Mayo Tsanaga: les locaux du centre des jeunes cambriolés

Plusieurs ordinateurs et autres matériels ont été emportés par les malfrats dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2019.

Le Centre multifonctionnel de promotion de jeunes (Cmpj) départemental du Mayo Tsanaga (région de l’Extrême-Nord) a été cambriolé.

Les malfrats ont forcé la porte du bureau du chef de centre. Ils ont emporté plusieurs ordinateurs et d’autres matériels didactiques. Le Cmpj départemental est logé dans un bâtiment d’emprunt qui abrite plusieurs autres services. Ce n’est pas la première fois que des bandits pénètrent par effraction dans ces locaux. Une enquête a été ouverte par les forces de l’ordre.

Les Cmpj créés à la faveur d’un décret du Premier ministre du 07 mai 2010, sont des services rattachés du ministère de la Jeunesse et de l’Education civique (Minjec) avec comme missions: l’encadrement et l’accompagnement extrascolaires de la jeunesse en vue de son épanouissement.

Richard Bona fait un don de 22 ordinateurs aux enfants à motricité réduite en Ouganda

L’artiste international a apporté ce don pour renforcer la disponibilité du matériel informatique du Centre d’apprentissage des métiers de l’informatique à Kampala.

La cérémonie d’inauguration dudit Centre s’est déroulée le 30 juin 2018. En effet, aujourd’hui doté d’un matériel informatique important, ce Centre peut désormais accueillir des enfants à motricité réduite, qui émettent le vœu de se familiariser à l’outil informatique.

Pour joindre l’utile à l’agréable, le célèbre bassiste n’a pas manqué d’entretenir l’assistance sur des airs de guitare. Il a à cet effet, exécuté certains de ses titres phares au Speke Munyonyo Resort de KAMPALA. L’objectif étant, de montrer la place et l’importance des enfants diminués dans la société.

Les premiers ordinateurs attendus au Cameroun en décembre

Le ministre de l’Enseignement supérieur a indiqué que le premier lot d’ordinateur sera réception à Shenzhen, en Chine, avant d’être acheminé au Cameroun.

 La distribution des ordinateurs promis par le président de la République du Cameroun, Paul Biya, pourrait débuter à la fin de l’année 2017. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, un premier stock des 500 000 appareils sera réceptionné au Cameroun au mois de décembre prochain.

D’un coût de 75 milliards de FCFA, le projet d’ordinateur est déjà entré dans sa phase de production. 30% du montant global a déjà été débloqué «Parallèlement, la société Sichuan Telecom a dépêché au Cameroun l’équipe d’experts chargés de la conception, de la construction  et de l’équipement des neuf centres de développement de développement du numérique universitaire. Cette équipe a démarré, pour un délai prévisionnel de trois mois, es travaux de la phase d’études préalables et de conception des centres qui sera construit dans les huit universités d’Etat», explique Jacques Fme Ndongo dans un communiqué datant du 20 juillet.

Un an après l’annonce du «don» présidentiel, les critères d’éligibilité des étudiants restent inconnus. Le ministre de l’Enseignement supérieur a appelé les étudiants «régulièrement inscrits» dans les universités privées et publiques du pays, pour le compte de l’année 2016/2017,  à réactualiser leurs données en vue de leur inscription dans le fichier national.

 

 

 

 

Prix «africa check»: un Camerounais lauréat

Arison Tamfu a été récompensé pour son aptitude à vérifier les faits, laquelle s’est révélée dans un article qu’il a consacré au don de 500 000 ordinateurs promis par le chef de l’Etat

Le Camerounais Arison Tamfu vient d’arracher l’un des prix offerts par l’organisation «Africa check», dans le cadre d’un concours qui récompense les journalistes qui s’attèlent à vérifier les déclarations faites dans l’espace public. Condition pour être qualifié : avoir utilisé les compétences journalistiques et les preuves provenant des derniers outils en ligne, des lecteurs, des sources publiques et des experts.

