Cameroun: le MINT met fin à l’exploitation anarchique de l’espace aérien

Edgard Alain Mebe Ngo’o appelle tous les exploitants d’aéronefs télépilotés à surseoir à leurs activités et à entamer les démarches pour l’obtention d’une autorisation

Le ministre des Transports (MINT) veut mettre de l’ordre dans le secteur de l’exploitation d’aéronefs télépilotés au Cameroun. Dans un communiqué lu le 27 septembre 2016 sur la radio publique, Edgard Alain Mebe Ngo’o appelle les exploitants des drones à se conformer à la loi du 24 juillet 2013 portant régime de l’aviation civile au Cameroun.

«L’attention du ministre des transports a été attirée par la prolifération d’aéronefs télépilotés dans l’espace aérien du Cameroun. Lesdits drones sont exploités par différentes entités et/ou individus, au mépris de la législation en vigueur», a déclaré Edgard Alain Mebe Ngo’o.

Suivant les recommandations du MINT, ces derniers doivent se surseoir impérativement leurs activités et se rapprocher de la direction générale de la Cameroon civil aviation authority (CCAA) afin d’obtenir une autorisation.


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«Camair-Co est confrontée à des difficultés incontestables» selon le MINT

Dans une interview accordée à la presse publique, le ministre camerounais des Transports indique que la Camair-Co fait face à une dette estimée à environ 35 milliards de FCFA

Sale temps pour Camair-Co. La compagnie aérienne camerounaise croule sous le poids des dettes. Pour le ministre des Transports (MINT), Egard Alain Mebe Ngo’o, les problèmes que rencontrent cette structures sont «incontestables».

Dans une interview publiée mardi dans la presse publique, il a indiqué que les charges de la Camair-Co sont supérieures aux recettes d’exploitations, avec un déficit budgétaire d’1,5 milliard de FCFA par mois.

[i «La dette qui est extrêmement lourde est estimée à près de 35 milliards de F CFA, dont une grande partie composée de fournisseurs dits bloquants pour lesquels la dette est exigible à court terme et dont le non-paiement peut à tout moment arrêter l’exploitation. C’est notamment le cas des loueurs d’avions, des fournisseurs de carburant, des services d’assistance au sol, des services de navigation aérienne. A cette situation peu reluisante, il faut ajouter une flotte de cinq avions notoirement insuffisante aux plans quantitatif et qualitatif composée : d’un Boeing 777 le Dja, propriété de Camair-Co ; de 2 Boeing 737-700, loués ; de 2 MA 60, propriété de Camair-Co», a-t-il indiqué.

Selon Edgard Alain Mebe Ngo’o, les difficultés que traversent la Camair-Co sont davantage favorisée par une flotte jugée «insuffisante pour couvrir son réseau» et «inadaptée à la concurrence». Toute chose à l’origine de la désorganisation de l’exploitation qui entraine les annulations de vols, la qualité approximative du service, la saisie des avions et le retard dans les paiements des salaires.

A en croire le MINT, même l’acquisition des deux aéronefs de type MA60 et les deux avions Boeing 737-700 acquis par le Cameroun n’a pu résoudre le déficit, sus-mentionnée, de la flotte. «Les Boeing, même pleins à toutes les rotations, ont un coût d’exploitation très élevé. Ensuite il y a lieu de préciser que les deux MA60 entrent en exploitation après près d’un an d’immobilisation au sol, les équipages qui avaient été formés sont devenus inopérationnels du fait de la même immobilisation. Il a fallu renvoyer ces équipages en recyclage en Chine, d’où ils ne sont revenus que quatre mois après», a souligné Edard Alain Mebe Ngo’o.


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Accident de la route: zéro tolérance pour les coupables

Le ministre des Transports du Cameroun a suspendu temporairement le permis de conduire du chauffeur en cause dans l’accident de la circulation survenu sur l’axe Yaoundé-Bafoussam

Le ministre camerounais des Transports (MINT), Edgard Alain Mebe Ngo’o, a infligé mardi, 12 janvier 2016, une suspension d’un an du permis de conduire du chauffeur en cause dans l’accident de la circulation survenu le 07 janvier dernier sur l’axe Yaoundé-Bafoussam.
Selon la décision du MINT rendue public mardi, l’intéressé est sans préjudice d’éventuelles poursuites à son encontre, interdit de toute activité de conduite automobile.

