Cameroun : 18 enseignants attendus au commissariat pour absentéisme

Ils sont attendus ce 08 septembre 2023 au commissariat spécial de sécurité publique d’Ayos dans le département du Nyong et Mfoumou, région du Centre.

18 enseignants en service au Lycée bilingue d’Ayos doivent s’expliquer ce jour au commissariat. Ils sont accusés d’absentéisme à leurs différents postes sans aucun détail sur la durée. Une semaine après le début de l’année scolaire 2023-2024, des seigneurs de la craie sont appelés à répondre de leur absentéisme devant les forces de sécurité. Selon la convocation datant du 06 septembre, le commissaire spécial Joseph Nanpigui dit agir sur instruction du préfet du Nyong-et-Mfoumou à Akonolinga, laquelle est contenue dans une correspondance en date du 04 septembre 2023 jour de rentrée scolaire.

Il faut le noter, cette convocation marque la répression de l’absentéisme des enseignants. Elle arrive au moment où le mouvement « On a trop supporté » revendique la mise en œuvre effective des instructions présidentielles relatives à la réponse à la grève des enseignants entamée en février 2022.

A l’occasion de la rentrée scolaire du 04 septembre dernier, le mouvement a renoué avec ses revendications, menaçant de mettre en application le mot d’ordre de grève instituant « l’école morte ». Ses leaders et membres n’hésitent pas dans certains établissements scolaires à marquer un temps d’arrêt pour manifester leur mécontentement. Pour les ramener à l’ordre, plusieurs méthodes sont donc employées, dont l’intimidation.

Par ailleurs, la traque des enseignants absents de leurs postes ne commence pas aujourd’hui. Elle se fait de manière générale avec le concours des délégués départementaux ou régionaux des enseignements secondaires et des autorités administratives. Le 30 mai dernier, le ministre des Enseignements secondaires Pauline Nalova Lyonga informait le personnel de son ministère qu’il est possible de dénoncer un enseignant en position d’absence irrégulière via internet à une adresse communiquée.

Suite à la convocation des 18 enseignants d’Ayos, les commentaires se multiplient au sein de l’opinion. Certains voient cette démarche comme étant une forme de radicalisation de l’intervention de l’autorité administrative à une période où des enseignants émettent des cris de détresse.

Cameroun-crise anglophone : véhicules, occupants et commerces incendiés à Buea

Les actes attribués aux séparatistes ont été commis dans la matinée du jeudi 07 septembre 2023 dans la capitale régionale du Sud-Ouest.

Les hommes armés ont attaqué Muea dans la ville de Buea, région du Sud-Ouest, ce jeudi matin. Les assaillants ayant fait intrusion dans cette partie de la ville, ont incendié les commerces, les véhicules et des personnes. De sources médiatiques, un véhicule à usage taxi, son chauffeur et les passagers ont été incendiés vifs sous le regard d’autres personnes impuissantes face à la cruauté. Le bilan non officiel fait état de trois personnes tuées dont une par balle et deux par le feu.

Le maire de la ville David Mafani Mamange a confirmé l’attaque ainsi que la barbarie des assaillants aux médias. Selon l’autorité municipale, il s’agirait des séparatistes anglophones qui s’insurgent contre ceux des habitants de la ville qui ne respectent pas le mot d’ordre leur imposant les villes mortes.

Les forces de défense et de sécurité alertées ont fait une descente sur les lieux et engagé des opérations pour rétablir l’ordre et la paix. Suite à leur arrivée, les habitants de la ville témoignent avoir entendu d’importants bruits des armes provenant de l’affrontement entre les soldats et les séparatistes armés.

Il y a trois jours, dans le cadre de la rentrée scolaire, une élève a été tuée à Kumba dans une attaque attribuée aux séparatistes. Des assaillants ont fait irruption dans un établissement scolaire, ouvrant le feu pour faire peur aux occupants et les dissuader à aller à l’école, suivant leur mot d’ordre de boycott de la rentrée scolaire. Samedi dernier, dans la région du Nord-Ouest voisine et aussi en crise, deux directeurs d’écoles primaires publiques ont été abattus par des séparatistes.

Cameroun-rentrée scolaire : une élève tuée à Kumba

La victime a été atteinte par balle lors d’une attaque des séparatistes au lycée de Kumba dans la région du Sud-Ouest.

La rentrée scolaire du 04 septembre 2023 a connu des perturbations dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Une attaque des séparatistes anglophones perpétrée dans un établissement scolaire public du secondaire a entraîné la mort d’une élève. De sources médiatiques, les assaillants ont fait irruption au sein d’un lycée et se sont mis à tirer des coups de feu. Dans la panique et la terreur, chacun des élèves présents a essayé de se mettre à l’abri. Dans ce mouvement, la victime a été atteinte et l’irréparable s’est produit.

De mêmes sources, les séparatistes ont ouvert le feu pour faire peur aux élèves et les dissuader de renouer avec les activités scolaires. Une façon pour eux de faire respecter leur mot d’ordre de boycott de la rentrée scolaire et de fréquenter les établissements scolaires publics. Ce mot d’ordre de boycott a été lancé depuis le mois d’octobre 2016 et est repris chaque année à l’approche de la rentrée scolaire fixée par le gouvernement de la République.

Par ailleurs, en marge de cette rentrée du 04 septembre, deux directeurs d’écoles publiques ont aussi été abattus dans le département du Boyo, région du Nord-Ouest. Ils revenaient le samedi 02 septembre d’une réunion consacrée à la rentrée scolaire.

Cette année, ce sont environ 8 millions d’élèves qui étaient attendus dans les différents campus scolaires du Cameroun le lundi 04 septembre 2023 pour démarrer l’année scolaire 2023-2024.

La mort de la jeune fille de Kumba s’ajoute aux exactions subies par la communauté éducative dans la crise secouant les deux régions. Elle rappelle les événements du 25 octobre 2020, lorsque des assaillants ont ouvert le feu à Mother Francisca College, tuant sept élèves. Le 24 novembre 2021, trois élèves de 12, 16 et 17 ans ont été abattus, ainsi qu’une enseignante à Ekondo Titi dans la région du Sud-Ouest.

Cameroun-régions : rentrée scolaire sans incidents majeurs

Dans la plupart des régions du pays, les autorités administratives et certains membres du gouvernement ont constaté l’effectivité de la rentrée scolaire sur le terrain.

Elèves et enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire ont retrouvé leurs campus scolaires ce lundi 04 septembre 2023. Sur l’ensemble du territoire national, l’effectivité de la rentrée scolaire a été signalée ou constatée non seulement dans la plupart des grandes villes, mais aussi dans des périphéries.

Dans la région de l’Extrême-Nord en proie aux attaques répétées de Boko Haram depuis plusieurs années, les autorités assurent de l’absence d’incidents majeurs ce jour. Le gouverneur a effectué une descente dans plusieurs établissements scolaires avant de tirer les premières conclusions. « Aucune fausse note à signaler. La rentrée est effective à plus de 80% dans la région de l’Extrême-Nord », a déclaré Midjiyawa Bakari à nos confrères de Crtv. L’autorité assure que même dans les zones où les attaques de Boko Haram ont été fréquentes par le passé, aucun incident n’a été signalé.

Dans la région du Sud frontalière avec le Gabon, les autorités assurent aussi du début effectif des cours sans aucun incident majeur. Le gouverneur Felix Nguele Nguele a aussi effectué la descente dans plusieurs établissements scolaires. En lançant l’année scolaire au Lycée bilingue d’Ambam, l’autorité administrative a appelé les élèves à respecter leurs enseignants, à être studieux, sérieux, à éviter la délinquance, la consommation des stupéfiants.