Arison Tamfu, rédacteur pour le compte de Cameroon Journal, a été primé dans la catégorie « média anglophone » pour son article intitulé : «Les nombreux mensonges dans le cadeau du président Biya pour les étudiants universitaires». Il y révèle les facteurs qui limitent la réalisation de la promesse de 500 000 ordinateurs faite aux étudiants des universités publiques et privées pour le compte de l’année académique 2016/2017.

«Avec une population de plus de 23 millions de personnes, le Cameroun compte plus de 170 universités, dont huit universités d’État, selon des informations officielles du ministère de l’Enseignement supérieur. Les données propres au gouvernement obtenues du ministère montrent que les inscriptions des étudiants dans toutes les universités en 2014/2015 année scolaire était de plus de 700 000», est-t-il écrit dans le reportage qui a, ainsi, mis l’accent sur l’impossibilité pour chaque étudiant de recevoir un ordinateur de ce don.

Arison Tamfu a également montré qu’en fait d’ordinateurs, le gouvernement s’apprêtent à distribuer des mini-ordinateurs (Netbooks). «Un échantillon des ordinateurs portables brandis par le ministre lors de la conférence de presse a révélé que ce que le gouvernement a l’intention de fournir ne sont que des mini ordinateurs portables. Le gouvernement a conclu un contrat pour la fourniture des netbooks par Sichuan Telecom Construction Engineering Co. Ltd.

Si le gouvernement camerounais achète 500 000 ordinateurs portables pour 75 milliards de FCFA, alors chaque ordinateur portable devrait coûter 150 000 FCFA (258 USD). Le Cameroon Journal a atteint cinq grands fabricants d’ordinateurs portables dans la principale ville chinoise de fabrication de Shenzhen, à savoir Shenzhen Yu Chuang Xing Ye Technology Co., Ltd; Shenzhen Yongjing Digital Limited Société; Shenzhen Sanwo Digital Technology Co., Ltd; Shenzhen Yyhong Technology Co., Limited et Shenzhen Sayirin Technology Co., Limited et a demandé pour les factures pro forma (PI) pour la qualité de qualité supérieure de 500.000 mini ordinateurs portables avec chacun une garantie de 2 ans. Les prix offerts variaient de 52 dollars (29 350 FCFA) à 79 dollars (46 373 FCFA) par pièce. Par conséquent, les 75 milliards de FCFA pour acheter 500 000 mini-ordinateurs portables chinois est une fausse annonce du gouvernement», a indiqué le journaliste.

L’autre gagnant du prix Africa Check 2016 est l’Ivoirien Manféi Anderson Déidri. Il a été primé dans la catégorie «média francophone» pour son reportage intitulé «L’Etat ivoirien spolie 11.000 hectares de terre à Famienkro»

Arison Tamfu, photo d’illustration
Droits réservés)/n

Luxembourg-Cameroun: une rentrée politique du MRC sous le signe de l’offensive

Par Siméon Songo, secrétaire à la Communication du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) Belux

Réunis en bureau élargi samedi le 10 septembre 2016 à Eghezée pour leur traditionnelle rentrée politique, les inconditionnels du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun installés en Belgique et au Luxembourg n’ont pas manqué de sacrifier à ce rituel des grandes formations politiques modernes.

Dès l’entame de la séance, actualité oblige, les thèmes nationaux (du Cameroun natal) ont vite pris l’ascendant sur les questions purement domestiques.

1) La pseudo-révolution du Minesec :
La limitation des effectifs à 60 élèves dans les salles de classes.
Ni l’échéance, ni les mesures d’accompagnement (le recasement des élèves « en trop » dans les salles de classes surpeuplées) ne sont connues.

Le démantèlement des « comptoirs de corruption à ciel ouvert» dans les services de gestion du personnel au Minesec.

Une véritable moquerie, cette pratique ayant été institutionnalisée dans tous les ministères, car inhérente au système gouvernant actuel dont c’est le modus operandi.

La fermeture de 75 établissements privés « clandestins ».

Pourquoi seulement à la veille de la rentrée ? Pourquoi 75 et non moins ou plus? Quels ont été les critères ? Les établissements publics n’étant pas concernés sont-ils des modèles ?

