transport 12 430 954 000
614 Eau, électricité, gaz et autres sources d’énergie 25 208 253 000
617 Frais de représentation, de mission, de réception et cérémonies 60 318 019 000
626 Primes gratifications et autres indemnités hors solde 46 696 090 000
627 Rémunération du personnel hors solde 3 972 012 000
628 Rémunération du personnel temporaire 3 523 220 000
629 Autres dépenses du personnel 5 158 678 000
653 Subvention d’équipement 110 000 000

TOTAL: 340 081 014 000

2 – Révision de la structure du prix des carburants
La structure interne du prix des carburants laisse apparaître d’une part, une surcharge de 6 TVA d’un montant cumulé de 71 FCFA, d’autre part, une taxe spéciale d’un montant de 120 FCFA dont on ignore et la justification et la destination. Ces deux rubriques à elles seules représentent un montant de 191 FCFA, de loin supérieur au 100,85 FCFA de « soutien Etat » au consommateur par litre de carburant. Le problème de la soi-disant subvention du prix des carburants pourrait donc être réglé par une réduction de la fiscalité de ce produit qui permettrait alors au consommateur de payer le prix réel à la pompe.
Une révision de cette structure des prix devrait aboutir au maintien du prix du litre de carburant à la pompe au niveau pratiqué par plusieurs pays africains producteurs importants ou moyens de pétrole, voire non producteurs dans certains cas.

Le gouvernement a décidé le 30 juin 2014 d’augmenter le pix des carburants au Cameroun
27avril.com)/n

3 – Elaboration d’une mercuriale basée sur la vérité des prix du marché.

4 – Réforme des entreprises publiques
Supprimer les subventions aux entreprises publiques à caractère industriel et commercial dont les cas les plus emblématiques sont : Camer-Co, CAMPOST, EDC, MAETUR, SOPECAM, MAGZI, CRTV, CREDIT FONCIER, IMPRIMRIE NATIONALE etc.
* S’agissant particulièrement de Camer-Co, le Ministre des Transports en personne a rendu témoignage devant l’Assemblée nationale, le 27 juin 2014, de ce que cette entreprise est un gouffre à sous sans fond.
* CAMTEL qui est une entreprise du secteur stratégique, à condition d’être enfin bien gérée, se doit être un important contributeur aux finances publiques.
Faire le point des privatisations :
Notamment : SONEL (ACTIS), SNEC (CAMWATER/CDE), REGIFERCAM (CAMRAIL), etc.
Exiger une contribution plus significative de certaines grandes entreprises aux finances de l’Etat (PMUC, ORANGE, MTN, SABC, CAMTEL, SNI, CSPH, CREDIT FONCIER).
Doter à très court terme la SONARA d’équipements techniques lui permettant de raffiner le pétrole camerounais et d’orienter vers la baisse le prix des carburants à la pompe comme dans tous les pays producteurs.
Rationaliser l’exploitation et la gestion des minerais :
Les tensions de trésorerie actuelles nous obligent à rationaliser l’exploitation et la gestion des ressources minières, notamment : l’or, le diamant ainsi que d’autres métaux précieux en faisant approuver les contrats par le parlement et en rendant la gestion transparente par la publication annuelle des quantités extraites et des ressources indues.


Le gouvernement justifie l’augmentation du prix des carburants

Le porte-parole du gouvernement a tenu une conférence de presse sur la question le 1er juillet

Le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary a tenu une conférence de presse hier relative en l’entrée en vigueur dès le 1er juillet 2014 de nouveaux prix sur les carburants. Si les litres de super, de gasoil ou de gaz domestique ont respectivement connu une hausse de 81 F, 80 F et 500 F CFA, le porte-parole du gouvernement a indiqué que cette révision ne correspond pas encore aux prix réels qui devraient être pratiqués. « La subvention aux prix pétroliers demeure. Elle est simplement réduite, dans une proportion, somme toute raisonnable, en tout cas, da nature à permettre au budget de l’Etat de mieux la supporter ».

L’urgence serait venue du constat de la pression de la subvention sur les finances publiques. Pression que le ministre a illustrée par quelques exemples. «Il importe en effet d’indiquer que le montant cumulé de la subvention de l’État aux prix des carburants à la pompe, soit 1 200 milliards de francs CFA de 2008 à 2013, correspond à 120% du budget d’investissement public de l’exercice 2014. Il équivaut à cinq fois le budget des Travaux Publics, quatre fois celui de l’Éducation de Base, des Enseignements Secondaires et de l’Enseignement Supérieur, tous les trois pris ensemble. Cette somme aurait par ailleurs permis de réaliser quatre barrages hydroélectriques, comme celui de Lom Pangar, six hôpitaux de référence, ou encore la construction de 2 400 kilomètres de routes bitumées », a-t-il détaillé.

