Les Etats membres de la Cemac à Paris pour discuter des projets de développement

La table ronde évoquant les projets intégrateurs prioritaires de la sous-région se tient du 28 au 29 novembre 2023.

Une table ronde pour le financement des Projets Intégrateurs Prioritaires de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se tient le 28 novembre 2023 à Paris, France. La rencontre réunit des personnalités et décideurs clés de la région avec les partenaires technico-financiers et les investisseurs.

Cette rencontre vise à aguicher les bailleurs de fonds étrangers au financement du deuxième programme des projets intégrateurs de la zone CEMAC. Il convient de rappeler que le premier programme de projets intégrateurs de la CEMAC a été adopté par la Conférence des Chefs d’Etat à l’occasion du Sommet Extraordinaire de Yaoundé en novembre 2019. Les 11 projets sélectionnés par le COPIL PREF CEMAC avaient ensuite été présentés aux bailleurs de fonds à la faveur d’une table ronde organisée à Paris en novembre 2020. Près de 3,8 milliards d’euros pour un montant recherché de 3,3 milliards d’euros avaient alors été mobilisés, et à ce jour, 80% desdits projets ont effectivement démarré.

S’agissant du 2ème programme de 13 projet intégrateurs, il a été adopté au terme de la 15ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat en mars 2023 à Yaoundé, qui au regard de la réussite de la mobilisation des fonds pour le premier programme, a jugé nécessaire de mettre sur pied un second programme en vue de renforcer l’intégration physique et commerciale des états, de résister aux chocs futurs et de mieux tirer profit de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF).
Ces 13 projets intégrateurs qui portent sur 4 axes, notamment le développement des infrastructures physiques, le renforcement de la production d’énergie, la promotion du marché unique et la diversification économique, seront soumis aux bailleurs dans le cadre d’une table ronde des donateurs qui sera organisée à Paris en novembre 2023, sous le Très Haut Patronage de S.E. Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo et Président Dédié du PREF CEMAC. Certains de ces projets seront réalisés en mode PPP.

Cameroun : Yaoundé abrite la 5è édition de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat

Ce cinquième acte de ce rendez-vous d’affaires est placé sous le thème « le networking comme outil de développement l’entrepreneuriat jeune ».

La 5e édition de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat au Cameroun (SMEC) a débuté mardi à Yaoundé, sous le thème « Le networking comme outil de développement de l’entrepreneuriat jeune« . Cette édition de la SMEC vise à sensibiliser un million de jeunes entrepreneurs à la promotion et à l’utilisation du « Networking » dans l’écosystème entrepreneurial, a indiqué Achille Bassilekin III, ministre camerounais des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat.

Selon le ministre, l’objectif est de démontrer aux jeunes l’importance du travail en réseau et en groupe d’intérêt pour partager des informations et des opportunités d’affaires. Il s’agit d’une occasion propice pour mettre en valeur la créativité de la jeunesse et susciter davantage son intérêt pour l’entrepreneuriat, en complément des programmes de formation axés sur les connaissances générales. Les activités de cette édition se déroulent simultanément dans les dix régions du Cameroun et impliquent plusieurs acteurs clés.

Ce rendez-vous est une occasion idoine selon le ministère des PME « d’exalter le génie créateur de la jeunesse et de susciter davantage son intérêt pour l’entrepreneuriat, en marge des curricula de formation axé vers les connaissances générales« .

En lançant cette 5ème édition le 14 novembre 2023 à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC), le MINPMEESA Achille BASSILLEKIN III, qui avait à ses côtés le MINEFOP Issa Tchiroma BAKARI, a demandé aux apprenants de cette institution d’être des créateurs et pourvoyeurs d’emplois et non des demandeurs d’emplois. Les deux membres du gouvernement ont saisi l’occasion pour sensibiliser ces étudiants sur les multiples structures d’accompagnement qui existent à cet effet.

Les activités de cette édition impliquent ainsi les administrations sectorielles en charge de la jeunesse, de la formation, de l’éducation, du développement local ; les programmes des administrations sectorielles en direction des jeunes ; les responsables des clubs d’entrepreneuriat ; les start-up, les responsables des incubateurs publics et privés, les porteurs de succès-stories, les élèves /étudiants et les partenaires au développement.

Pour favoriser la croissance considérable du nombre de jeunes et d’adultes disposant des compétences, notamment techniques et professionnelles nécessaires à l’emploi et/ou à l’entrepreneuriat de qualité dans les métiers des sous-secteurs moteurs de l’industrialisation, il est important que les administrations sectorielles en charge de l’éducation et de la formation des jeunes (MINEDUB, MINESEC, MINESUP, MINPMEESA, MINEFOP) définissent un cadre de collaboration pour la diffusion de l’esprit d’entreprise dès le plus jeune âge. Il est tout aussi important d’impliquer dans cette démarche les entrepreneurs afin de permettre de préparer une génération de jeunes entrepreneurs patriotes et disposés à mettre leur génie créateur au service de la Nation.

Cette semaine de l’entrepreneuriat, qui se tient jusqu’au 17 novembre, devrait aborder diverses problématiques liées au développement de l’entrepreneuriat au Cameroun, notamment la compétitivité, l’adaptation technologique, le renforcement de l’offre et les financements.

Afrique : le fonds saoudien met plus de 356 milliards FCFA pour les projets essentiels

Le Président-Directeur Général du Fonds saoudien pour le développement, Sultan Al-Marshad, a signé aujourd’hui 14 nouveaux accords de prêt de développement avec 12 ministres africains.

Ces accords de prêts sont d’une valeur de plus de 580 millions de dollars américains soit 356 252 994 000 FCFA et ont pour objectif de financer des projets de développement dans les secteurs de la santé, de l’eau, de l’éducation, et des transports en Angola, au Burkina Faso, au Bénin, au Burundi, au Cap-Vert, en Guinée, au Malawi, au Mozambique, au Niger, au Rwanda, en Sierra Leone et en Tanzanie. La cérémonie de signature a eu lieu lors de la Conférence Économique Arabo-Saoudo-Africaine qui s’est tenue à Riyad, au Royaume d’Arabie saoudite.