2) La distribution des ordinateurs par le chef de l’Etat
Même si elle venait à être effective (un autre débat), on ne saurait éviter ce questionnement :

Il y avait-il un besoin et/ou une demande exprimée en la matière?
Le budget pour l’achat de ces ordinateurs (supposons 150000 x 500000 étudiants = 75 milliards !!!) n’aurait-il pas servi à autre chose dans le système éducatif de ce PPTE (Pays Pauvre très endetté) qu’est devenu le Cameroun sous Paul Biya ?
Cette « donation présidentielle » sera-t-elle renouvelable à chaque rentrée ?

Comme d’habitude, les sujets primordiaux sont passés à la trappe : le livre scolaire (une « marchandise » ordinaire gérée par le Ministre du Commerce, toujours inaccessible et de qualité approximative) ; les frais d’APE, discriminatoires et exorbitants, officiellement facultatifs et officieusement obligatoires (malgré la « gratuité » de l’école) ; la gestion des effectifs des enseignants ainsi que leur formation et les infrastructures scolaires. etc.

3) L’actu du MRC dans le Belux
Après avoir brossé le bilan de l’équipe provisoire sortante, le Secrétaire de la Fédération MRC du Belux, M Guy Fokou Kingue a présenté la nouvelle équipe dirigeante élue le 25 juin 2016 à Bruxelles.

A ce propos, l’installation des nouvelles équipes dirigeantes des fédérations du MRC en Europe aura lieu le 26 novembre 2016 à Bruxelles, en présence du Secrétaire national du MRC, M. Christopher Ndong.

Toujours dans l’interactivité, un plan d’action a été élaboré pour l’exercice 2016 – 2017, avec pour principaux axes la tournée de mobilisation du nouveau bureau dans le territoire du Belux (Belgique et Luxembourg) et la sensibilisation des citoyens camerounais pour l’inscription sur les listes électorales, dès l’ouverture de la prochaine campagne d’inscription en janvier 2017 à l’ambassade du Cameroun à Bruxelles.

Commencé à 10h30, le meeting a pris fin à 14h.


Droits réservés)/n

Don d’ordinateurs: l’emprunt à la Chine est un choix «économiquement suicidaire»

Par Serge Espoir Matomba, Premier secrétaire du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale (Purs)

Le ministre de Paul Biya en charge de l’enseignement supérieur a procédé le 27 juillet dernier à Yaoundé, avec la société chinoise Sichuan Telécom Construction Engeneering, à la signature d’une convention programme intitulée : « e-national highereducation ».

Le but ici apprend-on, est la généralisation de l’usage des Tic par les étudiants camerounais. L’incident financier de cette opération est de 75 milliards de Francs CFA. En clair, c’est un prêt que l’Etat du Cameroun a contracté auprès du bras séculier de l’invasion chinoise en Afrique : Eximbank China, à un taux préférentiel de 2 pour cent avec un différé de 5 ans et une durée de remboursement de 20 ans.

Jusqu’ici, notre parti politique, le PURS (Peuple Uni pour la Rénovation Sociale), qui place la jeunesse au centre de ses préoccupations, n’avait pas encore fait de sortie officielle, sur ce que certains thuriféraires du régime en place n’hésitent pas à considérer comme un « geste inédit » de Paul Biya à la jeunesse. Ils évoquent la magnanimité d’un chef de l’Etat à l’écoute de son peuple. Et pourtant, c’est le rôle normal et régalien d’un président de la République de s’occuper des jeunes de son pays, et non de se vanter d’avoir fait son devoir.

Avec cette initiative, les jeunes camerounais se sentent humiliés par le sort fait à notre pays le Cameroun, réduit à la mendicité. En choisissant d’emprunter à la Chine pour acheter aux chinois des ordinateurs destinés aux jeunes camerounais, l’Etat du Cameroun a fait un choix économiquement suicidaire et humiliant. Le fait est que cela n’était pas Urgent pour l’heure. Par ailleurs, en offrant des ordinateurs à près de 500 000 étudiants, on n’est pas certain d’encourager l’économie numérique de notre pays.