On devrait donc s’attendre, dans les prochaines années, à une réduction progressive de l’appui de l’Etat sur les prix des carburants jusqu’à ce que la subvention soit réduit à une peau de chagrin. Le gouvernement camerounais affirme qu’avec l’argent dégagé, le pays pourra moins s’endetter auprès de bailleurs de fonds étrangers et investir davantage dans les grands projets, comme suggéré depuis 2008 (date de la dernière révision des prix), par le Fonds monétaire international.

La direction générale du Fonds monétaire international à Washington DC, contactée par Journalducameroun.com, a indiqué qu’elle réserve le commentaire des mesures prises par le gouvernement le 30 juin 2014 dans le cadre du prochain rapport de l’institution qui sera publié à l’issue des consultations avec le Cameroun au titre de l’article IV des statuts du fonds, prévu en mai 2015.

Les prix révisés le 30 juin 2014 par le gouvernement
– Un litre de super: 650 F CFA. (569 F CFA avant la révision des prix, soit une différence de 81 francs)
– Un litre de gasoil: 600 F CFA (520 F CFA avant la révision des prix, soit une augmentation de 80 F CFA)
– La bouteille de 12Kg de gaz domestique: 6500 F CFA (6000 F CFA avant la révision des prix, soit une augmentation de 500 F CFA)

Les prix «réels» sans toute forme de subvention, selon le gouvernement
– Un litre de super: 825 F CFA
– Un litre de gasoil: 770 F CFA
– Un litre de pétrole lampant: 705 F CFA
– La bouteille de gaz domestique de 12,5 Kg: 9230 F CFA

Lire l’intégralité du propos du ministre de la Communication lors du point de presse du 1er juillet 2014

Une partie des prix réels des carburant continue encore d’être supportée par le gouvernment, selon Issa Tchiroma Bakary
Droits réservés)/n

Issa Tchiroma: «Le développement nécessite à un moment donné une dose de sacrifices »

L’intégralité du point de presse accordé par le ministre de la Communication après la décision du gouvernement d’augmenter le prix des carburants

Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la Communication,
Monsieur l’Inspecteur Général,
Messieurs les Conseillers Techniques,
Madame, Messieurs les Inspecteurs,
Madame, Messieurs les Directeurs et Chefs de Divisions,
Chers Collaboratrices, Chers Collaborateurs,
Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Chers Invités,

Je voudrais tout d’abord, une fois de plus, vous souhaiter une chaleureuse bienvenue dans cette salle de conférences de mon Département ministériel qui vous est désormais familière, à l’occasion de l’échange que j’ai souhaité avoir avec vous sur la dernière actualité relative, comme vous le savez certainement déjà, à l’augmentation des prix des hydrocarbures à la pompe, rendue publique depuis hier, 30 juin 2014, et effective à partir d’aujourd’hui, 01er juillet 2014.

Au terme de cette décision prise par le Gouvernement, les prix des hydrocarbures à la pompe se présentent désormais ainsi qu’il suit :

. le litre d’essence super passe de 569 francs CFA à 650 francs CFA, soit une augmentation de 81 francs CFA ;
. le litre de gasoil passe, quant à lui, de 520 francs CFA à 600 francs CFA, soit une augmentation de 80 francs CFA ;
. en ce qui concerne le gaz domestique, la bouteille de 12 kilos et demi passe de 6 000 francs CFA à 6 500 francs CFA, soit une augmentation de 500 francs CFA ;
. le prix du litre de pétrole lampant, qui concerne les populations les plus défavorisées, reste inchangé, à hauteur de 350 francs CFA.
À titre de rappel, la moyenne des prix réels des hydrocarbures à la pompe et du gaz domestique, c’est-à-dire ceux qui auraient été appliqués en dehors de toute subvention de l’État, se présentent ainsi qu’il suit :
. le super, 825 francs CFA le litre, soit une différence de 175 francs CFA ;
. le gasoil, 770 francs CFA le litre, soit une différence de 170 francs CFA ;
. le pétrole lampant, 705 francs CFA le litre, soit une différence de 355 francs CFA ;
. la bouteille de gaz domestique de 12 kilos et demi, 9 230 francs CFA, soit une différence de 2 730 francs CFA.

