Afrique : l’UE interdit l’importation du caoutchouc issu de la déforestation

L’Union européenne (UE) a adopté une loi anti-déforestation qui interdit l’importation dans cette zone tous produits issus de la déforestation.

Le 13 septembre 2022 une loi interdisant l’importation au sein de l’Union européenne (UE) des produits issus de la déforestation a été adoptée. Le texte a été soutenu par une large majorité de députés européens, soit 453 voix pour, contre 57 voix et 123 abstentions.

Le projet de loi qui comprenait au départ l’huile de palme, le soja, le café, le bois, etc. a vu la liste se rallonger avec l’intégration du caoutchouc. Une bouffée d’oxygène pour certains peuples autochtones, dont l’habitat est défriché au profit de la culture de cette matière première agricole.

En clair, ce qui change avec l’adoption de cette nouvelle loi est que désormais, l’on ne pourra plus importer des produits au sein de l’union européenne si jamais ils sont issus de la déforestation. Le projet de loi qui comprenait au départ l’huile de palme, le soja, le café, le bois, le cacao, etc. a vu la liste se rallonger avec l’intégration du caoutchouc.

« Greenpeace Afrique espère que l’Union européenne va plus tard voter également une loi qui s’oppose aux facilités financières qui sont accordées à ces agro-industries par des banques européennes », affirme Ranece Jovial Ndjeudja, responsable de la campagne forêt chez Greenpeace Afrique.

Avec cette nouvelle loi, le Cameroun pourrait voir ses activités baisser sur ce marché. La production nationale de caoutchouc s’est chiffrée à 60 000 tonnes en 2020, contre 45 000 tonnes en 2019. Les acteurs impliqués sur ce segment d’activité sont la Cameroon development corporation (CDC), Hévéa du Cameroun (Hevecam) filiale du britannique Corrie MacColl, et Sudcam.

Parmi les principaux clients du Cameroun, se classent les pays de l’Union européenne. En effet, selon l’ONG Global fitness, l’UE importe à elle seule plus de 30% des exportations de caoutchouc des pays producteurs en Afrique de l’Ouest et Centrale.

Mondial 2023-Basketball : le Cameroun face à l’obstacle RDC

Les Lions de la balle orange et leur nouvel encadrement technique débutent ce jour face à la RDC le second tour des éliminatoires dans la zone Afrique.

Sur le continent, l’actualité du basket sera animée par les matchs aller du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2023. Des rencontres s’étalant de ce jour jusqu’à dimanche prochain. Elles concernent les groupes E et F basés respectivement dans la ville ivoirienne d’Abidjan et la cité tunisienne de Monastir.

Logé dans le groupe F, le Cameroun lance les hostilités face à la RDC ce jour dans la salle Mohamed Mzali. Les deux journées suivantes, sur la même installation et à la même heure, les basketteurs camerounais seront aux prises à l’Egypte et au Sénégal. Bien que figurant dans le groupe, ils ne croiseront pas le Soudan du Sud et la Tunisie rencontrés durant le premier tour.  Toutefois, selon le règlement de la compétition, les performances du premier tour sont prises en compte au second tour.

Ce qui explique la dernière place occupée par le Cameroun avant la mise en jeu de tout à l’heure. Avec cinq défaites et une victoire durant la première phase, l’affaire semble mal embarquée par Alfred Aboya, le nouveau sélectionneur des Lions indomptables de la balle orange.

Pour entrevoir la qualification au prochain Mondial, le Cameroun est condamné à sans faute cette fin de semaine. Une tâche qui ne s’annonce pas aisée compte tenu du retard accusé. Qu’à cela ne tienne, les basketteurs camerounais ont bénéficié d’un stage interne depuis le 16 août dernier dans la capitale tunisienne.

Pour ses premiers matchs officiels, en tant que patron de l’encadrement technique, Alfred Aboya a poursuivi la carte du rajeunissement. Celle observée durant les derniers regroupements de la sélection.

A en croire Cameroon tribune, la principale curiosité des 12 joueurs sélectionnés pour l’échéance de cette fin de semaine se nomme Paris Lee, le meneur américain de 27 ans récemment naturalisé camerounais. Ancien sociétaire de Monaco, d’Orléans en France, de Brose Bramberg en Allemagne, il évolue actuellement en Grèce au Panathinaïkos.

Pour le reste, on retrouve le capitaine Arnaud Adala Moto, Benoit Mbala en posture de cadre. Des deux plus anciens auxquels s’ajoutent les deux locaux Cyrille Liale et Brice Eyaga ainsi que Charles  Minlend Junior, Fabien Ateba, Bretrand Awana ou encore Aristide Mouaha, la jeunesse dynamique du basketball camerounais en Europe.

 

Championnat d’Afrique de Sambo : le Cameroun grand vainqueur

Avec huit médailles en or, le Cameroun a remporté hier la 16ème édition du championnat d’Afrique de Sambo.

Les combats ont eu lieu entre le 16 et le 17 juillet au Palais Polyvalent des sports de Yaoundé. En finale de -98 kg de sambo combat le 16 juillet dernier au palais des sports de Yaoundé, le champion du monde camerounais Nji Moluh Seidou avait en face l’égyptien Abdalfatah Khaled. Le camerounais s’est imposé sur tous les plans au terme de cinq minutes de combat en récoltant un score de (8-0).

Médaillé en or, le lion indomptable du Cameroun dit merci à l’Eternel. « Vous imaginez la pression parce que c’était au pays. Il fallait également par rapport au discours du Chef de l’Etat qui est de faire rayonner le drapeau du Cameroun au plus haut. Il fallait représenter normalement et par la grâce de Dieu ça c’est bien passé. »

Pour le champion d’Afrique, « Chaque compétition se suit et ne se rassemble pas. Mon adversaire égyptien me connaissait bien en tant que champion du monde, il s’est bien préparé. Donc je suis resté prudent et j’ai écouté les consignes du staff technique et ça c’est bien passé. ».

Avec une possibilité de donner un uppercut à son adversaire déjà affaibli et le mettre totalement, le sambiste s’est maîtrisé pour risque d’être disqualifié de nouveau. « J’ai été disqualifié au dernier championnat du monde qui a eu lieu en Ouzbékistan, du coup j’ai essayé de rester prudent en respectant le respect des règles et de gagner techniquement. »

De mémoire, Nji Moluh Seidou est le tout premier africain a remporté le titre de champion du monde en sambo. Pour l’heure, le natif de Foumban garde son titre pour la quatrième fois sur le plan continental.  Le Cameroun est suivi au classement général par le champion sortant le Maroc, deuxième avec six médailles et or. L’Egypte complète le podium avec trois médailles. Pour cette 16e édition du championnat d’Afrique de sambo, 16 pays ont participé au tournoi avec 70 sambistes.

Le fondement métaphysique pour résoudre la problématique du développement de l’Afrique 

L’Afrique malgré le potentiel que renferme son sol et son sous-sol, continue à essuyer un retard dans son développement économique. L’expérience dans d’autres nations développées, a montré la place importante que joue la religion pour faciliter l’émergence.

Du point de vue de la médecine humaine, un bon diagnostic est toujours préalable à une thérapie satisfaisante. De la même manière, un diagnostic raté mène à l’aggravation du mal, voire à la mort. S’il est admis que le corps social est assimilable au corps physique et fonctionne selon quasiment les mêmes principes et une mécanique similaire, alors il y a lieu de considérer que si le bon diagnostic n’est pas effectué sur les maux d’un pays, alors ces derniers ont des chances de s’approfondir et de s’étaler sur des décennies voire des siècles, avec toutes les conséquences critiques imaginables.
Le problème africain en général se résume à travers le tableau d’un continent qui, sur l’échiquier mondial, reste à la traîne malgré d’abondantes richesses de toute nature. On a déjà suffisamment épilogue sur les ressources humaines et surtout matérielles de l’Afrique dont le sous-sol et le sol sont de véritables scandales  géologiques et miniers.
En dépit des efforts indéniables réalisés par quelques États comme le Ghana, le Rwanda, le Maroc, le Botswana ou le Nigeria, la grande majorité de nos États demeurent dans des situations socio-économiques préoccupantes. Plus de la moitié de nos populations vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins d’un dollar par jour. Le sous emploi massif, la misère généralisée, le déficit criard des commodités les plus élémentaires d’une existence digne, sont le lot quotidien de nos populations. Les indicateurs de développement humain y sont les plus faibles de la planète.
Sous-industrialisation, sous-scolarisation et sous éducation, sous alimentation et sous médicalisation, sous infrastructuration et sous organisation dans tous les domaines, sous financiarisation, sous politisation et sous démocratisation sont les variables sectorielles d’un sous développement global devenu depuis longtemps structurel et endémique.
La problématique africaine semble sans issue et les progrès réalisés ça ou là semblent toujours ténus et menacés de rechute, tant les bases économiques, sociales, démocratiques et institutionnelles en sont fragiles. L’explication des causes de cette situation de crise permanente en Afrique a été longtemps recluse à ses aspects matériels. Très souvent, sous la houlette des partenaires au développement, ce sont uniquement des paramètres statistiques et comptables qui sont brandis régulièrement pour justifier l’état de sous-développement de nos pays. Les mécanismes de fonctionnement de l’économie et de la gouvernance invariablement invoqués pour justifier les carences remarquées. A l’observation, cette grille de lecture matérialiste et cartésienne n’a-t-elle pas montré ses limites?
L’inaptitude des politiques publiques jusqu’ici préconisées et conduites, à produire industrialisation et émergence partout en Afrique comme cela eut lieu en Europe à la faveur de la révolution industrielle du 19e siècle, ne traduit t-elle pas l’impertinence des diagnostics matérialistes et rationalistes jusqu’ici mis en prépondérance ?
Loin de moi l’idée de répudier totalement les déterminants rationnels habituellement mobilisés. Ils ont, d’évidence, leur degré d’importance, mais sont loin, à eux seuls, de pouvoir nous fournir la totalité des facteurs explicatifs requis. Manifestement, ils ne représentent en fait que la partie visible de l’iceberg dont chacun sait désormais que la partie immergée est infiniment plus consistante. La dimension intelligible de l’univers dont parle Platon sera toujours plus importante que la dimension sensible.
A cet égard, une observation minutieuse des sociétés du monde établit le rôle prédominant joué par le facteur métaphysique ou plus généralement intelligible dans la trajectoire des peuples vers le progrès. Manifestement, trois scénarios clairs s’en dégagent.
Il y a d’une part les peuples qui ont fait le choix civilisationnel d’adhérer, majoritairement, à une orientation spirituelle issue de l’une des trois grandes religions révélées (christianisme, Judaïsme, Islam)  à l’instar des USA, de l’Indonésie ou d’Israël) ; ensuite ceux qui ont fait le choix d’adhérer, majoritairement,  à un système de croyance traditionnel et endogène à l’instar de la Chine ou du Japon;
Et enfin ceux qui ont fait le choix majoritaire de ne croire en rien ou souvent à la science humaine essentiellement.
Dans ce tableau général des civilisations qui ont souvent choisi un positionnement clair, majoritaire et tranché, croire ou ne pas croire, être bouillant ou froid, l’Afrique s’illustre par une option différente. Celle de la tiédeur et du syncrétisme. Celle du mélange des genres et des croyances occasionnant un égarement existentiel et identitaire chronique. Écartelée entre croyances révélées diverses, croyances et pratiques ancestrales, mais aussi incroyance pour beaucoup en raison de certaines influences philosophiques occidentales, l’Afrique est travaillée par des phénomènes d’oppression  et de possession métaphysiques qu’elle ne maîtrise aucunement.
Les États, les gouvernements et les peuples, tous investis dans des trajectoires de spiritualité endogènes et exogènes disparates mêlant magie noire, indienne, rituels occultistes occidentaux, maraboutismes et fetichismes africains, athéisme invétéré, finissent par produire, sans jamais en avoir conscience, une atmosphère spirituelle diversement polarisée, voire divergente, qui achève de dévaloriser et de desubstantialiser nos sociétés depuis des lustres. La nécessaire convergence cosmogonique et énergétique qui construit et structure une société pour l’amener vers des horizons et des orbites élevés, ne peut exister dans un tel contexte de divergences multiformes sur le plan des représentations du monde.
On est parfois surpris de constater les aberrations multiples existant chez nous à l’instar des problèmes axiologiques aigus de mentalités, de corruption, de cupidité, de mysticisme obscur et de sorcellerie à grande échelle qui font tant de mal à nos sociétés. Les pratiques fétichistes et mystiques sont au principe de phénomènes d’envoûtements individuels ou de masse, d’oppression effroyable, de maladies curieuses et inexplicables, de destinées mises en captivité ou brisées par des œuvres invisibles et maléfiques.
Nos États, en tant que corps social, n’échappent point à ces mêmes phénomènes de hantise et d’envoûtements de masse qui plombent lourdement leur destin à des échelles plus grandes. Les indicateurs de sous-développement matériel et physique ne sont ici que la résultante d’une dysharmonie et d’une entropie  spirituelles de grande ampleur. De surcroît, cet écartèlement considérable entre divers cadastres spirituels non maîtrisés est un facteur d’aggravation rédhibitoire de la situation.
Dieu le Créateur lui-même dit en effet et clairement dans la bible : « Ainsi, puisque te voilà tiède, ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche » (Ap 3,16). Assurément, un système de croyance hypocrite dans son essence, qui promeut une telle tiédeur, est nécessairement source d’inaptitude à élever une société vers le progrès.  Pire, il n’a que vocation à propulser  la société vers les abîmes de la déchéance et la décadence.
En cela, l’église ou plus généralement la spiritualité d’essence coloniale qui a essaimé en Afrique depuis des temps immémoriaux, ne pouvait et ne peut promouvoir une théologie de la Libération. L’Afrique a impérieusement besoin de systèmes de croyance de radicalité, à l’exclusion de toute forme de tiédeur ou de fanatisme religieux. Soit nous prenons la résolution d’être chauds et bouillants, sans mélange des genres et de pratiques, soit nous nous résolvons à être froids.
Soit nous décidons fermement d’être d’ardents chrétiens, musulmans ou animistes, soit nous nous résolvons à ne croire en rien, ce qui, en vérité, est une autre source de déchéance mais d’une autre nature. Ebenezer Njoh Mouelle parlait à juste titre des chrétiens qui le matin vont à l’église, et le soir chez le marabout. Cela est source d’affaiblissement et d’affaissement sociétal. Voilà, je le crois, le déterminant primordial  de la problématique africaine. J’espère, au passage, que ce texte aura valeur de support de clarification pour ces interminables et inutiles débats entre Africains sur le modèle religieux, endogène ou exogène, qui serait le plus approprié pour nous. Je nous suggère par conséquent sinon d’être chauds et bouillants dans notre foi, quelle qu’elle soit, d’être au moins et simplement froids.
Car la tiédeur spirituelle, autrement dit l’hypocrisie anthropologique qui réside dans le syncrétisme et les mélanges de genres du point de vue des croyances et pratiques, individuellement ou collectivement, pourraient continuer à nuire considérablement au destin pourtant de gloire et de promesse qui est celui de notre Afrique. Pas un hasard de constater que nombre de nations devenues froides en Europe connaissent un sort bien meilleur que le nôtre, et sont même très souvent dans les pelotons de tête en matière de développement au niveau mondial.
Le Foiisme politique que je promeus depuis quelques années s’inscrit dans le sens même de cette dialectique de la foi à mettre en cohérence avec l’univers global des sociétés africaines.Et je suis bien conscient d’apporter, à travers la présente contribution, une grille de lecture totalement inédite et hors des champs d’analyse exclusivement rationalistes les plus courants.
Assurément, notre prise de conscience de cette subtile réalité suivie de notre positionnement résolu en faveur d’une option de foi majoritairement chaude et  bouillante nous propulsera vers les Cimes de la prospérité au sein de l’humanité. Ne pas en prendre conscience serait suicidaire car cela nous installerait dans des tribulations éternelles que nous ne comprendrons jamais.
Voilà le vrai challenge qui nous interpelle désormais. PRIMAUTE DES FONDEMENTS MÉTAPHYSIQUES DANS LA PROBLÉMATIQUE AFRICAINE
Dieu bénisse l’Afrique.
Pr Olivier BILE,
Les Libérateurs