Dans la région de l’Adamaoua, le gouverneur a recommandé le travail, la discipline, le respect des institutions républicaines aux élèves du primaire et du secondaire de la région. Kildadi Taguieke Boukar a fait cette sensibilisation au cours de la visite effectuée dans certains établissements scolaires de Ngaoundéré, la capitale régionale De l’Adamaoua.

Dans les régions du Littoral, de l’Est, du Nord ou de l’Ouest, aucun incident majeur n’a pas été signalé jusque-là. Dans le Nord-Ouest en crise, le décès de deux enseignants a été signalé le week-end dernier.

Cameroun : 8 millions d’élèves reprennent le chemin de l’école

Ils débutent ce 04 septembre dans les 10 régions du pays l’année scolaire 2023-2024.

Les élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire reprennent les cours ce lundi sur l’ensemble du territoire camerounais. Après trois mois de vacances, les jeunes vont renouer dès ce jour avec les activités pédagogiques au sein de leurs campus scolaires respectifs. Ce sont environ 8 millions d’élèves qui sont attendus dans les écoles, collèges et lycées.

A Yaoundé, dans la capitale du pays, les rues sont marquées depuis les premières heures de la matinée par la présence des jeunes en tenue de classe. Aux points de ramassage de taxis, sur les mototaxis et dans d’autres moyens de transport en commun, l’on note la présence de plusieurs élèves. Les parents sont aux côtés des plus jeunes jusqu’à leurs écoles. Pour faciliter la circulation et éviter les embouteillages, les policiers et gendarmes sont à l’œuvre dans les carrefours. Aux abords de certains établissements scolaires publics, les vendeurs d’uniformes attendent les derniers clients.

En journée, le ministre des Enseignements secondaires effectuera des visites dans certaines établissements scolaires de la capitale. Pauline Nalova Lyonga va procéder à l’évaluation de l’effectivité de la rentrée scolaire. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education de base Vivian Asheri Kilo, effectuera pour sa part, une descente dans certaines écoles inclusives pour constater l’effectivité du démarrage de l’année.

Ces dernières semaines dans les marchés, les prix des fournitures scolaires et même des produits de grande consommation ont connu une forte augmentation. L’inflation généralisée qui frappe le pays depuis le début de l’année civile se ressentir sur le marché de la rentrée scolaire. Les parents se plaignent d’une augmentation allant de 50 FCFA à plus de 500 FCFA sur certains articles.

A titre d’illustration, le prix du stylo à bille passe de 100 FCFA à 150 FCFA dans certains milieux. Le ministère du Commerce a organisé une foire dénommée « rentrée commerciale » au Boulevard du 20 mai jusqu’au 03 septembre. L’objectif était de vendre des fournitures scolaires et des produits de grande consommation à moindre coût.

Tout compte fait, l’année scolaire a débuté dans la plupart des établissements de la ville, avec le rassemblement dans les campus, suivi de la cérémonie de levée des couleurs. Le calendrier fixant les étapes du déroulement de l’année 2023-2024 est contenu dans l’arrêté conjoint des ministres de l’Education de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, et des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga.

Cameroun-crise anglophone : des leaders religieux appellent les acteurs à laisser les enfants retourner à l’école

Ils ont lancé une campagne de sensibilisation dans les médias sociaux à l’approche de la rentrée scolaire qui aura lieu le 04 septembre prochain.

 

Les échos qui parviennent des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en crise depuis 2016 ne sont pas de nature à rassurer en totalité sur une rentrée scolaire sans inquiétudes. Des séparatistes anglophones menacent d’imposer le boycott du retour des enfants à l’école, surtout dans des écoles publiques. Les autorités sécurités sécuritaires quant à elles viennent de tenir une rencontre à Yaoundé. Elles ont pris des mesures pour sécuriser ce grand rendez-vous national dans les 10 régions.

Entre ces deux forces qui s’opposent, se trouvent les parents, les enseignants et les élèves, souvent victimes des exactions de part et d’autre. Après plus de six ans de crise, les responsables en charge de l’éducation dans les deux régions signalent à nos confrères de RFI, le manque de 75 000 élèves. En 2022, environ 5 000 élèves déplacés ont pu se réinscrire. Avec l’interdiction brandie par les séparatistes d’inscrire les élèves dans des écoles publiques, la situation qui évolue dans un sens positif pourrait être freinée.

Pour éviter cela et des carnages vécus des années antérieures, les leaders religieux demandent aux séparatistes de laisser fréquenter les enfants. A l’armée régulière ils demandent d’éviter la provocation, d’utiliser les armes de manière responsable. Cette invitation est de Mgr Andrew Nkea, archevêque de Bamenda et président de la Conférence épiscopale nationale.

Pour l’homme de Dieu qui a répondu aux questions de RFI, tous les enfants devraient bénéficier de la scolarisation, au public ou au privé. C’est pourquoi il lance un appel à l’aide pour que les parents puissent inscrire leurs enfants à l’école.

Cameroun-colère des enseignants : OTS énonce deux conditions de sortie de grève

Le mouvement On a trop supporté dans ses versions anglaise et française annonce la reprise de la grève dans une semaine.

Aux dires des membres du mouvement, la rentrée scolaire du lundi 04 septembre 2023 serait aussi la rentrée de la grève des enseignants du secondaire. Lancé depuis février 2022, le débrayage a presque paralysé le système éducatif au cours du mois qui suivait. La réponse du président de la République du 09 mars et les mesures prises par le gouvernement pour la rendre effective ont conduit à la suspension du mot d’ordre de grève.

Mais, selon les membres du mouvement, le gouvernement n’a pas respecté les « hautes instructions du président de la République », ses propres « promesses », et « manque de volonté de résoudre définitivement cette crise qui paralyse le corps enseignants », rappellent-ils à leurs collègues.

Pour autant, le mouvement décide de reprendre les opérations de grève. Le but est selon les membres, la « restitution » de leurs « droits bafoués et le retour à une éducation de qualité au Cameroun ». Cette phase de la grève qu’ils annonce sera « illimitée » et « ne pourrait être suspendue ou levée que si le gouvernement résout les deux points » de leurs revendications.

Ces deux points sont « la signature du statut spécial des enseignants » et « le paiement de toute la dette due aux enseignants pour toutes les promotions, toutes rubriques confondues », peut-on lire dans une correspondance du mouvement adressée à tous les enseignants du Cameroun.

Orange Money offre 100 millions en bourses scolaires pour vaincre le stress de la rentrée !

Orange Money, le leader du paiement mobile au Cameroun, dans la continuité de sa grande campagne « Merci à vous tous », a décidé de prolonger le « merci ».

 

En cette veille de rentrée scolaire qui est une période stressante, Orange Money offre 100 millions de francs à se partager pour soutenir les parents et partenaires de tous les réseaux confondus à travers le territoire national.

En effet, jusqu’au 30 octobre 2023, tous les clients Orange Money, quel que soit leur réseau, pourront gagner une bourse scolaire. A travers « Le Merci de la Rentrée », Orange Money réitère son attachement à l’ensemble de ses clients et partenaires qui sont ainsi récompensés pour leur confiance inconditionnelle.

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Cameroun-rentrée scolaire : la Conac appelle la communauté éducative à la prise de conscience

Le message est du président de la Commission nationale anticorruption Dieudonné Massi Gams, quatre jours après le lancement de la campagne « rentrée scolaire 2023 sans corruption ».