Il est à noter que chacune des différences que je viens d’évoquer dans le rapport entre le prix réel hors subvention et les nouveaux prix appelés à être pratiqués, continue d’être supportée par l’État, au bénéfice des consommateurs.

L’État ne laisse donc pas à l’abandon les consommateurs, puisque la subvention aux prix des produits pétroliers demeure. Elle est simplement réduite, dans une proportion, somme toute, raisonnable, en tout cas, de nature à permettre au budget de l’État de mieux la supporter.

Les différents réajustements opérés, qui exceptent ou affectent d’une manière relative les hydrocarbures, en fonction de leurs utilisations prioritaires par les différentes couches sociales, et en rapport avec leur niveau de revenus, répondent à la nécessité, devenue impérieuse, de tenir compte, dans les grands équilibres macroéconomiques de la Nation, de la hausse tendancielle des cours du pétrole brut sur les marchés mondiaux, corrélée avec la charge toujours plus croissante des coûts liés à la subvention des prix des hydrocarbures à la consommation finale des ménages et des différents usagers, sur le budget de l’État.

Vous vous souvenez en effet qu’au cours de l’année 2008, le Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, soucieux d’alléger le poids de l’inflation sur le coût de la vie et le pouvoir d’achat de nos populations – laquelle inflation était elle-même due à des causes exogènes liées à la crise financière et économique mondiale – avait décidé, entre autres mesures, de procéder au blocage des prix des hydrocarbures à la pompe, par une subvention publique directement financée à partir du budget de l’État, via la Société Nationale de Raffinage (SONARA).

Ce mécanisme d’assistance aux prix à la consommation finale des produits pétroliers à la pompe a, de 2008 à 2013, coûté à l’État la somme de 1 200 milliards de francs CFA.

Rien qu’au terme des six premiers mois de l’année en cours, les subventions versées par l’État, s’élèvent à 157 milliards de francs CFA, soit un montant cumulé, depuis 2008 jusqu’à ce jour, égal à 1 357 milliards de francs CFA.

À la lecture de ce chiffre, qui représente à lui tout seul, 36% du budget de l’État pour l’année 2014, on prend parfaitement la mesure de l’incidence de la subvention des prix des produits pétroliers sur la capacité du Gouvernement à consacrer des ressources publiques conséquentes aux nombreux projets sociaux, éducatifs et infrastructurels, nécessaires à l’amélioration du bien-être des populations, ainsi qu’à celle de notre taux de croissance, qui conditionne pour une part déterminante, la réalisation des objectifs d’émergence de notre pays à l’horizon 2035.

Il importe en effet d’indiquer que le montant cumulé de la subvention de l’État aux prix des carburants à la pompe, soit 1 200 milliards de francs CFA de 2008 à 2013, tel que je viens de le relever, correspond à 120% du budget d’investissement public de l’exercice 2014.

Il équivaut à cinq fois le budget des Travaux Publics, quatre fois celui de l’Éducation de Base, des Enseignements Secondaires et de l’Enseignement Supérieur, tous les trois pris ensemble.

Cette somme aurait par ailleurs permis de réaliser quatre barrages hydroélectriques, comme celui de Lom Pangar, six hôpitaux de référence, ou encore la construction de 2 400 kilomètres de routes bitumées.

De plus, la SONARA, à travers laquelle l’État intervient pour opérationnaliser la subvention des prix des hydrocarbures à la pompe, est elle-même aujourd’hui menacée dans sa survie, en raison de la pression exercée sur son équilibre économique et financier, par le poids de son intervention dans le processus de mise en uvre de cette subvention.

En effet, la raffinerie de la SONARA, avec une capacité actuelle de l’ordre de 2 millions de tonnes de produits raffinés par an, est techniquement capable de satisfaire la demande nationale telle qu’elle s’exprime aujourd’hui, à hauteur de 1,85 million de tonnes par an.

Consciente de l’évolution rapide de la consommation nationale en produits pétroliers, qui est actuellement d’environ 9% par an pour l’essence super et le gasoil, la SONARA avait entamé en 2009, un grand projet structurant d’extension et de modernisation de son outil de production, avec pour but de porter sa capacité de traitement à 3,5 millions de tonnes de produits raffinés par an, d’accroître le traitement des bruts camerounais et d’améliorer, de ce fait, sa rentabilité et sa compétitivité.