Les 14 accords de prêt de développement signés aujourd’hui comprennent la construction et l’équipement d’un hôpital de recours mère-enfant en Guinée pour 75 millions de dollars américains, d’un hôpital de référence Riyad en Sierra Leone pour 50 millions de dollars, des internats secondaires pour filles dans plusieurs régions du Niger pour 28 dollars, ainsi que la construction d’un collège supérieur pour la formation des enseignants et d’un projet d’école secondaire scientifique au Bénin pour 40 millions de dollars. Les accords comprennent aussi la réhabilitation du Centre Hospitalo-universitaire de Kamenge Roi Khaled à Bujumbura, au Burundi, pour 50 millions de dollars, du Centre Hospitalier Régional de Manga (Phase 2) au Burkina Faso pour 17 millions de dollars, et des bassins versants des îles de Santiago, Saint Antao, et Boavista au Cap-Vert pour 17 millions de dollars.

Le SFD financera le projet de développement industriel de Catumbela (Phase 1) en Angola pour 100 millions de dollars, l’expansion du système de distribution d’eau à l’est de Kigali, au Rwanda, pour 20 millions de dollars, ainsi que la construction et la réhabilitation du réseau de distribution d’eau de la route reliant Mangochi à Makanjira au Malawi pour 20 millions de dollars. D’autres accords incluent le financement du projet de ligne de transmission Benaco-Kyaka en Tanzanie pour 13 millions de dollars ainsi que plusieurs projets au Mozambique dont la construction du barrage de Muera pour 50 millions de dollars, la construction et l’équipement de cinq hôpitaux dans différentes régions du pays pour 50 millions de dollars, et la réhabilitation et la modernisation de deux parties de la route nationale 1 pour 50 millions de dollars.

Ces accords et le protocole d’accord auront un impact positif sur la vie de millions de personnes dans différentes régions d’Afrique en améliorant leur accès aux services de santé, à l’éducation, à l’eau, aux transports et aux opportunités économiques, stimulant la croissance économique et créant des emplois.

Ces projets répondent à un large éventail de priorités des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies notamment la pauvreté, la santé, l’éducation, l’égalité des sexes, l’eau et l’assainissement, le travail décent, la croissance économique, l’industrie, l’innovation, les infrastructures, la réduction des inégalités, la durabilité des villes et des communautés, et le changement climatique.

Le PDG du SFD, S. E. Sultan Al-Marshad, a déclaré : « Le SFD est fier de poursuivre son partenariat avec les pays africains en contribuant au soutien de projets de développement qui auront un impact tangible sur la vie de millions de personnes. Avec ces nouveaux accords et protocoles d’accord, nous faisons un pas de plus vers une Afrique plus brillante et plus équitable. En contribuant à des projets de santé, d’éducation, d’eau, et de transport, nous soutenons l’autonomisation de millions de personnes afin qu’elles puissent atteindre leur plein potentiel et construire un continent plus durable et plus prospère économiquement pour les générations futures ».

 

Partenariat : les échanges entre le Cameroun et le Québec se chiffrent à 4 936 000 000 FCFA l’an

L’information est donnée par le ministère camerounais des PME.

Dans le cadre de la coopération bilatérale avec le Canada et plus particulièrement l’État de Québec, le Ministre des PME, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat a reçu en audience le 3 novembre 2023, à son cabinet Martine BIRON, Ministre québécoise des Relations Internationales et de la Francophonie. Elle était accompagnée pour la circonstance du Délégué général du Québec à Dakar S.E. Iya TOURE.
Au cours de cette audience, l’accent a également été mis sur les questions de formation et de renforcement de capacités à travers des programmes destinés aux PME camerounaises ; de compétences spécifiques requises pour réussir sur les marchés internationaux ; d’accès aux marchés en vue d’échanger sur les défis et les opportunités liés à l’exportation des produits des PME camerounaises vers le Québec et vice versa ; et enfin sur les mesures de facilitation des échanges commerciaux, les barrières tarifaires et non tarifaires, la certification des produits, etc.
Pour le Ministre Achille BASSILEKIN III, cet entretien « a permis d’explorer de nouveaux champs pour consolider cette relation gagnant-gagnant et davantage comment le Cameroun peut tirer parti du savoir-faire québécois pour améliorer notre système d’innovation ». Les deux parties ont donc convenu que ces échanges de savoir-faire et d’expérience tendent à porter l’écosystème entrepreneurial camerounais à de meilleurs niveaux de rendement pour une relation mutuellement satisfaisante.
La Ministre québécoise, pour sa part, a rappelé que le Cameroun et le Québec font déjà des échanges qui tournent autour de 8 millions de dollars par an, et qu’il faudrait faire davantage pour le bien-être des PME du Cameroun et du Québec.
En marge de la 44ème session de la Conférence des Ministres de la Francophonie, et suite au Forum International de l’Entrepreneuriat organisé à Douala, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des Programmes et projets mis en place au Cameroun à la faveur de la coopération canadienne.

Afrique francophone : les jeunes entrepreneurs verts comme piliers du développement

Une conférence-débat a eu lieu le 05 novembre à Yaoundé avec les acteurs clés du secteur.

Dans le cadre de la conférence ministérielle de la Francophonie, plusieurs évènements parallèles sont organisés. Dans ce sens, le Programme R&I de l’OEACP associé avec l’IFDD ont organisé une conférence-débat le 05 novembre 2023 autour du thème « Comment faire des jeunes entrepreneurs verts le fer de lance du développement durable en Afrique francophone ? ».

Cette assise entre les acteurs clés se tient dans un contexte où l’emploi des jeunes est une grande préoccupation, puisque plus de 20 % des jeunes hommes et 35 % des jeunes femmes n’avaient pas d’emploi, d’éducation ou de formation en 2020 selon le rapport 2022 de l’Organisation internationale du travail. Et selon la Banque africaine de développement (BAD), environ 10 à 12 millions de jeunes Africains entrent chaque année sur le marché du travail, où seuls 3 millions d’emplois formels sont disponibles

Pour rester dans le cadre de l’économie verte, il y a lieu de se demander quel est son apport dans le développement de cette Afrique qui a besoin de ressources pour son développement. Pour la conférence débat, les questions essentielles ont été posées. Quels sont les principaux obstacles rencontrés par les jeunes entrepreneurs verts dans le développement de leurs projets ? Quelles sont les clés du succès ? Comment les politiques et réglementations gouvernementales peuvent-elles soutenir au mieux les jeunes entrepreneurs verts ?

