Enlevés par Boko Haram, 17 civils toujours en captivité

Les concernés sont toujours en otage, deux jours après leur enlèvement dans la localité de Mbreché, à l’Extrême-Nord du Cameroun.

Les opérations de ratissages se poursuivent en vue de retrouver les dix-sept otages enlevés à Mbreché, localité de l’Extrême-Nord située à une trentaine de kilomètres du Nigeria.

Les victimes font partie d’un groupe de 21 personnes initialement ciblées par les terroristes du groupe djihadiste. Quatre d’entre eux ont pu s’échapper.

Certains rescapés de l’attaque survenue dans la soirée du 04 décembre ont affirmé avoir reconnu dans les rangs des assaillants des ressortissants de Mbreché qui avaient autrefois été enrôlés par les membres de Boko Haram.

Crise anglophone: l’archevêque de Bamenda relâché après une nuit en captivité

Mgr Cornelius Fontem Esua, archevêque de Bamenda, a été libéré ce mercredi matin après avoir été kidnappé hier, dans la région du Nord-Ouest Cameroun.

L’archevêque a été «kidnappé» alors qu’il était en compagnie de son chauffeur le mardi 25 juin près de Njinikejem dans la division Boyo de la région du Nord-Ouest. Selon des sources, des séparatistes armés ont bloqué la route.

Toutes les tentatives du clergé et des autorités administratives pour le sortir des griffes des groupes armées ont été vaines hier, mais il n’a été libéré que ce mercredi matin.

L’archidiocèse de Bamenda n’a pas encore fait de déclaration sur ces récents événements.

La semaine dernière, le convoi de l’évêque de Kumbo, Mgr George Nkuo, a été retenu pendant des heures le long de la route alors que le prélat se rendait à Njinikom pour une ordination.

Crise anglophone : l’étrange demande des ravisseurs de Ni John Fru Ndi

Durant sa détention de quelques heures le 27 avril dernier, le chairman du SDF s’est vu exigé le retrait de tous ses élus au Parlement.

Dans un communiqué rendu public dimanche, 28 avril par le directoire du parti, « les ravisseurs ont demandé que le chairman prescrive aux élus du Sdf de quitter les institutions parlementaires. Ce qu’il a courageusement rejeté ».

Selon ce communiqué, les ravisseurs ont tenté de faire pression sur Ni John Fru Ndi, président national de la deuxième force politique représentée à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour qu’il accède à leur demande. En vain. « Voyant que le chairman Ni John Fru Ndi refusait catégoriquement de céder à cette injonction en expliquant sa position et celle de son parti, les ravisseurs l’ont finalement libéré ».

Lire aussi : Cameroun : Ni John Fru Ndi victime d’un bref kidnapping, libéré par ses ravisseurs

Le président du Social Democratic Front (SDF), Ni John Fru Ndi, a passé environ huit heures de captivité dans la journée du samedi 27 avril 2019. Il a depuis rejoint son domicile à Bamenda. Quatre autres personnes ont été libérées en même temps que l’opposant historique à Paul Biya. Notamment, son chauffeur, deux des assistants du chairman ainsi que Joseph Atekwana, cadre au Sdf.

 

-Les raisons probables de la demande des ravisseurs-

Le Social Democratic Front a toujours décrié la gestion des manifestations qui ont par la suite débouché sur des violences. Le parti a plusieurs fois réclamé au Parlement l’inscription d’un débat sur la crise anglophone lors des sessions dans les deux Chambres.

Devant la fin de non-recevoir des bureaux à l’Assemblée nationale et au Sénat, dominés par le RDPC au pouvoir, les parlementaires du SDf vont tenter  d’empêcher les travaux de la session de novembre 2017.

Par ailleurs, le Sdf s’est exprimé en  faveur du fédéralisme. Système que le pouvoir de Yaoundé rejette systématiquement, arguant que « la forme de l’Etat n’est pas négociable ».

« Nous sommes contre la violence exercée par les différentes parties belligérantes et avons, à maintes reprises, demandé le retour des militaires – qui ne sont pas des forces de maintien de l’ordre – dans leurs casernes », réitère entre autre le SDF.

En rappel, les sécessionnistes avaient déjà menacé de s’en prendre à tous les élus SDF qui participeraient aux travaux de la session de juin 2017. « C’est nous qui vous avons élus, maintenant nous vous demandons de ne plus vous rendre à Yaoundé », avait fait-ils fait savoir en substance. Gênés aux entournures, les Parlementaires SDF avaient objecté que la meilleur façon de porter la voix des revendications, c’était d’être dans l’hémicycle.

