Présidentielle 2018: Sam Baka a souvent conseillé Cabral Libii

Le candidat du parti Univers a révélé, samedi, que le vice-président de l’Union démocratique du Cameroun est un de ses soutiens depuis le début du processus électoral.

Rien n’aurait dû rapprocher Sam Baka et Cabral Libii durant cette échéance électorale, leurs formations politiques ayant toutes les deux aligné des candidats dans la course pour la présidence de la République du Cameroun.

Pourtant, Sam Baka, vice-président de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) aurait apporté conseils et appuis divers à Cabral Libii alors qu’Adamou Ndam Njoya, le candidat de son parti, répondait aux abonnés absents.

« Ce Monsieur, quand nous avons lancé l’opération 11 millions d’inscrits, il m’a appelé à Douala. Il m’a dit mon fils, je sens en toi du potentiel. Je sens en ton entourage du potentiel. Je vais vous accompagner. C’est  le seul homme politique qui me corrige quand je commets une erreur. Lorsque nous faisons une chose, il nous appelle pour nous faire des suggestions. Je peux même vous dire que mon tout premier voyage en Belgique, il y a un an, c’est lui qui a tout organisé de A à Z », a expliqué Cabral Libii.

 

Sam Baka : «Si l’on m’invite à nouveau sur la Crtv, je vais beaucoup réfléchir »

Le vice-président de l’Union démocratique du Cameroun a ainsi réagi après que son passage dans une émission politique, mardi dernier, a été annulé. Il avait pourtant été formellement invité.

Sam Baka, le vice-président de l’Union démocratique du Cameroun (UDC), n’est pas enthousiaste à l’idée d’une autre invitation sur un plateau de la Crtv, la télévision publique, surtout après  son passage  avorté à l’émission « 100% présidentielle ».

« Si l’on vient à nouveau à m’inviter sur la Crtv, je vais beaucoup réfléchir. De toutes les façons, je ne suis pas le seul militant de l’UDC. D’autres peuvent intervenir », a déclaré Sam Baka à Journalducameroun.com, sur un ton dénué de toute émotion.

Deux jours auparavant pourtant, Sam Baka s’était rendu au siège de la  Crtv télé à Yaoundé, invité par la direction de l’information de ce média. Il était appelé à défendre les projets socio-politiques que son parti entend mettre en œuvre via son candidat à la présidentielle, Adamou Ndam Njoya. Il devait faire face au secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) Jacques Fame Ndongo, au candidat de l’Alliance pour la démocratie et le développement (ADD), Garga Haman Adji, et au maire de Buea, Patrick Ekema.

« Je suis parti de Douala 72 heures avant l’émission et je suis arrivé à Yaoundé. Le présentateur m’a appelé plusieurs fois pour savoir si tout va bien, si je ne rencontre aucune difficulté. Le jour-j, j’étais le premier des invités à arriver au studio d’enregistrement. Les autres sont également arrivés et on nous a tous installés dans la salle d’attente. Là-bas, on a tous échangé quelques mots dans la sérénité. Puis on nous a invités à aller à la cabine de maquillage. Le présentateur a été le premier à passer, puis moi et le maire de Buea. Les deux autres invités ne sont pas venus se faire maquiller », relate Sam Baka.

« Nous nous sommes installés sur le plateau et on attendait toujours Jacques Fame Ndongo et Garga Haman Adji qui demeuraient invisibles. Puis il y a eu des concertations, des gens se succédaient pour parler à l’oreille du présentateur et ça n’en finissait pas. Puis, quelqu’un s’est rapproché de moi et m’a soufflé à l’oreille que la directrice de l’information désirait me parler. Je suis sorti et me suis rendu dans son bureau. Elle m’a alors conduit au bureau du directeur général, disant que c’est lui qui veut me voir. J’ai rétorqué que ça tombe mal parce que l’émission est sur le point de commencer. Ils m’ont donc expliqué que je ne pourrais pas passer parce que le plateau allait être saturé. Ils m’ont donné un bon nombre de raisons. Quand je redescendais quelques minutes plus tard, l’émission était lancée. J’ai compris que le but était de m’évincer de mon fauteuil», raconte l’homme politique.

La suite de l’histoire est connue. Elle a d’ailleurs amplement alimenté les débats sur les réseaux sociaux mercredi. Ce d’autant plus, qu’un scandale supplémentaire a eu lieu durant cette première édition de « 100% présidentielle », celui de l’expulsion de la journaliste Cathy Toulou Elanga du plateau, suite à une exigence de Garga Haman Adji.

Mais pour l’UDC, c’est un autre sentiment qui règne. « On se sent muselé parce que nous nous apprêtions à participer à un débat contradictoire. Et là, on nous en a empêché », regrette Sam Baka.

.