Cameroun : la Conférence Climate Chance Afrique 2023 se tiendra à Yaoundé

La Conférence Climate Chance Afrique 2023 va se tenir à Yaoundé les 23 et 24 octobre prochains sous le thème « Habitat durable, accessible et inclusif en Afrique ».

L’objectif d’une telle conférence est de rassembler un maximum d’acteurs non étatiques en Afrique pour échanger autour de la lutte contre le changement climatique. De nombreuses vidéos d’initiatives disponibles en ligne mettent en lumière le foisonnement d’actions en Afrique pour lutter contre le changement climatique et notamment à l’échelle locale.

L’association Climate Chance qui organise cet évènement international a lancé une campagne d’appel à contribution en amont afin de trouver des solutions capables de créer un habitat durable dans le monde. Plus de 250 projets ont été reçus par les organisateurs.

Pour Climate Chance, grâce à tous ces projets, cette édition de Yaoundé est « l’occasion de propulser sur le devant de la scène les actions, projets et solutions du continent africain, innovants et réplicables à grande échelle, notamment en matière d’habitat ».

La feuille de route

Pour en discuter durant les deux jours de la conférence, les organisateurs proposent de nombreux formats de partages et de rencontres, à en croire Stopblablacam. À commencer par un pitch corner, qui est un espace unique permettant aux porteurs de projets de présenter leurs bonnes pratiques. En plus, la conférence prévoit aussi des ateliers collaboratifs, tables-rondes, débats animés par près de 100 experts et institutionnels. En tête de liste, Célestine Ketcha Courtes, la ministre camerounaise de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu) ou encore Luc Atangana Messi, le maire de la ville de Yaoundé.

Les organisateurs sont convaincus que cette conférence qui va s’ouvrir à Yaoundé va servir à l’Afrique de formuler des « messages forts » que le continent va défendre à la COP28 qui se tiendra en novembre prochain à Dubaï aux Émirats arabes unis. « La feuille de route de Yaoundé présentera un ensemble de recommandations concrètes pour accélérer l’action sur l’habitat dans les territoires africains », peut-on lire dans le dossier de presse.

La présente édition de la Conférence Climate Chance Afrique s’est tenue l’année dernière à Dakar au Sénégal. C’était le retour de cet évènement, qui a connu quatre d’interruption, depuis l’édition 2019 tenue à Accra au Ghana.

 

 

Cameroun : les travaux sur la route Nkondjock-Bafang sont annoncés

Le projet de réhabilitation de cette route va coûter à l’Etat du Cameroun près de 5 milliards de Fcfa.

C’est l’information majeure présentée lors de la revue des projets routiers en exécution au Cameroun par le ministère des Travaux publics ((Mintp). Ce ministère a récemment examiné les projets routiers en cours dans tout le pays, du 19 au 22 septembre 2023. Parmi les routes qui ont été particulièrement mises en avant lors de cette revue, la route Nkondjock-Bafang, d’une longueur de 53 km, est celle qui permet de relier les régions du Littoral à celle de l’Ouest. Selon les informations fournies par les services du Mintp, les travaux de cette route devraient commencer le 31 octobre 2023, une fois que la mission de contrôle sur le terrain aura été mobilisée.

Les travaux à réaliser ici seront financés par le budget du ministère des Travaux publics et ligne Fonds routier à hauteur de 4,998 milliards de Fcfa. Dans le détail il sera question dans un premier temps la réhabilitation de 13,5 km à travers le traitement de fortes pentes, la stabilisation des talus des zones d’éboulement et des zones de fondrières, selon Ecomatin.

Puis  l’installation et le repli de chantier, les terrassements et les travaux de chaussées, assainissement et le drainage, les ouvrages d’art, la signalisation et les équipements entre autres. Au-delà de la route à construire, des infrastructures sociaux économiques seront également construites : hangars commerciaux de séchage des produits agricoles, bornes fontaines, hôpital, écoles, lycées et la distribution du matériel agricole et des intrants agricoles et d’élevage.

Les travaux seront donc réalisés par le groupement d’entreprises HAB/ZAB construction et  la mission le contrôle technique des travaux sera assuré par le groupement Ingénierie Conseil/Arsukk Sarl. La matérialisation de ce projet routier viendra à coup sûr soulager les populations empruntant cette route qui devient impraticable surtout en saison pluvieuse.

Cameroun-route Foumban-Koupamatapit : le manque de personnel freine les travaux

Selon le ministère des Travaux publics, le projet a connu depuis son démarrage, plusieurs problèmes d’où l’énorme retard relevé dans son exécution.

Avec un niveau actuel d’exécution des travaux de 31,46%, le projet de construction de la route Foumban-Koupamatapit a pour but de contribuer à la liaison routière Foumban vers la localité de Koupamatapit, sur un linéaire de 54 km. « Le projet est confronté au manque de personnels et à la mauvaise organisation de l’entreprise », a souligné le Mintp.

Le projet a connu depuis son démarrage, plusieurs problèmes d’où l’énorme retard relevé dans son exécution. Ces dernier mois, l’entreprise Soroubat en charge des travaux s’active pour l’achèvement des prestations.

« On relève par exemple qu’avec un taux d’avancement de 31,46% à la fin du mois d’avril 2023, l’entreprise doit intensifier sa production ». Les travaux préparatoires comprenant le nettoyage, le dégagement de l’emprise des travaux et le décapage de la terre végétale sont exécutés sur 41,4 km / 54 km ; les travaux de la plateforme s’étendent sur un linéaire de 27.300/54 km et les travaux de mise en œuvre de la couche de fondation s’étendent sur 23.297 km/54km.

Les terrassements généraux sont exécutés sur 32,5 km/54 km et quelques ouvrages hydrauliques sont déjà construits. L’entreprise se prépare à réaliser les autres couches de chaussée et à cet effet, a commencé l’approvisionnement en granulats au niveau de la carrière. On note, s’agissant de la couche de base, que le matériau disponible actuellement peut couvrir un linéaire de 2 km. Ces performances de l’entreprise restent faibles par rapport au planning d’achèvement des travaux et aux objectifs du Maître d’ouvrage concernant ce projet.

Cameroun : 134 milliards de F pour réhabiliter la route Garoua-N’Gaoundéré

Financé par un Fonds saoudien ces travaux vont s’étendre sur un linéaire de 240,9 km sur la section Garoua-N’Gaoundéré de la nationale N°1.

L’axe routier Garoua-N’Gaoundéré, en piteux état en ce moment, devrait être réhabilité. 134 milliards de Fcfa. C’est le montant que projette injecter le Fonds saoudien de développement (FSD) pour la réhabilitation  de la section Garoua-N’Gaoundéré de la nationale N°1 reliant la région du Nord à celle de l’Adamaoua. Les  travaux vont s’étendre sur un linéaire de 240,9 km entre les villes de Garoua et N’Gaoundéré.

Le projet a été présenté le mardi 11 avril 2023, au cours d’une audience accordée à Yaoundé par le ministre des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi à une mission du Fonds saoudien de développement en visite de travail au Cameroun.

A en croire Ecomatin, le coût global des travaux liés à ce projet routier est estimé à 269,125 milliards de Fcfa. Il  sera divisé en 3 lots : le lot 1 Ngaoundéré-Gang qui couvre un linéaire de 13,4 km ; le lot 2  Bas de la falaise-pont de kéroua au pont de Salah couvre quant à lui 77 km et enfin le lot 3, Pont de Salah-pont sur la Benoué 112 km.

Une fois achevé, le projet partie intégrante du corridor Douala-Ndjamena contribuera à la facilitation des échanges, l’amélioration de la circulation des personnes, des marchandises et des services, car il revêt d’une grande importance pour la liaison entre les deux pays. Selon la Banque mondiale, ledit corridor « concentre 35% du PIB de ces deux pays ».