S’agissant de la capacité de la SONARA à raffiner les bruts camerounais, il faudrait tout de suite préciser qu’à l’origine, cette raffinerie avait été conçue pour traiter majoritairement des bruts légers dont la présence demeure encore marginale dans la production pétrolière de notre pays.

La raison en est qu’à sa création en 1981, la production réelle du Cameroun étant encore particulièrement faible, et qu’elle n’était constituée que d’un brut léger, en l’occurrence celui appelé « brut kolé », la rentabilité de la raffinerie imposait une importation d’autres bruts légers en provenance de gros producteurs, tels que le Nigeria, le Gabon ou encore l’Angola.

Mais au fur et à mesure que les recherches pétrolières évoluaient en s’intensifiant, la production camerounaise allait connaître une augmentation sensible, mais en brut lourd, pour lequel la SONARA n’était pas équipée en termes de raffinage.

La conséquence en est que la SONARA se trouve aujourd’hui en situation de devoir importer des bruts légers pour le raffinage desquels elle est équipée, afin de satisfaire la demande locale, même s’il est vrai que la proportion de ces bruts dans la production nationale commence à connaître un certain accroissement, avec notamment la mise en exploitation des gisements d’Ébomé au large de Kribi.

Nonobstant l’option initiale qui avait été prise pour le formatage technologique de la SONARA, en la spécialisant majoritairement dans le raffinage des bruts légers, le projet global de mise en place de cette unité industrielle de premier plan, avait prévu une évolution progressive vers le traitement des bruts lourds qui caractérisent encore à l’heure actuelle la grande majorité de la production pétrolière camerounaise.

La première phase de ce projet, appelée « projet d’extension et de modernisation », prévue pour parvenir à son terme en septembre 2014, est estimée à 220 milliards de francs CFA environ.

La seconde phase, dont le marché vient d’être attribué, est quant à elle chiffrée à 350 milliards de francs CFA, soit au total 570 milliards de francs CFA pour l’ensemble du projet.

Mais, en raison de la charge toujours plus croissante que le niveau des subventions fait peser sur les finances de l’État, celui-ci éprouve de plus en plus de difficultés à honorer à temps ses engagements vis-à-vis de la SONARA.

Pour l’année 2014 – donc l’année en cours – et à titre d’illustration, 220 milliards de francs CFA avaient été budgétisés pour couvrir les manques à gagner de la SONARA issus de l’application du prix subventionné pour les hydrocarbures à la pompe.

Mais aujourd’hui, alors que nous ne sommes qu’à mi-parcours de l’année budgétaire, ces prévisions sont déjà en dépassement de plus de 100 milliards de francs CFA, et les projections pour la fin de l’année, estimées quant à elles à 450 milliards de francs CFA, au lieu de 220 milliards initialement prévus.

Quant aux créances dues par l’État à la SONARA, et au titre de cette politique de subvention, elles se situent à l’heure actuelle autour de 300 milliards de francs CFA, alors que dans le même temps, le cumul des impayés des engagements de la SONARA vis-à-vis de ses partenaires et autres fournisseurs, s’élève à 550 milliards de francs CFA.

Dans un tel contexte, la situation de la SONARA est en train d’atteindre un seuil critique préoccupant.

Sa trésorerie ne lui permet plus d’obtenir des lignes de crédits, nécessaires à l’achat des pétroles bruts en quantité suffisante, pour satisfaire les besoins du marché intérieur, au point que la SONARA s’est trouvée dans l’obligation de baisser le volume de sa production, de 340 mètres cubes par heure à 200 mètres cubes par heure, de manière à éviter un arrêt total de ses unités de production.

Le déficit de production qui s’en est suivi a contraint l’État à souvent faire recours aux importations de produits finis, qui exposent directement le marché intérieur aux fluctuations des cours mondiaux.

Face à cet état de choses, qui revêt un réel caractère d’urgence et de gravité, le Gouvernement a donc dû prendre la décision de procéder à un réajustement des prix à la pompe, tel que je vous l’indiquais tantôt, afin d’éviter l’effondrement total du système, et de s’aligner sur l’orthodoxie de la régulation des marchés pétroliers nationaux à travers le monde.

Mais néanmoins, la mesure adoptée ne met pas un terme au principe de la subvention des prix.