Ces questionnements avaient pour but d’approfondir un sujet de grande importance pour les pays francophones africains membres
de l’OEACP et fournir des informations sur les bonnes pratiques pour l’investissement dans la R&I et la valorisation économique de ses résultats ainsi que des solutions potentielles aux défis auxquels sont confrontés leurs jeunes innovateurs entrepreneurs.

Les acteurs clés

Les personnes pour qui le projet est élaboré sont entre autres, les acteurs de la recherche et de l’innovation (R&I), en particulier les jeunes innovateurs, aux décideurs politiques et aux médias présents lors du CMF et de ses événements parallèles, ainsi que des invités universitaires, chercheurs et de la société civile.

Plus concrètement, trois piliers sont évoqués dans cette initiative : l’environnement, les technologies et la jeunesse. Pour expliquer ce trio, l’ingénieur agronome et coordonnateur du projet PDTIE a expliqué : « le projet aimerait contribuer à améliorer l’écosystème de la recherche et l’innovation au Cameroun. Globalement dans le bassin du Congo, on a commencé avec la RDC et le Cameroun. On s’est rendu compte que trop de travaux de recherche ne sortent pas des laboratoires. Les jeunes sont très intelligents ils peuvent produire des innovations qui peuvent être amené dans la consommation de masse pour faciliter le développement durable et la réduction de la pauvreté« , Jean Merlin Etobe, Coordonnateur national PDTIE

Pour y arriver, les organisateurs ont besoin de ressources financières. Pour ce projet particulièrement, l’Union européenne s’occupe du financement. Pour justifier l’intérêt de l’UE à cette initiative, Philippe Lafosse, Chargé d’Affaires à l’UE a déclaré : « Il y a plusieurs facteurs qui font que l’Union européenne souhaite financer ce programme et participer à ce débat sur la contribution des jeunes entrepreneurs verts au développement durable. Il y a un constat mondial sur le fait qu’il y a un enjeu en matière climatique et en matière de lutte contre la pollution et la dégradation de l’environnement. Il y a aussi le fait que c’est important de favoriser l’innovation pour pouvoir y arriver… sur les défis du développement durable, il faut pouvoir profiter de l’innovation, il faut pouvoir les encourager et capitaliser sur comment on peut adapter, l’innovation et la recherche sur les enjeux climatiques« .

Parmi les grands acteurs du développement vert venus d’Afrique, le Camerounais Flavien Kouatcha a participé au débat. « Dans le cadre du programme Recherche et Innovation de l’OEACP moi j’étais coordonnateur du projet Synerime qui veut dire Synergies entre les écosystèmes de la recherche et l’innovation et le monde de l’entreprise. Nous avons travaillé sur projet après avoir constaté qu’il y a une incohérence entre les travaux que font les chercheurs et les besoins des entreprisesen faisant partie de ce programme, nous avons bénéficié. Les activités de ce projet par exemple ont été financées. On a formé à peu près 880 chercheurs-entrepreneurs-innovateurs pour leur montrer comment développer des solutions qui intéressent des entreprises privées par exemple. Au terme de ces travaux on émet des propositions qui partent aux membres des gouvernements et des ministères chargés de la recherche et innovation et de la propriété intellectuelle« .

 

Cameroun-China Eximbank : voici le portefeuille des projets entre les deux parties

Une délégation chinoise de la China Exim Bank (CEXIM) conduite par son Vice -Président chargé de la gestion du Risque, Li Zhongyuan, a séjourné en terre camerounaise du 26 au 29 octobre 2023.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la relance des opérations de mobilisation des financements auprès de cette structure financière. Elle vise donc à redynamiser le partenariat, voire la coopération entre le Cameroun et la China Eximbank, d’une part et de partager la nouvelle vision de financement du développement de la banque d’autre part.

De manière spécifique, il s’agit de dresser un état des lieux du partenariat entre le Cameroun et la China Eximbank, d’apprécier le risque souverain du pays en matière d’investissement.Alamine OUSMANE MEY a, à l’occasion relevé que la China Eximbank apprécie la qualité du risque souverain du Cameroun. Notre pays entretient en effet, avec la China Eximbank, un portefeuille de projets assez important, soit 3,2 milliards de dollars, dans divers secteurs stratégiques de l’économie nationale, notamment les infrastructures avec le Port en eau profonde de kribi, le Barrage de Memve’ele, le Projet PAEPYS, le projet Backbone relatif à la réalisation de la fibre optique, etc.

Des projets qui ont d’ailleurs fait l’objet de descentes sur le terrain de la mission chinoise, le samedi 28 octobre 2023.La China Eximbank est un partenaire stratégique du Cameroun. Il est son premier partenaire financier avec un volume d’engagement évalué à près de 3000 milliards de FCFA et un encours de la dette estimé à 1280 milliards de FCFA.

Ce partenaire a permis la réalisation de nombreux projets, en occurrence, celui d’alimentation en eau potable dans neuf villes du Cameroun ; les barrages de Memve’ele et Mekin ; les Autoroutes Yaoundé-Douala et Kribi- Lolabé ; le port en eau profonde de Kribi ; le développement du Backbone et de la fibre optique, entre autres.

Outre les rencontres avec le ministre des Finances et celui en charge de l’Economie, la délégation chinoise s’est entretenue avec le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, les directeurs généraux de la Camwater, de Camtel, de la Caisse autonome d’amortissement (CAA) et des responsables des entreprises chinoises installées au Cameroun.

Le 28 octobre, la délégation s’est déployée sur les sites des projets Paepys, National Broadband Network II, et Autoroute Yaoundé- Douala.Cette visite intervient après le séjour en Chine-Beijing, le 17 octobre 2023 du ministre des Finances, Louis Paul Motaze qui a signé une convention fiscale avec le gouvernement chinois. En effet, l’élimination de la double imposition en matière d’impôt sur le revenu et l’amélioration du cadre existant de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale pourra drainer davantage des investisseurs chinois au Cameroun. Ceux-ci pourraient s’appuyer sur les investissements ou le financement de la China Eximbank.