Le Fonds saoudien de développement n’est pas à son premier appui financier au Cameroun. Pour preuve, il a contribué à la réalisation de plusieurs projets au Cameroun. On peut noter entre autres : la construction de la route Douala-Yaoundé ; le chemin de fer Eséka-Maloumé ; l’université de Ngaoundéré ; la Sodéblé à Wassandé ; la route Ayos-Bonis.

Cameroun : lancée en 2017, la route Babadjou-Bamenda est à 37% de réalisation

L’annonce de cet état d’avancement a été faite par le ministère des Travaux publics le 08 mars 2023.

Le rythme des travaux de réhabilitation de la route Babadjou-Bamenda s’intensifie. Selon les données du ministère des Travaux publics (Mintp), le taux d’avancement général des travaux a atteint 37%. « En effet, les travaux avancent sur cette section de 17 Km où les travaux sont exécutés par l’entreprise Bun’s. L’écart avec le planning financier cashflow actualisé est de 7 % », souligne le Mintp.

Selon les données du Mintp, les travaux de nettoyage, de débroussaillage et ceux liés à la mise en œuvre de la couche de forme, sont achevés sur la totalité de l’emprise, soit 17 km. La couche de fondation est réalisée sur 14.5 km et la monocouche couvre 13 km de la totalité du linéaire. La grave bitume est déjà apposée sur un linéaire de 13km, alors que la couche d’imprégnation recouvre 11.5 km.

L’objectif partagé entre le Maître d’ouvrage et l’entreprise est de livrer les travaux de cette première section de la route Babadjou-Bamenda dans les délais, soit au terme de cette année 2023.

Pour mémoire, le projet de réhabilitation de la route Babadjou-Bamenda est financé par la Banque mondiale à hauteur de 110 milliards de F CFA. Le projet dont les travaux ont été lancés le mardi 16 mai 2017, consiste en la reconstruction de la route Babadjou-Bamenda sur 35 km ; l’aménagement de la voie de contournement de la falaise de Bamenda en 2×2 voies sur une longueur de 5 km et l’aménagement de la traversée urbaine de Bamenda en 2×2 voies sur une longueur de 12 kilomètres. Le dimensionnement de la chaussée à reconstruire prévoit une couche de fondation de 25 cm en matériaux re cyclés ; une couche de base de 10 cm en grave bitume et une couche de roulement de 6 à 7 cm en béton bitumineux.

Cameroun : plus de 21 milliards de F pour réhabiliter la route Mbalmayo-Sangmelima

Les travaux de réhabilitation de la route Nationale N°9, tronçon Mbalmayo (Inter RN2- Sangmelima) dans les régions du Centre et du Sud, ont démarré.

 

Les travaux de réhabilitation de la route Mbalmayo-Sangmélima repartis en trois lots ont été respectivement confiés aux entreprises Routd’Af, Arab Contractors et Razel déjà à pied d’œuvre.

Le premier, situé dans la région du Centre, va du point kilométrique 0+000 dans la localité d’Ekombitié au point kilométrique 39+500 à Nkolaya III. Le marché des travaux a été attribué à l’entreprise Routd’Af pour un montant de 7 752 941 978 FCFA.

Sur le lot N°2 qui s’étend sur un linéaire 42,5 km, du point kilométrique 39+500 dans la localité de Nkolaya III région du Centre au point kilométrique 82+00 dans la localité de Nkout II région du Sud. Les travaux en cours sont rendus à un taux de réalisation de 1,89% pour une consommation des délais de 18,76%. Les travaux sur ce lot ont été attribués à l’entreprise Arab contractors pour un montant de 7 486 106 678 FCFA TTC.

Les travaux sur le lot trois connaissent un avancement de 1%. Sur un linéaire de 27 Km, cette section est localisée dans la région du Sud et part du point kilométrique 82+00 dans la localité de Nkout II pour s’achever au point kilométrique 115+00, Carrefour de la stèle dédiée au Chef de l’État, à l’entrée de la ville de Sangmelima. Les travaux ont été attribués à l’entreprise Razel pour un montant de 5 103 473 969 FCFA TTC.

Ces travaux sont financés par le Budget d’Investissement Public exercice 2022 et 2023. La date prévisionnelle d’achèvement est fixée au mois d’octobre 2024.

 

Cameroun : plus de 31 milliards de F pour réhabiliter environ 81 km de route dans la Lekié

 

Le projet selon le ministère des travaux publics a entre autres pour but de faciliter l’accès aux arrondissements d’Okola, de Monatélé et d’Evodoula.

 

Les travaux de réhabilitation des tronçons de routes régionales R0105 couvrant les itinéraires Echangeur Nkolbisson – Echangeur Zamengoue (9,050 km), Echangeur Zamengoue – Ekekam – Evodoula (43,950 km) et R0133 : Ekekam – Monatele (28.5 km), dans la région du Centre, ont démarré sur le site, avec un avancement des travaux au 07 février 2023 évalué à 5,50% pour une consommation des délais de 5,75 selon ministère des Travaux publics.

Les travaux ont été confiés à l’entreprise Arab Contractors pour un montant de 31 100 000 000 FCFA TTC, sous le contrôle technique du LABOGENIE.

Selon le ministère de Nganou Djoumessi, le projet a entre autres pour but de faciliter l’accès aux arrondissements d’Okola, de Monatélé et d’Evodoula; de garantir l’approvisionnement en produits agricoles de la ville de Yaoundé à partir des localités comme Okola, Mva’a, Ekekam, Evodoula, etc. et de faciliter la mobilité des personnes et des biens dans le département de la Lékié en général.

« Le décompte d’avance de démarrage soumis par l’entreprise et d’un montant de 6 219 995 226 FCFA TTC est en attente de payement« , souligne le Mintp.

Cameroun : une député SDF kidnappée sur la route de Bambui dans la Mezam

La députée Wainachi Nentoh Honourine du Social Democratic Front (SDF) dans le département du Boyo (région du Nord-Ouest) a été enlevée le dimanche 5 février.

Cet enlèvement a été confirmé par Me Adeline Djomgang, la secrétaire générale du SDF. L’élue a été enlevée sur la route de Bambui dans le département de la Mezam par des hommes armés. Les responsables du SDF accusent les combattants séparatistes d’être les auteurs de ce kidnapping. Ces derniers réclameraient le versement d’une rançon de 36 millions FCFA pour sa libération, selon la chaine de télévision Equinoxe.

L’Assemblée nationale n’a cependant pas communiqué sur cet enlèvement. Le gouvernement non plus. D’après certaines indiscrétions, la parlementaire aurait été emmenée dans les environs de Bafut.

Les séparatistes se servent souvent du versement des rançons pour entretenir leur effort de guerre. Par ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’une parlementaire est ainsi kidnappée. Le 30 avril 2022, la sénatrice Regina Mundu a été enlevée à Bamenda, la grande ville de la région du Nord-Ouest. Elle avait été relâchée quelques semaines plus tard dans des circonstances non encore élucidées.

Cameroun : 3.000 décès dus aux accidents de la route en 2021

Il s’agit d’un rapport de la sécurité routière rendu public jeudi par le ministère des Transports.

Le Cameroun a signalé environ 3.000 décès liés aux accidents de la route en 2021. Selon le rapport, 35% des décès sont imputables à l’excès de vitesse, 17% au mauvais état de la route et 10,5% à la conduite en état d’ébriété.

Ces données sont quasi identiques à celles enregistrées en 2020, où 3.275 personnes sont mortes des suites d’accidents de la circulation, malgré l’intensification des campagnes de sensibilisation et de répression.