Deux semaines avant la rentrée scolaire pour le compte de l’année 2023/2024, la Conac lance sa traditionnelle campagne de sensibilisation contre la corruption. La cible est de toute évidence constituée des responsables d’établissements scolaires, des associations de parents d’élèves et d’enseignants, de parents, d’élèves, tous acteurs de la communauté éducative. L’opération est cours depuis le 21 août dernier. Elle vise à promouvoir l’intégrité comme principale valeur en milieu scolaire ; éveiller les consciences des différentes personnes impliquées dans les opérations relatives à la rentrée scolaire.

La campagne se déroule chaque année à la même période, mais les actes de corruption sont encore présents dans les établissements scolaires. Pour cette rentrée encore, « nous avons eu des cas de dénonciation qui nous sont parvenus. Actuellement les dossiers de ceux-là sont en train d’être traités et les antennes qu’on a pu mettre en place continuent à faire le travail et chacun répondra des actes qu’il aura posés », a martelé Dieudonné Massi Gams dans un entretien accordé à la Crtv radio.

Et pour le président, malgré ces cas récidivistes, l’institution continue de faire son travail de sensibilisation, de prévention et d’appel à une prise de conscience de la part des acteurs de la communauté éducative. Le problème de corruption étant un problème moral, psychologique ou encore de mentalité, « il faut continuer à enseigner, à attirer l’attention des uns et des autres » explique le Rév pasteur.

La campagne se fait en deux phases. La première en cours depuis le 21 août, s’achève ce vendredi 25 août. Lors de cette phase, les équipes de la Conac ont été déployées pour passer le message dans au moins 150 établissements scolaires par région, soit 1 500 sur l’ensemble du territoire national. Elles devraient aussi procéder à la distribution ou à la pose de 6 000 affiches au sein des établissements. Dès le 4 septembre, la deuxième phase portera sur la repression des cas avérés de corruption.

Pour rendre son action encore plus porteuse dans le cadre de la décentralisation, la Conac se déploie aussi en zone rurale dans des lieux de rassemblement, des établissements scolaires, etc. la commission installe des cellules au niveau des municipalités. A travers ces unités, « la Conac va descendre sur le terrain (…) pour vérifier si effectivement des paquets minimums parviennent à leurs destinataires », annonce Dieudonné Massi Gams.

Cameroun : le gouvernement arrête des mesures pour sécuriser la rentrée scolaire

Le ministre délégué à la présidence de la république chargé de la Défense Joseph Beti Assomo a présidé une réunion d’évaluation de la situation sécuritaire du pays le mardi 22 août à Yaoundé.

Le lundi 04 septembre prochain, dans moins de deux semaines, élèves et enseignants retrouveront les campus scolaires sur l’ensemble du territoire camerounais. Le rendez-vous qui mobilise tous les composants de la communauté éducative, nécessite un encadrement sécuritaire particulier. Le but étant d’éviter la survenue des actes supplémentaires d’insécurité dans le pays, le chef de l’Etat, chef suprême des forces armées a ordonné la tenue de cette réunion.

Placée sous la présidence du ministre chargé de la défense Joseph Bet Assomo, la rencontre s’est déroulée en présence du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, du délégué général à la Sûreté nationale Martin Mbarga Nguele, des secrétaires d’Etat à la défense chargés de la gendarmerie, des anciens combattants et des victimes de guerre, des autorités administratives, ainsi que des hauts gradés de l’armée et de police. Était au centre des travaux, la sécurisation de la rentrée scolaire qui se pointe et des fêtes de fin d’année et de nouvel an 2024 qui s’annoncent.

La réunion qui s’est tenue à huis clos. Les instructions ont été données aux chefs et commandants territoriaux de poursuivre avec plus d’efficacité les actions sécuritaires sur le terrain. Pour ce faire, les forces de défense et de sécurités travailleront en collaboration étroite avec les autorités administratives et autres acteurs concernés.

Ces recommandations visent en particulier les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où les séparatistes menacent de perturber la rentrée scolaire et de créer des écoles clandestines pour dispenser des enseignements hors programme et faire l’apologie de la sécession. Elles sont prises dans un contexte sécuritaire mondial marqué par des bouleversements et des crises dans des pays voisins. Une situation qui demande de réajuster des mesures dans la région de l’Extrême-Nord où Boko Haram renoue avec ses activités, et dans d’autres régions comme l’Adamaoua, l’Est et le Nord où les migrants parfois affluent.

Cameroun-Flambée des prix : lancement d’une vente promotionnelle des fournitures scolaires

Le ministère du Commerce en partenariat avec des entreprises dites citoyennes ouvre une opération de vente de fournitures et de denrées de grande consommation à Yaoundé.

Les parents et les élèves préparent la rentrée scolaire du 04 septembre prochain dans un contexte de flambée généralisée des prix sur le marché. Selon certains parents d’élèves qui ont fait le tour des marchés de fournitures, les prix de cahiers, stylos et autres matériels didactiques sont en hausse de 25 FCFA, 50 FCFA ou plus encore.

Pour un peu alléger la charge de cette augmentation sur le marché, la délégation régionale du Commerce pour le Centre organise une campagne de vente promotionnelle des fournitures scolaires et des denrées alimentaires. Elle s’étendra du 21 août au 03 septembre 2023, veille de la rentrée scolaire. L’opération se déroule à l’esplanade du boulevard du 20 mai où se rassemblent des libraires et autres distributeurs de produits de grande consommation ayant accepté de vendre à des prix moins élevés que

Les parents et les élèves préparent la rentrée scolaire du 04 septembre prochain dans un contexte de flambée des prix sur le marché. Selon certains parents d’élèves qui ont fait le tour des marchés de fournitures, les prix de cahiers, stylos et autres matériels didactiques sont en hausse de 50 FCFA, 100 FCFA ou plus encore.

Pour un peu alléger la charge de cette augmentation sur le marché, la délégation régionale du Commerce pour le Centre organise une campagne de vente promotionnelle des fournitures scolaires et des denrées alimentaires. Elle s’étendra du 21 août au 03 septembre 2023, veille de la rentrée scolaire. L’opération se déroulera à l’esplanade du boulevard du 20 mai où vont se rassembler des libraires et autres distributeurs de produits de grande consommation ayant accepté de vendre à des prix moins élevés que ceux pratiqués dans des librairies et autres commerces.

Baptisée « rentrée commerciale », l’opération dite spéciale se fait depuis quelques années lors des grands rendez-vous nationaux. Elle vise à faciliter la tâche aux parents d’élèves à l’occasion de la rentrée scolaire 2023-2024. Les couches les plus défavorisées sont les plus visées.

Dans un communiqué en date du 10 août dernier, le délégué régional du Commerce pour le Centre, Romuald Ombede Nama explique que cette campagne s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique gouvernementale contre la vie chère. Il assure que le ministre du Commerce a instruit les délégués des neuf autres départements de la région du Centre en dehors du Mfoundi, d’organiser cette opération spéciale dans leurs circonscriptions respectives.

Cameroun : les séparatistes tirent sur une enseignante dans le Sud-Ouest

Selon les sources médiatiques, il s’agirait d’une jeune enseignante répondant eu nom de Che Rhoda. Elle aurait été abattue sur le chemin de l’école ce mardi 6 septembre 2022.

 

Un jour  après la rentrée scolaire 2022, la communauté éducative de la région du Sud-Ouest est dans la consternation. La jeune enseignante Che Rhoda en service dans une école primaire dans le département de Muyuka a été abattue. Elle a été atteinte par balle ce  mardi matin par des séparatistes le long d’une rue, alors qu’elle se rendait à son établissement scolaire. L’information est relayée par notre confrère Cameroun Actuel qui reprend le site d’information de Mimi Mefo.