La start-up camerounaise Adinkra, Grand Prix international du Poesam 2023

Cette jeune pousse spécialisée dans l’édition numérique du livre africain pour enfants, avec des personnages qui véhiculent les cultures du continent et racontent son histoire.

La start-up camerounaise Adinkra Jeunesse remporte le Grand prix international de la 13e édition du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (Poesam). Les lauréats ont été dévoilés lors du Mobile World Congress Africa organisé à Kigali, au Rwanda, du 17 au 19 octobre 2023. Elle obtient un financement de 25 000 €.

Toujours pour le Grand Prix international, la seconde place décrochée par Egrobots (Egypte) récompense ses solutions numériques (robots + analyses générées par une intelligence artificielle) mises à la disposition des agriculteurs afin d’optimiser leur activité.  La start-up obtient un financement de 15 000 €.

Enfin, à la troisième place se hisse Smart WTI, une start-up jordanienne qui propose des solutions avancées de gestion d’eau utilisant la technologie IoT/AI.  Elle ambitionne d’aider les entreprises et les collectivités à gérer efficacement leur consommation, à réduire le gaspillage et à améliorer la qualité de l’eau.

D’après Orange, ces lauréats se sont distingués parmi 1 300 candidats issus de 17 pays. Les projets primés lors de cette 13e édition du Poesam international sont en majorité issus des domaines de l’éducation, de la santé, de l’e-commerce, de l’agriculture et de l’environnement.

Mis sur pied depuis 2011, le Poesam récompense les projets innovants de start-ups, recourant aux technologies de l’information et de la communication et ayant un impact sociétal positif en Afrique et au Moyen-Orient. Les projets concernent en majorité les domaines de l’éducation, de la santé, du e-commerce, de l’agriculture et de l’environnement.

Cameroun : des investisseurs Luxembourgeois veulent construire un hôpital à Kribi

Ils ont été reçus chez le ministre de la Santé publique ce 04 septembre 2023.

Une délégation d’avocats et investisseurs luxembourgeois a été reçue ce 04 septembre 2023 par le Ministre de la Santé Publique,  Dr Manaouda Malachie. Ils sont venus présenter un projet de construction d’un hôpital à Kribi. Les plénipotentiaires du cabinet ARENDT envisagent de développer des infrastructures dans plusieurs secteurs de notre économie. Yves Lacroix et sa suite ont dit être prêts à apporter leur expertise dans la structuration, le cadrage et le développement au Cameroun.

Pour sa part, le Patron de la Santé Publique a marqué tout son intérêt pour l’ensemble des projets, mais plus spécifiquement ceux du secteur dont il a la charge. Il a instruit ses collaborateurs techniques de travailler en étroite collaboration avec ARENDT dans la perspective d’un partenariat Public Privé (PPP) ou d’un prêt consensuel. Selon le compte rendu du ministère de la santé publique, il reste entendu qu’une réunion intersectorielle instruite par le Chef du Gouvernement se tiendra mardi 05 septembre 2023 dès 11 heures pour suites appropriées.

Cameroun : les instructions de Paul Biya pour le « budget d’impact » de l’année 2024

Le président de la République, Paul Biya, a signé ce 30 août la circulaire relative à la préparation du budget 2024. Il est placé sous le signe du « budget d’impact socio-économique ».

Ce texte fixe les grandes lignes qui vont fonder l’action du gouvernement pour l’année prochaine. Placé sous le signe du « budget d’impact socio-économique », le budget 2024 devra faire la part belle à la poursuite des grands projets de première génération et la préparation de ceux de seconde génération, au renforcement de la décentralisation, à la poursuite des plans de reconstruction des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, à la poursuite de la politique d’import/substitution ; et à la défense et sécurité.

Ainsi, le chef de l’État pose comme leviers d’actions prioritaires, la sécurité, avec le maintien de la veille sécuritaire et le renforcement du processus de désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants, en croire Stopblablacam.

Sur le plan de l’économie, outre le parachèvement des grands projets de première génération et la réhabilitation des infrastructures existantes, le président Paul Biya instruit, entre autres, le soutien à la production et à la transformation des principaux produits locaux à l’instar de du riz, du maïs, du mil, du sorgho, du poisson, du lait et des produits pharmaceutiques.

Le renforcement des infrastructures énergétiques par la mise en service des barrages hydroélectriques en construction, de même que les centrales solaires pour l’électrification rurale devra également être pris en compte. Tout ceci sans préjudice du développement des autres secteurs moteurs de l’économie, à savoir le numérique, les infrastructures de transport, les échanges commerciaux, etc.

Pour ce qui est du social, le chef de l’État prescrit la mise en place d’un fonds de solidarité nationale pour une meilleure prise en charge des personnes vulnérables. La veille sanitaire devra être maintenue pour prémunir le pays contre les épidémies et les pandémies. De même, la Couverture santé universelle reste une priorité. Le gouvernement devra par ailleurs poursuivre le caractère inclusif de la croissance notamment à travers l’approche Haute intensité en main d’œuvre des projets d’infrastructures et les Filets sociaux pour les couches sociales les plus vulnérables.

En matière de gouvernance, « les efforts déjà engagés devront être renforcés. À ce titre, l’amélioration de la transparence et l’assainissement de la gestion des finances publiques en cours devront être poursuivis », instruit Paul Biya.

En tout état de cause, le budget 2024 sera élaboré sur des hypothèses réalistes suivantes : un taux de croissance du PIB de 4,3%, un déficit budgétaire de 1% et un déficit du compte courant autour de 3%/.

Cameroun : le gouvernement met 100 millions de F dans l’incubateur de la Chambre de Commerce

La signature d’accord entre les deux parties a eu lieu le 23 aout 2023 à Yaoundé.