Le Cameroun a signalé 21.049 accidents de la route, occasionnant la mort de 7.203 personnes entre 2011 et 2017, selon des sources locales.

Coopération France-Cameroun : Thierry Marchand… avec sa feuille de route

Le nouveau chef de la diplomatie française à Yaoundé a profité de sa première sortie médiatique pour dissiper quelques appréhensions sur sa mission au pays de Paul Biya.

« La feuille de route de mon mandat est très simple : elle consiste à mettre en œuvre les décisions de haut niveau qui ont été prises par le président Biya et le président Macron cet été. Elles génèrent, je crois vraiment, une convergence de vues des deux pays et elles tracent un programme qu’il m’appartiendra de mettre en œuvre au cours des prochaines années». 

Paroles de Thierry Marchand, recueillies par la presse camerounaise, le 21 octobre dernier à Douala. Très sollicité par de nombreux journalistes, le nouvel ambassadeur de France au Cameroun s’est présenté mis hors du sujet (celui de la 9è édition du Salon pour la promotion des études françaises, SAPEF 2022) ayant servi de prétexte à sa présence dans la capitale économique du Cameroun.

Selon l’internationaliste Éloge Moungang, un double message se fait entendre. D’une part, un cercle vertueux entre Paris et Yaoundé, et d’autre part, une dimension opérationnelle avec des objectifs définis par Paul Biya et Emmanuel Macron. « Dans sa réponse, Thierry Marchand a glissé son refus de porter le poids d’un travail supplémentaire de prise en charge des menaces de grande ampleur, plus ou moins dénoncées par une certaine opinion », émet Désiré-Bienvenu Anya, spécialiste de la communication diplomatique. 

Selon ce dernier, « de nombreux schémas d’interprétation de la désignation de Thierry Marchand au poste d’ambassadeur de France au Cameroun sont devenus opératoires du point de vue des logiques historiques et géopolitiques, parce que mis en rapport avec l’action diplomatique de Paris au Cameroun depuis les temps coloniaux ».

En effet, sur la foi d’une contingence établie, certains observateurs comme le Pr Joël Narcisse Meyolo, cité par le journal Intégration, s’interrogent : « Après Théodore Paul marchand, un ancien officier de l’armée française qui a séjourné au Cameroun entre 1923 et 1933 comme Commissaire de la République de France au Cameroun, faut-il y voir une tentative de pousser à la répétition de l’Histoire ? Doit-on s’attendre, comme entre 1923 et 1933, à une guerre rangée disposée aux prises d’un côté les partisans camerounais de la politique française et de l’autre côté, des Camerounais opposés à toute forme d’aliénation de leur droit ? La France se sent elle autant menacée comme cela a été le cas il y a un siècle ? »

Cameroun-incivismes sur nos routes : Ngalle Bibehe dénonce l’irresponsabilité des conducteurs

Plus de 30 personnes tuées depuis le 1er mai 2022 dans des accidents de la route. Et dans presque tous les cas, la cause de l’accident est humaine.

Le ministre en charge des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, a une fois de plus appelé les usagers de la route à «plus de responsabilité » samedi dernier à Sikoum, précisément à deux 2 km du poste de péage routier d’Edéa, lors de sa descente sur le théâtre du drame qui a ôté la vie à cinq autres camerounais dans un accident entre un camion et petit véhicule transportant du carburant.

Selon le Messager, cet accident intervient au moment où de nombreuses familles n’ont pas encore fini de faire le deuil des leurs, laissés sur le macadam au cours des 30 derniers jours. Des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux mettent en cause l’implication humaine.

Selon les échanges des témoins anonymes dans ces vidéos, il ne fait l’ombre d’aucun doute que la perte du contrôle du volant du chauffeur de la petite voiture, laquelle selon les témoignages roulait à tombeau ouvert et le mauvais dépassement du camion seraient les causes probables de cette horreur. Une scène horrible qui finira plutôt par créer une incandescente torche qui va arracher la vie à cinq personnes dans des souffrances les plus inimaginables.

Ce drame comme tous les autres survenus avant lui vient rappeler, une fois de plus et peut être de trop, à la conscience nationale les paroles pleines de bon sens du célèbre musicien camerounais Black Rogers. Lui qui, dans un album sorti en mai 2009, soutenait que «la route ne tue pas mais c’est nous qui tuons à cause des nombreuses maladresses».

En effet, selon le bulletin d’analyse des accidents de la circulation (Baac), produit par les brigades routières du pays et le Fichier national des accidents de la circulation de la route (Finac), près de 70% des accidents enregistrés au Cameroun relèveraient des défaillances humaines contre 20% liés aux défaillances techniques et 10% à l’état des routes.

Par ailleurs, le ministre des Transports, s’exprimant devant la chambre basse de la représentation nationale lors de l’ouverture  de sa session législative 2021, a indiqué que : «les accidents de la circulation ont provoqué la mort de plus 3000 personnes en 2021 au Cameroun ». Au cours de cet exposé, le ministre a révélé que 35% de ces accidents sont imputables à l’excès de vitesse, 10,5% à la conduite en état d’ébriété, 10,5% au non maîtrise du volant et 7% au mauvais dépassement. Des causes qui malheureusement ont été identifiées par les témoins oculaires du drame de samedi.

Cameroun : un contrat commercial signé en faveur de la route Ebolowa-Akom-Kribi

La signature a eu lieu entre le ministère des Travaux Publics et ICM Ltd, l’entreprise en charge de la construction.

En 2021, Emmanuel Nganou Djoumessi, avait annoncé le début imminent des travaux de cet axe routier qui avait provoqué une manifestation publique violente des populations en octobre de la m Ces derniers sont allés jusqu’à barrer la voie publique pour exprimer leur colère, car depuis le choix du constructeur italien ICM-CMC en 2019, les travaux n’ont pas commencé.

« Parmi les projets qui vont démarrer en 2022, l’on peut notamment citer la construction de 381,5 km de routes et 150 ml d’ouvrages d’art, soit : la route Maroua-Bogo-Pouss (93 km) ; Ebolowa-Akom II–Kribi (179,6 km) ; Entrée Est de la ville de Douala (Phase II) : (38,9 km) ; Olounou-Oveng, y compris construction d’un pont de 150 ml sur le fleuve Kom, phase I de la route Olounou-Oveng-Frontière Gabon (70 km) », indiquait le Mintp.

Ce mercredi 23 mars 2022, les  deux parties ont paraphé l’accord qui autorisé le début des travaux. L’entreprise a promis de mettre tout en œuvre pour livrer ce chantier dans les délais impartis, une fois les travaux lancés d’ici le second semestre 2022.

Selon le site d’information Investir a Cameroun (octobre 2021), « pour construire la route Ebolowa-Akom II-Kribi, le gouvernement camerounais a attribué de gré à gré le marché 160 milliards de FCFA au premier trimestre 2019 ».

« Le coût global du projet serait de 168 milliards de FCFA (160 milliards pour les travaux proprement dits ; 6 milliards pour le Bureau d’études techniques et 2 milliards pour le contrôle géotechnique desdits travaux). Mais c’est le montant de 179,63 milliards de FCFA qui figure dans le rapport d’activités 2020 du ministère des Travaux publics ».

Cameroun-accident de la route : la ministre Ketcha Courtes sollicite l’exorcisme des chefs traditionnels

Au vu du nombre élevé des accidents dans la région de l’Ouest, la ministre de l’Habitat a fait un tweet invitant les autorités traditionnelles à se pencher sur ce fléau.