Selon les témoignages recueillis par nos sources, l’enseignante a quitté la maison le matin pour se rendre à l’école. Sur le chemin, les combattants indépendantistes ont ouvert le feu, elle a été atteinte. Un autre témoignage mentionne que la victime qui serait une fille de la localité d’Ekona, aurait été transportée à l’hôpital. A en croire Mimi Mefo info, les attaques ont commencé depuis 7h ce  matin et ont pour cible les enseignants.

Cette attaque non encore revendiquée survient juste au lendemain de la rentrée scolaire comptant  pour l’année 2022-2023. Les séparatistes ont pris la décision depuis cinq ans d’empêcher le déroulement des enseignements dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Malgré les efforts de l’armée et des forces de sécurité, ils continuent de commettre des exactions sur les élèves, les enseignants ou les parents.

Cameroun-régions anglophones : rentrée scolaire à deux vitesses

Tandis que dans la région du Nord-Ouest élèves et enseignants n’ont pas repris le chemin de l’école, la rentrée scolaire est effective dans les principales villes du Sud-Ouest.

 

Les nouvelles venues des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest le 5 septembre 2022 ne rassurent  pas sur le début effectif des classes. Le premier jour de l’année scolaire 2022-2023, les élèves et les enseignants pour la grande majorité n’ont pas pu reprendre le chemin de l’école. De sources médiatiques, ni en campagne ni dans les centres urbains, la région du Nord-Ouest n’a pas connu l’effervescence de la rentrée scolaire.

Selon le correspondant de BBC Afrique dans cette région, « aucune école n’a ouvert les portes ce lundi ». Le concept de « ville morte » a bloqué le démarrage du train de la reprise des classes. Comme chaque lundi depuis après le début de la crise en 2016, les séparatistes ont imposé les « ghost town ». La rentrée étant un lundi, personne n’a eu le courage braver le mot d’ordre et d’ouvrir les établissements scolaires. Une thèse que Rfi a aussi développé au cours de ces éditions d’informations matinales consacrées à l’Afrique ce 6 septembre.

Dans la région du Sud-Ouest, le gouvernement dénombre 200 établissements du secondaire et 900 du primaire. Plusieurs élèves ont repris les classes dans les villes de Buea, Limbe et Tiko. Le gouverneur de la région Bernard  Okalia Bilaï a fait le tour de quelques établissements scolaires. Il a constaté avec joie l’effectivité de la rentrée scolaire. Cependant, la tendance n’est  pas la même en campagne. Dans les zones reculées des centres urbains, les élèves n’ont pas renoué avec les activités scolaires en raison de l’insécurité.

Dans les deux régions, les séparatistes menacent les parents qui veulent inscrire leurs enfants à l’école. Une manière en œuvre les menaces qu’ils ont proférées visant à empêcher l’ouverture des établissements scolaires et le déroulement de l’année 2022-2023. Face à ces mots d’ordre, le gouvernement a tenu une réunion spéciale de sécurité à la fin du mois d’août dernier à Yaoundé. Le ministre délégué à la présence chargé de la Défense Joseph Beti Assomo a prescrit la vigilance et le renforcement du dispositif sécuritaire dans les zones en crise.

Suite à cette réunion, le président de la République, chef suprême des armées, a autorisé le déploiement des forces spéciales dans la zone anglophone.

Cameroun-Crise anglophone : déploiement des forces spéciales dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest

Le chef de l’Etat Paul Biya a donné son accord pour l’entrée en mission des forces spéciales dans la lutte contre les attaques des séparatistes.

 

 

Octobre 2016, septembre 2022, voilà bientôt six ans que dure. Le combat entre  l’armée régulière et  les rebelles sécessionnistes prend une nouvelle tournure. Elle débute avec le déploiement des forces spéciales. Le président de la République, chef suprême des armées vient de marquer son accord pour cette entrée en matière. Paul Biya l’a signifié au ministre délégué à la présidence chargé de la Défense par l’entremise du ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République.

« J’ai l’honneur de vous faire connaître, pour diligences nécessaires, que monsieur le président de la République a marqué son très haut accord pour le déploiement d’un détachement des forces spéciales dans les théâtres d’opérations des deuxièmes et cinquièmes militaires interarmées (RMIA 2 et RMIA 5) », peut-on lire dans une copie de la correspondance adressée par Ferdinand Ngoh Ngoh à Joseph Beti Assomo.

Cette décision tombe en période de rentrée scolaire. Les séparatistes menacent de nouveau d’empêcher le début des classes et l’ouverture des établissements tout au long de l’année scolaire 2022-2023. En octobre 2021 et en octobre 2020, ils ont attaqué des établissements scolaires tuant plus d’une dizaine d’élèves et enseignants en pleines salles de cours.

Ces exactions s’ajoutent à la destruction des établissements scolaires, des hôpitaux de Kumba et de Mamfe. Dans la mesure où la crise a déjà fait des milliers de mort et de déplacés et où les séparatistes changent de stratégies en cherchant à étendre leur  zone d’opération, les forces spéciales en constituent une autre répondre dont les résultats sont attendus.

Cameroun : élèves et enseignants retrouvent les campus scolaires

Ce 5 septembre 2022 est date de rentrée scolaire sur l’ensemble du territoire camerounais. Les élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire reprennent les classes.

 

Depuis les premières heures de la matinée, parents et enfants s’activent dans les domiciles. Ils s’apprêtent pour rallier les établissements scolaires. Dans la précipitation, la circulation a perdu sa fluidité dans les rues de la capitale Yaoundé aux environs de 7h. Dans les carrefours et sur certaines rues, les forces du maintien de l’ordre veillent au grain. Sur le trottoir, à bord des taxis et des véhicules personnels, les tenues scolaires sont dominantes. Au sein des établissements scolaires, tout est prêt, c’est le jour du premier rassemblement. Après trois mois de vacances, l’année scolaire 2022-2023 quitte la gare.

Elle rentrera en gare le vendredi 28 juillet 2023 à 15h30. Elle connaitra deux grands arrêts. Le premier correspondant aux congés de Noël s’étend du vendredi 16 décembre 2022 à 12h00 au mardi 3 janvier 2023 à 7h30. Le deuxième relatif aux congés de Pâques ira du vendredi 31 mars 2023 à 15h30 au lundi 17 avril 2023 à 7h30.

Dans la plupart des établissements scolaires ce jour, la rentrée est effective. C’est la joie des retrouvailles pour les anciens et l’anxiété sur le village des nouveaux. Lors des rassemblements, les élèves, les responsables et les enseignants ont procédé à la levée des couleurs avant d’intégrer les salles de classe. La journée est consacrée à la prise de contact, aux tests de niveau et au réveil des réflexes.

Dans les régions en proie à la crise sécuritaire, le gouvernement rassure sur les mesures de sécurité déployées. Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest par exemple, les sources médiatiques informent  du déploiement des forces spéciales pour la sécurisation des élèves, des parents, et surtout des établissements scolaires.

Ce renforcement du dispositif sécuritaire fait suite à une réunion sécuritaire spéciale présidée par le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense Joseph Beti Assomo. La rencontre a e lieu à Yaoundé le 29 août dernier. Elle s’est tenue dans un contexte où les rebelles séparatistes menacent d’imposer une année blanche dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.  En réponse à cette menace permanente, les autorités sécuritaires travaillent sur le terrain. Néanmoins, certaines zones restent au rouge.