100 millions de FCFA. C’est le montant que le ministère des PME va octroyer au centre d’incubation de la CCIMA. La signature de l’Accord de partenariat entre le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat et le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat du Cameroun qui abrite le Centre d’Incubation Pilote de la CCIMA s’est effectuée le 23 août 2023 à Yaoundé.
A l’occasion, le ministre des PME Achille BASSILEKIN III a indiqué que 100 millions FCFA seront débloqués dans le budget 2024 du MINPMEESA pour soutenir cet incubateur. En faisant cette annonce, le MINPMEESA a indiqué que ce montant permettra au CIP-CCIMA de renforcer ses activités, de soutenir les projets des incubés et surtout de démontrer en terme de qualité ce que ce centre est capable de produire pour servir de référentiel à d’autres structures d’incubation publiques sur le territoire national.
L’ Accord de partenariat s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des structures d’incubation, et vise la promotion des activités d’incubation du CIP-CCIMA, l’échange d’informations et l’appui aux projets des incubés. D’après cette convention, il s’agira entre autres d’accompagner le positionnement du laboratoire d’analyses du CIP-CCIMA dans l’écosystème du développement de l’agro-industrie et de faciliter l’éclosion des entreprises viables, économiquement rentables et compétitives.
Selon le Président de la CCIMA Christophe EKENcette subvention servira à l’installation des jeunes incubés. Pour mémoire, le Centre d’Incubation Pilote de la CCIMA (CIP) a pour objectifs la lutte contre le chômage des jeunes, la formation des jeunes à l’auto-emploi, la création d’emplois nouveaux et l’incitation à la transformation des produits agricoles.

Cameroun : Ayang Luc et ses projets extravagants

Le scandale a éclaté avec la diffusion sur les réseaux sociaux de documents annonçant le financement sur fonds publics de deux projets : voiture 120 millions de F et maison 2 milliards de F.

Ayang Luc, l’inamovible président du Conseil économique social (CES) a le goût du luxe et le fait savoir. Au Cameroun, une polémique sans fin à cours depuis près d’une semaine autour de Luc Ayang, en poste depuis 39 ans au CES. Ce dernier qui veut se doter d’une nouvelle résidence a signé personnellement un appel d’offre pour la construction de sa future somptueuse villa. Coût annoncé : deux milliards de F CFA.

Le deuxième appel d’offre, c’est l’acquisition d’un véhicule d’apparat pour un coût de 120 millions pour un seul et même bénéficiaire, le président du Conseil économique et social : Ayang Luc, quatrième personnalité dans l’ordre protocolaire du pays.

Cette somme astronomique correspond à la phase 2 du projet de construction, laissant supposer que la phase 1 était encore plus coûteuse. Selon l’appel d’offres, les travaux consistent en la construction d’une villa R+1 pour le compte de Luc Ayang. Cette révélation soulève des interrogations quant à la continuité de ce cycle de dépenses extravagantes, qui pourrait s’étendre jusqu’à une hypothétique phase X, engloutissant ainsi des dizaines de milliards de F CFA.

Il n’en fallait pas plus pour déclencher une vague d’indignation autour de ces dépenses jugées « extravagantes » et « somptuaires ». Des dépenses intrigantes aux yeux de ceux qui les critiquent et qui en interrogent  la pertinence au regard du rôle méconnu de cette institution. Ils estiment le Conseil économique et social « inutile, décoratif et moribond ».

Selon Rfi, comment donc justifier une telle gabegie dans un pays qui manque cruellement d’infrastructures de base ?, s’interroge par exemple l’ancien élu SDF Jean Robert Wafo. « Ils n’ont plus peur de rien. Ils n’ont plus honte, il n’y a plus de limite », s’est pour sa part indigné le journaliste Paul Mahel sur une publication sur sa page Facebook. Un vrai torrent de désapprobation qui va des réseaux sociaux aux médias classiques. Mais surtout un sacré coup de pression sur le gouvernement duquel on attend désormais de savoir s’il maintient ces dépenses annoncées ou pas.

Banque mondiale : le Malien Cheick Kanté est le nouveau directeur des opérations pour le Cameroun

Cheick Fantamady Kanté prendra fonction dès le 1er juillet 2023.

Avant son arrivée en terre camerounaise, Cheick Fantamady Kanté, malien d’origine, a occupé plusieurs postes au sein du Groupe de la Banque Mondiale. Il a été tour à tour Responsable du Bureau des Opérations de la Guinée-Conakry et Directeur des Opérations au Burkina-Faso. Il arrive au Cameroun dans un contexte où l’ensemble des engagements du Cameroun auprès de la Banque Mondiale se chiffrent à près de 1 552 milliards de FCFA pour 19 projets actifs, avec un taux de décaissement cumulé de 22,6%. Sur ce montant, 1200 milliards de FCFA restent encore à consommer au risque de forclusion.

Gestionnaire de formation, Cheick Fantamady Kanté est titulaire d’un Master en Business Administration (MBA) de l’Université d’Arizona aux États-Unis et d’un diplôme de l’École normale supérieure de Bamako, au Mali. Avant d’atterrir au Cameroun, ce cadre qui totalise une vingtaine d’années au service de l’institution de Bretton Woods, a été représentant-résident de la Banque mondiale en Guinée Conakry puis au Burkina Faso.

Le nouveau directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun Cheick Fantamady Kanté a été reçu par le ministre de l’Economie. C’était le 08 juin 2023. A l’occasion, Alamine Ousmane Mey et ses invités ont saisi cette occasion pour faire le tour d’horizon de la coopération entre le Cameroun et la Banque Mondiale, dont les domaines de concentration concernent le développement des infrastructures de transport, l’énergie, le secteur rural, l’éducation et le social.

Ils ont également échangé sur les perspectives d’optimisation de la performance de ce portefeuille de coopération, notamment dans le secteur de l’énergie, indispensable pour accompagner la transformation structurelle de l’économie camerounaise. D’autres sujets d’importance ont aussi été évoqués, notamment la finalisation en cours du prochain Cadre de Partenariat Pays (CPP). « Ce document qui sera aligné aux orientations de la SND 30, déterminera les priorités de la Banque Mondiale au Cameroun pour les 05 prochaines années », a indiqué Cheick Fantamady Kanté.