Mouhamadou Youssifou : « des migrants sont morts du fait de la bousculade »

L’ambassadeur de la République du Cameroun au Royaume du Maroc et doyen du groupe des ambassadeurs africains explique comment les migrants et les éléments des forces de maintien de l’ordre sont morts vendredi dernier.

Au moins 27 migrants sont morts vendredi 24 juin 2022 au Maroc, alors qu’ils tentaient de forcer le passage pour se rendre en Europe. Les images et vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent bien au moins une vingtaine de personnes couchées étendues à même le sol et d’autres tenues et conduits par des éléments des forces de maintien de l’ordre. Au vu de ces images fixes et animées, beaucoup se demandent ce qui s’est passé.

Suite à cet incident, le ministère des affaires étrangères du Maroc en collaboration avec le ministère de l’Intérieur ont organisé une réunion d’information. Au sortir de cette rencontre, le diplomate camerounais a répondu aux questions de la presse locale. « Nous venons d’assister à une réunion d’information sur les événements qui se sont déroulés en Adore vendredi dernier et qui ont causé de nombreuses victimes tant du côté de ceux qui ont fait l’assaut que du côté des forces de maintien de l’ordre. On nous a montré les vidéos, les faits, et qui sont d’une violence inouïe », déclare l’ambassadeur.

Les migrants ont changé de mode opératoire

Selon le doyen des ambassadeurs africains au Maroc, les migrants ont changé de stratégie. « C’est quelque chose à laquelle nous n’avons jamais assisté ici au Maroc. Par le passé, généralement ils nous ont habitués à l’attaque de ces barrières à la veille de Noël ou à la fête de Nouvel an. Mais cette année, ils ont choisi un vendredi nous ne savons pas pourquoi.  Et ils ont changé le mode opératoire. Au lieu de s’attaquer  à la barrière comme ils ont l’habitude de le faire, ils ont préféré s’attaquer même au passage de la frontière entre le Maroc et l’enclave de Melilla. Et c’est un passage étroit », rapporte-t-il.

« Nous condamnons ces manifestations »

Les causes de la mort des 27 migrants au Maroc
S.E Mouhamadou Youssifou, ambassadeur du Cameroun au Royaume du Maroc

Et d’ajouter que les migrants étaient préparés pour affronter l’adversité des forces de maintien de l’ordre. « Ils ont attaqué, ils sont venus avec des battons, gourdins, des armes blanches, des couteaux, et prêts à en découdre avec les forces de maintien de l’ordre. Ce qui a inévitablement conduit à tout ce qu’on a eu par la suite des blessés et même des morts. Mais des morts en général parce qu’ils ont  emprunté un couloir étroit et beaucoup sont morts du fait de la bousculade qui est advenue au niveau de ce passage-là », regrette-t-il.

 « Nous condamnons avec la dernière énergie ces manifestations et nous disons que nous nous tenons constamment comme par le passé auprès des autorités marocaines pour essayer de juguler cette situation qui n’honore pas notre continent, qui n’honore pas ces migrants, qui n’honore pas leurs différents pays et qui n’honore pas le continent africain en général », déclare Mouhamadou Youssifou.

Pourtant l’Afrique a tout pour réussir

« Je disais encore il y a quelques jours lorsqu’on célébrait la journée internationale de l’Afrique que l’Afrique est un continent béni. Il y a tout pour réussir sa vie ici en Afrique et notre jeunesse devrait comprendre cela. Il faut travailler. Il faut croire en notre continent, où il y a tout pour réussir. Vous pouvez faire de l’agriculture, vous pouvez apprendre un métier pour vous installer convenablement chez vous. Donc nous condamnons ce qui s’est passé et nous sommes prêts à accompagner le Royaume du Maroc pour trouver une solution pérenne ».

Origine des migrants

Par ailleurs, le chef de la mission diplomatique du Cameroun au Maroc parle de la provenance des migrants et du réseau tissé pour favoriser leur mouvement. « La plupart des migrants viennent des pays en crise et ces filières sont alimentées parfois par des combattants issus de ces pays-là qui vivent sur le dos des migrants. C’est des réseaux de la traite humaine et donc ils perçoivent de l’argent et ils envoient ces migrants. C’est un réseau huilé bien encadré et on leur donne même des conseils sur comment opérer », précise-t-il.

« Nous sommes prêts pour créer une synergie d’action avec nos différents pays et avec ces pays qui sont également en crise. Nous sommes prêts à poser le problème au niveau de l’Union africaine et voir jusqu’où on peut juguler cette situation », a-t-il conclu.

Championnats d’Afrique d’athlétisme : le Cameroun fait son bilan

La vingt-deuxième édition des Championnats d’Afrique d’athlétisme a pris fin ce dimanche 12 juin. A l’heure du bilan, Emmanuel Eseme, Nora Monie Atim et Véronique Kossenda ont fait honneur au Cameroun.

Au bout de ces cinq journées de compétitions au stade de Côte d’Or de lIe Maurice, c’est le Kenya qui termine en tête du tableau de médailles avec un total de 10 médailles d’or, devant l’Afrique du Sud qui récolte 9 médailles d’or. Ces deux grandes nations de l’athlétisme africain ont, en effet, largement dominé cette édition mauricienne en récoltant, 19 des 45 titres en compétition. Onze pays se partagent les 26 médailles d’or restantes.

Au-delà de cette belle performance du Kenya, l’image de cette dernière journée de compétition, reste sans conteste la victoire de Letsile Tebogo dans la finale du 200m. En effet, le nouveau prodige Botswanais a survolé la finale du demi-tour de piste en 20.26 (3,0 m/s), alors qu’il a complètement coupé son effort dans les derniers vingt mètres de course. Il devance ainsi le Camerounais Emmanuel Eseme (20.61), alors que le Sud-Africain Clarence Munyai décroche le bronze en 20.69.

Ainsi donc le Cameroun a fait bonne figure et un saut au classement au cours de cette dernière journée en engrangeant deux médailles (soit une en argent et une en bronze). Classée 8ème lors du concours de saut en longueur, Véronique Kossenda, dans son épreuve de prédilection, le triple Saut a gagné son pari en s’offrant, avec un bond mesuré à 13m35 la troisième place, synonyme de médaille de bronze.

La seule fausse note est à mettre à l’actif de Linda Angoulou qui en terminant sa course au quatrième sur 400m haies, elle finit au pied du podium. Au finish, le Cameroun, qui s’est vu attribuer l’organisation des 23ème Championnats d’Afrique en 2024, se classe  14ème  avec trois médailles dont : deux médailles d’argent : Nora Monie Atim (disque), Emmanuel Eseme (200m) et  une médaille de bronze par Véronique Kossendra au triple saut.

Un bilan bien meilleur que celui de l’édition précédente à Asaba au Nigeria en 2020 d’où le Cameroun est rentré avec une seule médaille d’argent remportée par Germaine Abessolo Bivina au 200m.

Classement final

  1. KENYA:  10 Or -05 Arg- 08 Brz.
  2. RSA: 09 Or -13 Arg -14 Brz
  3. NGR:05 Or- 03 Arg -03 Brz
  4. ALG: 5Or-3 Arg-1 Brz
  5. ETH: 4Or- 6Arg- 4 Brz.

 

Cameroun : Nora Monie Atim en argent au championnat d’Afrique d’athlétisme

Elle a obtenu sa médaille au concours de lancer de disque avec un jet mesuré à 54m44. Nouveau record national. 

Vendredi 10 juin 2022 restera à jamais une date inoubliable pour Nora Monie Atim. Elle s’est particulièrement distinguée lors des championnats d’Afrique d’Athlétisme qui se dispute en ce moment en Ile Maurice. C’est de haute lutte que notre compatriote a remporté la médaille en argent au concours de lancer de disque avec un jet mesuré à 54m44. Avec cette performance, la native du Nord-Ouest a battu le record camerounais qui était détenu depuis 32 ans par Jeanne Ngo Minyemeck.

Après trois jours de compétition, le Cameroun est dans le  top 15 des meilleures nations grâce à la médaille d’argent remportée par Nora Monie Atem. La championne camerounaise de 24 ans était en piste ce jour-là, à côté de Raissa Pauline Ngoupouo et Véronique Kossendra qui étaient engagées au concours de saut en longueur. La première a fait son meilleur saut mesuré à 5.64, insuffisant pour bénéficier des trois sauts supplémentaires, elle se classe 12eme.