Cameroun-rentrée scolaire : des orphelins de guerre reçoivent les fournitures scolaires

Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense Joseph Beti Assomo a présidé mercredi 31 août 2022 la cérémonie de remise des kits scolaires à ces enfants.

 

Ils ont perdu leurs parents dans la défense de la patrie en zones de crises sécuritaires. En souvenir du sacrifice de ceux qui leur assuraient une rentrée scolaire digne, le chef de l’Etat Paul Biya leur offre le nécessaire. Des kits contenant des fournitures, du matériel didactique ont été transmis à ces « Pupilles de la nation » par le ministre de la Défense. La cérémonie a eu lieu à la Cour d’honneur du quartier général de Yaoundé.

L’action du chef suprême des armées est à sa septième édition. Elle vise à encourager les orphelins et à leur témoigner de l’assistance de l’armée et de la nation. Elle permet d’assurer un avenir honorable aux jeunes, eux qui sont appelés à participer à la construction nationale, comme l’a mentionné le ministre Joseph Beti Assomo au cours de la cérémonie.

En remettant ces dons aux bénéficiaires, le ministre les a invités à en faire bon usage, à briller par l’assiduité et le travail à l’école et dans la vie, informe le quotidien bilingue Cameroon tribune. Les orphelins de pères tombés dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest contre les rebelles séparatistes ou dans l’Extrême-Nord contre Boko Haram, ont dit merci au chef de l’Etat et aux forces de Défense et de sécurité. Ils peuvent dès lors démarrer l’année scolaire lundi 5 septembre 2022.

Cameroun-Rentrée scolaire : le ministre de la Défense prescrit la vigilance aux troupes

Joseph Beti Assomo a donné les instructions à ses collaborateurs le 29 août 2022. C’était au cours d’une réunion spéciale d’évaluation sécuritaire de veille de rentrée tenue à Yaoundé.

 

La rentrée scolaire du 5 septembre 2022 appelle la mobilisation de plusieurs administrations, en l’occurrence celles chargées de la sécurité. A une semaine de cette échéance sociale, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense préside une réunion spéciale d’évaluation sécuritaire à Yaoundé. Cette rencontre se tient dans un contexte où les terroristes du Boko Haram continuent d’opérer dans l’Extrême-Nord.

Dans le Nord-Ouest et le Sud en crise, les rebelles séparatistes ne lâchent pas prises. Pour eux, il n’y aura ni rentrée scolaire, ni année scolaire 2022-2023. « Dans une de leurs publications, les rebelles séparatistes ont à nouveau clamé leur détermination à empêcher le déroulement de cette rentrée et même de cette année scolaire », rappelle Joseph Beti Assomo.

S’ajoutent à cette menace, « des cas signalés d’enlèvement contre demande de rançon, d’usage d’engins explosifs improvisés et la propagande sécessionniste sous le boycott de la prochaine rentrée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi que des pertes en vies humaines et matérielles enregistrées », poursuit le Mindef.

Au vu de certaines attaques sur les civiles, le ministre de la Défense prescrit « la vigilance qui doit être de mise dans la couverture sécuritaire de cette importante échéance sociale (la rentrée scolaire Ndlr) ».

A l’occasion de cette rentrée, la sécurisation des élèves, des enseignants et des établissements scolaires sur l’ensemble du pays interpelle toutes les administrations en charge de la sécurité. D’où la présence à cette rencontre du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, du délégué général à la Sûreté nationale Martin Mbarga Nguele, du secrétaire d’Etat à la Défense Galaxe Yves Landy Etoga.

Cameroun : Nalova Lyonga prêche la digitalisation des enseignements

Le ministre des Enseignements secondaires conduit ce 29 août 2022 la cérémonie de rentrée pédagogique officielle au lycée bilingue de Yaoundé.

 

Les signes de l’imminence de la rentrée scolaire 2022-2023 se multiplient à mesure que le 5 septembre approche. Après  le conseil de cabinet du 25 août 2022 centré sur le bilan de l’année antérieure et les perspectives de l’année nouvelle, voici venue l’heure de la rentée pédagogique. L’événement est placé sous le thème « Digitalisation des enseignements : un déterminant efficace et efficient de l’offre de formation au ministère des enseignements secondaires ».

Il mobilise depuis ce lundi matin des enseignants et divers responsables autour du ministre des Enseignements secondaires Pauline Nalova Lyonga. En effet, les inspecteurs pédagogiques, le personnel chargé de la qualité de l’enseignement, du suivi des programmes scolaires, du respect des normes pédagogiques dans l’ensemble du système scolaire sont réunis au lycée bilingue de Yaoundé jusqu’au 30 août 2022.

Pauline Nalova a saisi l’opportunité pour prodiguer des conseils à ses collaborateurs. « Vous devez toujours donner le meilleur de vous-même et mettre à profit les nombreuses opportunités qu’offre la digitalisation. Vous devez toujours travailler avec la volonté de sauver l’école et savoir transformer les difficultés en opportunités », a recommandé le ministre.

Cette rencontre s’ouvre à une semaine de la rentrée des élèves qui a lieu le 5 septembre 2022 à 7h30 sur l’ensemble du territoire national.

Cameroun-Education : voici le calendrier officiel de l’année scolaire 2022-2023

Le ministre des Enseignements secondaires Pauline Nalova Lyonga et celui de l’Education de base Laurent Serge Etoundi Ngoa viennent de procéder au découpage de la prochaine année.

 

 

Le gouvernement vient de le confirmer. La rentrée  scolaire a lieu le 5 septembre 2022 à 7h30 sur l’étendue du territoire national. L’année scolaire 2022-2023 qui démarre ce jour-là, s’achève le vendredi 28 juillet 2023 à 15h30. Elle comporte deux grandes périodes d’interruption d’une durée de deux semaines chacune. La première correspondant aux congés de Noël s’étend du vendredi 16 décembre 2022 à 12h00 au mardi 3 janvier 2023 à 7h30. La deuxième relative aux congés de Pâques ira du vendredi 31 mars 2023 à 15h30 au lundi 17 avril 2023 à 7h30.

Cette organisation est contenue dans l’arrêté conjoint N°120/ B1/ 1464/ AC / MINEDU/MINESEC du 19 août 2022. Le texte fixe le calendrier de l’année scolaire 2022-2023 en République du Cameroun. Il prévoit deux modes d’enseignement en raison de la persistance de pandémie à coronavirus et d’autres urgences humanitaires. Les enseignements se dérouleront ainsi en présentiel et à distance, via la radio, la télévision, internet ou les livrets d’apprentissage autodidacte.

L’arrêté conjoint procède aussi au découpage des trois trimestres de l’année scolaire. Le premier s’étend du lundi 5 septembre au vendredi 25 novembre 2022. Le deuxième trimestre couvrira la période allant du lundi 28 novembre eu vendredi 16 décembre 2022 et du mardi 3 janvier au vendredi 3 mars 2023. Le troisième trimestre quant à lui, ira du lundi 6 mars au vendredi 7 avril et du lundi 17 avril au vendredi 2 juin 2023.

La décision interministérielle précise la période du déroulement des examens officiels session 2023. A cet effet, elle prévoit le déroulement des épreuves zéro les jeudi 27 et vendredi 28 avril 2023. Les épreuves pratiques d’EPS quant à elles auront lieu du lundi 24 avril au vendredi 12 mai 2023. Les examens et concours officiels de l’Education de base se dérouleront du lundi 15 mai au vendredi 28 juillet 2023. Ceux des Enseignements secondaires auront lieu du mercredi 17 mai au vendredi 28 juillet 2023.