La phase la plus complexe et le piège aussi se situent dans l’identification et le choix des bénéficiaires. Jacques Fame Ndongo, ne nous dit pas comment est-ce que ces ordinateurs vont être distribués. Comme il est de coutume chez nous, dans quelques jours, les effectifs de nos universités et autres établissements d’enseignement supérieur vont être frappés d’une obésité suspecte. Ce sera le retour à l’université de quelques bacheliers qui ont déserté les amphis depuis belle lurette. On assistera aussi au phénomène de doublon au niveau des noms de certains étudiants qui bénéficieront de plusieurs ordinateurs chinois. Hélas ! Une triste réalité de notre pays.

Le geste du président est la preuve par dix, que les jeunes ne sont pas compris dans notre pays. En dépit de l’existence de plusieurs organisations officielles dans lesquelles, nos gouvernants les embrigadent (Conseil National de la Jeunesse, Presby, Jachaby.) Les jeunes réclament des conditions de travail matérielles convenables, des enseignements de qualité, aussi et surtout des débouchés après leur étude.

Encourager la main d’ uvre locale
Pourtant, en copiant chez nos amis de l’empire du milieu, il aurait fallu inclure une clause pour qu’au moins l’usine d’assemblage de ces ordinateurs soit implantée au Cameroun. Ce qui pourrait permettre de produire plus tard des ordinateurs pour tout le pays et pour la sous-région Afrique centrale. Cet argent aurait permis d’encadrer des jeunes compatriotes qui s’illustrent dans le domaine de l’informatique et créer au moins 15 000 emplois directs. Le Cameroun produirait dans ce cas non pas 500 000 ordinateurs mais plus de deux millions de Laptop par an, ce qui inscrirait à long terme notre pays parmi les géants de l’exportation des ordinateurs en Afrique.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute, que ceux qui nous gouvernent soit ne comprennent pas assez l’enjeu, soit sont des étrangers dans le pays qu’ils dirigent.

Dans un monde en pleine mutation, les Tic sont au c ur de la formation à tous les métiers. Il est primordial de mettre à la disposition de nos fonctionnaires, de nos enseignants des programmes de formation pour se perfectionner avec la perspective de rendre numériquement viable notre administration. Dans cette lancée, le Purs compte mettre sur pied très prochainement, l’idée de fonds de solidarité numérique. Ce Fonds, collecte des contributions volontaires des particuliers (sociétés ou simples citoyens) pour équiper notre triangle national et permettre à nos citoyens de tous âges d’accéder au numérique.

Responsables des erreurs commises, responsables de n’avoir pas préparé les conditions qui nous auraient permis de faire face au retard actuel qu’accuse notre pays, s’il est encore vrai que « gouverner, c’est prévoir », nos dirigeants se doivent tout simplement de démissionner. A la jeunesse aussi de prendre conscience du poids qu’il représente dans la société et de relever les différents défis de l’heure, à savoir : l’alternance, l’amélioration des conditions de vie, l’industrialisation de notre pays. .

Devant ces défis, deux attitudes sont possibles : la première est le découragement, c’est-à-dire, accepter la condition actuelle avec les conséquences ; la seconde attitude, faisable consiste à considérer que tout problème a une solution, donc à regarder en face ces problèmes et à leur faire front. Il s’agit avant tout d’engagement politique, ce qui suppose que celui qui s’engage a déjà résolu à son niveau le problème.

Cette résolution passe par l’inscription sur les listes électorales, car le citoyen qui détient sa carte d’électeur, peut changer le devenir d’une cité. Il convient dès lors de prendre son destin en main.


monsieur-des-drapeaux.com)/n

Le Cameroun possède une bibliothèque pour déficients visuels

Elle vient d’ouvrir ses portes à Douala, dans le but d’apporter de l’espoir aux jeunes et aux personnes du troisième âge, victimes de problèmes visuels

Une bibliothèque spécialisée pour des malvoyants vient d’ouvrir ses portes à Douala. Objectif, apporter de l’espoir aux jeunes et aux personnes du troisième âge, victimes de problèmes visuels.

Serge est journaliste. Il souffre depuis 21 ans de la cataracte. Il a décidé aujourd’hui de venir à la bibliothèque du « pavillon blanc », un centre de lecture numérique pour malvoyants doté d’ordinateurs spéciaux qui agrandissent la taille des caractères.