Le Camerounais Jacques Edjangue nommé vice-président de la BAD

La Banque africaine de développement a nommé Jacques Edjangue au poste de vice-président chargé de la Gestion des personnes et des talents, avec effet au 16 juin 2023.

«…Je vois dans cette nomination une énorme responsabilité et une opportunité unique de poursuivre la mise en œuvre de la vision de la Banque en matière de gestion des personnes et des talents dans le cadre de l’exécution de son mandat de développement. Je me réjouis à la perspective de donner une nouvelle impulsion aux réformes en cours et d’accélérer le déploiement des stratégies et priorités institutionnelles en matière de gestion des personnes », ainsi s’est exprimé le Camerounais porté à la Vice-Présidence de la BAD.

Edjangue est un cadre chevronné de haut niveau ayant à son actif plus de 28 ans d’expérience dans les institutions multilatérales, dont 21 ans au Groupe de la Banque Africaine de Développement.

Avant cette nomination, Edjangue était vice-président par intérim chargé de la Gestion des personnes et des talents. Auparavant, il avait servi comme directeur par intérim du Département des ressources humaines et directeur du Département des services linguistiques du Groupe de la Banque de juin 2020 à juin 2022.

Entre autres, il a été nommé en juin 2022 à la tête de la nouvelle vice-présidence chargée de la Gestion des personnes et des talents. La banque a créé cette nouvelle structure pour accorder beaucoup plus d’attention et de visibilité à la gestion des personnes et des talents à la Banque et pour renforcer l’engagement du personnel et leur expérience globale.

Edjangue a rejoint la Banque africaine de développement en 2002. Il y est passé chef de division en 2011, et à partir de 2017, il a occupé la fonction de directeur des Services linguistiques de la Banque.

Cameroun-décentralisation : le Feicom met près de 2 milliards de F dans la filière bambou

L’enveloppe va service à la mise en place d’un projet pilote dans les communes.

Le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom) a octroyé une enveloppe de 1,932 milliard de Fcfa au Programme d’appui au développement de la filière bambou au sein des Collectivités territoriales décentralisées (Padefib-CTD).

Ce programme vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et à la gestion durable de l’environnement à travers le développement des chaînes de valeur du bambou. Une enveloppe de 1 932 176 400 FCFA pour son opérationnalisation a ainsi été mobilisée.

 « 09 communes bénéficieront ainsi de la phase pilote du PADEFIB-CTD qui constitue une solution innovante dans la recherche de réponses aux problématiques d’habitat et d’environnement que connaissent nos CTD », a souligné le Feicom.

Pour mémoire, en 2022, le Cameroun avait annoncé la mise sur pied d’une stratégie de développement de la filière bambou. Ladite stratégie avait pour but de permettre au Cameroun de capter une partie du marché estimé à 11 000 milliards de FCFA, que le bambou et le rotin représentent dans le monde, selon le ministère des Forêts et de la Faune.

En effet, à en croire la même source, le Cameroun abrite 15 espèces de bambou sur les 1 642 recensées dans le monde. Ces espèces peuvent engendrer jusqu’environ 200 produits divers. Cette activité de transformation est susceptible de générer 250 000 emplois dans le pays, selon les estimations officielles.

Les Soldes engagés non décaissés du Cameroun auprès de la Banque mondiale s’élèvent à 1 200 milliards de F

L’information a été révélée au cours de la revue conjointe du portefeuille de l’institution dans le pays qui s’est tenue du 16 au 17 mai dernier à Yaoundé.

Le solde des engagements non décaissés du Cameroun auprès de la Banque mondiale a pris des proportions inquiétantes au cours des dernières années d’après les conclusions de la revue conjointe du portefeuille entre les deux parties.

En effet, la Banque mondiale n’a décaissé que 22,6% de son portefeuille d’engagements au Cameroun estimé à de 1552 milliards de FCFA pour 19 projets actifs soit un solde de 1200 milliards de FCFA de reste à consommer.

Des fonds à capter par le pays « au cours des trois prochaines années afin d’éviter que ces ressources ne deviennent forcloses. Je précise que ces trois années correspondent à la durée restante moyenne avant la clôture des engagements en cours », soulignait Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie.

Selon le ministre délégué au ministère de l’Économie, cette faible consommation tient de plusieurs manquements du côté du Cameroun notamment : des retards dans l’obtention des décrets d’expropriation et d’indemnisation des populations impactées par les travaux des projets ; la faible maturation des projets inscrits dans le portefeuille ; la faible mobilisation des fonds de contrepartie et la crise sécuritaire dans certaines régions du pays abritant plusieurs projets.

Le Cameroun veut améliorer les résultats des travaux financés par le Fonds routier

Les recommandations d’un audit technique de ces projets ont été présentées vendredi dernier à Yaoundé au cours d’un atelier présidé par le ministre Yaouba Abdoulaye.

Le ministre délégué au ministère des Finances, par ailleurs président du Comité de gestion du Fonds routier, Yaouba Abdoulaye a présidé vendredi dernier la cérémonie de restitution des résultats de l’audit technique des contrats de travaux, de prestations de services instinctuelles, et des fournitures sous financement Fonds routier pour les années 2019/2020. Il était question de présenter des données enregistrées, recueillir les observations des acteurs impliqués dans l’exécution des marchés.

L’objectif de cet audit réalisé par le cabinet Auditec Foirier à terme est obtenir un réseau routier mieux entretenu, qui assure le transport des personnes et des biens grâce à une utilisation efficace, efficiente et optimale des ressources financières transférées au Fonds routier pour les besoins de la cause.

A en croire Cameropon tribune, trois thématiques ont fait l’objet d’analyse et de débats au cours des travaux en groupe qui ont suivi la phase protocolaire. Il s’agit de la maturation et la passation des marchés, l’exécution des projets et el système d’archivage. Les parties prenantes ont donc été sensibilisées sur les questions de conformité et de qualité technique des travaux et prestation de service.