Cependant le député Joseph Wirba du SDF, après avoir un moment été en exil courant 2017, pour avoir soutenu la cause, est revenu au Parlement, mais à de nouveaux pris ses distance avec l’Assemblée nationale et n’a plus été aperçu dans les  couloirs de la représentation nationale.

Cameroun: la soeur de John Fru Ndi libérée de captivité

Elle avait été enlevée mardi par des hommes armés non identifiés.

Christy Akum aurait été relâchée tard samedi soir et aurait été reçue dimanche matin à la résidence du président du Social democratic front (SDF) à Ntarikon. Cependant, les circonstances ayant conduit à sa libération ne sont pas claires.

Elle a été enlevée mardi par des hommes armés non identifiés, qui ont également incendié la résidence de John Fru Ndi.

L’incident est survenu quelques jours à peine après que les forces de sécurité ont tiré sur le chauffeur du chairman. Il avait été pris pour un sécessionniste pour avoir violé le couvre-feu en vigueur dans la région du Nord-Ouest.

Crise anglophone : le Fon de Bafut libéré après quelques heures de captivité

Le chef traditionnel de la localité située dans la région du Nord-ouest du Cameroun avait été enlevé mardi dernier par des hommes armés.

Le Fon de Bafut a passé quelques heures entre les mains d’individus armés non identifiés. Il avait été enlevé mardi dans des circonstances mystérieuses. Selon des sources au palais de ce chef traditionnel, sa disparition aurait duré quelques heures. En revanche, les détails de sa captivité n’ont pas été communiqués.

Le Fon de Bafut aurait été enlevé par des militants séparatistes qui l’accuseraient de complicité avec les forces de sécurité, qui, elles, traquent les partisans de la sécession du Cameroun.Les autorités traditionnelles sont, depuis quelques semaines, la cible des séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Le chef traditionnel d’Oku, une autre localité située dans la région du Nord-Ouest, est en otage depuis le mercredi 29 août 2018. Dans une note adressée au Premier ministre camerounais, ses ravisseurs ont posé dix conditions pour sa libération.

Crise anglophone : un chef traditionnel enlevé dans le Nord-Ouest

Selon certaines sources, le Fon d’Oku, localité située dans le département du Bui (région du Nord-Ouest) aurait été enlevé par des hommes armés de son palais et emmené vers une destination inconnue.

Sa Majesté Sentieh II Martin Yosimbom a disparu mercredi dernier. Selon toute vraisemblance, il a été enlevé par des sécessionnistes pendant qu’il quittait son palais pour obtenir la libération de son chauffeur qui était en otage.

Les raisons de son enlèvement restent encore floues, bien que certaines sources signalent qu’il a été la cible de combattants séparatistes dans la région. Ceux-ci l’accuseraient de complicité avec les forces de sécurité.

D’autres sources affirment qu’il a été enlevé en raison de son rôle présumé dans l’expropriation des terres de ses sujets. Pour l’heure, difficile de savoir si ses ravisseurs exigent une rançon. Aucune déclaration officielle n’a été faite concernant l’incident.

Les dirigeants traditionnels ont été la cible de combattants séparatistes au cours des derniers mois, tant dans la région du Nord-ouest que dans celle du Sud-ouest du Cameroun. Le mois dernier, sept chefs du département du Fako ont été libérés après avoir passé des semaines en captivité. L’un des leurs a été tué.

Crise anglophone : les chefs traditionnels Bakweri libérés de captivité

Six de ces otages ont retrouvé la liberté dans la soirée de lundi. Le dernier a été relâché ce matin par ses ravisseurs.

Des chefs traditionnels du Fako (région du Sud-Ouest) ont retrouvé la liberté après deux semaines de captivité. Ils étaient huit à avoir été enlevés par des individus non-identifiés lors d’évènements distincts.

L’un de ces otages, le chef Mbanda de Lysoka a été tué en fin de semaine. Sa dépouille a été découverte non loin de sa chefferie.

La libération des six premiers otages a été annoncée dans la nuit de lundi par Mark Bareta, un partisan de la cause sécessionniste actif sur les réseaux sociaux. L’information a été confirmée par certaines sources contactées ce jour par Journalducameroun.com.

Celles-ci ont par ailleurs fait savoir que le chef Njombe, jusqu’ici retenu captif, vient d’être libéré.

Le sort de ces autorités traditionnelles est au centre d’une marche des Bakweri organisée par le maire de Buea, Patrick Ekema. Elle devait se tenir dès 10h ce mardi 31 juillet pour marquer leur opposition à la conférence générale des anglophones initiée par le cardinal Christian Tumi.

Lire aussi : Conférence des anglophones : «Le SDF est prêt à apporter sa contribution» (Etienne Sonkeng)

Ladite marche n’a toujours pas débuté. La mobilisation des populations est timide. Aucune autorité administrative n’est encore arrivée. Seuls des employés de la mairie sont présents sur le lieu de départ de la marche, a pu observer le reporter de Journalducameroun.com sur place.