Serges Ngassa, journaliste malvoyant: « cette bibliothèque est vraiment venue couvrir un gros manque. Avant, moi particulièrement, je restais, il y a un livre qui m’intéressait, je ne savais pas quoi faire pour rentrer vraiment en possession du contenu du livre. Mais aujourd’hui, c’est possible, je peux voir un livre qui me plait, j’achète, or avant, il fallait demander si c’est audio. C’était trop de tracasserie. Aujourd’hui, je peux voir un livre qui me plait là en route, je l’achète, je sais que j’ai un endroit où je peux venir lire, feuilleter et parcourir et me cultiver. »

Les ordinateurs de ce centre, le tout premier du genre au Cameroun, sont capables de grossir jusqu’à 40 fois la taille des caractères. Une aubaine pour ces déficients visuels assoiffés de connaissance.

Gédéon Tchakounté, malvoyant: « quand on ne lit pas on ne peut pas se nourrir de connaissances et quand on lit la connaissance grandit. Et puis, j’ai la chance de rencontrer un formateur qui m’apprend le braille parce qu’à défaut de lire avec les yeux, on peut également lire avec le braille. Ce qui est une nouvelle expérience dans la vie. Elle n’est pas du tout mauvaise, elle est plutôt gratifiante parce que elle nous donne un espoir d’être encore sociable, parce que parfois, on nous rejette dans la société parce qu’on a un handicap, ou alors parce qu’on ne voit pas ou alors parce qu’on est malvoyant ».

Malvoyants et personnes du troisième âge sont les principales cibles de cette bibliothèque particulière d’une capacité de 30 machines et de plus de 4000 livres. Egalement disponibles, une salle informatique avec des logiciels adaptés pour malvoyants et une importante collection d’ouvrages en braille. L’accès à la lecture se fait à des coûts relativement bas et parfois gratuits pour les malvoyants.
Lisette Emmanuelle Waffo, responsable de la communication bibliothèque

« Pavillon Blanc »: « au Cameroun, on a beaucoup de malvoyants qui abandonnent l’école, qui abandonne les cours à partir de 3eme, Seconde, Terminale. Cela devient intense, on doit lire de nombreux volume de livre. C’est un véritable besoin et nous offrons notre salle pour que le malvoyant qui ne peut pas avoir toutes les possibilités physiques pour arriver à étudier et même matériel parce que ce n’est pas un matériel accessible à tous, nous lui offrons notre salle pour pouvoir étudier en toute tranquillité de sorte que ses efforts soient considérablement amoindris. »

Seule ombre au tableau, le Pavillon blanc reste malheureusement peu connue du public camerounais. Autre défi à relever par ce centre, la quête de subventions pour l’achat de meilleurs équipements.


Droits réservés)/n

l’ADDEC s’élève contre le don de 500.000 ordinateurs aux étudiants

Dans une déclaration publiée samedi, ladite association dénonce une manipulation de l’opinion camerounaise avec d’autres visées que le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche

L’Association de défense des droits des étudiants du Cameroun (ADDEC) a rejeté l’«annonce pompeuse» du «don», par le chef de l’Etat Paul Biya, de 500.000 ordinateurs aux apprenants des institutions universitaires publiques et privées du pays pour l’année académique 2016/2017.

Dans une déclaration publiée samedi, elle dénonce «une manipulation de l’opinion publique avec d’autres visées que le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche».

Pour l’ADDEC, en plus du fait que cette nouvelle ne provoque aucune impulsion salvatrice pour le secteur, cette initiative, prise à travers un prêt de 75 milliards FCFA de la banque chinoise Eximbank, induira un tribut onéreux sans apporter fondamentalement une réponse aux attentes des universités depuis l’éclatement de l’université de Yaoundé, en 1993.

Dans aucun pays au monde, commente-t-elle, un gouvernement ayant de l’estime pour son peuple ne peut aller jusqu’à parler de «don» alors que, dans le même temps, c’est l’État qui a contracté une dette que les étudiants, qui ne feront pas partie dans l’avenir des 40% des diplômés au chômage au Cameroun, vont devoir contribuer lourdement au remboursement avec intérêts compris.

