Cameroun : ces opérateurs économiques, désormais sénateurs

Parmi les 70 sénateurs élus et les 30 nommés par décret présidentiel, plusieurs sont des opérateurs économiques.

Parmi les sénateurs nommés et élus, selon les dernières sénatoriales on dénombre plusieurs hommes et femmes d’affaires.

Françoise Puene communément appelée Mami Nyanga, est l’une des nouvelles figures de la chambre haute du parlement. Investie au Compte du RDPC elle figure dans la liste de l’Ouest. Françoise Puene est femme d’affaires, gérante de plusieurs entreprises, dont l’hôtel Franco.

Il y a également Aïcha Pierrette Hayatou réélu sénateur dans le Nord. Ses ambitions pour les activités génératrices de revenus l’a conduit à la tête de l’Association culturelle Peuhle. Il s’agit d’un projet de Renforcement des Capacités des Réseaux des Femmes pour Lutter contre la Pauvreté en République du Cameroun (CAREF).

Aussi, le sénateur réélu du Sud-Ouest Ntube Agnès Ndode Epse Ndjock. Elle est la présidente du Groupement des femmes d’affaires du Cameroun (GFAC) créé en 1984.

En lice, on compte Henriette Sournac, cheffe d’entreprise et P-DG du groupe de communication Inter Press à Yaoundé. Une autre figure qui n’a pas laissé indifférent le public, c’est Emmanuel Chatue. Il est le fondateur du Groupe média Canal 2 International et de Sweet FM situés à Douala.

Cameroun : voici les 11 nouvelles figures nommées parmi les 30 sénateurs

Dans la liste des sénateurs nommés par le chef de l’Etat le 31 mars dernier, figurent 11 départs dont quatre décès. Voici ceux qui les remplacent.

11 nouvelles figures intègrent la Chambre haute du Parlement dans le cadre de son renouvellement complet.

Le décret présidentiel du 31 mars 2023 nomme quatre personnalités aux sièges des sénateurs décédés. Dans l’Extrême-Nord, il s’agit de Djorwe Paulin, président par intérim du parti MDR en remplacement de Dakole Daissala décédé ;  Dans la région du Littoral, Mouen Diboundje Ernest remplace Sa Majesté Madiba Songue décédé ; Dans la région de l’Ouest, Seidou Mbombo Njoya remplace son père Ibrahim Mbombo Njoya, sultan roi des Bamoun, décédé ; dans la région du Sud-Ouest, Ekoko Mukete remplace son père Fon Mukete Essimi Ngo Victor, décédé.

Outre ces quatre figures qui prennent la place des personnalités décédées, sept autres nouveaux font  leur entrée au Sénat.

Dans l’Adamaoua, Djaratou Mohamadou laisse la place à Oumarou Mazadou.

Dans le Centre, Laurent Nkodo et Albert Mbida Mvodo cèdent le fauteuil à Robert Nkili et Sournac Henriette.

A l’Est, Hilarion Diwala Mony s’en va et Mme Aboui Marlyse le remplace.

Dans l’Extrême-Nord, M. Ngabaya Tchef Tchef laisse le siège à Malloum Bra.

Dans le Nord, M. Boubakari Ousmanou sort et Tizi Tourmba Malaye Yves entre.

Dans le Nord-Ouest, Fon Doh Ganyonga III cède le siège à Vanigansen Mochiggle

A l’Ouest, Emmanuel Chatue siège à la place de Majesté Djomo Kamga Honoré, 15è roi des Bandjoun.

Les 11 nouvelles figures vont siéger pour la première fois aux côtés des sénateurs nommés pour la deuxième et/ ou la 3è fois, à l’instar de Marcel Niat Njifenji qui totalise 10 ans d’ancienneté en qualité de sénateur et comme président de Chambre.

Cameroun-contentieux préélectoral : le Conseil constitutionnel rejette les 13 recours

L’instance en charge de la régularité des élections sénatoriales donne raison au Conseil électoral d’Elecam qui n’a pas accepté les listes des demandeurs.

Le Conseil constitutionnel a débouté tous les partis politiques et tous les candidats aux sénatoriales du 12 mars 2023 qui l’ont saisi. L’instance a rendu son verdict mercredi 15 janvier 2023, après avoir examiné les recours et écouté les parties. Au terme de l’audience, l’on retient que les membres du Conseil ont rejeté les 13 recours reçus depuis le 07 février dernier. Ceux-ci ont été déposés à la suite de la publication des listes de candidature acceptées et rejetées par le Conseil électoral.