 

Cameroun: marche des Bakweri pour la libération de leurs chefs traditionnels

La marche des populations du Fako devrait se tenir mardi. Elle fait suite à l’enlèvement, il y a deux semaines, de huit chefs traditionnels par des individus non identifiés.

Les indigènes Bakweri, un peuple basé dans le département du Fako (région du Sud-Ouest), tiendront mardi une marche de solidarité à leurs chefs traditionnels enlevés, il y a deux semaines, par des individus armés.

Ces autorités traditionnelles avaient été enlevées dans une série d’attaques dispersées, puis conduites vers une destination inconnue. Ce sont : des chefs Njombe Johnson de Wokaka, Philip Mokwa de Wokeka, Elinge Ndoto d’Ewili, Herman Njumbe de Wokwei, Francis Molinga de Liwuh la Malale, Lieti Woloko de Woteva, le chef Mbanda Njie de Lysoka et le chef Lieti Woloko de Woteva.

Cette marche de protestation commencera à partir de la place Bongo en passant par les rues de Molyko jusqu’au parc automobile Mile 17 qui sera le point final. Les détails en ont été peaufinés dimanche lors d’une réunion que présidait le maire de Buea, Patrick  Ekema. Celui-ci appelle tous les ressortissants du Sud-Ouest à se joindre à ce mouvement et envisage l’option de la violence si un terme n’était pas mis à la captivité de ces chefs dans les 24 prochaines heures.

Patrick Ekema s’est montré particulièrement affecté par le décès en captivité du chef William Mbanda Njie de Lysoka. Il a, de ce fait, fait appel à ses tribus pour lui donner le mandat d’agir.

 

 

Cameroun : le chef de Lysoka meurt en captivité

Le décès de l’autorité de ce village de  Buea (région du Sud-ouest), a été signalé par des membres de sa famille.

Le chef Mbanda est décédé en captivité vendredi. Sa dépouille a été découverte non loin de sa chefferie.Pendant les deux dernières semaines, il était otage d’un groupe d’individus non identifiés avec sept autres chefs de Buea.

Une vidéo diffusée le week-end dernier sur les réseaux sociaux a montré deux autres chefs debout devant le cadavre du chef Mbanda dans la brousse. Ils ont apparemment été contraints de raconter les circonstances ayant conduit à la disparition de leur collègue.

Le cadavre du chef Mbanda a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Buea où une enquête sera menée.

 

Crise anglophone : un gendarme tué pendant sa captivité dans le Sud-Ouest

La victime et sa compagne avaient été kidnappées le 08 mai au village Golo, dans la commune d’Ekondo-Titi. Leurs dépouilles ont été retrouvées deux jours plus tard dans une autre localité.

Le défunt s’appelait Takang Elvis Ayuke. Il avait rejoint le corps de la Gendarmerie nationale en 2013 et était en service au peloton 812 à Ekondo-Titi (département du Ndian). Sa dépouille a été retrouvée en cours de putréfaction dans la localité de Lipenja, deux jours après son kidnapping à Golo.

Tout commence le 08 mai. Le gendarme Takang Elvis Ayuke se rend à Kumba pour toucher son argent. Il est accompagné de sa petite amie (une jeune femme originaire de la région de l’Est, apprend-on). En cours de route, ils sont attaqués par des individus armés qui les conduisent vers une destination inconnue.

Des battues sont organisées pour retrouver ces deux personnes dans un contexte marqué par la violence à Ekondo-Titi. Les corps sont retrouvés le 10 mai. Celui de la jeune fille avait déjà été enterré tandis que celui-du soldat gisait en pleine brousse.

Une équipe composée de certains éléments du Bataillon des fusiliers marins (Bafumar) et des gendarmes est dépêchée pour aller déposer les corps à la morgue. En cours de route, non loin du village Konye, ils subissent aussi une attaque. Deux blessés sont enregistrés parmi les forces de défense et de sécurité.

 

 

Cameroun: enlevé il y a sept mois, un élu du Rdpc toujours en captivité

Mama Abakaï, le maire de Lagdo est détenu par des ravisseurs, soupçonnés d’être des membres d’un groupe rebelle centrafricain

Plus de sept mois se sont écoulés depuis l’enlèvement en mars à l’Est d’un élu local du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, parti au pouvoir) avec quinze autres personnes originaires du Nord et le mystère reste entier au sujet de l’identité et des motivations des ravisseurs, soupçonnés d’être des membres d’un groupe rebelle centrafricain.