Celle-ci, c’est-à-dire la mesure qui vient d’être prise par le Gouvernement, a simplement pour effet de ramener lesdites subventions à un niveau supportable par les finances publiques.

Ainsi, c’est dans une proportion inférieure à 50% en moyenne que cette subvention se trouve aujourd’hui diminuée, avec une structure qui se présente désormais comme suit :

. le coefficient d’ajustement passe de 57,47 francs par litre à 36,68 francs par litre pour le super, et de 65,21 francs par litre à 39,22 francs par litre pour le gasoil ;
. la subvention sur le cabotage, c’est-à-dire, le transport des produits pétroliers, de la côte maritime sur l’Océan Atlantique jusqu’au port d’estuaire sur le Wouri entre Limbé et Douala, passe de 7,92 francs par litre à 5,42 francs par litre pour le super, et de 8,23 francs par litre à 5,73 francs par litre pour le gasoil ;
. la redevance portuaire passe de 2,38 francs par litre à 1 franc par litre pour le super, et de 2,72 francs par litre à 1,34 franc par litre pour le gasoil ;
. le passage dépôt passe, pour le super et le gasoil, de 12,45 francs par litre à 6 francs par litre;
. le fonds de lutte contre la fraude passe à 0,21 franc par litre à 0 franc par litre pour le super ; de 0,16 franc par litre à 0 franc par litre pour le gasoil ; et pour le pétrole lampant, de 1,87 franc par litre à 0 franc par litre ; il est donc supprimé dans les trois cas ;
. Taxe Spéciale sur les Produits Pétroliers (en abrégé TSPP) passe de 120 francs par litre à 80 francs par litre pour le super, et de 65 francs par litre à 60 francs par litre pour le gasoil ;
. les postes libéralisés passent de 55,24 francs par litre à 52,24 francs par litre pour le super, et de 44,64 francs par litre à 41,64 francs par litre pour le gasoil.

Je souligne néanmoins qu’en dépit de la réduction de cette subvention qui entraîne un réajustement des prix des hydrocarbures à la pompe, la moyenne de ces prix au Cameroun demeure encore largement en deçà de celle applicable dans les pays à niveau de développement comparable au nôtre.

De plus, pour accompagner les couches socio-professionnelles susceptibles d’être les plus affectées par ce réajustement des prix, le Chef de l’État a décidé des mesures d’accompagnement suivantes, qui seront prises sans délai :

. d’abord, le maintien des prix du litre du pétrole lampant à son niveau actuel, à savoir 350 francs CFA, tel que je l’indiquais tantôt ;
. ensuite, la réduction de 50% du montant de l’impôt libératoire applicable aux populations à bas revenus ;
. la réduction de 50% de la taxe de stationnement ;
. la réduction de 50% de la taxe à l’essieu ;
. la revalorisation des salaires des agents publics ;
. et enfin, le début immédiat des concertations paritaires, en vue de la revalorisation du SMIG, c’est-à-dire du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti

S’agissant de la revalorisation des salaires des agents publics, le Ministre des Finances est d’ores et déjà en train de procéder aux études et simulations y afférentes, afin de les adresser à qui de droit.

Quant à la revalorisation du SMIG, elle sera, dans les tout prochains jours, soumise à l’examen de la Commission Consultative Nationale du Travail, compétente pour connaître de ladite question. Le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale a, à cet effet, adressé aux membres de ladite Commission, les convocations d’usage.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Voilà donc présentés, l’économie, les tenants et les aboutissants de la mesure gouvernementale qui vient d’être prise.

Au nom du Gouvernement, je demande à nos populations de recevoir ces ajustements avec beaucoup de responsabilité, de compréhension et de civisme, de ne céder à aucun moment à quelque man uvre d’instrumentalisation dont elles pourraient être la cible, et dont le seul dessein serait de mettre à mal la paix et la stabilité dans notre pays.

Je leur demande de bien comprendre qu’une telle mesure comporte des effets induits, au bénéfice du progrès de la Nation tout entière et de la relance de notre politique d’investissement, gage de la marche du Cameroun vers l’émergence à l’horizon 2035.

Je les exhorte à comprendre qu’une telle mesure, pour autant qu’elle puisse à première vue, paraître comme contraignante pour leur pouvoir d’achat, s’avère en réalité indispensable pour l’amélioration de l’équilibre global de notre économie, et partant, de leur bien-être et de leur épanouissement au plan social.

Nous devons tous garder à l’esprit que le développement et le salut de chaque Nation nécessite, à un moment donné, une dose de sacrifices à laquelle il faut se consacrer.