Véronique Kossendra quant à elle, grâce à un bond de 5m86 au troisième essai, se qualifie pour la finale. Lors de ses trois essais supplémentaires elle ne fait pas mieux qu’au saut précèdent et fait même un essai nul au dernier où elle essaie de tout mettre. Elle termine ainsi huitième avec comme meilleur essai 5.86 derrière deux Burundaises, parmi lesquelles la médaillée d’or d’Afrique avec un saut de 6.42, trois Sud-africaines, une marocaine et une égyptienne.

Guerre en Ukraine : « L’Afrique est le continent qui en subit les dommages collatéraux les plus importants… »

Le Président du Gicam, Célestin Tawamba à travers une lettre adressée à ses partenaires européens propose des solutions pratiques pour réduire l’impact négatif des sanctions infligées à la Russie sur l’Afrique. Il interpelle Emmanuel Macron, président de la République française.

 

« Monsieur le Président,

Je m’adresse à vous dans la mesure où vos responsabilités vous autorisent à porter au plus haut des instances internationales notre message, celui de l’Afrique profonde, en ces temps tourmentés où l’inimaginable – cette guerre sur le sol européen – se déroule sous nos yeux et où la décision d’embargo à l’encontre de la Fédération de Russie a des conséquences majeures sur nos économies africaines.

Comme vous en avez certainement conscience, la guerre en Ukraine et l’embargo qui lui est adossé vont durablement affecter le continent africain, déjà confronté à des difficultés structurelles et conjoncturelles chaque jour plus lourdes à supporter pour des populations meurtries et des entreprises de plus en plus fragilisées. En effet – faut-il le rappeler –, la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a occasionné une nouvelle récession des économies africaines et mis à mal les progrès durement réalisés en matière de réduction de la pauvreté sur notre continent. Avec un effondrement du tourisme et une chute brutale des exportations – notamment celles des hydrocarbures –, cette pandémie a fait basculer des millions de personnes dans l’extrême pauvreté, créant autant de nouveaux pauvres et d’individus menacés par la famine et la sous-alimentation.

La guerre en Ukraine et l’embargo contre la Russie viennent perturber le fragile équilibre alimentaire mondial, chamboulent les circuits de l’énergie, compromettent les efforts déjà insuffisants en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et ne peuvent qu’exacerber la précarité de nos pays, déjà caractérisés par de nombreuses vulnérabilités.

38 millions de victimes collatérales en Afrique

Cette guerre n’est pas celle de l’Afrique. Alors qu’elle n’y est pas partie prenante, l’Afrique est le continent qui en subit les dommages collatéraux les plus importants aux plans humain, social et économique. Elle les subit d’autant plus que la plupart de nos pays, faute d’amortisseurs ou de dispositifs d’amoindrissement des effets induits de ce choc comme dans les pays de l’OCDE, ne bénéficient que d’une marge de manœuvre minime. Contraint de subir sans pouvoir réagir, le continent en est ainsi réduit à faire accepter l’inacceptable aux populations. C’est là, me semble-t-il, que le bât blesse.

La France et les pays de l’Union européenne doivent prendre leur part de responsabilité. En raison d’un environnement macroéconomique dégradé, nos économies ont peu de marge de manœuvre permettant de venir en aide aux populations. En déclarant, lors du Sommet de Versailles d’avril dernier, que « l’Union européenne doit redéfinir une stratégie alimentaire à l’égard de l’Afrique, sans quoi plusieurs pays seront touchés par des famines dans les douze à dix-huit prochains mois », vous avez admis que la situation pourrait bientôt devenir intenable.  Selon les estimations récentes du cadre harmonisé sur l’insécurité alimentaire en Afrique, 38 millions de personnes pourraient être les victimes collatérales en matière alimentaire de la guerre Russie-Ukraine.

Les prix records des matières premières énergétiques et agricoles, à l’instar du blé, du maïs ou des engrais, vous le savez, sont particulièrement préoccupants pour notre région. Pour le blé, à titre d’exemple, les importations représentent environ 85 % de l’approvisionnement, dont un tiers provient de Russie ou d’Ukraine. À cet égard, ce sont tout de même 16 pays regroupant 40 % de la population du continent, soit 374 millions d’habitants, qui dépendent à 56 % et plus du blé russe et ukrainien. C’est considérable!

Des choix douloureux à faire

Nous vous demandons, en votre qualité de président du Conseil de l’UE, de convoquer dans l’urgence un sommet extraordinaire réunissant d’une part des dirigeants de l’UE et d’autre part des dirigeants de l’UA, ainsi que des membres de la société civile africaine et du secteur privé africain.

Le bien-fondé de ce sommet tient à l’urgence alimentaire, elle-même nourrie par un environnement inflationniste propice à l’apparition de tensions sociales et politiques. La rencontre, qui pourrait se tenir en terre africaine – pour en ajouter à la symbolique –, aurait pour objectif de définir les mesures d’accompagnement des pays africains en vue d’une sortie de crise à court terme et, d’un autre côté, d’engager la réflexion sur une organisation efficace des politiques agricoles, incluant la modernisation du secteur et la promotion de l’agro-industrie et des produits locaux.

De manière globale, et dans la poursuite de nos objectifs communs de paix, de sécurité et de stabilité, dans le plein respect du droit et des conventions internationales, il y aura des choix douloureux à faire de la part de nos partenaires de l’UE, qui entraîneront des diminutions de dépenses pour un certain type d’équipements et l’augmentation corrélative des investissements en faveur de la construction de la paix via le développement de nos pays en construction.

C’est un changement de cap qui doit être mis en perspective car, par la proximité géographique et les liens historiques qui nous unissent, la sécurité de l’Europe dépend étroitement de la sécurité de l’Afrique, et inversement.  Ensemble, nous avons le devoir d’agir pour éviter que la jeunesse africaine ne ploie sous la famine et ne soit tentée par une aventure sans lendemain ou séduite par les sirènes des nouvelles chapelles idéologiques. Dans cette perspective, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma parfaite considération. »

Cameroun : Joseph Dion Ngute prend part aux sommets de l’Union africaine à Malabo

Au nom du chef de l’Etat Paul Biya, le Premier ministre camerounais participe aux travaux de deux sommets ces vendredi 27 et samedi 28 mai 2022.

Une vingtaine de dirigeants africains se sont donné rendez-vous à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale du 27 au 28 mai 2022. Le chef de l’Etat camerounais Paul Biya se fait représenter à cette rencontre par le Premier ministre Joseph Dion Ngute.

Pendant deux jours, le chef du gouvernement portera la voix du Cameroun au 15è sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) portant sur la situation humanitaire du continent, à la conférence des donateurs et au 16è sommet extraordinaire de l’UA sur le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de régimes en Afrique.

Présidés par le président sénégalais Macky Sall, président en exercice de l’UA, ces sommets ont pour contexte la succession des coups d’Etat en Afrique. L’Afrique de l’Ouest en est une illustration ces dernières années. Les pays comme la Guinée avec la chute d’Alpha Condé en septembre 2021, le Mali en mai 2021 avec la chute de Bah N’Daw,  le Burkina Faso avec la chute de Roch Marc Christian Kabore en janvier 2022.

A cela s’ajoute la situation humanitaire du continent marquée par les déplacements massifs de personnes de pays en pays en raison de l’instabilité politique, des crises sécuritaires, du terrorisme au Sahel, au Mozambique, en Somalie et dans d’autres pays du continent,  ou encore des conflits inter-communautaires.

Assurance : la concurrence doit-elle craindre l’alliance entre Sanlam et Allianz ?

Après deux ans de négociations, les deux assureurs ont annoncé mercredi 04 mai 2022 qu’ils allaient regrouper leurs activités dans 29 pays africains.

Le géant allemand de l’assurance Allianz et le sud-africain Sanlam créent une coentreprise pour s’attaquer au « potentiel inexploité » du marché africain.

Le partenariat vise à accroître la pénétration de l’assurance vie et non vie, à accélérer l’innovation des produits et à favoriser l’inclusion financière sur les marchés africains à forte croissance.

« Conformément à l’ambition déclarée de Sanlam d’être un groupe de services financiers panafricain de premier plan, la coentreprise proposée nous permettra de franchir une étape importante vers la réalisation de cette ambition. Cela renforcera également notre position de leader sur plusieurs marchés clés qui sont au cœur de notre stratégie en Afrique, en renforçant la qualité et l’échelle là où cela compte »

« Nous sommes ravis d’avoir Allianz comme partenaire et sommes convaincus que leur expertise et leur solidité financière apporteront une valeur ajoutée considérable à nos activités », a déclaré Paul Hanratty, PDG du groupe Sanlam.

Selon les projections d’Allianz, cette co-entreprise « sera le plus grand acteur panafricain de l’assurance et devrait se classer parmi les trois premiers sur la majorité des marchés où elle sera présente ». La valorisation des fonds propres de la nouvelle entité est estimée à environ 2 milliards d’euros.

L’accord entre les deux compagnies stipule qu’Allianz sera actionnaire à 40% de la nouvelle entité qui sera créée suite à la fusion, avec possibilité de porter ses actifs à 49%, le reste étant contrôlé par Sanlam.

Réorganisation du marché

En principe, la nouvelle entité devrait bouleverser le classement des assureurs dans plusieurs pays d’Afrique francophone. En effet, Sanlam et Allianz sont au coude-à-coude au sommet de ce palmarès dans plusieurs pays, dont le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Sénégal selon Jeune Afrique.

Au Cameroun, sur le marché de l’assurance dommages (Iard), l’alliance entre Sanlam (9 milliards de F CFA, environ 13,68 millions d’euros, de primes émises sur ce segment en 2019) et Allianz (19,9 milliards) devrait leur permettre de doubler AXA, leader avec 20,7 milliards de revenus. Allianz est déjà numéro un de l’assurance-vie dans ce pays.

En Côte d’Ivoire, Sanlam et Allianz sont déjà les leaders de l’assurance non-vie (avec respectivement 56,8 milliards et 25,4 milliards de F CFA de primes en 2019). Sur le segment vie, le groupe allemand est le numéro trois (26,5 milliards) et Sanlam, numéro quatre, avec 25,5 milliards de F CFA de primes. Une alliance entre eux leur permettrait de dépasser Sunu (50,7 milliards de revenus en assurance-vie) et NSIA (30,2 milliards).

Il en va de même à Dakar, où leur poids combiné leur permettrait de déloger Axa de son premier rang dans l’assurance non-vie et Sonam de sa position de leader sur le créneau de l’assurance-vie.

 

 

La Camerounaise Esther Ngo Moutngui élue présidente de la Cour commune de justice de l’OHADA

La magistrate a été choisie au cours de l’Assemblée générale élective de l’Organisation qui s’est tenue à Niamey au Niger.

Cinq ans après sa nomination en qualité de juge à la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), elle en devient la présidente. Esther Ngo Moutngui Epse Ekoue trône désormais sur le siège de la CCJA.

Depuis novembre 2017, elle fait partie des 13 juges de la juridiction, nommés par le Conseil des ministres de l’OHADA, organisation africaine qui comprend 17 Etats parties. Suite à sa nomination en 2017 pour un mandat de sept ans non renouvelable, elle a prêté serment le 29 juin 2018 au siège de l’institution à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Son élection par les autres juges à la tête de la cour lui confère des compétences juridictionnelles et administratives. Esther Ngo Moutngui va préparer et présider les audiences de la cour  dont elle a désormais la charge de gérer le personnel. Comme institution de l’OHADA, la CCJA jouit des  fonctions juridictionnelles, consultatives et arbitrales. Dès sa prise sa fonction, il lui reviendra de diriger les équipes pour mener à bien ses missions.

Et pour cela, la magistrate saura tirer de son background, des compétences issues de sa formation et de son expérience professionnelle. En effet, la Camerounaise totalise au moins 36 ans de formation et d’expérience pratique dans le domaine du droit.

Sa formation académique l’a conduite entre 1982 et 1989 au troisième cycle doctorat en droit privé de l’université unique du Cameroun. en 2012, elle bénéficié d’un perfectionnement à l’Ecole nationale de magistrature de Paris. Mais avant, elle est passée par des formations diplômantes à l’Institut national des droits de l’homme de Strasbourg en 1999 et à l’université de Nottingham en Grande Bretagne en 2007.