«Dans un contexte de paupérisation de la population et de stérilisation de nos universités, cette dette contractée n’aurait-elle pas pu servir à créer une meilleure dynamique universitaire, à équiper nos laboratoires, à moderniser les infrastructures numériques, à installer des réseaux wifi adéquats sur nos campus?»

Dans le même temps, et plutôt que de contracter une telle dette, le président de la République et son gouvernement auraient pu remettre sur pied les services d’aides sociales aux étudiants moins nantis, en intégrant dans cette aide l’octroi d’une machine.

Le projet gouvernemental «un étudiant, un ordinateur», qui rappelle le slogan «un étudiant, un emploi» lancé en 2007/2008, suscite donc «légitimement des suspicions, tout en discréditant cet acte».

De nombreux points d’ombre restent en suspens, laissent perplexes et très circonspects, constate l’ADDEC qui qualifie de «flou» le protocole d’octroi desdites machines.

Une volonté du gouvernement d’encourager un arrimage au numérique doit se percevoir dans les différentes institutions universitaires à travers des gestes simples, mais concrets tels la numérisation des cours, thèses de doctorat et mémoires, la facilitation de la recherche en ligne, les bibliothèques en ligne, une interconnexion ainsi qu’une couverture internet des campus universitaires du pays.

Les pouvoirs publics auraient aussi pu s’activer à créer au sein de l’enseignement secondaire, tout comme dans les institutions universitaires publiques et privées à travers la mise sur pied de salles multimédias gratuites destinées à faciliter l’apprentissage et la transmission du savoir.


Droits réservés)/n

Don de 500 000 ordinateurs: Richard Bona dénonce «un vrai braquage» de la jeunesse

Dans un message posté sur son compte facebook, l’artiste camerounais s’élève contre une «idée macabre» qui «relève d’une incompétence et surtout d’une immoralité notoires»

Fidèle à une habitude prise depuis un moment, le musicien d’origine camerounaise donne son point de vue sur l’actualité du pays. Le 04 août 2016, il a commenté sur son profil Facebook le «don» de 500 000 ordinateurs du président de la République Paul Biya annoncé il y a environ deux semaines. Pour le bassiste de renommée internationale qui ne manque pas une occasion de tirer à boulets rouges sur le régime Biya, c’est une action qui n’est pas en faveur des jeunes.

Il parle de braquage de la jeunesse condamnée à payer par des décideurs inconséquents.

Plus loin sous son post, l’artiste camerounais de renommée mondiale accuse le président camerounais de vouloir hypothéquer l’avenir des jeunes camerounais. « Qu’il reste même au pouvoir 300 ans ce n’est pas grave. Mais faut pas jouer à ce jeu avec la jeunesse… Non non non M. Biya il ne faut pas hypothéquer l’avenir de ces jeunes », proteste-t-il non sans se demander « qui a eu cette macabre idée pour commencer ». Pour Richard Bona, « ceci relève d’une incompétence et surtout d’une immoralité notoire…».


Droits réservés)/n

Le programme «un étudiant, un ordinateur» sera financé par la Eximbak of China

Le Minepat a reçu l’autorisation du chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, pour signer, avec ladite banque, un accord de prêt de 75 milliards de FCFA

Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a signé le mercredi 27 juillet 2016 un décret habilitant le ministre en charge de l’Economie, de la Plannification et de l’Aménagement du territoire à signer, avec Eximbank of China, un accord de prêt d’un montant de 75 milliards FCFA destiné au financement du programme «un étudiant, un ordinateur».

Ce décret intervient quelques heures après la signature d’une convention entre le ministère de l’Enseignement supérieur et la société Sichuan Telecom Construction Engineering Co. Ltd, destinée à octroyer gratuitement 500.000 ordinateurs portables aux étudiants inscrits dans une institution universitaire publique ou privée du pays pour le compte de l’année académique 2016-2017.

S’inscrivant dans la mouvance du «Plan spécial jeunes» annoncé le 10 février dernier par le président Biya et doté d’une enveloppe de 102 milliards FCFA, ce projet fait partie de la mise en uvre du programme «e-national higher education».


Droits réservés)/n