Le texte prévoit le départ en congés du personnel enseignant le 31 juillet 2023. La rentrée du personnel administratif est fixée au lundi 28 août 2023 à 7h30. Celle du personnel enseignant au mercredi 30 août 2023. La rentrée des élèves pour le compte de l’année 2023-2024 aura lieu le 4 septembre 2023. Ci-dessous, l’arrêté conjoint MINEDUB-MINESEC.

Arrete_conjoint_120_B_1464_fixant_calendrier_annee_scolaire_2022_2023_Cameroun.

Cameroun : elle veut divorcer de son mari irresponsable

Une femme a saisi le tribunal de premier degré de Yaoundé pour obtenir une décision de divorce. Elle est déterminée à éponger ses 24 ans de mariage avec Igor, son époux et père de ses enfants. Elle accuse son mari d’avoir déserté le foyer.  

 

Les faits sont rapportés par Kalara, journal spécialisé dans les questions juridico-judicicaires . Accompagnée de ses témoins, Geneviève accuse son époux d’être un déserteur de foyer, et un père irresponsable. Militaire de profession, ce dernier refuse de se présenter aux audiences. L’affaire avait déjà été débattue lors des audiences précédentes et renvoyées pour faire entendre les témoins de la dame.

Marié en 1997, Igor et Geneviève ont eu trois enfants. Pendant les premières années qui ont précédé leur mariage civil et religieux, ils formaient un couple normal. Le pire a été remporté sur le meilleur en 2005, lorsqu’Igor a commencé les fugues.

«Je suis leur ancienne voisine.En ma qualité d’officier supérieur de l’armée, cette dame m’a appelé un jour pour m’informer que son mari est porté disparu depuis trois mois, et qu’en faisant le ménage, elle a trouvé son fusil sous le lit », a déclaré Germaine, premier témoin de Geneviève.

Poursuivant son récit, le témoin a relaté que c’est après plusieurs investigations que l’épouse du militaire a découvert que son homme était en Europe pour un stage professionnel. Selon elle, il n’était pas à sa première fugue. En effet, pendant le temps qu’il partageait la vie de Geneviève, Igor avait la mauvaise habitude de déserter le domicile conjugal et ne rentrait que six à douze mois après.

Sa dernière fugue daterait de 2017. Alors que son épouse le croyait mort, c’est un an après qu’elle a découvert que son époux habite dans un autre quartier de Yaoundé.  » Elle est allée le rejoindre avec les enfants, il les a chassés comme des rats. Pendant ses séquences de fugue, cette dame s’est occupée toute seule des enfants »,  a déclaré la sœur cadette de Geneviève et son deuxième témoin.

Elle ajoute que : « Ce monsieur est un irresponsable. Il a abandonné son épouse dans la maison avec six mois d’arriéré de loyer et un bébé de trois mois. Elle a déjà trop souffert, la meilleure chose à faire est de divorcer de cet homme ».

Geneviève, qui dit avoir reçu déception et humiliation à la place du grand amour que lui avait promis Igor, veut tirer un trait sur son mariage avec ce dernier. Elle sollicite une pension alimentaire mensuelle de 150 mille pour les trois enfants ainsi que la liquidation des biens de la communauté. Verdict le 6 octobre prochain.

Cameroun – Rentrée scolaire : les tenues « sexy » interdites au lycée de la Cité des palmiers à Douala

Pour montrer l’exemple, le proviseur et le censeur de cet établissement secondaire d’enseignement secondaire se sont présentée en uniforme d’école ce 6 septembre 2021, jour du démarrage des cours.

Madame le proviseur et monsieur le Censeur du lycée de la Cité des palmiers, situé dans le 5e arrondissement de Douala, insistent sur la discipline vestimentaire à l’entame de la rentrée scolaire ce 6 septembre 2021.  

A la cérémonie de levée des couleurs ce matin, ces deux responsables se sont présentés en uniforme de l’école. Tenues amples, têtes bien coiffées, chaussures propres. Une manière de montrer  la manière avec laquelle les élèves doivent se présenter tous les matins.

Ainsi, sont interdits : les jupes sexy, de pantalons serrés, cheveux ébouriffés, tenues non repassées, et chaussures non lavées. Des dispositions contenues pour l’essentiel, et dont l’application fait généralement défaut. Les garants de la discipline au lycée de la Cité des palmiers, s’engagent à veiller. Un engagement permanent auquel devrait s’inspirer d’autres écoles du pays.

Cameroun : 54 établissements clandestins scellés dans la région de l’Ouest

La commission mixte descendue sur le terrain cette semaine reproche aux promoteurs le défaut d’autorisation d’ouverture, d’extension, entre autres. 

« Complexe scolaire privé laïc bilingue avenir de Kouoptamo ». Le nom de cet établissement scolaire est en soi tout un programme d’espoir. Mais sur place, ce sont des hangars en plein air, recouverts de toit en paille, qui servaient de salle de classe. Cette information est de Cameroon tribune. Un espace devant regrouper des enfants scolarisés se trouvant en pleine broussaille, exposée à tout type de danger. Cet établissement scolaire fonctionnel depuis quelques années est désormais fermé.

Les scellés y ont été officiellement apposés le 27 août dernier par une commission mixte conduite par Adray Epenté Tazeu, inspecteur général des services régionaux du gouverneur de la région de l’Ouest. Ce dernier n’a pas caché son indignation ; « C’est inconcevable que des enfants fréquentent dans de telles conditions. Non seulement rien ne les prédispose à ce qu’ils soient concentrés et obtiennent des résultats satisfaisants et pire encore, ils y sont dans un contexte d’insécurité totale ».

Au cours d’un périple mené du 26 au 31 août dernier, cette commission a scellé de multiples établissements scolaires classés comme clandestins dans l’ensemble des départements de la région de l’Ouest. Au total 54 établissements scolaires (45 du sous-secteur éducation de base et 9  du sous-secteur enseignement secondaire) ont été fermés.

Les motifs étant le défaut d’arrêtés de création et d’ouverture, d’acte d’extension et autres. Sur le terrain, la majorité de ces établissements scolaires donnaient le frisson. Certains n’avaient que de hangars comme salles de classe. D’autres étaient logés dans les locaux insécurisés qui menaçaient de s’écrouler au moindre geste. Les domiciles privés et même des magasins privés, servaient aussi par endroits de local choisi  par les fondateurs pour abriter leurs établissements scolaires.

La mise en garde adressée aux fondateurs étant qu’ils se conforment à la loi et respectent les conditions de sécurité s’ils veulent se mouvoir dans le secteur de l’éducation. Des blâmes ont été particulièrement adressés aux promoteurs récidivistes qui, avec malice, s’empressent de rouvrir leurs établissements scolaires. Désormais a martelé l’autorité administrative, l’Etat qui veut sauvegarder ses enfants et leur procurer une bonne éducation, ne va plus tolérer les écarts.

Cameroun : Nalova Lyonga corrige les proviseurs à la veille de la rentrée scolaire

Le ministre des Enseignements secondaires rappelle les modalités d’inscription des élèves dans les établissements scolaires publics. Dans une circulaire signée le 27 août 2021, invite les délégués régionaux et départementaux des Enseignements Secondaires à veiller au respect des bonnes pratiques.