Dans son parcours professionnel, elle a été premier avocat général près la cour d’appel hors classe du Littoral jusqu’à son élection à la CCJA. Ancienne présidente du Tribunal de première instance du Wouri, elle a aussi présidé la Chambre commerciale de ce tribunal pendant au moins sept ans.

En 1987, alors  qu’elle sortait à peine de l’Ecole nationale d’administration, elle a travaillé comme substitut du procureur de la République à  Bafoussam et à Mbalmayo, puis comme attachée près la Cour d’appel du Littoral et substitut du procureur de la République près les tribunaux de première et grande instance de Douala et du Wouri.

Au ministère de la Justice, elle a occupé plusieurs fonctions. Chef de service de l’exécution des peines, puis de sous-directeur de la législation pénale. Esther Ngo Moutngui a aussi été sous-directeur des droits de l’homme au sein de ce département ministériel.

Avec cette riche carrière, la magistrate saura sans doute faire jouer son rôle à la CCJA. La juridiction est juge de cassation dans tout litige concernant les matières relevant de la législation de l’OHADA.

Selon le traité fondateur de cette organisation, ces matières couvrent neuf domaines : le droit commercial général, les sociétés commerciales et les groupements d’intérêt économique, le recouvrement des créances et les voies d’exécution, les sûretés, comme mode privilégié de règlement des litiges, la comptabilité des entreprises, les sociétés coopératives, les procédures collectives, qui organisent les procédures communément appelées faillites, les transports de marchandises par route.

Économie : les prêts Chinois aux gouvernements africains ont chuté de 78 %

C’est selon un rapport du Boston University Global Development Policy Center, plusieurs facteurs expliquent cette chute, parmi lesquels la pandémie de Covid.

D’après le point, les prêts chinois aux gouvernements africains ont chuté de 78 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 1,9 milliard de dollars soit le plus bas niveau depuis 2004 selon un dernier rapport du Boston University Global Development Policy Center.

A l’analyse, le coronavirus ressort principal fautif. « Les effets du Covid-19 sur les économies africaines et un recul mondial de la capacité de prêt chinoise peuvent expliquer une baisse aussi drastique des montants des prêts chinois à l’Afrique en 2020 ».

De 2000 à 2020, les financiers chinois ont signé 1 188 engagements de prêt d’une valeur de 160 milliards de dollars avec 49 gouvernements africains, leurs entreprises publiques et cinq organisations multilatérales régionales, selon les données récoltées par l’université de Boston. Les plus gros emprunteurs étaient l’Angola, l’Éthiopie, la Zambie, le Kenya, l’Égypte, le Nigeria, le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Congo ou encore le Ghana, selon les données collectées.

Le point indique qu’en 2020, le montant des prêts chinois vers l’Afrique s’est élevé à 1,9 milliard de dollars et n’a concerné plus que onze projets répartis au Burkina Faso, en République démocratique du Congo, au Ghana, au Lesotho, à Madagascar, au Mozambique, au Rwanda et en Ouganda.

Afreximbank est également la seule banque régionale à avoir reçu un prêt. Et contrairement aux années précédentes, les transports et l’électricité ne captent plus l’essentiel des financements. Le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) est en forte progression avec cinq projets, pour un montant de 568 millions de dollars de prêts en 2020, suivis par trois dans le secteur de l’électricité, deux dans les transports et un projet dans la banque.

Pour que l’Afrique ne soit pas lésée dans un moment où elle a besoin de plus de financements pour se reconstruire après la pandémie de Covid-19 et faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine, les analystes appellent à des changements structurels dans les pratiques d’emprunt et des normes de prêt.

En effet, l’impact économique de la pandémie a réduit les flux de financement, entraînant des sorties de capitaux et aggravant la dette qui s’était déjà envolée ces dernières années, sans compter le retour de l’inflation.

Royal Air Maroc renforce son offre entre la France et l’Afrique

La compagnie marocaine qui dessert 29 destinations africaines met en place des vols à tarifs préférentiels au départ de la France et à destination de l’Afrique.

 

  • Mise en place d’une grille tarifaire incitative pour les vols reliant la France aux destinations africaines
  • Le thème de l’Afrique au cœur de l’expérience d’accueil offert aux passagers

 

La compagnie marocaine qui dessert 29 destinations africaines met en place des vols à tarifs préférentiels au départ de la France et à destination de l’Afrique.

Dans un contexte de reprise soutenue de l’activité aérienne, Royal Air Maroc met en place des vols à tarifs préférentiels au départ de la France et à destination de l’Afrique, avec des billets aller-retour démarrant au prix de 370 euros. La compagnie marocaine dessert 29 destinations africaines au départ de 8 villes françaises.

Si en 2019, plus de 20 millions de passagers ont voyagé en avion entre la France et l’Afrique, les deux années suivantes marquées par une pandémie sans précédent, ont empêché des millions d’Africains du Monde de retrouver leurs proches.

Alors que les indicateurs sanitaires poursuivent leur amélioration globale et qu’un retour à la normale se profile à l’horizon, Royal Air Maroc remet en service de nouvelles lignes, de nouveaux horaires, à des tarifs avantageux, et opérés dans le strict respect des mesures sanitaires, afin de permettre au plus grand nombre de voyager aisément entre l’Europe et l’Afrique.

Royal Air Maroc offre par ailleurs à ses passagers une expérience unique qui fait ressentir l’Afrique dès l’instant où l’on monte à bord de l’avion. Les repas à bord sont composés en puisant dans le meilleur des cultures africaines. Une grande partie du personnel navigant déployé sur les routes africaines est originaire de ces régions et se fera un plaisir de partager avec les voyageurs sa connaissance du continent. Les voyageurs bilingues auront également le plaisir d’entendre leur langue maternelle dans les annonces faites en cabine, par exemple sur les vols vers le Sénégal, où les annonces sont faites en Français et en Wolof.

Pour rappel, Royal Air Maroc est la compagnie africaine la mieux implantée sur le continent européen, avec 37 métropoles européennes desservies, et de multiples possibilités d’interconnexion dans le monde. Au départ de Paris, Nantes, Bordeaux, Montpellier, Lyon, Toulouse, Marseille ou Strasbourg, il est possible de rejoindre, en quelques heures seulement, 29 destinations africaines.

Royal Air Maroc partenaire de l’alliance oneworld

Grâce à la qualité de ses prestations et la fiabilité de sa flotte, Royal Air Maroc est, depuis 2020, membre de l’alliance oneworld, un réseau mondial qui regroupe 13 compagnies aériennes. Tous ses membres s’engagent à fournir des services premium à leur clientèle et tout un éventail de privilèges, comme le cumul et l’échange de miles dans le cadre d’un programme de fidélité. Aux côtés de partenaires iconiques comme American Airlines, British Airways et Cathay Pacific, Royal Air Maroc ouvre à oneworld les portes de l’Afrique et permet à ses passagers de profiter de tarifs préférentiels et de synergies intéressantes entre les compagnies, implantées dans plus de 1 000 aéroports dans le monde.

46 destinations en Afrique

 

Abidjan Dakhla Nador
Accra Douala Niamey
Agadir N’Djamena
Alger Fés Nouakchott
Al Hoceima Freetown Ouagadougou
Bamako Guelmim Ouarzazate
Bangui Kinshasa Oujda
Banjul Laâyoune Pointe-Noire
Beni-Mellal Lagos Praia
Bissau Le Caire Rabat
Bouarfa Libreville
Brazzaville Lomé Tanger
Casablanca Luanda Tétouan
Conakry Malabo Tunis
Cotonou Marrakech Yaoundé
Dakar Monrovia Zagora

La crise russo-ukrainienne et ses consequences économiques et sociales en Afrique

« En Afrique, les effets de la crise russo-ukrainienne menacent gravement des pays déjà durement éprouvés par la pandémie de la Covid-19 ».

 

Après avoir subi une large contraction en 2020 du fait de la pandémie de la Covid-19, les économies de l’Afrique Sub-Saharienne ont enregistré un rebond de croissance en 2021 avec un taux de croissance du PIB se situant à 3.5%. Bien que relativement modeste en comparaison avec les autres régions du monde, cette reprise économique était alimentée par la hausse des cours des matières premières qui a amélioré les perspectives économiques des pays exportateurs ainsi que par la revitalisation du commerce mondial suite à l’assouplissement des restrictions liées à la Covid-19.

Alors que les prévisions de croissance en 2022 se situaient à 3,8 % pour l’Afrique Sub-Saharienne, la crise russo-ukrainienne risque de briser l’élan de reprise en accentuant la fragilité des économies qui se relèvent à peine des effets de la Covid-19. En effet, les sanctions infligées à la Russie par la communauté internationale ainsi que les perturbations au niveau des chaînes d’approvisionnement mondiales du fait des dommages subis par les infrastructures logistiques en Ukraine (ports, routes, ponts, aéroports, etc…) ont engendré des effets multiples et immédiats sur les échanges commerciaux internationaux, parmi lesquels, la flambée des prix des produits agricoles et des hydrocarbures. Sur le continent Africain, les conséquences ne se font pas sentir partout de la même manière, selon qu’il s’agisse d’un pays exportateur ou importateur net de produits comme le pétrole, le gaz naturel, le blé et autres céréales, l’engrais, le charbon, l’or et d’autres métaux précieux dont les prix sont directement impactés par les effets de la crise.

« L’Afrique subit de plein fouet la guerre en Ukraine »

Si les effets de la crise russo-ukrainienne et ses conséquences restent à évaluer sur le moyen et le long terme, les enjeux socio-économiques à court terme dépendent largement du contexte de chaque pays. Sur les économies Africaines, on peut s’attendre à des effets considérables, notamment dans les secteurs des hydrocarbures et de l’agroalimentaire. Pour ce qui est des hydrocarbures, les pays producteurs et exportateurs nets de pétrole tels que l’Angola, le Nigéria, la Guinée-équatoriale, le Congo ou dans une moindre mesure le Cameroun, pourraient s’attendre à une augmentation de leurs recettes d’exportation du fait de la hausse des cours sur le marché international. Le cours du baril de pétrole a explosé passant de 97 dollars le 23 février 2022 à 139 dollars le 07 mars 2022, avant de baisser tout en restant supérieur à 100 dollars ces dernières semaines. Toutefois, cette embellie sur lesdites recettes pourrait être illusoire pour certains de ces pays pour qui, afin de maintenir la stabilité des prix des produits de première nécessité issus de l’importation, les gouvernements sont amenés à les subventionner massivement. Au Bénin par exemple, les mesures prises par le Gouvernement pour maintenir le prix de certains produits de grande consommation grâce à des exonérations s’évaluent à 80 milliards de francs CFA (12 millions d’euros environ) pour une durée de trois mois.

Dans le domaine de l’agroalimentaire, la guerre provoque à la fois un choc inflationniste, mais aussi une raréfaction des céréales, des intrants et autres produits alimentaires pour lesquels la Russie et l’Ukraine sont les premiers exportateurs vers l’Afrique ; à savoir le blé, l’engrais, l’huile de tournesol, l’huile de soja, etc. A titre d’exemples, le Bénin dépend à 100% du blé Russe, le soudan à 70%, le Cameroun à 46%, pendant que l’Egypte importe près de 90 % de son blé de Russie et d’Ukraine, le Sénégal importe 65% de son blé de Russie et d’Ukraine, la Libye importe 43 % de sa consommation totale de blé d’Ukraine et le Kenya importe l’équivalent de 75 % de son blé d’Ukraine et de Russie, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le renchérissement des coûts mondiaux de ces produits de grande consommation et la perturbation des chaines d’approvisionnement dans les 2 pays en guerre engendre de ce fait la pénurie et la hausse des prix à la consommation aux niveaux domestiques. D’une manière générale, on s’attend à une forte accélération de l’inflation en Afrique, portée en premier lieu par les prix des denrées alimentaires. En zone CEMAC, l’inflation se situerait à 3,6% en 2022 contre 1,6% en 2021, selon la Banque Centrale. Au Cameroun par exemple, de septembre 2021 à mars 2022, le prix de vente d’un sac de 50 kg de farine de blé sur le marché est passé de 19.000 francs CFA à 24.000 francs CFA, pendant que le prix de la tonne d’engrais est passé de 334.000 francs CFA à 540.000 francs CFA.