Les axes Yaoundé-Douala-Bafoussam-Douala fait partie du tristement célèbre  triangle de la mort au Cameroun. L’axe Yaoundé-Bafoussam a d‘ailleurs été rénové à la veille de la 33ème de la Can. Selon le journal régional, Ouest Echo, cette route est depuis le début l’année en cours, au centre de nombreux malheurs.

En effet, en l’espace de quelques jours, cet axe a connu deux accidents majeurs ayant entrainés sept morts, de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels. Mme Keucha Courtes, en sa qualité d’élite du département du Ndé, et femme politique entreprenante, n’est pas restée insensible face à ces hécatombes.

Le dernier en date est l’accident survenu le 22 février 2022 à l’entrée de Bangangté au niveau du pont de Banekane. Cet accident a provoqué la mort de cinq personnes  sur le coup et de nombreux blessés. Selon les témoignages des riverains du lieu de l’accident, l’excès de vitesse et le non-respect du code la route sont à l’origine du sinistre.

Suite à cet accident, Ketcha Courtes a déclaré : «Je voudrais dire toute mon affection et mes condoléances les plus attristés aux familles des victimes décédées sur place et souhaite un prompt rétablissement aux victimes admises à l’hôpital de l’Université des Montagnes. Nous avons demandé à nos représentants dans les services déconcentrés ainsi qu’aux autorités traditionnelles d’examiner les causes profondes des accidents récurrents à cet endroit : nous appelons par ailleurs à plus de prudence sur cette route national désormais entièrement bitumée»

En rappel, en 2021, lorsque la falaise de Dschang dans le département de la Menoua, accumulait des accidents et les morts, les autorités traditionnelles de du département de la Menoua, accumulait des accidents et les morts, les autorités traditionnelles de la localité s’étaient mobilisés pour conjurer le mauvais sort. Et comme par enchantement, depuis lors, les accidents se font rares sur cette falaise.

Cameroun-Planut : le gouvernement projette de construire 192 km de route

C’est l’un des points inscrit dans le calendrier de réalisation de l’exercice 2022 du ministère des Travaux publics, dans le cadre du Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance économique.

Dans un bilan exposé les 11 au 12 janvier 2021 lors d’une conférence annuelle des services centraux du ministère des Travaux publics, élargie aux services déconcentrés sous la coordination du chef de ce département ministériel,  Emmanuel Nganou Djoumessi a fixé le cap des réalisations a effectuer en 2022.

Pour cette année donc le ministère des Travaux publics  a dévoilé les projets à réaliser. Il s’agit de la construction de 492,22km linéaire de routes ; la construction de 193,12km de routes dans le cadre du Planut ; la réalisation de 158,92ml de structures d’ingénierie de grande portée ; la réhabilitation de 171,5 km de routes goudronnées ; 709km de routes goudronnées devront être entretenues, de même que 638 km de routes en terre et enfin 840 ml de structures d’ingénierie de grande portée devront être réhabilité.

Selon Ecomatin, tous ces projets devront se réaliser avec l’enveloppe budgétaire de ce département ministériel qui se chiffre pour l’exercice 2022 à 527,065 milliards de Fcfa. Dont 468,428 milliards attribués à l’investissement et 58,637 milliards pour le fonctionnement. Il est aussi prévu que 45 milliards soit mis de côté pour le Fonds routier.

21 marchés ont été attribués

Le Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance économique (Planut), avait été décidé pour se tenir sur la période 2015-2017, avec une enveloppe dédiée de 925 milliards de Fcfa. Les investissements qui devraient être faits à cet effet concernent les secteurs tels que : l’aménagement urbain, l’habitat, la santé, l’agriculture, l’élevage, les infrastructures routières, l’eau, l’énergie et la sécurité.

Par ailleurs, lors de son passage devant les députés de l’Assemblée nationale le 26 novembre 2021 pour présenter le Programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice 2022, le chef du gouvernement Joseph Dion Ngute a marqué un arrêt sur les réalisations du Planut à date. Dans sa composante « infrastructures routières», le Premier ministre indiquait qu’« à ce jour, 21 marchés ont été attribués, pour un montant total de 343 674 646 310 Fcfa. Certains projets enregistrent des avancées significatives », a-t-il fait savoir.

Les avancées signalées ici concernent plusieurs linéaires routiers. Dont la route Maroua-Bogo dont la phase rase campagne a été inaugurée le 24 août 2021, par le ministère des Travaux publics ; la route Mandjou-Akokan dont les travaux au 15 mars 2021 étaient à 82,4% au mois de mars ; Bonepoupa-Yabassi, Akokan-Batouri.

Cameroun : réception technique de la Nationale N°4, Yaoundé-Bafoussam ( section Kalong-Tonga)

Le lot 2 de cette route longue de 67 km a été réceptionné ce 27 décembre 2021, en présence de Benoît Parfait MBOLE MBOLE, Directeur Général des Travaux d’Infrastructures (DGTI), représentant le Ministre des Travaux Publics, Maître d’ouvrage du projet.

La reconnaissance de l’itinéraire déjà achevé a permis au DGTI d’effectuer quelques arrêts, l’aire de repos de Kon Yambeta bâti sur une superficie de 1,5 hectares, avec une capacité de 150 véhicules poids lourds, les voiries de Makenene et de Tonga, site d’emprunt rétabli aujourd’hui et transformé en aire de jeux.
Au terme du parcours de l’itinéraire, le DGTI a relevé quelques réserves jugées mineures… les nettoyages des accotements, la finalisation de la signalisation surtout verticale. Avec quelques panneaux qui ont tardé à arriver du fait de la contrainte imposée par la COVID-19.
Les travaux réalisés par l’entreprise SINOHYDRO comprennent la construction d’une route dont les caractéristiques sont les suivantes : largeur de la plate-forme : 10 m ; largeur de la couche de roulement : 7 m, accotements : 1,5 x 2 m, vitesse de référence en rase campagne: 80 km/h, vitesse de référence en agglomération: 40 km/h. La structure de la chaussée prévoit une couche de roulement de 7cm d’épaisseur en béton bitumineux semi grenu ; une couche de base de 10 cm d’épaisseur en grave bitume et une couche de fondation de 25 cm d’épaisseur en matériaux recyclés.
L’Etat du Cameroun a investit plus de 120 milliards de FCFA pour la reconstruction de la Route Nationale N° 4, avec l’appui de la Banque africaine de Développement. Le coût de construction du lot 2 réceptionné ce 27 décembre 2021, est estimé à 34 milliards FCFA.

Cameroun : l’ordre est de retour à Kekem après la barricade de la route

Vendredi dernier, les populations, lasses d’attendre la construction d’un pont sur la rivière « Petit Nkam » et après six morts déjà enregistrés de suites de noyade, avaient bloqué la route à Kekem.

La route circule à nouveau au lieudit «axe Lourd Bafang-Kekem ». Les populations ont retiré les barricades érigées le 29 octobre 2021. Néanmoins, les revendications demeurent.

Elles réclament la construction d’un pont sur la rivière « Petit Nkam ». Un pont ayant causé la noyade d’un enfant le 29 octobre dernier. Il serait tombé du morceau de bois qui fait office de passerelle depuis que les travaux de l’infrastructure entamés depuis au moins 3 ans se sont arrêtés, obligeant les habitants de la localité de Tchouaffé par Kekem à prendre des risques pour circuler au-dessus des eaux. Ce serait le sixième mort dans les mêmes circonstances.

«Nous demandons au ministre des Travaux publics de venir remettre notre ancien pont construit par nos parents. En 2018 vous êtes venus détruire tout en nous promettant 7 mois de construction. Nous sommes déjà à 4 ans. Les enfants ne vont plus à l’école », pouvait-on lire sur une pancarte.

