Cameroun : le journaliste Martin Camus Mimb voit tout s’écrouler sous ses pieds

Suite à l’affaire de mœurs qui implique le journaliste, la  maison d’édition CAD Publishing suspend la promotion de son  livre « Debout ! L’histoire vraie d’un miraculé ». Entre temps,  le patron de la chaine Radio sport info est désormais persona non grata  auprès de la Société les Brasseries du Cameroun.

Le scandale sexuel filmé dans le bureau du patron de Radio sport international et publié sur les réseaux sociaux prend des proportions insoupçonnées. La maison d’édition CAD Publishing suspend la promotion de son  livre « Debout ! L’histoire vraie d’un miraculé ».

« Au vu de l’actualité qui implique malheureusement Monsieur Mimb Hiol Fleur Martin, auteur que nous éditons, la direction de CAD Publishing informe le public qu’elle a décidé de suspendre toute vente et publicité du livre « Debout ! L’histoire vraie d’un miraculé », en attendant que les instances juridictionnelles saisies du dossier rendent un verdict pour élucider la situation », écrit  Carine Mambou, fondatrice et directrice générale de CAD Publishing.

Plusieurs autres contrats du commentateur sportif seraient en cours de suspension. La journaliste Mimi Méfo indique par exemple que la Société les Brasseries du Cameroun  a retiré Martin Cams Mimb de sa liste de partenaires pour l’édition du concours de musique dénommé Mutzig Star. D’ailleurs, la plateforme Médiatude, spécialisée dans l’information des médias et des hommes de médias, révèle que les passages de Martin Camus Mimb ont été supprimés lors de la diffusion d’une émission spéciale Mützig Star diffusée le 21  juin sur les télévisions Canal 2, Crtv sports and Entertainment et Equinoxe TV. Le programme consistait à faire chanter des artistes et stars des médias et du Showbizz.

Depuis la publication hier du texte du lanceur d’alerte Boris Bertolt, relatant avec des détails heurtant le déroulement de la sextape, Les réactions indignées se multiplient autour de cette affaire, tandis que les soutiens au journaliste se sont rares. Martin Camus Mimb et son compagnon William Eteki, celui qui a publié la vidéo, passent un sale temps avec ce scandale qui enflamme la toile depuis le 17 juin dernier.

Nestlé et les Brasseries du Cameroun s’unissent pour sauver l’environnement

Les deux entreprises ont procédé le vendredi 7 juin 2019, sur les berges du Wouri, à une séance de nettoyage des objets plastiques. Une occasion de sensibiliser les populations pour un environnement sain.

L’image est saisissante. Rarement on a vu au Cameroun les directeurs d’entreprises s’impliquer face à des causes nobles, comme nettoyer les abords d’un fleuve et sensibiliser les riverains sur l’utilisation efficace des terres.

Le directeur général de Nestlé Cameroun, Robert Helou, et le directeur général du groupe Société anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc), Emmanuel De Tailly ; ont été vus s’affairant pendant des heures au ramassage des objets plastiques aux abords du fleuve Wouri à Douala le matin du 7 juin 2019.

C’est à l’occasion de la célébration couplée de la Journée mondiale de l’environnement et de la Journée mondiale de l’Océan qui se célèbrent respectivement les 5 et 8 juin 2019 que ces deux entreprises citoyennes ont profité pour combattre, par l’action, la pollution plastique. Ceci en partenariat avec la délégation régionale du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable ; de la société Hysacam et de Namé recycling.

l’opération de collecte des déchets plastiques sur les berges du Wouri par Nestlé Cameroun et la Sabc.

Pour Nestlé Cameroun, cette activité s’inscrit dans le programme « Nestlé Cares » qui est le programme global de volontariat de l’entreprise à travers lequel les employés s’engagent volontairement à apporter gratuitement leur soutien à une cause qui a un impact concret sur la qualité de vie des communautés.

Pour ce géant mondial de l’agroalimentaire, il s’agit d’accompagner les individus et les familles à se nourrir plus sainement, à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des communautés locales et participer à la préservation ; et en fin à la protection de l’environnement.

Dans une ambiance bonne enfant, plusieurs dizaines de sacs d’emballages étaient déjà remplis de bouteilles plastiques. Ce qui a fait dire au Directeur général de Nestlé Cameroun : « que le nettoyage de ce fleuve est l’une des solutions au fléau des déchets plastiques marins. Nous devons, chacun à son niveau, travailler pour les générations futures ».