Sur le plan social, l’envolée des cours sur le marché mondial induit des conséquences non négligeables aussi bien du côté des populations que sur les entreprises. La flambée des prix des denrées alimentaires et autres produits de grande consommation et des intrants restreint les moyens de subsistance des ménages les plus vulnérables et décourage les investissements au niveau des entreprises. La hausse des prix déjà enregistrée dans plusieurs pays pourrait s’accentuer et affecter très négativement le panier de la ménagère. Au Cameroun, selon l’Institut National de la Statistique (INS), l’évolution des prix des produits de grande consommation qui représentent en moyenne 30 % du panier de la ménagère explique mieux le niveau d’inflation enregistrée, à l’instar de la baguette de pain dont le prix est passé de 125 francs CFA à 150 francs CFA. De ce fait, cette conjoncture pourrait faire planer le spectre de l’insécurité alimentaire dans certains pays, et principalement sur les ménages les plus vulnérables qui consacrent la plus grande part de leurs revenus à l’alimentation.

Si les prix des denrées alimentaires et des produits de grande consommation continuent d’augmenter, cela entrainerait une baisse du pouvoir d’achat des populations qui, pour maintenir leur niveau de consommation, seraient amener à faire des réallocations des postes de dépenses avec un risque de réduction des dépenses de santé et d’éducation au profit des dépenses alimentaires. De même, de nombreuses économies Africaines étant fortement tributaires du secteur agricole (17% du PIB en 2020 pour le Cameroun par exemple), la hausse des coûts des intrants agricoles entraînera une baisse des investissements, particulièrement pour les petits exploitants agricoles et par conséquent une baisse du rendement et des revenus qui aura des effets préjudiciables sur les niveaux de vie des plus démunis. Ceci pourrait in fine contribuer à un accroissement du chômage et des inégalités sociales auxquels font face la plupart des pays, augmentant ainsi les risques de tensions sociales et sécuritaires sur l’ensemble du continent, si des mesures urgentes ne sont pas prises.

« Agir en urgence pour renforcer la résilience des économies Africaines aux chocs externes »

En définitive, cette crise offre l’opportunité de rappeler l’urgence des mesures et actions à prendre pour permettre aux économies Africaines d’accroître leur résilience aux chocs extérieurs et d’accélérer leur développement. L’un des principaux défis pour l’Afrique est d’accroitre sa part du commerce mondial qui peine toujours à dépasser les 3 %. De plus, la configuration actuelle des exportations Africaines qui sont pour la plupart primaires (agriculture, forêt, mines, pétrole) et composées à près de 40% de matières premières devra être inversée si l’on veut améliorer le positionnement de l’Afrique dans l’économie mondiale et réduire sa dépendance et sa vulnérabilité. Dans cette perspective, les solutions sont bien connues à savoir la réduction de la dépendance aux importations pour les produits de première nécessité à travers la modernisation de l’agriculture, la transformation locale des matières premières (l’Afrique ne représente que 1 % de la production manufacturière mondiale), la mise en œuvre de politiques d’import-substitutions et plus généralement la transformation structurelle des économies, ainsi que le renforcement de l’intégration régionale en tirant profit des opportunités offertes par la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf).

Les leçons apprises de cette crise devraient nourrir le déploiement d’un plan d’actions d’urgence pour l’Afrique qui permettrait d’accélérer la mise en œuvre des solutions existantes pour faire face à la volatilité de l’environnement international. L’Afrique doit être capable de sortir de la logique des crises humanitaires chroniques lorsque surviennent des chocs en proposant des solutions endogènes, crédibles et durables pour son développement. Pour se faire, l’Offre du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en faveur de l’Afrique, « The African Promise », se présente comme un « one stop shop » et une opportunité unique intégrant un ensemble de recettes telles que l’amélioration de la gouvernance, la transformation structurelle des économies, la promotion et la valorisation des jeunes et des femmes pour tirer profit du dividende démographique, la transition vers des énergies plus durables et à coût abordable, la promotion de la paix et de la sécurité. Aussi, pour assurer un déploiement optimale et efficace de l’Offre en faveur de l’Afrique, des facteurs d’accélération ont été identifiés – à savoir la transformation digitale, les mécanismes financiers innovants et durables, et le renforcement de la coopération Sud-Sud – pour servir de catalyseurs à l’action du PNUD aux côtés des Etats et aider à construire cette Afrique plus forte et plus résiliente aux chocs dont le monde et les Africains sont en droit de rêver.

Guerre en Ukraine et menace de pénurie de pain en Afrique

Le réchauffement climatique, la crise du coronavirus, et maintenant la guerre entre la Russie et l’Ukraine, sont autant d’opportunités qui devraient permettre une véritable prise de conscience pour que les africains réduisent leur dépendance alimentaire des importations.

Dans son livre « une brève histoire de l’avenir » publié chez Fayard en 2006, Jacques Attali, ancien conseiller du Président François Mitterrand, écrivait « … Si, une fois l’hyper empire en place, toutes ces sources de conflit se rejoignent un jour en une seule bataille, si tous les acteurs dont il a été question jusqu’ici trouvent quelque intérêt à entrer l’un après l’autre dans un même affrontement, se déclenche alors un hyper conflit… Aucune institution ne serait alors capable de négocier des compromis ni d’enrayer l’engrenage.

Le monde deviendrait un immense champ de bataille où s’entrechoquent nations, peuples, mercenaires, terroristes, pirates, démocraties, dictatures, tribus, mafias, nomades, groupes religieux, se battant les uns pour l’argent, les autres pour la foi, le sol, ou la liberté… L’humanité, qui dispose depuis les années 1960 des moyens nucléaires de se suicider les utilisera. Il n’y aura plus personne pour écrire l’Histoire, qui n’est jamais que la raison du plus fort… ».

Le déclenchement en février 2022 de la guerre entre la Russie 1er exportateur mondial de blé, et l’Ukraine, 4e, est peut-être cet hyper conflit annoncé par Jacques Attali entre 2025 et 2035.

Moins médiatisé que le pétrole, le blé est une matière première stratégique qui de tout temps joue un rôle central dans le quotidien des consommateurs de pain. La demande pour ce produit est mondialisée, tandis que sa production reste localisée dans les territoires qui bénéficient des avantages naturels de la géographie liés aux caractéristiques d’une plante qui s’adapte à des climats variés, même si la préférence va à ceux des régions tempérées où le régime des pluies est régulier.

Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), les importations de blé représentent près de 90 % des échanges entre l’Afrique et la Russie et le tiers du commerce total avec l’Ukraine.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), craint une crise alimentaire dans les régions affectées et alerte aussi contre des risques de famine aggravée dans le monde. Une famine jugée « imminente », en raison de l’interruption de la production et des exportations de céréales russes et ukrainiennes.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 8 à 13 millions de personnes pourraient souffrir de sous-nutrition dans le monde.

Les conséquences néfastes sur le continent africain de la guerre entre la Russie et l’Ukraine est le risque d’un enchaînement de crises alimentaires, sociales, et économiques dans les pays africains.

De nombreux pays africains importent chaque année des tonnes de blé d’Europe principalement de Russie et d’Ukraine, pour nourrir leur population, notamment pour fabriquer du pain et des pâtes. La guerre en Ukraine vient aggraver cette situation de dépendance des pays africains au blé russe et ukrainien ne date pas d’hier.

L’Égypte, où le pain est subventionné, est le principal importateur de céréales en Afrique, avec près de 13 millions de tonnes de blé importés en 2021, dont 85% venaient d’Ukraine ou de Russie. L’Algérie a importé environ 11 millions de tonnes de blé en 2021 en provenance principalement de Russie et de d’Ukraine.

Plus de 4.5 millions de tonnes de blé ont été importées au Maroc en 2021. 36% d’entre elles venaient de Russie (25%) et d’Ukraine (11%). En Afrique subsaharienne, le Nigeria, pays le plus peuplé du continent africain, et le Soudan, qui importent respectivement 5.5 millions et 3 millions de tonnes de blé par an, sont durement affectés par la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Au Sénégal, pays qui importe la moitié de son blé de Russie, les inquiétudes autour du prix du pain sont également ressenties par la population. Au Gabon, la flambée des cours du blé a été fulgurante au lendemain de l’entrée en guerre de la Russie contre l’Ukraine. Cette augmentation brutale a entraîné une baisse rapide des stocks disponibles créant une pénurie. Face aux préoccupations climatiques, plusieurs pays d’Afrique avaient déjà engagé des initiatives destinées à mettre fin à leur dépendance à la farine de blé.

En termes de solutions pour l’Afrique face à cette crise du blé, la BAD a annoncé le 15 mars 2022, un plan de 1 milliard $ afin d’aider le continent à accroître son offre en blé et d’autres denrées de base comme le riz et le soja. Cette initiative intervient dans un contexte où de nombreux pays africains importateurs de blé font face à une hausse de leur coût d’achat de la céréale sur le marché mondial.

Pour accéder à l’autonomie alimentaire, une substitution partielle du blé importé d’Europe par des aliments locaux peut constituer une alternative intéressante pour les pays africains en termes de coûts/bénéfices. Il s’agit entre autres de :

– La farine de banane plantain : Elle est mélangée à de la farine de blé pour produire du pain ou des pâtisseries. La farine de légumineuses : Elle peut également être mélangée avec de la farine de blé pour produire du pain ; Le niébé : elle est l’une des principales légumineuses produites sur le continent africain. Issue de la famille des lentilles et des pois-chiches ;

– La farine de sorgho : Le sorgho est une céréale de la famille des poacées tout comme le blé, le riz ou le millet. Le sorgho apparaît comme la céréale de demain parce que la plante est plus résistante à la montée des températures, en particulier aux épisodes de sécheresse ;

– La farine de manioc : le manioc est la 3e source de calories dans les tropiques, derrière le riz et le maïs. Ce tubercule est une culture très résistante et facile à cultiver. Sa farine peut être fabriquée très facilement.

Cependant, les diverses tentatives africaines de se libérer de la farine de blé importée d’Europe se sont souvent soldées par des échecs. Les principaux freins au développement des cultures de céréales en Afrique sont l’hostilité des grandes puissances européennes et des multinationales de la filière moulin/boulangerie, ainsi que l’absence d’initiatives et de mesures fortes des gouvernements des pays africains.

Toutefois, le réchauffement climatique, la crise du coronavirus, et maintenant la guerre entre la Russie et l’Ukraine, sont autant d’opportunités qui devraient permettre une véritable prise de conscience pour que les africains réduisent leur dépendance alimentaire des importations, et prennent en main leur sécurité alimentaire, comme le font les européens et les asiatiques. On l’a vu, chaque fois qu’il y a une crise mondiale, qu’elle soit le fait d’une maladie ou d’une guerre, les frontières se ferment et les pays se replient sur eux-mêmes.

En nous appuyant sur les importations des produits alimentaires de base comme le blé pour assurer notre sécurité alimentaire, nous croyons que nous ne sommes pas en danger, alors que c’est là que nous sommes en danger, «c’est de cela qu’il s’agit !» pour citer Rigobert Song Bahanack, l’emblématique sélectionneur-manager de l’équipe de football des Lions Indomptables du Cameroun qualifiée pour la Coupe du Monde de football, Qatar  2022.

 

Le Camerounais Christophe Eken, à la tête des chambres consulaires d’Afrique francophone 

La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima) du Cameroun accueille les 4 et 5 avril 2022, la 46ème Assemblée générale de la conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (Cpccaf).

Mounir Mouakhar, président sortant a passé le témoin à Christophe Eken. Cette élection a eu lieu en marge de la 46ème Assemblée générale de la Cpccaf, marquée par l’investiture du nouveau bureau, présidé par Christophe Eken, président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun.

Le Cameroun via la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat du Cameroun (Ccima), a accueilli la 46e assemblée générale de la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (Cpccaf). Les travaux ont été ouverts par le Premier ministre, chef du Gouvernement, Joseph Dion Ngute le 4 avril 2022.

Il était donc question « de faire le bilan de la mandature écoulée, mais aussi de se concerter sur les grandes orientations de la nouvelle mandature, en particulier les projets de coopération en faveur du développement économique fondé sur le secteur privé, dans un contexte africain affecté par la crise sanitaire et aussi particulièrement vulnérable à la flambée des coûts de l’énergie et des matières premières ».