Il s’agit d’un pont inachevé sur le cours d’eau appelé Ngoum ou encore Petit Nkam. Les enfants sont obligés de passer dans l’eau parce que le pont est inachevé. Généralement c’est une barre de fer ou un tronc d’arbre qui est jeté dans l’eau afin de permettre aux gens de traverser. Si tu n’as pas d’équilibre ou si les vagues sont fortes au moment de la traversée tu te retrouves au fond de l’eau. C’est probablement ce qui est arrivé. Je connais bien ce cours d’eau. Personnellement j’ai perdu une petite nièce là-bas l’année dernière” témoigne un natif de Kekem.

Cameroun : le cortėge de véhicules d’Idriss Carlos Kameni fait un mort à Bangangté

Le footballeur et ses proches revenaient le 16 juillet 2021 de Bafang, dans le Haut-Nkam, lorsque l’une des voitures est allée percuter un piéton sur le trottoir.

Le mort des suites d’accident a été conduit à la morgue par les soins de l’international camerounais. Selon les premiers témoignages, le footballeur revenait de son village dans le Haut-Nkam accompagné de nombreux proches, lorsque l’un des véhicules de son cortėge, dit-on surpris  de la présence d’un dos d’âne, a violemment percuté un piéton.

Joint au téléphone hier soir par notre confrère Émile Zola Ndé Tchoussi, Idriss Carlos Kameni sous le choc a confié que la dépouille a été placée à la morgue de l’Hôpital de Bangangté où s’est produit le drame. Le gardien de but dit avoir ensuite rejoint la capitale Yaoundé, et compte retourner sur les lieux lundi 19 juillet pour l’organisation des obsèques de la malheureuse victime.

Après cet accident, le véhicule accidenté s’est retrouvé dans un ravin avec tous ses occupants. Aucune perte en vie humaine déplorée.

Véhicule tombé dans le ravin

L’accident qui concerne Idriss Carlos Kameni arrive le lendemain de celui de l’artiste Ténor, au volant d’une voiture  qui a causé le décès d’un passager à bord jeudi dans la ville de  Douala.

A Yaoundé, l’entrée d’un marché fait fuir les usagers

Le mauvais état de la route à l’entrée du marché du quartier Essos, lieu-dit Madison, cause de nombreuses pertes à tous les opérateurs de ce marché.  

La rareté des pluies dans la ville de Yaoundé ne se ressent pas au marché d’Essos. Le calvaire des usagers commence à quelques mètres de l’entrée de cet espace marchand. La route non bitumée est recouverte de boue. Facile de croire au passage récent d’une forte pluie. Les grands creux de cette route conservent de l’eau stagnante en permanence.

Les résidents de la zone ont fini par s’habituer à ces marres d’eau. Les commerces situés en face du lieu-dit Madison sont devenues inaccessibles depuis que le phénomène est observé en ces lieux. « La situation de la route a toujours été mauvaise au marché d’Essos mais depuis plus de six mois, les déchets empêchent l’eau de passer sous le pont, celui-ci s’affaisse avec le temps et la route est débordée d’eau », déplore Joséphine Metsoudso, commerçante. Le pont situé à l’entrée du marché est déjà bouché par divers objets en matières plastiques. L’eau est donc déviée et circule sur la route.

Le commerce a été affecté et les bénéfices ont été considérablement réduits. « Si avant tu pouvais avoir 5 000 francs CFA par jour, c’est désormais réduit à 500 francs CFA. On passe parfois des journées sans gagner le moindre franc », ajoute-t-il. Selon certains commerçants, l’explication est toute simple : les acheteurs ne veulent pas se salir les pieds en traversant dans la boue.

Il arrive régulièrement que les conducteurs de moto tombent dans cette eau. Des paniers de marchandises y finissent souvent leur parcours. De tels passagers sont parfois obligés de se procurer de nouveaux vêtements dans les boutiques situées à proximité.

Les véhicules ne sont pas en reste. Au passage de chaque véhicule, des craquements se font entendre et des vapeurs s’élèvent. Lorsqu’il pleut, le niveau des eaux augmente sur cette route. « L’eau monte jusqu’aux terrasses. Deux heures après, ça baisse et l’on peut à nouveau s’installer ». Telle est la situation des commerçants installés au bord de la route.

Avec les pluies, les motos ne peuvent pas traverser. Des jeunes gens s’improvisent transporteurs pour aider les passants. « On porte sur le dos et le prix varie selon la distance et le gabarit de la personne à transporter. Le coût le plus faible s’élève à 100 francs CFA pour la  traversée d’un bourbier », apprend-on.

Les travaux engagés depuis près de trois mois sur cette route semblent traîner. Les usagers sont impatients mais continuent à en faire les frais.

 

 

Après la réouverture de la route Buea-Kumba, les populations peinent à l’emprunter

Cet axe routier est débarrassé de ses assaillants depuis mercredi. Cependant, les usagers de cette route hésitent à s’y engager par peur.

La route Buea-Kumba est à nouveau ouverte à la circulation. L’armée y a mené une opération pour chasser les groupes d’assaillants qui ont pris le contrôle de cet axe le vendredi, 15 juin, dans la soirée.

Toutefois, les populations sont réticentes à emprunter cette route pour se rendre dans d’autres départements. Des rumeurs sur la présence de quelques assaillants sur certaines emprises suscitent des frayeurs.

Journalducameroun.com a appris que certains transporteurs qui se sont aventurés sur la route ont dû reverser de l’argent aux assaillants qui y font la loi.

Mercredi déjà, cette route, principale voie aménagée, a été partiellement rouverte sur le tronçon reliant Buea à Muyuka.

Axe Marché Essos- Terminus Mimboman : la route des mauvaises affaires

Usagers de la route et commerçants de cette partie de Yaoundé ressentent un certain malaise à cause du mauvais état de la chaussée. Des commerces n’attirent pas grand monde, quand ils ne sont pas tout simplement contraints de fermer.

Nous sommes sur l’axe reliant le marché Essos au quartier Mimboman, dans l’arrondissement de Yaoundé Vème. Une piétonne et un chauffeur de taxi se disputent parce que l’automobiliste aurait éclaboussé la dame à l’entrée du marché. Non loin de là, au beau milieu de la chaussée, deux automobilistes en sont venus aux mains.  A force d’éviter les nids de poules, ils ont eu un accident. La bagarre départagera lequel des deux a tort. Simple ironie…

Des scènes comme celles-ci, on en voit tous les jours sur le tronçon routier du marché Essos. En cause, l’étroitesse et le mauvais état de la route. Ici, quelle que soit la saison, usagers de la route et commerçants ressentent un malaise. « Vous-même regardez la chaussée. Elle est bitumée à certains endroits et pas à d’autres, avec les bosses et les trous ! En saison sèche, c’est la poussière que nous subissons. En saison de pluie, c’est la boue, les flaques d’eau… Bref c’est toujours sale ici. Même les clients  fuient le marché à cause de l’aspect répugnant des lieux», se plaint une commerçante, qui confirme par la suite que beaucoup de boutiques dans le coin ont mis la clé sous la porte parce que les affaires ne marchaient pas.

« Si moi-même je pouvais, je partirais parce qu’ici, tu ne peux pas sereinement exposer la marchandise sur les étals. Si ce sont des vêtements, ils vieillissent et défraîchissent avec le temps et aucun client ne peut accepter de les prendre dans cet état, même au prix d’achat ! C’est vraiment énervant ! Il faut que le gouvernement fasse quelque chose pour résoudre le problème», rechigne la commerçante.