En cours d’exécution d’un troisième mandat consécutif acquis lors des récentes élections législatives et municipales tenues en septembre 2013, Mama Abakaï, le maire de Lagdo (Nord), faisait partie d’une délégation prise au piège d’une embuscade tendue par un groupe d’individus armés non identifiés le 19 mars en soirée, à Badan dans l’arrondissement de Garoua-Boulaï, près de la frontière centrafricaine à l’Est.

Composée d’un total de seize personnes parmi lesquelles aussi la dirigeante d’une section du Nord de l’OFRDPC, la branche du parti présidentiel dédiée aux femmes, quatre chefs traditionnels et des opérateurs économiques, cette délégation effectuait son voyage-retour après avoir séjourné à Bertoua, la principale ville de l’Est, à l’occasion d’un deuil.

Dès le départ, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), auteur d’une série d’attaques et de prises d’otages dans cette partie du Cameroun, avait été pointé du doigt d’être le principal suspect de ce rapt. Mais, le groupe du chef rebelle centrafricain Aboulaye Miskine, libéré après un an d’incarcération en septembre 2014 à Yaoundé, avait vite démenti dans un communiqué ces accusations.

Plus de sept mois après, il n’a encore été fait état d’une quelconque annonce de revendication et le moindre indice n’est avancé, du moins par des canaux officiels ni même informels, tant sur l’identité des ravisseurs du maire Mama Abakaï et sa délégation, que sur les mobiles de cet acte et le lieu de captivité des seize otages camerounais.

C’est un fait rare, au regard des résultats exceptionnels obtenus par les autorités camerounaises pour la libération de plusieurs vagues d’otages, pour la plupart d’origine étrangère, aux mains de la secte islamiste nigériane Boko Haram, très active depuis 2013 dans la région de l’Extrême-Nord.

Il y a un mois, une folle rumeur relayée par des journaux camerounais avait annoncé la libération de l’élu local et de ses compagnons d’infortune. Une simple confusion avec un autre groupe de personnes enlevées au cours de cette période dans même région de l’Est, selon les autorités locales dans une réaction officielle donnant lieu à un démenti des informations diffusées au sein de l’opinion publique.

Depuis lors, l’angoisse est à son comble chez les proches des seize otages du Nord. « Ce n’est pas facile. Je n’ai aucune nouvelle de mon mari. Dernièrement, on a dit qu’ils ont été libérés et qu’ils étaient à Yaoundé. On a attendu de les voir revenir, mais rien ne s’est passé », a confié d’une voix prudente Falmata, l’épouse du maire que Xinhua a pu contacter.

Traversée par le fleuve Bénoué, qui coule jusqu’à Lagos, la métropole économique du Nigeria, Lagdo est une petite ville du Nord du Cameroun dotée d’un barrage hydroélectrique, ouvrage de production d’énergie de portée nationale construit il y a près de 40 ans avec l’appui de la coopération chinoise et autour duquel se développe une activité économique basée sur la pêche, avec la participation de ressortissants nigérians, tchadiens et même maliens.

Après 2002 et 2007, Mama Abakaï a été réélu en 2013 à la tête de la commune, résultat d’un engagement au sein du parti au pouvoir qui ne se fait pas sans obstacle, comme dans tout combat politique. Face à lui, de nombreux adversaires sont déclarés et à Lagdo la rumeur n’hésite pas à désigner certains d’entre eux comme des suspects de l’attaque et de la prise d’otages du 19 mars à l’Est.

A 51 ans, ce musulman monogame forme depuis 30 ans avec son épouse une famille de trois enfants, dont un poursuit ses études à l’université à l’étranger et les deux autres des universités

camerounaises. « Mon mari a aussi adopté beaucoup d’enfants, qui sont à notre charge. Ils sont au nombre de sept », précise en outre son épouse, Falmata.

Pour surmonter l’épreuve de la longue captivité de son mari, celle-ci multiplie les prières pour implorer l’aide du Ciel. « Dieu est grand. Grâce à lui, on tient le coup. Il y a des gens qui m’aident, comme le préfet par exemple. Il nous rend souvent visite », souffle-t-elle, de sa voix réservée et pleine d’émotion, synonyme de la souffrance qui l’anime.

Elle est surprise d’apprendre que son mari et les quinze autres otages se trouveraient en captivité en République centrafricaine (RCA), depuis leur enlèvement, d’après les hypothèses émises par les services de renseignement.

A Yaoundé, c’est motus, bouche cousue. Une attitude sans doute due à la logique de confidentialité qui a à chaque fois prévalu dans la gestion de tels dossiers, comme cela a été constaté avec les opérations menées avec la plus grande discrétion depuis le sommet de l’Etat lui-même et ayant conduit à la libération de nombreux otages aux mains Boko Haram entre 2013 et 2014.


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