Créée en 1973, la Cpccaf est une association à but non lucratif avec pour objectifs la promotion et la structuration du secteur privé africain et le développement des relations commerciales entre l’Union Européenne et l’Afrique. Elle compte 131 chambres membres, dont 26 pays africains impliqués.

La Cpccaf élabore et met en œuvre des programmes de coopération pour le renforcement des capacités et des compétences des structures africaines d’accompagnement des entreprises, comme les chambres, et mène des actions de coopération sur le terrain, en Afrique, dans des domaines tels que la formation et l’emploi, l’insertion des jeunes et des femmes, la transition écologique et la sécurité économique.

Transactions : Bolloré vend ses activités de logistique en Afrique à 5.7 milliards d’euros

Le groupe Bolloré, leader du transport et de la logistique sur le continent africain, a annoncé être parvenu à un accord avec l’armateur italo-suisse MSC (Mediterranean Shipping Compagny), jeudi 31 mars 2022.

Bolloré ferme sa logistique en Afrique. Il a officialisé jeudi soir la cession au géant italo-suisse MSC (Mediterranean Shipping Company) de toutes ses activités de transport et de logistique en Afrique. Le montant de la vente s’élève à 5,7 milliards d’euros et concerne un large réseau de concessions portuaires, d’entrepôts et de hubs routiers et ferroviaires en Afrique.

Les deux sociétés avaient signé un accord d’exclusivité fin décembre pour la vente de cet actif stratégique, Bolloré Africa Logistics, qui comprend notamment les concessions d’environ 42 ports dont 25 à conteneurs (Côte d’Ivoire, Gabon, Cameroun, Congo), trois lignes ferroviaires opérées par le groupe français et l’activité africaine de transitaire (« freight forwarding »), assortie d’un réseau d’entrepôts. Trois autres ports situés à Haïti, en Inde et dans le Timor sont également inclus dans la vente.

le Groupe Bolloré affirme qu’il conservera une présence importante sur le continent, notamment à travers Canal+ et compte poursuivre son développement en Afrique dans les secteurs de la communication, du divertissement, des télécoms et de l’édition.

La concrétisation de cette opération est encore « conditionnée à l’obtention d’autorisation réglementaire et à l’avis des autorités de la concurrence compétentes », précise le communiqué, qui annonce néanmoins une conclusion « d’ici la fin du premier trimestre 2023 ».

L’acheteur MSC, Mediterranean Shipping Company, est basé à Genève. Le groupe a notamment des activités dans les croisières touristiques. Avec plus de 100 000 employés, MSC gère déjà des terminaux portuaires à Singapour, Rotterdam et Long Beach en Californie. Un poids lourd du secteur qui va donc dessiner un nouveau paysage portuaire en Afrique. Qui va y gagner, qui va y perdre entre Lomé, où il était déjà présent, Douala, Abidjan, Dakar, Luanda, et bien d’autres.

Foire commerciale inter-africaine 2023 : les contrats commerciaux de 24000 milliards de F en vue

La rencontre aura lieu en Côte-d’Ivoire. L’accord d’accueil a été signé le 25 mars 2022. Du 21 au 27 novembre 2023, Abidjan abritera la Foire commerciale inter-africaine.

Selon Cameroon Tribune du 28 mars 2022, Souleymane Diarrasouba, ministre Ivoirien en charge du Commerce et de l’Industrie a signé le 25 mars 2023, le protocole d’accueil en présence des responsables du secrétariat général de la Zone de Libre-échange continentale africaine.

Ce rendez-vous sera une opportunité pour plus 20 000 participants, qui y sont attendus pour présenter leurs produits et services afin de gagner des nouveaux investisseurs.

Selon le Pr Benédict Oramah, président de la banque panafricaine d’import-export (Afreximbank), il est envisagé la signature de contrats commerciaux à hauteur de 40 milliards de dollars, soit environ 24 000 milliards de F CFA.

Les acteurs du monde du commerce, les investisseurs, les gouvernants, les entrepreneurs africains, … désirant participer à la troisième édition de la foire commerciale inter-africaine (IATF) à Abidjan en Côte d’Ivoire, peuvent désormais s’inscrire sur les plateformes de l’événement.

« L’organisation coordonnée et réussie de cette prochaine édition contribuera à consolider davantage l’intensité des relations entre les nations africaines et les différentes zones économiques du continent. Elle constituera également une opportunité de partage d’informations sur le commerce et des conclusions de partenariats commerciaux », a indiqué le premier ministre Patrick Achi.

A l’occasion, le président du conseil consultatif de l’IATF, l’ancien président nigérian Olusegun Abasanjo a fait savoir que la part de l’Afrique dans le commerce mondial est de 3% et les échanges commerciaux intra-africains représentent 16%.

Au regard de ces chiffres, Olusegun Obasanjo a soutenu que l’IATF est une occasion pour les investisseurs africains de combler des lacunes d’informations. « C’est une opportunité des hommes d’affaires de l’Afrique de l’ouest et de tout le continent de se connecter ».

L’Afrique face au conflit Russo-Ukrainien et aux pressions occidentales

L’Assemblée générale de l’ONU a adopté la résolution *A/ES-II/L1* le mercredi 02 mars 2022, à 11h55min, heure de New-York. 

Celle-ci n’exigeait que la « Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine ». Le résultat de ce vote est fort intéressant, surtout en ce qui concerne l’Afrique. Si sur les 193 pays Membres de l’ONU, 141 ont approuvé ce texte, il reste vrai que 05 s’y sont formellement opposés (la Russie, la Biélorussie, la Corée du Nord, la Syrie et l’Erythrée).

L’objet de la présente réflexion est de présenter à vous tous, le détail de la position adoptée par les plus hauts responsables politiques de chacun des 54 pays Africains sur ce vote.  Afin que nul n’en ignore et surtout, de façon à pouvoir connaître le positionnement réel de ces derniers, au-delà des discours officiels qu’ils pourraient tenir en diverses circonstances.

 Les pays Africains seront donc classés en quatre catégories, pour faciliter la compréhension de leur comportement. D’abord, ceux ayant voté pour la résolution mentionnée plus haut(1), ensuite ceux ayant voté pour l’abstention(2), suivis des pays qui ont choisi d’être absents de la salle de votes (3) et enfin, ceux qui ont clairement voté contre la résolution(4).

Parmi les pays Africains ayant approuvé la résolution condamnant la Russie, l’on retrouve :  Bénin; Botswana; Cape vert; Tchad; Comores; Côte d’Ivoire; RDC; Djibouti; Egypte; Gabon; Gambie; Ghana; Kenya; Lesotho; Libéria; Libye; Malawi; Mauritanie; Île Maurice; Niger; Nigéria; Rwanda; Saõ Tomé; Tunisie; Zambie; Somalie; Seychelles et Sierra Leone. Soit un total de 28 pays sur 54. Pourcentage : *51,85* *%*

 La présence de la RDC, dont le Président vient tout juste d’achever son mandat à la tête de l’Union Africaine en qualité de Président en exercice, a de quoi surprendre les observateurs avertis. Celle du Ghana, pays de Kwamé Nkrumah, le plus fervent Président Africain Panafricain de son temps (1963-1966) sonne comme un revirement spectaculaire, difficilement compréhensible.

 La seconde liste, présentée ci-dessous, répertorie les pays ayant choisi de s’abstenir lors du vote :  Algérie; Angola; Burundi; RCA; Congo Brazzaville; Guinée Équatoriale; Mali; Mozambique; Namibie; Sénégal; Afrique du Sud; Soudan du Sud; Soudan; Ouganda; Tanzanie; Zimbabwe et Madagascar. Soit un total de 17 pays sur 54. Pourcentage : *31,48* *%*.

Deux présences sont frappantes dans cette liste, parce que relativement inattendues. Il s’agit de celle du Sénégal, généralement très proche des positions internationales de la France et de celles de la RCA qui, au regard du contentieux qui l’oppose actuellement aux pays Membres de l’Organisation du Traité Nord Atlantique (OTAN) sur la présence Russe sur son territoire, aurait pu aisément se retrouver parmi les pays ouvertement opposés à cette résolution.

Le troisième groupe des pays Africains recensés dans cette typologie, est celui des Nations qui ont choisi de s’exprimer par le biais de leur absence physique dans la salle du scrutin. Classés dans cette catégorie, l’on retrouve : Cameroun; Burkina Faso; Éthiopie; Eswatini; Guinée Conakry; Guinée Bissau; Maroc et Togo. Soit un total de 08 pays sur 54. Pourcentage : *14,81* *%* .

 En matière de positionnement diplomatique, il convient de ranger cette catégorie dans le bloc des abstentionnistes. Deux des pays figurant sur cette liste ont été des pupilles de la société des Nations (Traité de Versailles du 27 juin 1919) et des Nations Unies (Charte de l’ONU du 24 Octobre 1945). Un autre pays, l’Éthiopie, a longtemps été et reste (jusqu’à ce jour) un Empire qu’aucune nation n’est parvenue à coloniser.

 Deux autres membres de ce groupe sont des Royaumes: l’Eswatini (ancien Royaume du Swaziland) en Afrique australe et le Royaume du Maroc en Afrique du Nord. Bien qu’aucune caractéristique révélée ici sur le parcours individuel des pays se retrouvant dans cette catégorie ne puisse expliquer leur choix, il reste vrai que la plupart de ces Nations ont une très longue expérience avec le droit international appliqué aux territoires sous domination (plus de cent ans pour le Cameroun et le Togo, et pour l’Éthiopie, en qualité de pays fondateur de la SDN et de l’ONU).

La dernière catégorie de pays s’étant exprimés sur cette résolution « anti-Russie », est probablement celle où la position Africaine était le plus attendue par l’homme (ou la femme) de la rue, dans la plupart des pays du continent : Il s’agit de la liste des pays condamnant sans réserve les termes et les intentions de cette résolution. Force est de reconnaître qu’à ce propos, « la montagne a accouché d’une souris », puisque seul l’Erythrée, sur les 54 pays du continent a clairement voté contre cette résolution onusienne, soit un pourcentage de *1,85* *%*

Quoique l’on puisse penser, une tendance se profile cependant à l’horizon : La conscientisation progressive des Africains sur la nécessité de mieux défendre désormais leurs intérêts, au lieu de servir de caisse de résonance pour la défense de ceux de « leurs alliés ». Dans cette nouvelle posture salutaire, mais qu’il faudrait renforcer davantage, il convient de ne jamais oublier le rôle très questionnable joué par l’OTAN dans l’assassinat d’un Chef d’Etat en fonction en Afrique : Muammar Al Khadafi de Libye, le 20 Octobre 2011 à 12h30 près de Syrte, son village natal.

L’OTAN qui, aujourd’hui prétend se présenter au monde comme une organisation militaire défensive, peut-elle daigner expliquer aux Africains ce qui justifie son implication majeure dans cet assassinat, alors qu’aucun char Libyen, aucun avion des forces aériennes de ce pays n’avait attaqué aucune portion de territoire contrôlé par l’OTAN?

 Comme indiqué dans mon ouvrage consacré à ce forfait, qui a plombé l’élan économique amorcé par l’Afrique (Vie et mort de Muammar Al Khadafi : Quelles leçons pour l’Afrique ? Yaoundé, Éditions Afric’Eveil 2012 disponible sur amazon), plusieurs réactions de publication furent enregistrées dans le camp occidental après ce meurtre odieux :

 Voici ce que proclama Nicolas Sarkozy, président de la France, ce 20 octobre 2011:  » Une étape importante dans la bataille du peuple Libyen pour se libérer de la dictature et du régime violent qui leur fut imposé pendant plus de quarante ans ! »

Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Togh Rasmussen, eût l’outrecuidance de délivrer le message suivant, en ce jour fatidique :  » L’OTAN et ses partenaires ont rempli avec succès le mandat que leur avait confié l’ONU de protéger le peuple de Libye. J’appelle tous les Libyens à mettre de côté leurs différences et à construire ensemble un futur plus reluisant « . Tout est dit et tout est clair.

Quelle fut la réaction de la Russie ce jour ? 

Sergei Lavrov, affirma que « le meurtre de Khadafi constituait une violation des conventions de Genève qui interdisent les exécutions sommaires des prisonniers de guerre ». Et le Premier ministre de l’époque, un certain.* Vladimir Poutine, de se demander « si l’exécution sanglante publique et sans procès d’un Président était conforme aux Canons de la démocratie ». Nous, Africains, devrions enfin comprendre que les Occidentaux, tout comme les Russes, défendent chacun et avant tout, leurs intérêts, en prenant les décisions que nous connaissons.

