L’armée récupère la localité de Bargaram aux mains de Boko Haram

L’armée camerounaise a récupéré lundi matin cette localité de l’Extrême-Nord proche de la ville de Kano au Nigeria

L’armée camerounaise a récupéré lundi matin aux mains de Boko Haram, Bargaram, localité de l’Extrême-Nord proche de la ville de Kano au Nigeria, principal fief de cette organisation terroriste, après deux mois d’occupation suite à une attaque ayant causé la mort de cinq soldats d’unités d’élite fin juillet, a-t-on appris de sources sécuritaires.

« Nos éléments ont repris le contrôle de Bargaram après avoir pilonné pendant des heures les positions de l’ennemi. C’est le résultat d’une opération soigneusement préparée. Le bilan est lourd dans le camp de Boko Haram. De notre côté, un soldat a reçu une balle au pied », a laissé entendre un responsable militaire en poste dans la région joint par Xinhua.

A moins de 5 km de la frontière nigériane, Bargaram était passée aux mains des combattants de la redoutable secte islamiste à la suite d’une attaque menée par celle-ci le 24 juillet contre les positions des forces de défense et de sécurité camerounaises dont plus d’une vingtaine de militaires et de gendarmes avaient été tués, selon un bilan officiel.

Soutenues par un renfort d’hommes et d’équipements, ces forces sont engagées depuis des mois dans une vaste opération de sécurisation du territoire national décidée par le président Paul Biya dans le but d’enrayer la menace terroriste qui se fait particulièrement ressentir dans la région de l’Extrême-Nord frontalière du Nigeria.

Parallèlement à la reprise en main à Bargaram, Fotokol, autre localité de la région, a été le théâtre au cours de la journée de lundi de tirs d’artillerie de l’armée camerounaise en direction des positions de Boko Haram en territoire nigérian, à en croire les sources contactées par Xinhua. Dans l’un et l’autre cas, le bilan de l’offensive reste indéterminé.


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Un pasteur luthérien kidnappé et assassiné dans l’Extrême-Nord

Les proches de Jean Marcel Kesvere y voient la main de Boko Haram. Son corps a été retrouvé le 28 juillet dernier, près de la petite ville de Kamouna, à 7 km de Bargaram

L’information est rendue publique par l’association française Portes ouvertes. Le corps du pasteur Jean Marcel Kesvere, de l’Eglise fraternelle Luthérienne du Cameroun a été retrouvé le lundi 28 juillet 2014, près de la petite ville de Kamouna, à 7 km de Bargaram dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Selon les faits présentés par l’association, le pasteur avait été enlevé quelques jours auparavant par des assaillants identifiés comme des membres de la secte islamiste Boko Haram.

«Lors de deux attaques menées par Boko Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun, les 24 et 25 juillet, au moins 25 personnes ont été tuées. Durant la première attaque, dans la ville de Kolofota, l’épouse du Premier ministre adjoint a été enlevée. C’est lors de la seconde attaque que le pasteur a été kidnappé pour être plus tard assassiné, note l’association Portes ouvertes. Le pasteur Kesvere était âgé de 45 ans, et laisse derrière lui sa femme et huit enfants.

Le pasteur Kesvere était âgé de 45 ans
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