En plus d’être étroit, ce tronçon présente d’énormes nids de poule.  En saison pluvieuse, l’eau se déverse sur la voie et y stagne. Et ça dure depuis des années. La situation ne semble pas se décanter, puisque selon un riverain, le trafic routier dans la zone est très intense. « Pas moins d’une centaine de véhicules et d’usagers empruntent ce tronçon chaque jour. C’est aussi comme ça que l’état de la route empire. Si vous regardez bien, vous verrez qu’aux abords de la route, là où il y a encore un peu de bitume, ça se fissure. Et quand ça devient grave, on vient verser la terre sur toute la route pour fluidifier la circulation, sinon, les embouteillages créent de longues files », décrit-il.

Du côté des usagers de la route, le constat est presqu’aussi alarmant. Les nids de poule qui se déploient sur la majeure partie du tronçon routier font galoper les passagers à bord. Ceux qui vont à pied rasent les murs pour éviter de croiser un véhicule, puisqu’il n’existe aucune frontière entre la chaussée et le trottoir. Quant aux automobilistes, ils payent les frais à chaque passage sur ce tronçon routier, surtout si leurs véhicules ne sont pas assez hauts pour supporter la profondeur des trous. Ainsi va la vie au marché Essos, de jour comme de nuit, et au fil des saisons.

Cameroun: le FFCI organise une manifestation sur la route Babadjou-Bamenda

Par le Frontline Fighters for Citizens Interests (FFCI)

Le FFCI (Frontline Fighters for Citizen’s Interests) lance un appel à mobilisation à la faveur de la journée internationale des droits de l’homme le 10 décembre 2016 et classe cet évènement sous le signe de la manifestation en vue d’attirer l’attention des autorités publiques sur l’état des dégradations dangereuses des chaussées de nos routes, en particulier du tronçon Babadjou – Bamenda complètement défoncé.

Si depuis des années cette route est aussi dangereusement dégradée, cela est du non pas à l’absence de moyens financiers, mais à l’insouciance, à l’incurie et à l’absence de volonté politique des autorités.

L’importance d’une route reliant deux régions n’est plus à démontrer compte tenu des institutions qui, de part et d’autre, prodiguent des services très courus aussi bien dans le domaine de la santé que dans d’autres.

Notre marche ira de Babadjou à Bamenda, à partir de 08h du matin.
Tous les usagers, habituels ou non sont invités à ce grand évènement dont déclaration est ainsi faite.

Date : 10 décembre 2016
Heure : 08h – départ de Babadjou vers Bamenda
Heure : 08h – départ de Bamenda vers Babadjou


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Le Tunisien Soroubat chargé de construire la route Ekondo-Titi-Kumba

Le gouvernement camerounais vient d’attribuer à cette société un contrat d’un montant total de 38,2 milliards de FCFA. Durée de l’ouvrage, 24 mois

La société tunisienne Soroubat a décroché un contrat d’un montant total de 38,2 milliards de francs Cfa (65,8 millions de dollars), pour la réalisation des travaux de construction de la route Ekondo Titi-Kumba, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun.

Soroubat est une entreprise spécialisée dans le domaine des travaux publics, notamment la construction des routes, la réalisation des travaux d’assainissement, de drainage, la construction d’ouvrages d’art et des bâtiments.

Ces travaux réalisés dans le cadre du plan d’urgence triennal gouvernemental implémenté depuis l’année dernière, seront exécutés sur une période de 24 mois.


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Cameroun: plus de 40 milliards de F pour la route Batchenga-Ntui

Ce financement est destiné à l’aménagement du premier tronçon de la route reliant Batchenga à Ngaoundéré. Laquelle doit faciliter les échanges entre les régions du Nord et celle du Centre

L’agence française de développement (AFD) appui les projets de développement au Cameroun. Ladite institution a accordé au gouvernement camerounais un prêt souverain d’un montant de 45,9 milliards de FCFA environ.

Une convention y afférente a été signé mercredi, 02 mars 2016, entre le ministre de l’Economie, de la planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Louis Paul Motaze, l’ambassadrice de France au Cameroun, Christine Robinchon, et le directeur de l’AFD, Hervé Conan.

Les fonds octroyés mercredi permettront l’aménagement de la route Batchenga-Ntui, 21,3 kilomètres. Laquelle représente le premier tronçon d’un ouvrage étendu sur 590 kilomètres environ, reliant Batchenga-Ntui-Yoko-Lena-Tibati-ngaoundéré.

A terme, ce projet permettra de favoriser l’amélioration des activités économiques des régions du Centre et de l’Adamaoua et d’améliorer le réseau routier des localités citées. Selon Christine Robinchon, cette route aura un impact sur le commerce parce que : [« les denrées couteront moins cher une fois la route désenclavée »].


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Inauguration du premier tronçon de route Congo-Cameroun

Le chef de l’Etat congolais a inauguré, jeudi à Ketta, petite ville située à plus de 800 kilomètres au nord de Brazzaville, le premier tronçon de route devant relier les deux pays

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso a inauguré, jeudi à Ketta, petite ville située à plus de 800 kilomètres au nord de Brazzaville, le premier tronçon de route devant relier le Congo au Cameroun, dont le coût total des travaux est estimé à plus de 101 milliards 143 millions de CFA.

Les travaux ont été réalisés par la société chinoise Syno Hydro, pour un coût total de plus de 98 milliards 617 millions. Le contrôle a été effectué pour plus de 2 milliards 525 millions de F CFA par le groupement Louis Berger CIRA. Le projet a été financé à hauteur de 54 milliards 22 millions francs CFA (56,65%) par la partie congolaise et à 47 milliards 121 millions de CFA (43,35%) par la Banque africaine de développement (BAD).

La mise en service de ce premier tronçon de la route, longue de 312 kilomètres, va considérablement modifier les habitudes socio-économiques des populations, en amplifiant les activités et les rendements des producteurs. De même, elle devra participer à la mise en valeur des zones desservies par cette route d’intégration, qui manquait cruellement à ce bras du Congo s’étirant entre le Nord-Est du Gabon et le Sud-est du Cameroun.

La construction de la route Ouesso-Sangmalima est née de la volonté politique exprimée en 2005 par les Présidents congolais et camerounais, notamment celle de relier Yaoundé et Brazzaville dans le cadre de la stratégie de développement des infrastructures de transport continentales et sous-régionales.

La liaison Brazzaville-Yaoundé constitue le corridor 29 du réseau routier dit « de première priorité » du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale. Ce plan a été adopté en 2004 par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Selon le ministre des Travaux publics et de l’Equipement, Emile Ouosso, le Congo a déjà réalisé 70% des projets qui le concernent dans le cadre de ce plan d’intégration sous-régionale. Le Congo s’est engagé en effet à reconquérir sa situation de pays de transit de la sous-région d’Afrique centrale.

Le ministre congolais chargé de l’Aménagement du Territoire et de la Délégation générale aux Grands Travaux, Jean Jacques Bouya a indiqué que l’intérêt économique de la route Ketta-Djoum et son importance pour le Congo, le Cameroun et la région d’Afrique centrale se sont vérifiés avant même sa mise en valeur.

Par ailleurs, a précisé Bouya, le deuxième tronçon devant relier Sembé (Congo) à la frontière du Cameroun sur 144 kilomètres est provisoirement évalué à 148 milliards de F CFA, qui sera financé à hauteur de 80 milliards de F CFA par la BAD, 29 milliards de F CFA par la Coopération internationale japonaise (JICA) et 39 milliards de F CFA par le Congo.