Dans la nuit de jeudi 07 à vendredi 08 janvier 2016, Un accident de la circulation sur l’axe reliant Yaoundé à Bafoussam a causé la mort de près de 20 passagers.

En cause, l’excès de vitesse d’un bus de transport commun et le manque de signalisation d’un camion. Le drame est survenu lorsque le gros porteur de la compagnie Binam a violemment heurté un camion chargé de billes de bois qui était en panne.

Selon le rapport d’une enquête menée par la Banque mondiale sur les accidents survenus au Cameroun entre 2008 et 2014, le nombre de morts sur les routes nationales a baissé de 31%. Le même rapport présenté le 04 août dernier indique que le nombre de personnes tuées dans un accident de la route en 2011 était d’environ 1139. En 2012 il est passé à 877. En 2014, l’on comptait près de 790 morts sur l’ensemble du territoire.

Par cette sanction infligée au chauffeur du bus de transport de l’agence Binam, Edgard Alain Mebe Ngo’o a initié une première mesure pour rappeler tous les usagers de la route à l’ordre.


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Corridor Douala-Bangui: le Mint planche sur la sécurité des transporteurs

Le sujet était au centre d’une concertation interministérielle tenue vendredi 24 juillet à Yaoundé sous la présidence du ministre des Transports

Sur le corridor Douala-Bangui, de nombreux transporteurs, notamment camerounais, ont trouvé la mort, du fait de l’insécurité qui prévaut sur ce tronçon. La dernière attaque perpétrée par des groupes armés a eu lieu le 18 juillet dernier. Quatre camionneurs y ont perdu la vie.

En considérant ces faits, le ministre des Transports (Mint), Robert Nkili, a convoqué vendredi, 24 juillet 2015 à Yaoundé, une réunion interministérielle. Objectif: trouver des solutions durables pour assurer la sécurité des transporteurs et des marchandises sur le corridor Douala-Bangui.

Ont pris part à cette rencontre, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures chargé de la coopération avec le monde islamique, les responsables des syndicats des transporteurs, ceux du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT), et les forces de l’ordre.

Pour les membres du gouvernement camerounais, ce dossier relève de la diplomatie, puisqu’il s’agit d’un problème impliquant un autre Etat (la Centrafrique). En rassurant les transporteurs, le ministre délégué auprès du Minrex, Adoum Gargoum, cité dans le quotidien national, a indiqué que «le dossier est connu et est en bonne voie», et qu’il revenait à la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité en Centrafrique (Minusca) de jouer pleinement son rôle. Par ailleurs, des mesures sur l’amélioration du convoi et l’organisation d’un plan militaire sont en cours. Une concertation est prévue, à cet effet, entre les deux gouvernements et la Minusca au mois d’août prochain à Yaoundé.

Douala-Bangui: transporteurs en danger
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Conduite automobile: 166 auto-écoles de formation agréées

La liste a été publiée par le ministre camerounais des Transports qui invite celles qui exercent dans la clandestinité à se mettre en règle dans un délai d’un mois

Le ministre des Transports (Mint), Robert Nkili, a rendu publique la liste des auto-écoles habilitées à former en conduite automobile. 166 au total, réparties dans les dix régions du pays, sont énumérées dans un communiqué paru dans le quotidien national vendredi dernier. Le texte précise que cette liste est issue de l’audit de conformité réalisé auprès des auto-écoles et conformément au communiqué du 7 janvier 2015, accordant jusqu’au 28 février, un délai d’un mois aux promoteurs d’auto-écoles pour la régularisation de leur situation.

Ainsi, la région du Centre compte 85 auto-écoles agréées, contre 14 pour le Littoral, dont neuf à Douala. La région de l’Adamaoua a huit structures et l’Extrême-Nord dix. Tandis que l’Ouest s’en sort avec douze, les régions du Sud et de l’Est compte quatre chacune. Dans la région du Sud-Ouest, il y a 13 auto-écoles, neuf au Nord-ouest et trois dans le Nord.

[«Celles des auto-écoles ne figurant pas sur la ladite liste, doivent immédiatement se mettre en règle, dans un délai n’excédant pas un mois. Une fois ce temps écoulé, ces structures vont être fermées et ne pourront plus ni recevoir des stagiaires, ni présenter de candidats à l’examen du permis de conduire»], a averti le Mint.


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