« Il m’a été donné de constater qu’ à l’occasion des rentrées scolaires les élèves et leurs  parents sont victimes de pratiques éhontées et multiformes de corruption : monnayage du  recrutement des élèves, vente de tenues, d’écussons et autres fiches ou carnets non prescrits  par les textes officiels … Cette situation porte évidemment un lourd préjudice autant à l’image de marque de  notre système éducatif qu’à la qualité des rendements escomptés aussi bien des apprenants que des personnels d’encadrement », fustige le ministre des Enseignements secondaires dans une circulaire publiée le 27 avril dernier.

Pauline Nalova Lyonga rappelle les  prescriptions suivantes : 

  • Le paiement des contributions exigibles et des frais d’examens se fait uniquement auprès  des banques ou opérateurs agréés. À savoir MTN. Orange, Express Union, Afriland, Campost et Ecobank. 
  • Tout établissement scolaire doit disposer uniquement de deux (02) comptes bancaires: 

–  le premier, destiné à la sécurisation des contributions exigibles et des frais des  examens DECC est ouvert au nom de l’établissement (exemple Lycée Bilingue de  Yaoundé) : 

– le second,  dédié à la sécurisation de toutes autres contributions volontaires des parents  (Compte APEE) est ouvert conformément aux dispositions de la Circulaire  N0 07/08/MINESEC/CAB du 25 février 2008 fixant les modalités de fonctionnement des Associations de Parents d’Elèves et d’Enseignants au sein des établissements  publics d’enseignement secondaire (exemple APEE du Lycée Bilingue de Yaoundé). 

  • Le trésorier de l’APEE fait éditer l’historique du compte chaque mois et en donne copie  au Chef d’établissement. 
  • Les recrutements d’élèves des classes autres que celles de 6e, From 1, 1ère année et classe de 2nd de l’enseignement technique dans les établissements scolaires publics d’enseignement secondaire devront se faire au sein des commissions permanentes conformément aux dispositions dc l’arrêté N0 365ml/l464/MINEDUC/062/CF/M INEFI  du 19 septembre 2001 portant application de certaines dispositions du décret 2001104 1 du 19 février 2001 portant organisation des établissements scolaires publics et fixant les  attributions des responsables de [‘administration scolaire. 
  • Aucun équipement ou matériel didactique ne doit être vendu au sein de l’établissement scolaire. 
  • Toutes autres questions relatives au fonctionnement optimal de l’établissement ou à  l’amélioration des conditions des enseignements/apprentissages non financées par les contributions exigibles doivent être soumises dans le cadre de la préparation du budget à l’appréciation de l’Association des Parents d’Elèves et Enseignants et à l’approbation du Conseil d’Etablissement conformément aux dispositions de l’article 23 alinéa (1) du décret N0 2001 /041 du 19 février 200 1 susmentionné. 

Le ministre Nalova Lyonga dit attacher du prix au respect de ces dispositions. Les contrevenants pourraient s’exposer à des sanctions prévues par la réglementation

Cameroun : rentrée scolaire le 6 septembre 2021, le gouvernement rompt le suspens

Un arrêté conjoint  des ministres de l’Education de Base (Minedub) et des Enseignements secondaires  (Minesec) signé hier met fin aux supputations sur un probable report de la rentrée scolaire.

 

« Dans tous les établissements scolaires publics et privés de la République du Cameroun, l’année scolaire 2021/2022 commence le lundi 6 septembre 2021 à 7 heures 30  minutes et s’achève le vendredi 29 juillet 2022 à 15 heures 30 minutes », décident les ministres de l’Education de Base (Minedub) et des Enseignements secondaires (Minsesec) dans un arrêté conjoint signé le 25 août 2021.

La rumeur d’un probable report de la rentrée scolaire avait pris corps sur les réseaux sociaux avant d’être amplifiée par la sortie du secrétaire général du ministère de l’Enseignement secondaire  le 23 août dernier,  sur les antennes de la télévision nationale. Interrogé sur la date de la rentrée le 6 septembre, le Pr Pierre Fabien Nkot avait déclaré que le gouvernement donnera en temps opportun la date effective du retour à l’école. Ce qui n’a pas stoppé les nombreuses supputations qui annonçaient la reprise des classes en octobre en raison de la troisième vague annoncée de contamination au Covid-19.

Ci-dessous, des images de l’arrêté conjoint Minedub – Minesec publié hier.

Cameroun : le gouvernement sème la confusion sur a date de la prochaine rentrée scolaire

Alors que le 6 septembre est annoncé comme étant la fin des vacances scolaires, un passage du Secrétaire général du ministère des Enseignements secondaires sur la télévision nationale est venu jeter le trouble dans les esprits.

Le Pr Pierre Fabien Nkot  était  l’invité du journal de 20h30  sur la CRTV le 23 août 2021,. Attendu pour apporter les clarifications sur les préparatifs de la prochaine rentrée scolaire, il n’a pas comblé toutes les attentes, notamment en ce qui concerne la date effective de la rentrée scolaire, sujette à plusieurs rumeurs.

Le proche collaborateur du ministre Nalova Lyonga s’est contenté de dire que le gouvernement donnera en temps opportun la date effective du retour à l’école. « En général ce qui se passe, c’est que des propositions sont faites aux plus hautes autorités du pays, et je peux vous confirmer ce soir que les plus hautes autorités du pays se prononceront dans les prochains jours sur la date de la rentrée scolaire», a déclaré le Pr. Fabien Nkot.

Cette déclaration laisse présager un report. Mais entre-temps,  plusieurs  écoles et marchés de fournitures scolaires ont ouvert les pages de la rentrée. Quelques parents et  élèves se préparent aussi pour le 6 septembre prochain.

Cameroun : 106 établissements scolaires clandestins fermés

Un arrêté du ministre des Enseignements secondaires signé le 29 juillet 2021,  ordonne leur fermeture immédiate à un mois de la rentrée des classes. La ville de Douala seule compte 58 écoles concernées.

Comme à chaque rentrée scolaire, le ministère des Enseignements secondaires (Minesec) opère un nettoyage du fichier des établissements. A un mois du démarrage des classes, le ministre Pauline Nalova Lyonga vient d’ordonner la fermeture de 106 établissements sur l’étendue du territoire.  Les raisons évoques sont entre autres : violation des formalités légales de création et d’ouverture, défaut de titre foncier.

58 écoles ont été fermées dans la ville de Douala. Soit plus de la moitié des établissements interdits d’exercer pour le compte de la prochaine année académique.

Au Minsec, l’on assure que les écoles sanctionnées peuvent aussitôt régulariser leur situation. Si les manquements constatés connaissent une évolution, elles seront régularisés dans un mois et pourront rouvrir leurs portes à la prochaine rentrée scolaire.

Cameroun : une rentrée scolaire pas comme les autres

Les élèves du primaire et du secondaire renouent ce 5 octobre 2020 avec l’école à la faveur de la rentrée scolaire. Particulière du fait de la pandémie de la Covid-19, pour laquelle le gouvernement a édicté des mesures barrières  spécifiques.

Rentrée scolaire à l’ère  de la Covid-19. En plus des cartables, les élèves du primaire et du secondaire arborent des masques faciaux. Conformément aux dispositions prises par le gouvernement lors du Conseil de cabinet du 24 septembre 2020. Celles-ci doivent être appliquées dans les universités, les lycées et collèges ainsi que les établissements du primaire dès ce 5 octobre prochain.

Le gouvernement a prescrit la désinfection des amphithéâtres et salles de cours, l’installation des points de lavage des mains à l’entrée de chaque amphithéâtre et bloc pédagogique, la régulation du flux d’étudiants dans les campus par l’éclatement des filières à grands effectifs en plusieurs groupes ou la rotation des différentes filières au sein des établissements.