De son côté, le Dg du groupe Sabc a tenu à souligner que l’action du jour s’inscrit dans une perspective à long terme et non une commodité immédiate.

Une plus grande ambition

Nestlé Cameroun s’est ainsi associé au Groupe Sabc pour dire « non » à la pollution marine par le plastique et pour inviter l’ensemble des parties prenantes à une gestion plus rationnelle des déchets pour une meilleure préservation de l’environnement.

Au-delà de son engagement initié 2015, Nestlé a une plus grande ambition sur le long terme, celle de limiter les rejets de plastiques dans l’environnement pour l’ensemble de ses opérations.

De l’avis du Dg de Nestlé Cameroun Robert Helou : « cette action s’inscrit dans le cadre de l’engagement global de Nestlé à rendre 100% de ses emballages recyclables ou réutilisables d’ici 2025 avec un accent particulier sur la prévention des déchets plastiques ». Le Dg de Sabc a rappelé que leur partenaire, la Société camerounaise de Verrerie (Socaver), contribue depuis plus de 50 ans à recycler bouteilles et objets plastiques.

Dans le cadre de la sensibilisation des populations rencontrées, les employés de ces entreprises ont expliqué les enjeux en indiquant que la lutte contre la pollution plastique et la préservation saine de notre environnement passe forcément par des actions individuelles.

Cameroun : le gouvernement suspend l’augmentation du prix de la boisson

Brasseurs, distributeurs et associations des consommateurs ont deux jours pour s’entendre sur un prix définitif qui sera communiqué au ministère du Commerce du Cameroun.

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, vient d’ordonner aux industries brassicoles de sursoir à l’augmentation du prix de la bière. C’était ce mercredi 06 mars, au cours d’une réunion « tripartite » entre brasseurs, distributeurs et associations de consommateurs du Cameroun. Réunion présidée par le ministre du Commerce à Yaoundé.

Les cinq principales entreprises brassicoles réunies au sein de la Cameroon Alcohol Producers Association (CAPA), ont en effet décidé de majorer le prix de certains de leurs produits. Augmentation décidée le 1er mars.

La CAPA, c’est cinq brasseurs : la Société anonyme des brasseries du Cameroun (SABC), Guinness S.A, l’Union camerounaise de brasseries (UCB), Fermencam ; et Sofavin.

La CAPA explique que l’augmentation des taxes – notamment le droit d’accises – entreprise par le gouvernement dans la loi de finances 2019, ne leur laisse pas le choix que de répercuter sur le produit aux consommateurs. Ainsi, depuis le 1er mars, certaines boissons connaissent une augmentation de 25 à 100 FCFA.

Une raison que rejette le ministre du Commerce, qui défend que la nouvelle taxe « peut-être absorbée par les industries brassicoles » sans répercussion sur le consommateur.

De plus, le ministre fait savoir que selon les projections du gouvernement, l’augmentation du droit d’accises ne devait provoquer qu’une augmentation du prix de la boisson de l’ordre de 32 FCFA. Une somme qui peut être arrondie à 35 FCFA tout au plus.

C’est ce que pensent également les associations des consommateurs qui rejettent les raisons de « monnaie », avancée par l’industrie brassicole pour justifier des augmentations qui vont jusqu’à 100 FCFA.

A cela il faut ajouter une augmentation des prix jugée « illégale », aussi bien par le gouvernement que par les associations de consommateurs.

En effet, le ministre du Commerce brandi la loi qui régit l’activité commerciale au Cameroun. Celle-ci stipule en son article 44 que toute augmentation des prix de produits de masse, notamment, sont soumis à l’accord du gouvernement.

Autre violation des textes imputée à la CAPA, l’augmentation des prix est soumise à un dépôt des nouveaux barèmes 15 jours avant l’entrée en vigueur des nouveaux prix. Ce qui de toute évidence n’a pas été fait par les brasseurs.

Pour finir, les brasseurs sont accusés de procéder à des augmentations de prix ce alors qu’ils ne payent pas encore d’impôts relevant de la nouvelle loi de finances, que ceux-ci citent comme source de ladite augmentation. Soit deux mois, janvier et février, de non reversement d’impôts.