Economie



Les populations des villes de Bafoussam Douala et Yaoundé se plaignent de la rareté du produit et de l’eau sort des bouteilles.

Des clients sont obligés de faire le tour de la ville et des stations-service pour espérer trouver une bombonne de gaz, en vain. « Ça fait une semaine, que je prépare au feu de bois, j’ai fait le tour de la ville trois jours successifs avec ma bouteille de SCTM », se plaint Falonne femme au foyer à Yaoundé. « La bouteille que je tremballe là a fait deux semaines seulement et mes voisins m’ont dit que désormais on met l’eau dans la bouteille. C’est decevant vraiment!« , déplore cette dernière.

Comme elle, plusieurs plaintes montent au sein de l’opinion, d’ailleurs la toile porte de plus en plus les messages de renseignements sur les points d’approvisionnement.

« Ce que nous faisons, c’est d’informer les populations qu’elles peuvent s’approvisionner à tel ou tel point de vente en n’attendant le retour à la normale. Les contrôleurs veillent, nous invitons les populations via le numéro vert, 1502 en », indique Armand Claude Mbarga délégué départemental du Commerce de la Mefou et Afamba à Mfou dans le Centre.

Pour certains observateurs, le Cameroun est victime du contexte mondial marqué par la guerre russo-ukrainienne qui a entrainé une envolée des prix des énergies, notamment du gaz. Même si le pays est producteur du pétrole et du gaz, le Cameroun ne dispose pas d’une unité industrielle de production de gaz domestique.

Pour rappel, entre 2018 et 2021, la Société nationale des Hydrocarbures a approvisionné le marché local en gaz domestique encore appelé gaz de pétrole liquéfié (GPL) d’un volume de 99 300 tonnes métriques. L’approvisionnement s’est fait par le biais du trader camerounais Tradex. En contrepartie, durant la période susmentionnée, le trader a déboursé une enveloppe de 38,2 milliards de FCFA pour l’achat de ce produit pétrolier. C’est ce qui ressort des données compilées par la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) de 2018 à 2021.

Face à l’accroissement démographique au Cameroun (40 millions d’habitants d’ici 2030), une nouvelle alternative d’approvisionnement est en cours d’examen a annoncé le ministre du Commerce.

Le Chef du département ministériel en charge des questions commerciales qui recevait en audience le 11 octobre dernier les Directeurs généraux de la CSPH et de la SCDP, a apprécié les nouvelles pistes d’approvisionnement du marché camerounais en gaz présentées par ces sociétés d’Etat, en présence de partenaire étranger, l’entreprise Parlyn.

Le GPL en plus de son aspect versatile, est doté de bonnes capacités énergétiques, et consomme moins de CO2. L’initiative en étude vise à sécuriser les importations, s’assurer les transports massifs et optimiser la distribution. Pour le Ministre Luc Magloire Mbarga Atangana, à partir d’elle, le Cameroun pourrait avoir une médication « on cherche une alternative pour sortir du GPL ».

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