Le Cameroun ne saurait échapper à cette contrainte.

J’ai évoqué plus haut quelques réalisations qui auraient pu être opérées entre 2008 et 2013, n’eût été le poids de cette subvention sur le budget de l’État, et qui nous a contraint à recourir à des emprunts généralement en provenance de bailleurs de fonds étrangers.

Ces emprunts, nous devrons les rembourser. Peut-être pas nous-mêmes en tant que êtres physiques, mais à coup sûr, ceux qui demain nous succèderont dans l’existence de notre pays, c’est-à-dire notre progéniture et notre jeunesse d’aujourd’hui.

Or, le souci de tout parent n’est-il pas de léguer à sa postérité un héritage à la fois saint et viable ?
Une telle vertu nécessite donc aujourd’hui, que nous puissions en faire le sacrifice.

J’invite donc nos concitoyens à adhérer à cet impératif, qui n’était plus ni une option, ni un choix, mais qui était devenu une nécessité, dans un élan de responsabilité, de citoyenneté et de patriotisme, conscient du soutien qu’elles ont toujours apporté au Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, dans sa quête permanente de l’amélioration du bien-être collectif et de la lutte contre toute forme de discrimination, quelle qu’en soit la nature ou la destination.

À vous les journalistes, femmes et hommes des médias, j’en appelle aussi à votre devoir de responsabilité et de citoyenneté, pour jouer pleinement le rôle de médiation sociale, que notre Nation est en droit d’attendre de vous ; une médiation au service des valeurs fondamentales de notre pays, à savoir, la paix, l’unité et la solidarité nationales.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Le Ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary, Porte-Parole du gouvernement.

Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication du Cameroun
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Le Cameroun augmente le prix des carburants

Le gouvernement a décidé, le 30 juin 2014, de l’augmentation des prix à la pompe. Le gazoil, le super et le gaz domestique connaissent une hausse tandis que le prix du litre de pétrole est maintenu

Après des années de tergiversations, de ballons d’essais dans les médias pour voir la réaction des Camerounais et de mesures reportées sine die, le gouvernement a enfin décidé de l’augmentation des prix des carburants. Dans un communiqué lu ce 30 juin 2014 au journal de 20h00 sur «Le Poste National», on apprend que le gouvernement a décidé de l’augmentation de trois produits: Le prix du litre de super qui passe de 569 à 650 F CFA ; le litre de gazoil qui passe de 520 à 600 F CFA ; la bouteille de gaz domestique de 12,5 Kg, qui passe de 6000 à 6500 F CFA.

Cette augmentation répond, selon le gouvernement, à la nécessité de prendre en compte l’augmentation «continue» des prix du pétrole sur le marché international et sa prise en charge par les autorités camerounaises. La pression n’était plus supportable selon le gouvernement camerounais qui affirme que la prise en charge des subventions, de 2008 à 2013, a coûté à l’Etat «1200 milliards de F CFA et 157 milliards de F CFA pour les six premiers mois de l’exercice en cours.»

Pour «préserver le pouvoir d’achat des populations» et atténuer l’impact de ces mesures sur l’économie nationale, le gouvernement informe qu’il a décidé des mesures suivantes: « maintien du prix du litre de pétrole à 350 F CFA ; réduction de 50% du montant de l’impôt libératoire, de la taxe de stationnement et de la taxe à l’essieu ; revalorisation des salaires des agents publics ; début immédiat des concertations paritaires en vue de la revalorisation du SMIG ». Ces mesures sont destinées à «dégager les ressources nécessaires au financement de nombreux projets de développement.» Mesures pour lesquelles le gouvernement dit compter sur «le civisme des populations». Et à juste titre.

Février 2008
Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Mario De Zamaroczy a séjourné au Cameroun du 24 avril au 08 mai 2014. Cette dernière – reçue par le président la République au terme de son évaluation de la situation de l’économie camerounaise – s’était dite satisfaite du taux de croissance réalisé par le Cameroun en 2013 (5,5%). Sans manquer toutefois de dénoncer, pour une énième fois de la part de cette institution de Bretton Woods, le poids de la subvention des carburants pour les finances publiques camerounaises. Un pays qui recherche les financements à l’extérieur pour nombre de ses projets structurants alors qu’il peut économiser directement en interne.

