Cameroun : l’Autriche va investir 13 milliards de F dans les logements sociaux

L’information est sortie d’une audience qu’a accordée le Minepat à une délégation autrichienne jeudi 30 mars 2023.

Une délégation autrichienne conduite par l’ancien chancelier, Alfred Gusenbauer a été reçue au ministère de l’Economie le 30 mars 2023. Au cours de cette audience, la délégation autrichienne a annoncé l’investissement de 130 milliards de F pour la construction de 350 logements.

« Le ministère autrichien des Finances a accepté de financer la construction de projets de logements abordables au Cameroun. Dans la partie sud du pays, nous allons construire 350 maisons pour commencer, car nous ne voulons pas produire les maisons en Autriche et en expédier les composants au Cameroun », a souligné Alfred Gusenbauer.

En dehors de ces logements, l’Autriche compte s’intéresser à d’autres domaines. « L’Autriche voudrait également apporter son expertise dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement et de l’énergie. Il est question d’établir avec ce pays un plan d’actions commun, de définir les différentes orientations et élaborer un planning qui va nous permettre d’évaluer les avancées réalisées et la performance à atteindre et au besoin corriger s’il y’a des insuffisances dans la perspective de faire cette coopération, une coopération riche et fructueuse », a expliqué Alamine Ousmane Mey, ministre en charge de l’Economie.

Selon les chiffres de 2022, la Société Immobilière du Cameroun (SIC) dispose d’un parc locatif de 5 329 logements, contre 5 355 en 2018. Dans ce parc, 4 598 logements sont loués à des privées, 257 sont utilisés par le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, 427 utilisés par le ministère de la Défense, 28 sont à usage de la SIC et 15 sont sinistrés.

Cameroun-Mfou : 96 milliards de F pour la construction de plus de 1000 logements décents

Il s’agit du projet de construction de 1224 logements dont 224 logements sociaux, de quelques équipements collectifs de base, ainsi que de l’aménagement des voiries et de réseaux divers.

Le directeur général de la Société immobilière du Cameroun (SIC) a procédé le 24 juin à Ekoko II, dans le département de la Mefou-et-Afamba à la réception officielle des matériaux du projet SIC-Pizzarotti.

1224 logements dont 224 logements sociaux, de quelques équipements collectifs de base, ainsi que de l’aménagement des voiries et de réseaux divers. Le tout sur une superficie de 16 hectares.

La création de ce pôle industriel sur l’axe routier Yaoundé-Mfou va permettre de booster l’activité socioéconomique et industrielle par la création d’une chaîne de valeur impulsée par l’installation de PME et PMI autour de la base industrielle.

La SIC assure également que la capacité de production de la base industrielle sera exploitée sur une période de 40-50 ans avec une production annuelle d’au moins 1 000 logements. Le coût de cette phase I est estimé à 96,7 milliards FCFA.

La première étape de cette phase I du projet, d’après la communication de la SIC, porte sur « l’acquisition d’un stock important de matériels, machines et équipements dédiés à la mise en place et au fonctionnement de la base industrielle pour la production des logements ».

La seconde phase porte sur la construction de plus de 9 000 logements sociaux, notamment à Zouatoupsi et Nkolntsam à Mbankomo. Le coût global du projet est évalué à plus de 115 milliards FCFA d’après une convention de financement entre la Caisse autonome d’amortissement et la banque italienne Intesa San Paolo.

Cameroun: le capital de la SIC passe de 1 milliard à 75 milliards de F CFA

Augmentation approuvée lors d’une session extraordinaire de l’assemblée générale des actionnaires de l’entreprise publique

 

L’assemblée générale des actionnaires de la Société immobilière du Cameroun (SIC), réunie en session extraordinaire le 29 septembre dernier, a validé une augmentation de 74 milliards de F CFA du capital de la structure, qui passe ainsi de 1 milliard à 75 milliards de F CFA, rapporte un communiqué diffusé ce jour.

Ladite assemblée générale s’est tenue sous la présidence de Célestine Ketcha Courtès, PCA de la SIC et ministre de l’Habitat et du Développement urbain.

Créée en 1952, la SIC est une entreprise publique chargée des activités d’habitat social (logements sociaux) initiées par le gouvernement camerounais.

L’entreprise a officiellement réalisé, au courant de l’exercice 2019, un résultat positif de 701 millions de F CFA (701 163 635 F CFA dans le détail), en amélioration par rapport à celui de l’exercice 2018 “qui était de – 4 053 674 368 F CFA”.

Cameroun : la SIC veut éponger sa dette vis-à-vis de 182 prestataires

Ceux-ci sont invités à présenter, sous huitaine, un relevé détaillé des prestations exécutées et facturées jusqu’au 31 décembre 2019, assortie d’une copie des justificatifs requis.

Les prestataires de service de la Société immobilière du Cameroun (SIC) passeront bientôt à la caisse. Ahmadou Sardaouna, le directeur général les invite à présenter, sous huitaine, un relevé détaillé des prestations exécutées et facturées jusqu’au 31 décembre 2019. Ils doivent y ajouter une copie des justificatifs requis.