Il n’y a rien de plus normal que cela

Le temps est arrivé, pour les Africains d’avoir le courage et la dignité de défendre enfin leurs positions par rapport aux intérêts de leurs peuples qui n’ont que trop souffert de leur défaitisme (je parle des élites dirigeantes).  Le changement de mentalité dont il s’agit et qui s’avère indispensable pour la refondation de notre continent vise à atteindre un seul objectif : Permettre aux Africains de (re)devenir les maîtres de leurs destinées. Est-ce un crime ?

Régulateurs en Afrique centrale : 3 Camerounais dans le nouveau bureau

Ils ont été commis le 22 mars 2022 à Douala à l’occasion de la sixième session ordinaire de la conférence des régulateurs de l’Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (Artac).

Le Congolais Louis-Marc Sakala est le nouveau président de l’Artac. Il remplace à ce poste Candido Muatetema Baita. Pr Philémon ZOO ZAME, DG de l’ART au Cameroun est quant à lui, Régulateur garant du groupe.

Bernice Otie, du Cameroun est au secrétariat permanent et la Camerounise Madelaine Abossolo est pour sa part, Assistant du secrétariat permanent. Ils ont pris fonction le 22 mars 2022 à l’occasion de la sixième session ordinaire de la conférence des régulateurs de l’Artac.

L’ARTAC est une organisation interétatique regroupant les régulateurs des sous-régions CEMAC-CEEAC-COPTAC. Elle a été créée avec des objectifs précis pour relever certains défis qui se posent dans la sous-région Afrique centrale. Des organes, mis en place à la création, concourent à son fonctionnement.

Elle a été créée pour constituer une plateforme d’échanges en vue de l’harmonisation des points de vue dans la sous-région, la formation et l’entraide face aux défis rencontrés.

L’un des principaux objectifs visés par l’ARTAC est de « contribuer à la création d’un marché commun des télécommunications et TIC et à une bonne mise en œuvre des politiques et stratégies nationales des télécommunications/TIC en Afrique centrale, en particulier et en Afrique en général ».

Afrique : près de 6 milliards de F CFA de la BAD pour accroitre l’offre en blé

L’annonce a été faite par le Président de cette institution financière, Akinwumi Adesina, le mardi 15 mars 2022.

Face à la hausse du prix de blé observée sur le marché mondial suite aux perturbations liées à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la Banque Africaine de Développement (BAD) a annoncé un plan d’un milliard de dollars américains pour aider à accroître l’offre de cette céréale et autres denrées telles que le soja et le riz sur le continent africain.

Cette enveloppe profitera à près de 40 millions d’exploitants sur le continent. Ceci en renforçant la formation des agriculteurs à des technologies résilientes face au changement climatique.

Aussi en favorisant le meilleur accès à des semences de blé pouvant supporter d’importantes hausses de température et ainsi qu’à des variétés résistantes d’autres cultures.

En effet, d’après les données de la BAD, les importations de blé représentent près de 90 % des échanges entre l’Afrique et la Russie et le tiers du commerce total avec l’Ukraine.

Globalement, le continent africain a produit 25,7 millions de tonnes de blé en 2020/2021 selon les données du Département américain de l’agriculture (USDA). Cela représente moins que le volume récolté par un pays comme l’Australie (33 millions de tonnes).

Pour rappel, la Russie est aujourd’hui le 1er exportateur de blé au monde et, avec 18 millions de tonnes métriques de blé exportées en 2020, l’Ukraine était le 5e exportateur. Or, sitôt entamé, le conflit russo-ukrainien a provoqué la hausse vertigineuse du prix du blé. Sur Euronext, le prix de la tonne de blé meunier s’est envolé pour atteindre 344 euros le 24 février (+12% en moins de 24 heures).

Le 1er forum Europe-Afrique aura lieu le 17 mars à Marseille

Un millier de décideurs politiques, économiques et de la société civile y sont attendus.

Cette rencontre internationale, co-organisée par la Métropole Aix-Marseille-Provence, La Tribune et La Tribune Afrique, a pour thème « Métropoles européennes et africaines : les actrices de la relance mondiale ».

Le programme du Forum Europe-Afrique se concentre sur le rôle des métropoles, actrices clés dans l’accélération de la coopération Afrique-Europe. Les enjeux liés au climat, le financement de l’économie verte, des startups et de l’entrepreneuriat, l’intégration économique régionale Afrique-Méditerranée-Europe, seront les principaux thèmes des débats de cette journée.

Le Forum mettra à l’honneur de nombreux représentants du secteur privé et de la société civile, parmi lesquels Mo IBRAHIM, président de la Fondation Mo Ibrahim, Stéphane RICHARD, président-directeur général d’Orange, Laurence TUBIANA, directrice de la Fondation européenne pour le climat ou encore Stéphane BANCEL, président-directeur général de Moderna Therapeutics.

« Alors que les deux continents sont profondément ébranlés par la multiplication des crises et des incertitudes, ce Forum sera l’occasion de mettre en avant les métropoles tout en réunissant des personnalités de premier plan issues de la sphère publique, du monde économique et de la société civile avec un objectif commun : construire une relance durable », ont déclaré Jean-Christophe Tortora, président de La Tribune, et Delphine Chêne, présidente de La Tribune Afrique.

Amnesty International lance la bourse Gaëtan Mootoo 2022

Cette bourse rend hommage à Gaëtan Mootoo, chercheur respecté de l’organisation, passionnément engagé dans le travail avec les défenseurs des droits humains de toute l’Afrique de l’Ouest et du Centre francophone, décédé en 2018 après plus de trente ans passés au sein d’Amnesty International.

La bourse Gaëtan Mootoo pour les défenseurs des droits humains est décernée chaque année par Amnesty International pour apporter un soutien à la formation de jeunes défenseurs des droits humains originaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre francophones.

Les candidats doivent être âgés de moins de trente-cinq ans et impliqués dans des activités consacrées à la défense des droits humains dans leur communauté.

Ils devront être citoyens d’un des pays suivants : au Benin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Congo, Gabon, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, République Centrafricaine, Sénégal, Tchad ou Togo.

Une préférence sera accordée aux personnes qui n’ont jamais eu l’occasion de voyager en dehors de l’Afrique de l’Ouest et du Centre dans le cadre de leur travail dans le domaine des droits humains et qui n’ont pas bénéficié de formations similaires par le passé.

La bourse financera un programme d’études de quatre semaines et/ou des opportunités d’apprentissage pour un·e défenseur·e des droits humains francophone ouest-africain, axé sur l’inscription aux sessions d’été en droit international des droits de l’homme et droit international pénal et humanitaire de l’Institut René Cassin à Strasbourg (France).

D’autres opportunités peuvent inclure des visites dans des institutions basées en Afrique ou en Europe telles que la Cour pénale internationale, la Cour Africaine des droits de l’homme, les bureaux d’Amnesty International et d’autres instances et organisations multilatérales de défense des droits de l’homme.

Les candidatures devront être envoyées en ligne au plus tard le 27 mars 2022 à l’adresse suivante : isadmindakar@amnesty.org.

 

Une Camerounaise parmi les 6 finalistes du Prix Orange du Livre

Lorance-K a été retenue parmi les finalistes de ce sacre édition 2022 avec son roman, « Maguia ou le prix de la liberté ».

 

Le prix Orange du Livre en Afrique a révélé, la liste des six finalistes de l’édition 2022.  Le ou la lauréat/e sera désigné(e) fin juin. La récompense littéraire est dotée de 10000 euros, soit plus de 6 500 000 de F.

Lorance-K est une jeune professeure d’espagnol camerounaise. Son premier roman, « Maguia ou le prix de la liberté », raconte l’histoire d’une femme qui, de son enfance à l’âge adulte, au fil des années, des avanies et des déceptions, apprend à ses dépens que la liberté, le sexe et les hommes ne sont pas les pierres angulaires du bonheur.

Loraine-K est en finale avec en face, le Béninois Destin Akpo avec le roman « Colorant Felix ». Le Mauritanien Byerouk pour « Le silence des Horizons ». Le Malien Chab vient avec « Le livre d’Elias ». La Tunisie est doublement représentée avec respectivement Khaoula Hosni et Yamen Manî pour les œuvres » Le prix du cinquième jour » et « Ben abîme ».

Pour cette 4e édition du Prix Orange du Livre en Afrique, 41 éditeurs issus des 4 coins du continent africain ont présenté 57 livres.

Retro

En 2021, lors de la dernière édition, Loubna Serraj était le vainqueur avec « Pourvu qu’il soit de bonne humeur », des éditions La croisée des chemins. En 2020, Youssouf Amine Elalamy, l’a emporté avec « C’est beau, la guerre », éditions Le Fennec.

En 2019, la Camerounaise Djailï Amadou Amal, Munyal fut sacrée premier Prix de ce concept avec son ouvrage, « Les larmes de la patience », éditions Proximité.

Initié en 2019, le Prix Orange du Livre promeut les plumes d’Afrique francophone et encourage les maisons d’édition africaines. Depuis 2019, il permet à un large public en Afrique et en France de découvrir de nouvelles pépites de la littérature africaine.

Mené en partenariat avec l’Institut Français, le Prix Orange du Livre en Afrique s’appuie sur des comités de lecture composés de professionnels du livre et de lecteurs africains.

Afrique : le Digital Energy Challenge en faveur des start-ups est lancé

Une enveloppe de 2 millions d’euros ( plus d’un milliard F) est destinée aux lauréats, les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 avril.

Le programme Digital Energy facility (DEF) a ouvert les candidatures dédiées aux start-up et aux opérateurs publics développant des solutions numériques innovantes en Afrique.

Son objectif est ainsi de promouvoir l’intégration de sources d’énergies renouvelables dans les réseaux électriques, l’amélioration des performances des opérateurs énergétiques et un accès universel à l’énergie.

Cette année, le challenge est ouvert à l’ensemble des pays de l’Afrique et l’Agence de la transition écologique participe financièrement au challenge aux côtés de la Commission européenne. Il s’agit d’un appel à projets qui encourage les synergies entre acteurs publics et privés.

Des collaborations permettant ainsi de développer des technologies innovantes et d’encourager le partage de savoir-faire et de bonnes pratiques. Ces dernières jouent également un rôle déterminant dans l’amélioration de l’accès à des services d’énergie efficaces, résilients et à faible empreinte carbone.

Trois thématiques principales ont été retenues pour l’appel 2022, à savoir l’accès universel à l’électricité par les mini réseaux ; la gestion efficace du réseau électrique et enfin la durabilité et la pérennité du système électrique.

Pour être éligibles, les start-up locales doivent être en phase de pré-amorçage visant un passage à l’échelle de leur innovation, ou la transformation numérique de leur activité. Les opérateurs énergétiques, quant à eux, doivent posséder des partenariats entre opérateurs ou établissements publics du secteur de l’énergie et fournisseurs de technologies et de services innovants.

Financée par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Agence française de développement, la DEF est un programme ayant pour vocation le soutien de la numérisation et la modernisation du secteur de l’énergie.

 

 

 

 

 

 

Entrepreneuriat féminin : plus de 6 millions F CFA en jeu pour le WIA 54

Lancé par l’initiative Women in Africa (WIA), l’appel à candidatures pour la sixième édition du programme WIA 54 dédié aux entrepreneures africaines est ouvert.

WIA est une plateforme qui accompagne les porteuses de projets en vue d’un maximum de visibilité. L’objectif étant de permettre aux jeunes entrepreneures d’élargir leur réseau, d’accéder aux financements et de consolider leur projet.

Ledit programme de formation propose une aide complète constituée d’une formation de communication, du réseautage et ce, dans au moins huit domaines ciblés.

Les candidates suivront une formation en gestion d’entreprise à travers les thématiques telles que le marketing, la finance/banque, la communication, le marketing digital, la logistique et la gestion des ressources humaines. La cagnotte à la clé est de 10 000 euros soit 6553500  F CFA.

Les candidates participeront à la phase de mentorat qui durera six mois en vue de permettre aux entrepreneuses sélectionnées d’être accompagnées par des mentors de haut niveau, à combiner tous les apprentissages de la formation en un seul document cohérent qui est « le plan d’entreprise ».