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La BAD accorde plus de 40 milliards de F au Cameroun

Les fonds sont destinés au financement partiel de la route Ketta-Djoum et à la facilitation des transports sur l’axe Yaoundé-Brazzaville

Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a signé vendredi, 05février 2016, un décret habilitant le ministre de l’Économie, de la planification et de l’Aménagement du territoire à signer, avec la Banque africaine de développement (BAD), un accord de prêt d’un montant d’environ 40,7 milliards FCFA destinés au financement partiel du projet d’aménagement de la route Ketta-Djoum et de facilitation des transports sur le corridor Yaoundé (Cameroun)-Brazzaville (Congo).

Cet axe, d’un linéaire d’environ 503 kilomètres, constitue un maillon important de la liaison inter-capitales entre les deux pays, mais aussi l’un des corridors de développement du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC), long de 1624 kilomètres.

D’un coût total de 248,201 milliards FCFA, ce chantier est financé par la BAD (120,830 milliards FCFA), l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA, 58,423 FCFA) et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC, 19,915 FCFA) sous forme de prêts, les gouvernements congolais (39,424 FCFA) et camerounais (10,169) dans le cadre des contreparties nationales.


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Lutte contre le terrorisme au Cameroun: comment rallier le Grand-nord

Se rendre à Maroua de Yaoundé par la route demande de s’armer de courage et, surtout, de patience.

J’avais établi un plan de voyage bien précis sur la base des informations collectées ici et là sur la Toile. Mais voilà, Google Maps ignore tout de la situation sociopolitique locale et de l’état des routes, ainsi que du fonctionnement des services au Cameroun : une réservation de wagon-lit pour un trajet de la capitale Yaoundé à Ngaoundéré, ville d’entrée dans la grande région septentrionale du pays, doit se faire au moins deux jours à l’avance.

Le groupe français Bolloré, quoi que l’on en pense, a provoqué une petite révolution dans les transports ferroviaires au Cameroun, en assurant le voyage entre Yaoundé et Ngaoundéré. Une voiture-restaurant très animée se transforme, aussitôt la machine en mouvement, en lieu de rencontres et de discussions très bruyantes. On parle de tout et de rien : du prochain président de la Fédération camerounaise de football, de tel ministre pris dans le filet d’Epervier, une opération de lutte contre la corruption démarrée en 2004, mais surtout de la situation sécuritaire dans le nord du pays.

Il faut prévoir quatorze heures de voyage de nuit pour arriver à Ngaoundéré vers 9 heures du matin. Or le trajet est prolongé de deux heures sans que l’on ne sache pourquoi. Il est bientôt minuit et le train est immobile depuis un moment. J’ouvre la fenêtre de ma cabine-lit et m’aperçois que nous sommes en pleine forêt, plongés dans une obscurité épaisse. Mon sang ne fait qu’un tour. Impossible de savoir ce qu’il se passe. Aucune information ne filtre.

Affolement et effroi
Une panne ? Un simple arrêt ? Bien sûr que l’on pense à une attaque d’islamistes ou à un piège des coupeurs de route. Dans les années 1990, ces bandes de brigands ont semé la terreur dans le pays en agressant, prenant en otages ou tuant des voyageurs dans des zones peu fréquentées. On assiste à leur résurgence avec le phénomène Boko Haram.

Moi, tout nigaud, j’imagine un accident de personne, comme souvent en Suisse. « Un hélicoptère présidentiel viendra nous sortir d’ici », crie un monsieur. L’affolement et l’effroi laissent la place à un éclat de rire général. Au Cameroun, même en zone de haute tension, on trouve un moyen de rigoler et de faire tomber la pression. Deux heures, plantés là, partagés entre le rire et la frayeur. Deux heures de galère en pleine forêt, malgré la présence d’hommes armés.

A Ngaoundéré, une chaleur inhabituelle m’attend. J’ai tout juste le temps de retirer de l’argent d’un distributeur, de recharger mon crédit de communication téléphonique et mon minimodem WiFi qui offre une connexion nonchalante. Il est déjà 13 heures. Je dois trouver la gare routière la plus proche et un bus pour Garoua, la deuxième ville du Nord. Je cours dans tous les sens et transpire comme un jeune boulanger, le sac au dos. Est-ce bien cette région de l’Adamaoua que l’on qualifie de « château d’eau du Cameroun » ? Je note plutôt que c’est le début du désert, une région démunie où il ne serait pas difficile de recruter des candidats kamikazes. Une personne sur deux y vivrait avec moins de 500 francs CFA par jour (moins d’1 euro).

Je joue des coudes pour m’acheter un billet au guichet d’une agence de voyages. Il faut attendre deux heures dans une promiscuité de caserne afin d’obtenir une place, à la criée, dans un bus bondé. C’est parti pour six heures de route.

Eviter la frontière du Nigeria
Dans le bus, je fais des connaissances qui louent mon initiative d’aller observer par moi-même la situation sécuritaire dans l’extrême nord du pays. Un des passagers, un enseignant installé dans la région, me conseille néanmoins de ne pas m’éloigner de la ville de Maroua et d’éviter autant que faire se peut la frontière avec le Nigeria. Il dit avoir perdu un jeune frère dans ces zones de haute tension où sévit la secte islamiste nigériane Boko Haram. Une mère adolescente, très mature malgré son jeune âge, son bébé au sein, raconte qu’elle se rend à Garoua pour la célébration de son mariage coutumier. Selon elle, le trajet est d’habitude plus court. Mais le terrorisme est passé par là. Il faut désormais composer avec d’innombrables contrôles de police.

On doit, à chaque fois, tous quitter le véhicule, traverser la barrière de police et remonter dans le bus une centaine de mètres plus loin. Même s’ils sont conduits de manière expéditive, ces contrôles font perdre beaucoup de temps. Est-ce une volonté de s’occuper seulement du sentiment d’insécurité plutôt que de l’insécurité elle-même ?

Mais il n’y a pas que les contrôles d’identité qui ralentissent la marche, il y a également – et c’est ce qui m’a paru bien drôle – les pauses prière pour un chauffeur et des voyageurs en majorité musulmans. « Inch’Allah ! Que Dieu nous protège ! », me lance mon voisin enseignant, de retour de sa pause ablutions et prière.

Effluves de « zoua-zoua »
La nuit est déjà tombée lorsque nous arrivons à Garoua. La rivière Bénoué rafraîchit cette ville aux beaux paysages de savanes et de steppes. Un effluve de zoua-zoua, du carburant frelaté provenant souvent du Nigeria, irrite néanmoins les narines. Je suis épuisé. Je suis sur la route depuis près de vingt-quatre heures.

Sur les recommandations de mon compagnon de voyage enseignant, je passe la nuit dans une auberge de fortune, apparemment fréquentée par de bonnes dames et leurs clients. Les femmes ici sont beaucoup plus minces : plus on monte dans le nord du pays et moins on note de surpoids.

C’est le lendemain matin seulement que j’arrive enfin à Maroua à bord d’un taxi-brousse surchargé. Nous avons traversé les vastes savanes et steppes entrecoupées de pics rocheux aux formes les plus variées. De petites habitations construites en torchis, avec leurs toits de chaume en forme de cônes, donnent une allure particulière au paysage. Quatre heures de voyage supplémentaires avec de très nombreux contrôles de police, des troupeaux de b ufs maigres qui traversent la route et, bien sûr, des prières à Allah.

Il aura fallu trois jours pour traverser le Cameroun de Yaoundé, au sud, à Maroua, à l’extrême nord, et faire plus de mille cent kilomètres. Trois jours de galère certes, mais surtout de belles rencontres et de découvertes d’horizons improbables.