Ces pièces doivent être déposées chez le commissaire aux comptes de la SIC, le cabinet Mazars Cameroun.

Ceci permettra à la SIC de dresser un état de sa dette. Ensuite d’élaborer un échéancier de paiement des prestations réalisées en vue de l’apurement comptable des dettes.

Cameroun : les logements de Paul Biya divisent les anciens Lions indomptables

Des grincements de dents dans l’effectif des héros du mondial 90. Si certains boudent les maisons que la Société immobilière du Cameroun (SIC) a mises à leur disposition, un d’entre eux Maboang Kessack appelle ses coéquipiers à faire preuve d’humilité.

La SIC remet aux quarts de finaliste du mondial 1990 les logements que leur a promis le Chef de l’Etat Paul Biya. Mais ces derniers ne sont pas du goût de tous. L’ambassadeur itinérant, Albert Roger Milla, a indiqué le 22 août dernier que ses anciens coéquipiers et lui n’apprécient pas les logements que la SIC a mis à leur disposition.

« Mon représentant était à Douala et moi-même à Yaoundé du côté d’Olembe. Ces maisons ne nous conviennent pas. Le Chef de l’Etat a demandé qu’on nous donne des maisons SIC, haut-standing. Il n’a pas parlé de logements sociaux », a déclaré la légende camerounaise sur les antennes de Royal FM le 22 août 2020.

Sauf que l’un des 22 Lions, Emmanuel Maboang Kessack, désapprouve la démarche de Roger Milla et de certains de ses anciens coéquipiers. «Je me désolidarise de cet acte. Un cadeau, c’est un cadeau. On me l’a donné, je prends… J’ai de la famille, des amis; il y a même la Coupe d’Afrique qui arrive, je peux même les loger là-bas. Donc, je me désolidarise de ce geste-là. Je dis merci au Chef de l’Etat. Il m’a donné un cadeau, je prends et j’en fais ce que je veux», a-t-il contesté à l’émission Olympia Sports, sur la radio Amplitude FM.

Malgré les grincements de dents plusieurs anciens Lions indomptables sont rentrés  en possession de leurs maisons. La distribution avait débuté à Douala où Joseph Antoine Bell et six autres Lions Indomptables de 1990 ou leurs représentants étaient sur le site des logements sociaux de Mbanga-Bakoko de Douala.

Cameroun : ces Lions de l’épopée 90, morts en attendant les logements promis par Paul Biya

Il a fallu attendre les décès conjugués de Louis-Paul Mfédé, Benjamin Massing et surtout celui plus retentissant du capitaine Stephen Tataw pour que le président de la République offre les 22 logements promis aux héros du Mondial 1990

 

Existe-t-il une corrélation entre le décès de Stephen Tataw survenu le vendredi 31 juillet 2020 et la décision prise le 6 août 2020 par le chef de l’Etat camerounais d’offrir des logements aux héros du mondial 90 en Italie ? Pour répondre à cette question, son Excellence Roger Milla, qui a porté la bonne nouvelle à ses coéquipiers, répond qu’il n’y en a aucune. Mais la coïncidence est troublante.

Las d’attendre une promesse faite dans l’euphorie de la victoire face à l’Argentine le 8 juin 1990, le collectif des anciens Lions indomptables a relancé le président de la République à travers une correspondance datée du 15 juin 2020. Il faut dire que depuis 30 ans, les Lions ont introduit plusieurs demandes, notamment par le biais de Gilles Roger Belinga, ex-Directeur général de la Société immobilière du Cameroun (SIC). Interpellé le 26 février 2006, il séjourne depuis lors dans les geôles du secrétariat d’État à la Défense, dans le cadre de l’opération Epervier. Il a été condamné le 27 septembre 2007 en appel à 20 ans de prison ferme.

Dans une correspondance ayant pour objet : « Don de 22 logements Sic » du  ministre en charge des Sports, adressé au représentant du Collectif des anciens Lions indomptables – Bertin Ebwellé -, Narcisse Mouellé Kombi indique avoir transmis la doléance des anciens footballeurs au chef de l’Etat via le directeur du cabinet civil de la présidence de la République. Fait troublant, la réponse à cette demande a eu lieu le même jour. Dans un pays ou l’épicentre de l’ineptie se trouve à la présidence de la République, cette correspondance a vraisemblablement été antidatée. D’ailleurs, elle n’a été rendue publique que le 6 août 2020.

Cas des joueurs décédés

Pour les cas des joueurs décédés entre temps, Roger Milla a apporté la précision suivante : « Pour Benjamin Massing, le DG nous a dit que l’ayant droit doit apporter la grosse au tribunal, afin de compléter son dossier. Pour Mfedé, nous ferons la même chose. Parce que Mfede n’avait pas qu’une seule femme, on m’a dit deux ou trois. Il va falloir qu’on trouve l’ayant droit pour cette maison. Pour Stephen Tataw nous n’aurons pas besoin de cela parce que l’ayant droit est déjà là, la famille s’étant déjà réunie. Elle va nous dire quel est le nom. Les maisons sont déjà là ».