 Celles-ci ont jusqu’au 31 mai pour postuler et se doivent d’être créatrices ou dirigeantes d’une entreprise ou start-up existant depuis cinq ans. Pour les entreprises ciblées, elles se doivent d’exercer dans des domaines bien précis tels que le numérique, l’agriculture, la santé, l’éducation, l’industrie créative et de beauté et l’environnement.

En chiffre

Le continent africain affiche le pourcentage le plus élevé de femmes entrepreneures au monde. Le taux d’entrepreneuriat féminin en Afrique subsaharienne atteint 25,9% de la population féminine adulte, ce qui signifie qu’une femme sur quatre lance ou gère une entreprise.

Toutefois, ce pourcentage tend à s’amenuiser par la suite, si on tient compte de la maturité de l’entreprise. Nombreuses sont celles qui mettent la clef sous le paillasson peu de temps après la création, faute de moyens, d’accompagnement et de visibilité.

Notons qu’au travers de son programme WIA 54, WIA s’engage à soutenir 10 000 femmes entrepreneures africaines dans le but de contribuer à la création de 100 000 emplois et de générer 10 milliards de dollars de revenus à l’économie africaine d’ici à 2030.

 

 

Russie-Ukraine : menace sur l’économie Africaine

Le plus grand danger auquel l’Afrique est confrontée selon les experts est la hausse probable des prix du pain, la Russie et l’Ukraine fournissant environ 30 % du blé mondial.

A l’heure où l’armée russe se déploie en Ukraine, les perspectives d’une chute de production des céréales font craindre une flambée des prix, alors que plusieurs pays africains importent l’essentiel de leur blé de ces deux pays aujourd’hui en guerre.

La Russie est aujourd’hui le 1er exportateur de blé au monde et, avec 18 millions de tonnes métriques de blé exportées en 2020, l’Ukraine était le 5e exportateur.

L’Egypte importe près de 90 % de son blé de Russie et d’Ukraine, la Libye importe 43 % de sa consommation totale de blé d’Ukraine et le Kenya importe l’équivalent de 75 % de son blé d’Ukraine et de Russie, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La Russie et l’Ukraine figurent par ailleurs parmi les principaux fournisseurs de céréales (blé, orge mais aussi oléagineux pour bétail) sur le continent et le prix des hydrocarbures (gaz et pétrole), dont la Russie est aujourd’hui le troisième producteur mondial, s’est envolé.

« La hausse des prix des denrées alimentaires à l’échelle mondiale et celle des prix de l’énergie, qui font grimper l’inflation, constituent une double menace. Et lorsque les banques centrales réagissent en relevant les taux d’intérêt, cela devient une triple peine », a déclaré Charlie Robertson, économiste en chef mondial chez Renaissance Capital.

L’Afrique du Sud a des investissements en Russie s’élevant à près de 80 milliards de Rands Sud-africains dont 5 milliards de dollars, tandis que les investissements russes en Afrique du Sud totalisent environ 23 milliards de rands.

Selon BBC, les budgets des pays producteurs de pétrole comme le Nigéria et l’Angola pourraient bénéficier d’un coup de pouce grâce à la hausse des prix, mais le coût des transports risque d’augmenter pour les habitants du continent. Cela aura un effet d’entraînement sur les prix de presque tous les autres produits.

Le Kenya s’inquiète par ailleurs de l’impact que la guerre  et les sanctions financières à l’encontre de la Russie pourraient avoir sur son industrie du thé. La Russie figure parmi les cinq premiers consommateurs de son thé, ce qui aide le Kenya à gagner des devises étrangères.

Pour ce qui est de l’éducation, Les pays africains qui comptent le plus d’étudiants en Ukraine sont le Maroc (8 000), le Nigeria (4 000) et l’Égypte (3 500). Ils constituaient près de 20% de tous les étudiants étrangers étudiant en Ukraine en 2020.

 

A quelque chose…

Le rédacteur en chef de la publication Africa Confidential, basée au Royaume-Uni, Patrick Smith, a déclaré que la guerre offrait d’énormes opportunités aux pays producteurs de pétrole et de gaz.

« L’Europe doit rapidement trouver des alternatives au gaz russe, et les alternatives les plus fiables se trouvent en Afrique. C’est une excellente occasion pour les États africains d’intervenir et de conclure rapidement de nouveaux accords », a-t-il ajouté.

 

Cameroun : les TIC pour sauver les langues maternelles

En marge de la journée mondiale dédiée à sa célébration, des professionnels de la communication se sont réunis pour discuter de sa pérennisation.

Le constat est triste. Les langues maternelles sont en perte de vitesse. La journée mondiale consacrée à celles-ci est l’occasion de faire entendre ce cri d’alarme. Plus important encore, trouver des moyens pour sauver nos dialectes.

C’est le prétexte tout trouvé qui est derrière l’organisation d’une table ronde à ce sujet. La thématique au cœur des échanges: ‘Emploi des technologies dans l’apprentissage multilingue : défis et opportunités’. Un thème qui est également celui retenu par l’Unesco pour célébrer cette journée.

Martin Beyala, Ines Belinga et Ambroisse Mbarga ont alors pu échanger sur le rôle potentiel de la technologie pour faire progresser l’éducation multilingue et soutenir le développement d’un enseignement et d’un apprentissage de qualité pour tous.

Langues maternelles
Le panel de la conférence

Ils sont tous d’accord. Les langues maternelles sont des reflets de nos cultures, nos origines et nos traditions. Elles incarnent ainsi une véritable richesse pour l’Afrique.

Sauf que, outre des parents qui ne transmettent pas cette valeur aux plus jeunes, le processus de mondialisation menace aussi de les faire disparaître. Pour les sauver des outils et technologies de l’information et de la communication sont selon les spécialistes des facteurs de solution incontournables.

Les TIC participent à l’enseignement et l’apprentissage des langues maternelles et à leur préservation. La technologie a le potentiel de relever certains des plus grands défis de l’éducation aujourd’hui.

Elle peut accélérer les efforts visant à garantir la possibilité d’un apprentissage tout au long de la vie équitable et inclusif pour tous si elle est guidée par les principes fondamentaux d’inclusion et d’équité. L’éducation multilingue fondée sur la langue maternelle est un élément clé de l’inclusion dans l’éducation.

Le panel met en avant par exemple l’utilisation des applications mobiles dédiées à l’apprentissage des langues maternelles. C’est le cas de l’appli Blum ou encore Mayege. Des interfaces qui permettent et aident leurs utilisateurs l’apprentissage des dialectes africains.

Le Cameroun prend part au 6è Sommet UE-UA

Le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr) Ferdinand Ngoh Ngoh, représentant du chef de l’Etat Paul Biya, conduit la délégation camerounaise à la rencontre de Bruxelles.   

Au moins six enjeux sont au centre de la rencontre entre l’Afrique et l’Europe à Bruxelles du 17 au 18 février 2022. A travers le 6è Sommet Union européenne-Union africaine, les 27 pays du vieux continent, membres de l’UE et les 55 Etats du continent noir, membres de l’UA, essayent de renforcer leur partenariat. Les axes identifiés sont la riposte contre le Covid-19, la relance économique, la sécurité, etc.

Le président français Emmanuel Macron, président en exercice de l’UE parle de « New deal financier et économique avec l’Afrique ».

Pour assurer la présence et la participation du Cameroun aux travaux, le président Paul Biya a donné instruction au ministre Ferdinand Ngoh Ngoh de le représenter. Pour la première fois, le Sgpr est à la tête de la délégation du Cameroun à cette rencontre dont la 5è édition a eu lieu du 29 au 30 novembre 2017 à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Les ambassadeurs du Cameroun auprès de l’UE et de l’UA ainsi que le ministre des Relations extérieures s’associent aussi aux autres dirigeants africains pour défendre les positions de l’Afrique.

En effet, le Sommet qui a débuté ce jeudi 17 février est l’occasion pour les dirigeants des deux organisations continentales de discuter des questions d’actualité. Il s’agit d’abord et en priorité de la crise au Sahel. Elle associe les attaques djihadistes et les coups d’Etats et tentatives de coups d’Etat répétés en Afrique de l’Ouest, la fin de l’opération Barkhane, le retrait des forces françaises au Mali.

A ce sujet, Emmanuel Macron a organisé un dîner de travail à l’Elysée mercredi 16 février 2022. Y ont pris part, une trentaine de dirigeants africains et européens. Au sortir de ce mini-sommet, une première résolution est connue. La France, ses partenaires européens et le Canada ont annoncé, jeudi 17 février, le retrait des forces militaires du Mali après neuf ans d’intervention contre les djihadistes. Toutefois, quelques 2 500 à 3 000 soldats français resteront déployés dans le Sahel après le retrait du Mali, a annoncé rfi.

Dans le cadre des tables rondes à l’occasion de ce sommet, au moins six autres thèmes sont discutés. Ces différentes thématiques touchent à d’autres enjeux qui influencent les rapports entre les deux continents.

C’est le cas du renforcement des investissements européens en Afrique ; la paix, la sécurité et la gouvernance ;  la production des vaccins (notamment du vaccin anti-Covid-19) et les systèmes de santé ; le financement de la croissance ; le soutien au secteur privé et l’intégration économique ; l’éducation, la culture, la formation professionnelle, la migration et  la mobilité ; l’agriculture et le développement durable ; ainsi que la transition énergétique, les changements climatiques, la connectivité numérique et logistique.

Le Cameroun qui vise à atteindre un certain niveau de développement tel que prévu dans la stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND 30) profite sans doute de l’occasion pour sécuriser les acquis et améliorer ses rapports avec les partenaires européens.

 

Can Cameroun 2021 : le Sénégal, enfin, sur le toit d’Afrique

À la suite d’un match fermé, le Sénégal a remporté sa toute première Can, ce dimanche 6 février 2022 au stade d’Olembé, à l’issue de la séance de tirs au but contre l’Égypte. Les Pharaons, eux, ne gagneront pas leur huitième Can.

 

Le Sénégal touche enfin l’or. Grâce à son gardien Edouard Mendy dans la séance de tirs au but, le Sénégal, face à l’Egypte a remporté la première Can de son histoire au bout de sa troisième finale (0-0, 4-2 tab). L’Égypte a longtemps cru réédité le même exploit que lors de ses trois précédents matches à élimination directs dans cette Can. Il n’en a rien été.

Après deux échecs en finale en 2002 et 2019, la sélection sénégalaise ouvre enfin son palmarès dans cette compétition qui fut si souvent cruelle pour elle. L’Égypte n’a pas trouvé la formule pour empêcher les Lions de la Teranga de poser enfin leurs griffes sur cette coupe qu’ils ont tant convoitée. « Cette coupe est capricieuse, elle nous fait courir depuis 20 ans », a glissé le sélectionneur Aliou Cissé.

Dans un stade d’Olembé largement acquis à sa cause, le Sénégal est devenu le 15ème pays à graver son nom au palmarès  la Can. Et après la victoire aux tirs au but, ce sont des Lions emplis de gaîté qui ont défilé devant les journalistes, chantant à tue-tête et dansant comme s’ils n’avaient pas livré une bataille de plus de 120 minutes. Sans doute l’effet d’un médicament appelé « vainqueur de la Can 2021 ».

Indique que Idrissa Gana Gueye, 32 ans, est international depuis plus de dix ans. Des échecs en Can, il en a connu quelques-uns. C’est ce qui rend cette victoire si particulière pour lui : « C’est un soulagement, quelque chose d’extraordinaire. On l’attendait depuis des années. »

Le milieu de terrain Parisien « avait envie de donner » ce titre aux supporters sénégalais. Il n’a pas oublié les quolibets récurrents contre le Sénégal : « Les gens se moquaient de nous en disant qu’on avait une bonne équipe mais qu’on ne gagnait jamais. » Goguenard, Gana Gueye a ajouté : « Je leur avais dit que cette fois-ci, c’était la bonne ! »

La voix cassée à force de hurler son bonheur, Abdou Diallo a du mal à réaliser la performance accomplie. « Plein d’émotions se mélangent », a-t-il dit. Plus tard, de retour à l’hôtel où les champions d’Afrique ont été accueillis en triomphe, le défenseur a pu étreindre les membres de la délégation sénégalaise en lâchant « c’est bon, on l’a fait ». Le combat mené depuis tellement d’années a enfin été remporté.