Il a été préconisé qu’un accent soit mis sur l’approfondissement des protocoles de recherche initiés par les chercheurs, dans le but de proposer des solutions idoines permettant de maitriser la pandémie. Lors de ce Conseil de cabinet,  le ministre des Enseignements secondaires a fait savoir qu’au regard du contexte sanitaire actuel, le principal enjeu de la rentrée scolaire 2020-2021 porte sur la maîtrise des effectifs des élèves. Ainsi, leur nombre par salle de classe a été plafonné à 50 et les tables-bancs nouvellement conçus permettent de disposer deux élèves par banc.

L’approche pédagogique qui sera implémentée repose sur un dispositif à trois niveaux comprenant les cours à plein temps, le système de mi-temps et l’approfondissement de l’enseignement à distance.

Rentrée scolaire: près de 44 000 élèves absents sur les 55 010 attendus dans le Nord-Ouest

Dans plusieurs départements dont le Boyo et le Bui, la rentrée s’est faite sans aucun élève ni enseignant.

Dans le rapport de la rentrée scolaire établi par Ngwang Roland Yuvem, délégué régional des enseignements secondaires de la région du Nord-Ouest, trois départements sur les sept de cette région ont été concernés par la rentrée scolaire 2019/2020. Dans les conclusions du document, l’autorité administrative avoue espérer plus d’engouements de la part des élèves, des enseignants et des responsables administratifs ce 03 septembre, deuxième jour des classes.

La présence de toutes ces parties prenantes à l’éducation dans l’ensemble de la région du Nord-Ouest se chiffre à 8.71%, au premier jour de rentrée. Le rapport comporte plusieurs rubriques dont le nombre d’établissements fonctionnels, les élèves inscrits, les enseignants et le staff administratif présents…

Il ressort que sur les 555 écoles fonctionnelles dans la région, 30 ont ouvert leurs portes pour le début des classes. De même, des 55 010 élèves attendus en cette rentrée, 1299 ont répondu présent. Les enseignants n’ont pas dérogé à la règle. Sur 3009 seigneurs de la craie qui devaient prendre attache avec les apprenants dès le 02 septembre, seuls 86 ont osé braver le mouvement des villes mortes institué par les groupes séparatistes dans cette région et celle du Sud-Ouest. Du côté du staff administratif des établissements secondaires, l’ambiance était également morose: 96 ont pointé sur les 1009 prévus.

Les départements du Boyo et du Bui enregistrent zéro dans toutes les rubriques détaillées dans ce récapitulatif administratif.

La situation était similaire dans la région du Sud-Ouest où le mot d’ordre de ville morte a également été lancé par les sécessionnistes. Les élèves, les parents, les enseignants, craignant pour leur vie préfèrent se terrer chez eux de peur des représailles.

Cameroun: la rentrée scolaire de tous les enjeux ?

Ils sont des milliers du primaire et du secondaire à avoir pris le train de la rentrée scolaire ce 02 septembre 2019. D’un côté, le gouvernement donne des assurances pour une reprise de cours dans les régions anglophones, de l’autre côté, les groupes séparatistes menacent. 

Ce jour, 02 septembre, marque la rentrée scolaire sur toute l’étendue du territoire camerounais. Après trois mois de vacances, les élèves des écoles, lycées et collèges ont renoué avec les bancs et le tableau noir. «Les enfants ont répondu à l’appel ce matin. Le corps enseignant et administratif sont à l’œuvre», assure Hermine N., directrice dans une école primaire.

Les apprenants vont s’adapter cette année à une nouvelle méthode d’évaluation qui redevient trimestrielle. Une nouveauté à laquelle devront également s’arrimer des enseignants qui comptent d’ailleurs sur les journées pédagogiques pour des remises à niveau « c’est au cours de ces moments d’évaluation interne des enseignants que nous pouvons également jauger ce qui est fait, ce qui ne fonctionne pas et comment corriger ses erreurs», espère M. Tsimi, enseignant de français.

L’année scolaire 2019-2020 est sous l’égide de la reprise effective des classes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à des troubles depuis 2016. Une réunion sécuritaire présidée par le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo s’est tenue, vendredi 30 août en vue de développer des stratégies pour une rentrée scolaire dans la sérénité notamment dans les régions anglophones. Etaient présents aux assises, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale (Minat), le Délégué général à la sûreté nationale (Dgsn), Martin Mbarga Nguélé, le secrétaire d’Etat, chargé de la gendarmerie nationale, Galax Etoga, le directeur général de la recherche extérieure, Léopold Maxime Eko Eko…

L’opération « Back to Scholl » lancée par le gouvernement sera-t-il respectée, malgré les exactions qui se poursuivent dans ces zones? Les groupes sécessionnistes ont mis en garde les populations des deux régions anglophones contre la reprise des classes. Ils ont promis des représailles à quiconque ne respectera pas les villes mortes en cette rentrée scolaire. Un mot d’ordre qui a occasionné de nombreux déplacements à la veille de la rentrée. En rappel, depuis 2017, près de 5000 écoles ont fermés leurs portes et environ 600 000 enfants ont été privés d’éducation dans ces régions.

Rentrée scolaire au NOSO: le MINCOM reconnait une situation critique

Le MINCOM a énuméré les exactions perpétrées par les sécessionnistes et relevé les déplacements massifs des populations observées dans ces régions.

René Emmanuel Sadi, le ministre de la Communication (Mincom) va tout d’abord déplorer «la paralysie de l’activité scolaire observée dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, depuis de longs mois, du fait des exactions inadmissibles des bandes armées de la nébuleuse sécessionniste….». Situation à l’origine «de nombreuses familles [qui] ont fini par sombrer dans une psychose généralisée, qui a entraîné un mouvement de désertion des jeunes et des étudiants.»

Lors de la conférence conjointe, Mincom, ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Education de base et le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Enseignement secondaires, hier, 26 août, le «porte-parole» du gouvernement est revenu sur les nombreuses exactions perpétrées par les groupes armés séparatistes dans ces zones à quelques jours de la rentrée scolaire et bien avant.

Il a ainsi cité l’assassinat, le 25 août 2019, d’un enseignant d’une école primaire de l’arrondissement de Mbiame, dans le département de Bui, région du Nord-Ouest. Meurtre perpétré par des bandes armées hostiles à la reprise des classes pour la rentrée scolaire du 02 septembre prochain.

En guise de bilan provisoire, «27 attaques terroristes ont été perpétrés contre le système éducatif dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest entre le mois de janvier et le mois d’août 2019. Par ailleurs au courant de l’année académique 2018/2019, l’on a enregistré un total de 19 enseignants et 58 étudiants kidnappés, dans les universités de Bamenda et de Buea.»

Le Mincom tout en condamnant les actes «barbares» des sécessionnistes va inventorier quelques abus commis par ces bandes armées dont des incursions opérées dans les établissements scolaires du village Mbouh par Bangem dans le Kupe-Muanenguba, l’incendie des salles de classe au Lycée de Batoke à Kumba, des tirs dirigés contre des étudiants de l’Université de Buea, l’incendie du Pesbyterian High School, le viol de deux élèves qui revenaient de Mudemba après les examens du First Leaving Certificate, l’incendie de l’école primaire publique islamique Marem…»

Le gouvernement a tenu par ailleurs à rassurer la communauté éducative de ce que la rentrée aura bel et bien lieu dans ces régions en trouble. Dans la mesure où «tout est mis en œuvre, d’abord au plan sécuritaire, pour garantir le bon déroulement de la rentrée et l’année scolaire.»