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Axe Bafoussam-Bamenda: des engins à pied d’ uvre à Babadjou

Les travaux d’entretien, reliant deux capitales régionales, ont été entamés la semaine dernière grâce aux deux milliards de F débloqués par le gouvernement

Des ouvriers d’une compagnie locale de BTP sont à pied d’ uvre à Babadjou, localité de la région de l’Ouest située pratiquement à mi-parcours entre Bafoussam et Bamenda. Ils recouvrent peu à peu, depuis la semaine dernière, la boue de gravier, puis d’une fine couche de goudron.

Seulement, les usagers ne sont pas encore au bout de leurs peines. En venant de Bafoussam pour Bamenda, après le difficile tronçon de Babadjou, trois kilomètres, le mauvais état règne toujours en maître. Tous les chauffeurs, quel que soit le gabarit de leur voiture, sont obligés de ralentir et surtout, de se cramponner au volant. Les passagers. Malgré les ceintures de sécurité bien attachées, les têtes n’arrêtent pas de heurter les parois du véhicule de part et d’autre. Et les pluies qui sont de retour en ce mois de septembre ne sont pas pour arranger les choses. Les eaux de ruissellement, faute de caniveaux, se fraient un chemin sur la chaussée. Quand elles ne viennent pas simplement finir leur route dans les crevasses visibles un peu partout sur la chaussée.

Face à cette situation de dégradation avancée, le poste de péage de Santa a été suspendu par le gouverneur de la région du Nord-Ouest. A ce jour, les abris du personnel servent de magasin aux petits commerçants qui eux, n’ont pas quitté les lieux et continuent de proposer des casse-croûtes aux voyageurs.

Mais les grossistes de vivres frais produits en grande quantité dans cette partie du pays continuent de se battre sur ce trajet pour pouvoir écouler leurs marchandises à travers le pays. Ceux avec des véhicules robustes parcourent les 72 km qui séparent Bamenda de Bafoussam en deux heures. Pour les autres, il faut en compter trois, sur un trajet qui demandait il n’y a pas encore longtemps, une heure en moyenne.

Pour le gouverneur de la région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, la solution à cette situation est «la réhabilitation complète de cette route. Un simple entretien ne suffit pas», souligne-t-il en précisant que la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale (BM) ont pris l’engagement de financer les travaux y relatifs. Selon le gouverneur, «les options sont déjà prises et les procédures sont en cours pour que le marché soit lancé». En attendant, le gouvernement a débloqué deux milliards de F pour entretenir les zones les plus difficiles d’accès.

Le calvaire continue en attendant la réception des travaux d’entretien.
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Est: la route Bétaré-Oya-Doyo-Mbitom est ouverte

Les travaux réalisés à 75% ont été réceptionnés provisoirement le 30 juillet dernier par le gouverneur de la région, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua

La circulation est désormais possible sur le tronçon Bétaré-Oya-Doyo-Mbitom dans la région de l’Est-Cameroun. Les travaux y relatifs, réalisés à 75%, ont été réceptionnés provisoirement le 30 juillet 2015, par le gouverneur de la région, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

La route, longue de 129 km, composée de 55 km en forêt et d’une zone de savane de plus de 70 km, est la matérialisation du projet retenu dans le cadre du programme d’investissement prioritaire (Pip), où quatre ouvrages d’art seront également achevés sur les grands cours d’eau.

Le montant global des financements est évalué aujourd’hui à 850 millions de francs CFA, pour une enveloppe budgétaire d’un milliard, servant à désenclaver le canton Mbitom situé sur la voie ferrée entre Bélabo et Meiganga.

Les travaux de ce projet piloté par l’entreprise «Confort Cameroun» étaient consacrés pour la première phase à l’ouverture de la route et aux ouvrages d’art. La seconde phase qui se poursuit avec les travaux sur les dalots permet d’ores et déjà aux populations de Mbitom, de Bétaré-Oya et leurs environs de bénéficier de la route.

Le tronçon achevé favorisera pour les villageois les travaux agricoles au détriment de l’exploitation artisanale de l’or. Le projet facilitera également la communication et les échanges commerciaux.


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Accidents de la route: le taux de mortalité en baisse de 31% entre 2011 et 2014

L’information est relevée dans un rapport de la Banque mondiale présenté au gouvernement camerounais mardi, 04 août 2015, à Yaoundé

Les résultats de l’enquête portant sur les accidents de la circulation au Cameroun, menée par la Banque mondiale sur l’ensemble du territoire entre 2008 et 2014 font état d’un taux de mortalité en baisse. Le rapport présenté mardi, 04 août 2015 à Yaoundé au gouvernement camerounais, indique qu’entre 2011 et 2014, le nombre de morts sur les routes nationales a baissé de 31%.

De 1139 personnes tuées en 2011, le nombre s’est amoindri à 877 morts en 2012 et 2013. En 2014, le chiffre s’est encore réduit à 790 morts. Au fil des dernières années, les chiffres se sont améliorés contrairement aux années 2009 et 2010 où respectivement 935 et 904 personnes sont mortes d’accidents de la circulation.

En cause de ces accidents, la Banque mondiale pointe du doigt l’inconscience des usagers de la route. D’après ses experts, 80% du taux des accidents sont humains parce que certains passagers n’arrivent pas toujours à respecter les règles élémentaires de la circulation. L’institution dénonce également le mauvais état des routes et la faiblesse des budgets alloués à l’entretien routier.

Toutefois, le gouvernement camerounais rassure quant aux travaux en cours pour l’amélioration des 5 600 km de routes bitumées sur les 120 000 km que compte le pays.

Pour le ministre des Transports, Robert Nkili, «le Cameroun est devenu un exemple, raison pour laquelle il a été invité à Brasilia au Brésil en novembre prochain à l’évaluation à mi-parcours de la décennie pour la sécurité routière».

Le mauvais état des routes cause des accidents au Cameroun
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Route Batchenga-Ntui-Yoko-Lena: le programme d’aménagement de la phase I lancé

La cérémonie y relative a été présidée jeudi à Yaoundé par le ministre des Travaux publics (Mintp), Patrice Amba Salla

Le Mintp, Patrice Amba Salla, a procédé, jeudi 18 juin 2015 à Yaoundé, au lancement officiel du programme d’appui au secteur des transports phase I du projet long de 246 kilomètres. Le financement de cette phase qui consiste en l’aménagement de la route Batchenga-Ntui-Yoko-Lena est estimé à environ 248 milliards de F.

Les travaux incluent un pont sur la Sanaga d’environ 400 mètres et 15 kilomètres de voiries dans les villes de Batchenga, Ntui, Yoko, avec 120 kilomètres de pistes rurales et aménagements connexes.

La signature des conventions de prêts avec les quatre bailleurs de fonds impliqués dans le financement de ce projet s’est faite en mars dernier à Yoko.

Les partenaires financiers
D’un côté, la Banque africaine de développement (BAD) va contribuer à hauteur de 110 milliards de F tandis que le financement de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) est estimé à 40 milliards de F. De l’autre côté, l’Agence française de Développement (AFD) va lever des fonds d’environ 43 milliards de F et la Japan International Cooperation Agency (JICA) finance le projet à près de 26,2 milliards. L’Etat du Cameroun quant à lui, compte débourser une somme de 28 milliards de F.

A ce stade du projet, les appels d’offres ont également été lancés. L’installation des entreprises et le début des travaux sont annoncés pour le mois d’octobre, et le chantier devrait être achevé en 2019.

Le bitumage de cet axe routier permettra le désenclavement des bassins de production quasi inaccessibles aujourd’hui. A terme, on pourra joindre les parties sud et nord du Cameroun, indique-t-on au Mintp. Cette route va également constituer une nouvelle alternative pour rallier le Tchad et dans une réelle mesure la RCA.

Route Batchenga-Ntui-Yoko-Lena: L’appel d’offres lancé
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