Selon Cameroon tribune, ce sont 137 projets qui ont été effectivement audités dans les dix régions du pays. De la phase de maturation et programmation des projets, on observe plusieurs faiblesses. En guise de recommandation donc, l’audit parle d’une nécessité de documenter et archiver les études préalables, d’inscrire tous les marchés projetés dans les journaux  de projets publiés par le Minepat, d’inscrire de manière sincère les montants alloués aux projets dans les journaux de programmation, d’uniformiser la programmation des projets  des administrations publiques et des CTD : déplafonner les ressources allouées annuellement au Fonds routier etc.

 

Cameroun-route Foumban-Koupamatapit : le manque de personnel freine les travaux

Selon le ministère des Travaux publics, le projet a connu depuis son démarrage, plusieurs problèmes d’où l’énorme retard relevé dans son exécution.

Avec un niveau actuel d’exécution des travaux de 31,46%, le projet de construction de la route Foumban-Koupamatapit a pour but de contribuer à la liaison routière Foumban vers la localité de Koupamatapit, sur un linéaire de 54 km. « Le projet est confronté au manque de personnels et à la mauvaise organisation de l’entreprise », a souligné le Mintp.

Le projet a connu depuis son démarrage, plusieurs problèmes d’où l’énorme retard relevé dans son exécution. Ces dernier mois, l’entreprise Soroubat en charge des travaux s’active pour l’achèvement des prestations.

« On relève par exemple qu’avec un taux d’avancement de 31,46% à la fin du mois d’avril 2023, l’entreprise doit intensifier sa production ». Les travaux préparatoires comprenant le nettoyage, le dégagement de l’emprise des travaux et le décapage de la terre végétale sont exécutés sur 41,4 km / 54 km ; les travaux de la plateforme s’étendent sur un linéaire de 27.300/54 km et les travaux de mise en œuvre de la couche de fondation s’étendent sur 23.297 km/54km.

Les terrassements généraux sont exécutés sur 32,5 km/54 km et quelques ouvrages hydrauliques sont déjà construits. L’entreprise se prépare à réaliser les autres couches de chaussée et à cet effet, a commencé l’approvisionnement en granulats au niveau de la carrière. On note, s’agissant de la couche de base, que le matériau disponible actuellement peut couvrir un linéaire de 2 km. Ces performances de l’entreprise restent faibles par rapport au planning d’achèvement des travaux et aux objectifs du Maître d’ouvrage concernant ce projet.

Distinction : deux start-ups camerounaises primées au Prix les Margaret 2023

Deux startups camerounaises ont été sélectionnées parmi les six lauréats de l’édition 2023 du Prix Les Margaret, organisé par la Journée de la femme digitale (JFD).

La Journée de la femme digitale (JFD) a dévoilé, le lundi 17 avril, les lauréates dans les trois catégories du Prix les Margaret 2023. Sur les 18 femmes finalistes, six d’entre elles dont trois Africaines ont été sacrées vainqueures au terme de la compétition qui récompense la créativité, l’innovation et l’audace des femmes dans le numérique.

Dans la catégorie Entrepreneure, c’est la Camerounaise Nelly Chatué-Diop, cofondatrice & CEO d’EJARA, qui a remporté le prix pour la zone Afrique.

Dans la catégorie Junior, c’est la Camerounaise Melissa Djouka, âgée de 17 ans, qui a été sacrée lauréate pour l’Afrique grâce à son projet Immo’Sure, une plateforme visant à sécuriser le marché de l’immobilier en Afrique et protéger ses acteurs.

Le Prix Les Margaret, lancé en 2013, récompense les femmes entrepreneures en Europe et en Afrique dont les projets et les innovations répondent aux grands enjeux de la société. Il rend hommage à Margaret Hamilton, ancienne directrice du département de génie logiciel du MIT Instrumentation Laboratory, qui a développé les logiciels embarqués du programme spatial Apollo de la NASA.

 

Oriole Resources signe un accord pour exploiter l’or au Cameroun

Oriole Resources signe un accord de financement de 1 million USD soit 599 500 000 FCFA pour un projet au Cameroun.

La société minière britannique Oriole Resources a annoncé ce 11 avril 2023, la signature d’un engagement portant sur un montant d’un million de dollars avec une banque d’affaires canadienne, en vue de l’acquisition des actifs dans un projet d’exploration de l’or au Cameroun. Mais le nom de la banque n’a pas été révélé.

« L’investissement sera exclusivement affecté à l’exploration aurifère, au financement du programme de travail proposé par la société sur le projet, et permettra à la société de rechercher d’autres opportunités de financement pour poursuivre l’exploration du lithium au sein du CLP« , a expliqué Oriole.

La société a déclaré que le transfert permettait d’investir dans l’exploration au niveau du projet en échange d’une participation de 10 % dans la sous-holding.

« Oriole détient une participation de 90% dans les licences CLP de l’Est (Tenekou, Niambaram, Pokor, Ndom et Mbe), et prévoit que cette participation atteindra 100 % après la définition des ressources, lorsque les dispositions relatives à la contribution ou à la dilution deviendront actives. Oriole confirme qu’elle transfère sa participation dans le projet dans une sous-holding (« NewCo »), afin de permettre des investissements au niveau du projet. Cela permettra au groupe de faire progresser l’exploration du projet tout en minimisant la dilution des capitaux propres pour les actionnaires au niveau de la société ».

Par ailleurs, titulaire de neuf permis d’exploration minière sur divers sites au Cameroun, dont les plus connus sont ceux sur l’or de Wapouzé et Bibemi, dans la partie septentrionale du Cameroun, Oriole Resources a annoncé, le 2 février 2023, la découverte de la présence de pegmatite sur des projets dans les régions de l’Adamaoua et du Littoral. Il s’agit, indique l’entreprise, d’un minerai abritant du lithium.

Oriole est une société d’exploration aurifère basée à Londres, qui se concentre sur un projet d’exploration précoce au Cameroun et sur le projet aurifère plus avancé de Senala au Sénégal.

Cameroun : les 10 meilleurs projets Camtex Lab sont connus

A la suite des Journées portes ouvertes (JPO) de Camtex Lab, le jury présidé par la Directrice du BMN, Madame Chantal Elombat a dévoilé les 10 projets qui bénéficieront de l’accompagnement de la GIZ.