Cette décision de la haute juridiction vient entériner les conclusions d’Elections Cameroon. Les requêtes de la JDC sur la réhabilitation de ses listes et l’annulation des listes du Rdpc ont été déclarées irrecevables. Les recours du Rdpc et de l’Undp dans l’Adamaoua ont été rejetés. La requête du candidat du Rdpc Ahmadou Ahidjo qui estime qu’il a été lésé sur la base de composition sociologique à l’Ouest, n’a pas prospéré. Tout comme les demandes de réhabilitation des listes de l’Union des populations du Cameroun ont été rejetées.

 Au total donc, 10 partis politiques vont participer aux élections sénatoriales du 12 mars 2023. 22 listes en tout sont compétition dans les 10 régions pour 70 sièges, à raison de sept par région. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) est la seule formation qui va concourir dans l’ensemble des régions. Avant le scrutin, le parti est certain de remporter 14 sièges dont sept dans le Sud et sept dans le Sud-Ouest, où il est seul face à lui-même.

Cameroun-contentieux préélectoral : le Conseil constitutionnel statue sur les 13 recours reçus

Le juge du contentieux électoral examine les requêtes introduites par des partis politiques à la suite du rejet de leurs listes de candidature par le Conseil électoral.

Le Conseil constitutionnel va bientôt prononcer son verdict à propos du rejet ou de l’admission de certaines listes de candidature par le Conseil électoral. Au total, 13 recours sont en examen devant cette institution. Ce mercredi marque le début des débats entre les membres du Conseil et les partis politiques ou candidats concernés.

Le 07 février dernier, le président du Conseil électoral Enow Abrams Egbe a dans sa communication, indiqué que 22 listes sur 32 de 10 partis politiques sur 13 ont été retenues. 10 listes ont connu le rejet et plusieurs  partis politiques ou candidats insatisfaits ont saisi l’instance.

Pour la majorité des recours, comme ceux de l’UPC ou de la JDC, les prétentions des demandeurs concernent la réhabilitation de leurs listes de candidature, l’annulation des listes de leurs  concurrents, etc. les débats se déroulent au siège provisoire du Conseil constitutionnel au Palais des Congrès de Yaoundé. Au terme de l’audience, les conclusions du Conseil constitutionnel vont soit entériner le rejet décidé par le Conseil électoral d’ELECAM, soit la réhabilitation de certaines listes rejetées.

Cameroun : des sécessionnistes sont contre l’élection des sénateurs

Dans une publication sur les réseaux sociaux, un leader des mouvements séparatistes brandit les menaces contre la tenue du scrutin en mars prochain.

Les élections sénatoriales du 12 mars 2023 approchent. Les partis politiques se mobilisent. ELECAM enregistre les premières candidatures. Mais dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie à la crise sociopolitique et sécuritaire depuis 2016, les leaders séparatistes propagent des menaces. Ils sont contre la tenue du scrutin permettant de renouveler le Sénat, Chambre haute du Parlement Camerounais.

Pourtant, le mandat des sénateurs en fonction depuis le 24 avril 2018 arrive bientôt à expiration. Malgré cette exigence légale, ils disent ne pas permettre le déroulement des opérations électorales sur « le territoire de l’Ambazonie », leur Etat autoproclamé. D’un ton ferme, ils préviennent :

« Les élections convoquées par le Cameroun le 12 mars sont interdites. Tous les facilitateurs du génocide et du colonialisme qui tentent de légitimer la domination étrangère seront arrêtés. Ambazonia ne tolérera plus jamais la légitimation des meurtriers et des imposteurs sur notre terre. Gloire au pays des braves », déclare le nommé Dr Cho Ayaba sur Twitter.

Les activistes séparatistes des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ne manquent donc pas d’occasion pour se faire  entendre. Depuis environ sept ans déjà, l’opinion est habituée à la propagation de leurs menaces à propos des sujets divers.

Ce sont par exemple l’interdiction d’exercer des activités économiques les lundis dans des villes, celle d’ouverture des établissements scolaires publics et privés dans les régions concernées, celle de la présence des représentants de l’administration de l’Etat du Cameroun ou encore des collectivités locales placées sous tutelle de l’Etat, etc. Pour faire régner leurs mots d’ordre, ils n’hésitent pas à employer des moyens de force et de terreur tels des enlèvements ou l’assassinat.

Cependant, le gouvernement camerounais n’a de cesse de batailler pour préserver l’intégrité du territoire, sécuriser les populations, les institutions, les infrastructures. Avec la présence des forces de défenses et de sécurité, certains établissements scolaires sont ouverts et fonctionnent dans des villes.