On comprend que le Cameroun a toujours considéré une augmentation des prix à la pompe comme un risque social important depuis le souvenir des émeutes de février 2008. Pour s’opposer à la hausse du carburant, des syndicats de taxis avaient appelé une grève générale le 24 février 2008. Le mot d’ordre de grève avait été si bien suivi qu’il se transformât le lendemain en des revendications collectives et des casses dans de nombreuses villes du Cameroun et quartiers populaires. Ces manifestations violentes – sévèrement réprimées avec des morts sur le carreau – ont été qualifiées par des observateurs d’ «émeutes de la faim». Peut-être est-ce pour contenir ce même risque que le gouvernement a décidé de ne pas augmenter le prix du litre de pétrole même si l’on sait que les prix des denrées alimentaires risquent de connaître une inflation avec cette annonce, au moment même où les musulmans commencent le jeûne du Ramadan.

De 2008 à 2013, le Cameroun a dépensé 1200 milliards de F CFA au titre des subventions pour le carburant à la pompe
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Les deux MA-60 de Camair-Co seront disponibles «avant la fin d’année 2014»

AVIC, l’entreprise chinoise qui fabrique ces avions est actuellement à la phase de formation du personnel

Face à la polémique suscitée au Cameroun sur la fabrication, par l’entreprise chinoise Avic International Holding, de deux avions pour le compte de la compagnie aérienne nationale Camair-Co, l’entreprise chinoise a invité des journalistes camerounais sur le site de fabrication des aéronefs, à Yan Liang en Chine, au sein de la Xi’An Aircraft Industry.

Le quotidien public camerounais, qui a été de la visite, a publié un dossier de trois pages, ce jour, sur cette opération de charme. Dans une interview publiée dans ce dossier, le vice-président d’Avic International, Xu-Bo, promet que les deux avions MA-60 attendus par Camair-Co «pourraient arriver au Cameroun avant la fin d’année 2014 ». La fabrication d’un avion de ce type prend normalement un an, a expliqué ce cadre chinois, mais il faut également prendre en compte la formation du personnel, les visites techniques, etc. A propos de formation justement, trois commandants de bord et quatre co-pilotes camerounais sont en stage de remise à niveau en à Xi’An. Les deux MA 60 devraient enrichir la flotte de Camair-Co qui dispose essentiellement aujourd’hui d’un Boeing 767-300.

On se souvient que l’intérêt pour ces avions avait été suscité lors de la visite de Paul Biya en Chine en juillet 2011. Le chef de l’Etat camerounais était monté à bord d’un MA 60 pour se rendre dans la ville de Tanjin et avait été séduit par les propriétés de cet appareil de pointe et sa faible consommation (600 Kg de carburant par heure contre 2,5 tonnes de combustible pour un avion du même type). Trois avions avaient alors été commandés par le Cameroun. Le gouvernement chinois décida par la suite d’en offrir un gracieusement pour les 40 ans de la coopération bilatérale. L’avion a été livré en novembre 2012. Ce premier MA-60 a ensuite été remis par les autorités camerounaises à l’armée qui s’en sert depuis pour de nombreuses missions. Le rapatriement de nombreux Camerounais vivant en Centrafrique a été effectué à bord de cet aéronef qui totalise à ce jour 500 décollages et 740 heures de vol.

«Problèmes de communication»
La presse camerounaise a véhiculé des informations faisant état de surenchère du côté chinois sur les deux MA 60 achetés par le Cameroun et de crise entre les autorités du pays et les dirigeants d’AVIC. Pour Xu-Bo, il s’agissait de « problèmes de communication » réglés avec les efforts des deux parties. Le coût des deux aéronefs, affirme-t-il, constituait un package. «Il ne s’agit pas seulement de l’avion. Nous fournissons aussi la formation des personnels, une grande quantité de pièces de rechange y compris le moteur de réserve qui coute très cher. Nous allons aussi envoyer une équipe d’experts qui travailleront avec Camair-Co», poursuit-il. Comme le Palais des Congrès et le Palais des Sports à Yaoundé, il n’y aura donc pas de transfert de technologie, renvoyé aux calendes grecques. « Nous sommes disposés à accompagner Camair-Co pour la maintenance régulière et les visites techniques » a déclaré le vice-président d’Avic International dans les colonnes de Cameroon Tribune.

Avic estime néanmoins avoir des projets pour le Cameroun à travers notamment la création d’une école d’aviation civile, la rénovation des équipements aéroportuaires et des aéroports existants. « L’ambition d’AVIC est d’être le numéro trois du marché, après Airbus et Boeing », révèle Xu-Bo qui confie au passage que le nouvel aéroport de Nairobi au Kenya est l’ uvre de cette société chinoise.