Jules Denis Onana, le responsable de la communication de ce Collectif précise néanmoins que les 22 Lions indomptables doivent se rapprocher du DG de la SIC pour préciser le choix de la ville où ils aimeraient recevoir leurs logements.

L’annonce de cette nouvelle a fait des envieux. Notamment chez les générations d’après 1990. Certains Lions ayant remporté les jeux olympiques en 2000 à Sydney estiment aussi avoir droit à une reconnaissance similaire de l’Etat. Bertin Ebwellé explique que le Collectif des anciens Lions défend les intérêts de toutes les générations et que s’il y a des requêtes à faire, ils n’hésiteront pas à les introduire.

Mais s’agissant des membres du staff des Lions de l’épopée de 1990, Roger Milla estime que ces derniers avaient reçu chacun le double de la prime des joueurs et que par conséquent ils ne sont pas concernés par le don du chef de l’Etat.

Paul Biya avait précisé dans son annonce que les logements iraient aux 22 joueurs.

Logements sociaux au Cameroun: Les constructions piétinent

Le ministre Clobert Tchatat de l’urbanisme et de l’habitat a fait le constat de l’impossibilité de construire 6300 logements d’ici 2013

Colère contenue du ministre Clobert Tchatat, en charge du développement urbain et de l’habitat au Cameroun. Il effectuait mercredi 27 juillet 2011, une visite sur le site de construction de logements sociaux au quartier Olembe, vers la sortie nord-ouest de la capitale du pays, Yaoundé. Deux mois après son dernier passage, il fait la remarque que rien n’a avancé. Des bâtiments témoins qui devraient être livrés au mois de juin dernier sont encore en finition. Or les entreprises engagées dans ces travaux ont l’obligation de fournir 65 nouveaux immeubles d’ici la fin de l’année. Les responsables de ces entreprises évoquent de nombreuses difficultés. Nous avons eu de grosses contraintes, avec les pénuries de ciment et de fer à béton. D’un autre côté, dans ce quartier, il manque d’eau. Nous sommes parfois obligé d’aller puiser l’eau dans la rivière qui est pour pouvoir tourner le béton, a affirmé un de ces responsables face à des visiteurs médusés. Le ministre Clobert Tchatat a repris à son compte ces difficultés, et invité les acteurs intervenant dans la filière des matériaux de construction, à se rendre plus utiles pour que s’achèvent les travaux. Une chose tout à fait négociable. Mais pour ce qui est de l’eau, le problème risque de demeurer. L’approvisionnement de la capitale camerounaise est très déficitaire. Sur les 210 000 mètres cubes attendus chaque jour, à peine 150 000 sont distribués. A la société immobilière du Cameroun (SIC) chargée de vendre ces logements, les ventes ont déjà débuté. Mais à ce rythme, il ne fait aujourd’hui aucun doute que le gouvernement ne pourra pas tenir sa promesse. Si en deux ans on n’a pas pu construire 600 logements, ce n’est pas d’ici 2013 qu’on va en livrer 3000, fait remarquer un observateur.

Pourtant, c’est à grand coup médiatique que le gouvernement avait annoncé ce programme soutenu par le Crédit Foncier du Cameroun (CFC), la Mission d’aménagement des terrains urbains et ruraux, exécuté par la Société immobilière du Cameroun (SIC). Son coût est estimé à 347,865 milliards de francs CFA, financés par la SIC dont 197,365 milliards pour la construction des dix mille logements sociaux, et 150,5 milliards pour l’aménagement des cinquante mille parcelles. La première phase du programme consistait à la construction de 1200 logements avant janvier 2010 dans les deux principales villes du pays, Yaoundé et Douala. Un délai manqué. A la fin du programme en 2013, 6300 logements devraient avoir été construits à Yaoundé et Douala, 800 dans les chefs-lieux des huit autres régions du pays, 600 dans les villes industrielles de Limbé, Edea et Kribi, 150 dans les villes universitaires de Dschang, Bagangté et Soa et 2150 dans les autres chefs-lieux de départements. Des rendez-vous qui eux aussi pourraient être manqués. La visite du ministre Clobert Tchatat tant à Douala la capitale économique qu’à Limbé dans la région du sud-ouest a conduit à des constats analogues. A Limbé, tout semble à refaire, le ministre ayant brandit la menace d’annulation du marché. Pendant ce temps, la crise du logement continue de poser problème dans les villes camerounaises. Selon une enquête de l’Institut national de la statistique, la demande de logements insatisfaite en 2006 était évaluée à 180.254 à Yaoundé et 171.885 à Douala. Un chiffre qui a connu une hausse entre temps.

Le programme des logements sociaux au Cameroun piétine
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