Malgré la crise, les élections sénatoriales du 25 mars 2018 ont eu lieu dans ces régions, les élections législatives et municipales du 09 février 2020 aussi, ainsi que les élections régionales du 6 décembre 2020. Le 12 mars 2023, le dispositif sécuritaire de l’Etat permettra sans doute aux grands électeurs de choisir leurs sénateurs pour les cinq prochaines années.

Cameroun-sénatoriales 2023 : ELECAM se mobilise pour l’organisation du scrutin

Le directeur des élections Erik Essoussè a donné les assurances à propos suite à l’annonce du président de la République  le 31 décembre 2022.

C’est confirmé depuis le 31 décembre dernier. Les élections sénatoriales se tiendront au Cameroun pour la troisième fois au cours de l’année 2023 qui vient de  commencer. Le président Paul Biya en a fait une annonce dans son discours de fin d’année 2022. En attendant la convocation du corps électoral, l’organe en charge de l’organisation matérielle des élections au Cameroun peaufine la préparation.

  Elections Cameroon (Elecam) par la voix de son directeur des élections assure que tout sera prêt pour le déroulement de ces élections. « Nous apprêtons les listes électorales et vous savez  que comme c’est le scrutin indirect ce sont  les conseillers régionaux et municipaux qui vont élire les sénateurs. Donc nous travaillons déjà sur  les listes, les cartes d’électeurs, les urnes, les isoloirs, tout ce qui permet que le scrutin ait  lieu le jour dit », a déclaré Erik Essoussè sur les antennes de la Crtv.

 Pour le directeur des élections, « le toilettage des listes est en cours. Nous le faisons en sorte  que nous puissions élaguer les décédés, élaguer les noms de ceux n’ont plu la capacité électorale et surtout de faire en sorte que le fichier soit crédible. Ce qui veut dire en d’autres termes qu’il y a les conseillers municipaux qui ont été élus lors du double scrutin dernier, et les conseillers régionaux qui ont été élus en décembre 2020 qui vont maintenant constituer le fichier électoral. Ce qui nous donne un fichier autour de 11 mille électeurs. Les conseillers municipaux sont autour de 10 600 et les conseillers régionaux sont autour de 870 en tenant compte des décès », assure-t-il.

Dans le même sillage, ELECAM compte  sur les ressources pour mener à bien le scrutin. Le directeur des élections annonce la formation du personnel d’ELECAM, celle des membres des commissions de recensement des votes. En tout, « nous travaillons au jour le jour. Il n’y a pas d’inquiétude », rassure Erik Essoussè.

Cameroun : le Rdpc prépare déjà les sénatoriales de 2023

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais se mobilise pour les prochaines élections à la Chambre haute du Parlement.

Sauf changement imposé par le chef de l’Etat, les prochaines élections sénatoriales auront lieu en 2023. Le mandat des sénateurs de la deuxième législature qui court depuis 2018 à la suite des élections du 25 mars, s’achève dans quelques mois. A mesure que l’échéance approche, le Rdpc se mobilise. Lors de la célébration du 40è anniversaire d’accession à la magistrature de Paul Biya le 6 novembre dernier à Bamenda, le secrétaire général du Comité central du Rdpc a appelé ses militants à se préparer.

Les élections sénatoriales de l’année prochaines sont proches, « le temps est arrivé pour nous de les préparer sérieusement », a lancé Jean Nkuete. Lors des dernières sénatoriales, les résultats proclamés le 25 avril par le Conseil constitutionnel ont donné le Rdpc vainqueur, remportant 63 sièges sur 70. Quant à l’opposition, seul le Social democratic front, parti de Ni John Fru Ndi a pu s’en sortir avec les 7 autres sièges mis en compétition.

Par ailleurs, en 2013 et 2018 les conseillers municipaux ont voté en raison de l’absence des conseils régionaux. Le scrutin prévu en 2023 connaitra la première participation des conseillers régionaux issus des élections du 6 décembre 2020. Ceux-ci formeront le collège électoral. Pour le Rdpc, le pari est presque gagné. Le parti a pris la tête de 9 régions sur 10. Seule la région de l’Adamaoua, dirigée par l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) a échappé au parti de Paul Biya.

Mais, dans le Littoral, le Sud et l’Est le Rdpc a remporté la totalité des conseillers régionaux. A l’Ouest, seuls les 17 conseillers du département du Noun ont pu échapper au Rdpc. L’Union démocratique du Cameroun (Udc) a remporté la totalité des sièges de la circonscription. Dans le Nord, le Rdpc partagent le conseil régional avec le Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc).

Au regard de cet environnement, le Rdpc part favorite aux prochaines élections sénatoriales. Les résultats des dernières consultations du genre ont davantage tourné en faveur  du parti du flambeau ardent à cause du boycott du Sdf et du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).