L’archevêque Joseph Atanga accusé de couvrir des prêtres pédophiles

L’information a été relayée dans l’émission Cash investigation diffusée le mardi 21 mars sur France 2

 Des prêtres qui violent des enfants, restent impunis et sont affectés dans d’autres paroisses où ils continuent à travailler au contact d’autres gamins, tel est le sujet de l’enquête de l’émission Cash investigation diffusée mardi, 21 mars 2017 sur la  chaine France 2. Ledit programme dénonce la complicité  de certains responsables qui accordent leur soutien aux prêtres pédophiles dans le seul but d’empêcher des scandales sexuels d’entacher la réputation de l’église.

Parmi les prêtres ainsi mis en cause se trouve l’archevêque camerounais Joseph Atanga. Il a fait exclure plusieurs de ses confrères, d’origine française, accusés de viol, pour éviter qu’ils ne soient traduits en justice. «Très révérends frères. Certains frères de St Jean s’étaient mis dans des situations d’une extrême gravité. Les frères mis en cause étaient sur le point d’être traduits devant les tribunaux au risque de ternir l’image de notre église. J’ai pesé de tout mon poids pour qu’on en arrive pas là», avait-il écrit aux responsables de la communauté St Jean dans une lettre lu dans Cash investigation.

Interrogé au sujet de cette lettre, l’Archevêque Joseph Atanga s’est défendu de n’avoir pas caché les faits. Il ne lâche aucune explication. «Aucun commentaire. Vous ne devriez même pas avoir cette lettre, c’est une lettre confidentielle», s’est-il contenté de lancer à l’endroit des journalistes.

De révélations choquantes à celles surprenantes, Cash investigation a fait le tour des déclarations de victimes supposées des prêtres ainsi que leurs proches parents, des autorités locales, des prêtres et divers témoins. Il ressort de ces recherches que les prêtres «ne sont pas justiciables».

«A Bertoua, la justice des hommes protègerait donc des hommes de Dieu», peut-on entendre dans le reportage qui nous conduit ensuite vers une fonctionnaire du ministère de la Justice.  «C’est l’église. Ce sont des dossiers très délicats. On a caché caché et c’est passé inaperçu», a-t-elle indiqué au sujet d’une affaire du viol d’un mineur par un prêtre parvenue devant leur juridiction.

Le prêtre concerné a été affecté en Italie depuis 2016, selon Cash investigation.