L’armée de l’Air exploite déjà un MA-60 offert par la Chine
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10 millions de dollars pour supporter les réfugiés centrafricains au Cameroun

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Afrique centrale l’a relevé au cours d’une visite effectuée au Cameroun

Après une première assistance de 10 millions de dollars américains, soit environ 5 milliards de francs CFA, de fonds d’urgence débloqués depuis décembre 2013, les Nations Unies ont fait état à Yaoundé des besoins de même montant pour une nouvelle aide humanitaire pressante en faveur des réfugiés centrafricains au Cameroun. Ces besoins ont été communiqués à la presse au terme d’une visite effectuée du 11 au 14 mars 2014 dans la région de l’Est du Cameroun qui accueille des dizaines de milliers de Centrafricains. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Afrique centrale, Abou Moussa, par ailleurs chef du Bureau régional de l’ONU pour cette région a relevé: «Dans une semaine, il faudra encore au moins 10 millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM), au Haut- Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour remplir efficacement leurs obligations en faveur des réfugiés», a déclaré M. Moussa.

La même somme avait déjà débloquée «pour faire face à plusieurs autres situations d’urgence dans les camps des réfugiés et aux frontières», a précisé le responsable onusien. Selon Abou Moussa, «la descente sur le terrain que nous venons d’ effectuer à l’Est-Cameroun permet de noter que les défis restent énormes, malgré les efforts consentis depuis le début de la crise, y compris sur le plan humanitaire. Cette région accueille en effet le plus grand nombre de personnes ayant fui la RCA, au-delà de 78.000 réfugiés sur les plus de 140.000 recensés par le Haut- Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à ce jour».

Parmi cette population en détresse arrivée sur le sol camerounais, plus de 42.000 réfugiés ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 13 mars 2014, dont plus de 26.000 à l’Est, révèle l’organisation mondiale. elle ajoute par ailleurs que 4.000 à 5.000 nouveaux arrivants sont recensés chaque semaine ces derniers temps. Dans son constat, Abou Moussa souligne que «ce que nous avons vu dans les sites abritant les réfugiés à l’Est est affolant et alarmant. Il y a un important travail de fond à mener pour que les victimes retrouvent une vie normale, en particulier les femmes qui subissent les viols sur le chemin de l’exil ainsi que les enfants traumatisés par la guerre et les abus subis par leurs parents».

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’organisation mondiale (OCHA) a évalué à 551 millions de dollars les besoins liés à la mise en uvre d’un plan d’intervention stratégique et l’assistance humanitaire pour l’année 2014. A ce jour, seuls 16% de ces fonds ont été débloqués, déplorent les Nations Unies.

Pour Abou Moussa, les actions en cours à l’Est du Cameroun nécessitent aujourd’hui non seulement de «muscler l’assistance aux centres de santé confrontés aux cas de malnutrition aiguë et de maladies chroniques», mais aussi à construire des points d’eau et des latrines pour permettre aux réfugiés de sortir d’ «une précarité qui a atteint le seuil de l’inacceptable».

Les pouvoirs publics camerounais ont dû renforcer le dispositif sécuritaire en vue de sécuriser une frontière vaste avec la République centrafricaine (RCA), matérialisée par 12 points d’entrée officiels et pour laquelle le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale a recommandé de « maintenir une très grande vigilance ». «Il faut renforcer la surveillance, a-t-il dit, dans les différents points d’entrée et dans les endroits non identifiés comme tel pour préserver la paix sociale, garantir l’intégrité physique des citoyens et éviter le piège de la circulation incontrôlée des armes».

Cette recommandation est déjà justifiée par les incursions meurtrières de groupes armés centrafricains subis à plusieurs reprises dans cette région par les forces de défense et de sécurité camerounaises depuis le déclenchement de la crise centrafricaine fin 2012. A la même frontière, il fait état d’attaques armées essuyées côté centrafricain par des camions transportant des réfugiés en route vers le Cameroun. C’est dire l’insécurité qui persiste sur l’axe reliant les deux pays, lequel sert pour l’essentiel à des échanges commerciaux de la RCA avec l’extérieur, le port de Douala représentant son accès au marché international.

Plus de 42.000 réfugiés centrafricains ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 13 mars 2014
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