Le suspense est levé. On connait la cuvée 2023 des 10 meilleurs projets de Cameroun textile laboratoire (Camtex Lab). Après une tournée nationale, (du 29 novembre 2022 au 20 janvier 2023) à travers les régions du Centre, Grand Ouest, Littoral et le Grand Nord, 92 candidatures ont été incubés. Une première présélection a permis de retenir 15 projets. Les porteurs de ses projets ont défendu leurs idées les 18 et 19 février 2023, devant un jury indépendant, au siège du Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN).

En plus de ces 15 projets présélectionnés, cinq autres projets ont été identifiés près des entreprises du secteur, pour la plupart en grandes difficultés ; pour être accompagnés dans une formule spéciale et partenariale. Cet accompagnement se fera sous la forme d’une expression de besoins clairs et d’attendus précis entre ces entreprises et CamTex Lab en coopération avec le BMN.

A la fin, 10 projets ont été retenus pour intégrer le programme d’incubation (si l’entreprise n’est pas encore créée ou créée depuis moins d’un an) ou le programme d’accélération (si l’entreprise existe et démontre avoir validé un marché : preuve de concept (POC) réussi). Ils recevront en guise de récompenses des accompagnements essentiellement «non financiers».

Le jury en pleine évaluation des candidats

Mais un accompagnement sur mesures : « pour satisfaire aux besoins techniques (études, conseils, renforcement de capacités, prototypage, montage de business plans, recherche de financements, développement commercial, etc.) et administratifs (formalités de création d’entreprises, conseils juridiques, protection intellectuelle, prévention fiscale, etc.) propres à chaque projets retenus, dans une période ouverte de 3 à 18 mois maximum, a tenu à préciser Madame Chantal Elombat.

Avec Camtex Lab, ces entreprises pourraient être des clientes dans la chaine de valeur de production du fil à travers la micro-filature Microspin d’une part ; et d’autre part, des mentors, coachs ou compagnons pour les « primo » entrepreneurs en incubation au sein de Camtex Lab. Les incubés de Camtex Lab devront pouvoir apprendre des diverses erreurs, des écueils existants et des réussites de ces entreprises « mère/mentors » qui ont déjà accumulées des expériences utiles : c’est du compagnonnage industriel.

Les 10 heureux élus ont pour noms par ordre de mérite : Kpoutassa Zeus Louis Legrand, Fandio Syrie Landry, Nemale Mireille, Yomi Kwihan, Tchapnga Tondja Thierry Stéphane, Asta Tchivette, Madja Takam Mathe Flore, Essome Samuel, Tchonang Ndogmo Hermann et Fokou Fendjo Calice.

 

 

 

Cameroun : l’entretien de la route Edéa-Kribi (105 km) a coûté près de 2 milliards de F

Selon le ministère des travaux publics, les travaux d’entretien sont achevés sur la route Edéa- Kribi (105 km).

Les travaux d’entretien en urgence de la Nationale N°7, section de route Edéa- Kribi, sur un linéaire de 105 km, sont achevés entre Edéa- Kribi avec un taux d’avancement de 100%. Ils ont été exécutés par l’entreprise Razel, pour un montant total de 1 858 088 862 FCFA Toutes Taxes Comprises.

Ces travaux qui se sont achevés avant la fin du délai contractuel fixé au 10 janvier 2023, ont été réalisés par l’entreprise Razel, pour un montant total de 1 858 088 862 FCFA Toutes Taxes Comprises, financement Budget du Ministère des Travaux Publics, lignes Fonds Routier.

Les travaux effectués par l’entreprise Razel concernent l’installation de chantier y compris les mesures environnementales et procédures qualité, santé et sécurité ; l’amenée et le repli de tout le matériel sur le chantier ; le débroussaillement et le nettoyage des abords ; le curage des fossés ; la création des fossés et divergents en terre à la niveleuse ; l’excavation pour purges ; la scarification de la chaussée existants.

Aussi, la réparation des nids de poule enrobés ; le colmatage des fissures ; la mise en œuvre de la couche de base en grave concassé 0/31,5 ; la réalisation de la couche d’imperméabilisation en enduit bicouche et la pose de l’enrobé bitumineux. En sus de ces travaux, plusieurs autres, en rapport avec la signalisation et la sécurité des usagers, ont été réalisés.

Il s’agit notamment des panneaux de signalisation métallique de type A ; des panneaux de signalisation métallique de type AB ; des ralentisseurs de vitesse et de tous les autres éléments de signalisation. Les travaux seront réceptionnés dans les jours à venir, soit avant la fin contractuelle du projet.

Le Cameroun prend un crédit de 50,2 milliards de F pour le développement du numérique

Un accord de crédit a été signé à cet effet le 23 décembre entre le Cameroun et la Banque mondiale.

Pour continuer le développement de son économie numérique, le Cameroun fait appel à la Banque Mondiale.

La signature de l’Accord de crédit a eu lieu le vendredi 23 décembre 2022 à Yaoundé, par le Ministre de l’Economie, Alamine Ousmane Mey et le Directeur des Opérations de la Banque Mondiale, Abdoulaye SECK.

Selon le ministère de l’Economie, cet accord de crédit d’un montant de 100 millions de dollars us, soit environ 50,2 milliards de FCFA, est destiné au financement du Projet d’Accélération de la Transformation Numérique au Cameroun (PATNuC).

Ledit Projet vise à renforcer l’inclusion numérique et l’utilisation de solutions agricoles numériques dans la chaîne de valeur agricole au Cameroun.

Grâce au financement mis à disposition par la Banque Mondiale, il sera donc question de créer un véritable cadre stratégique, politique et de régulation favorable à une transformation digitale inclusive dans notre pays.

Ce projet devrait également conduire à une meilleure couverture digitale et permettre la mise en place de bases de données facilitant l’innovation et l’application des solutions digitales dans le développement rural et spécifiquement dans l’agriculture et l’élevage.

Il est escompté une amélioration de la production et une migration progressive vers une agriculture intelligente au regard des nombreuses contraintes que nous imposent les changements climatiques.

La signature de ce nouvel accord de crédit, porte ainsi l’ensemble des engagements du Groupe de la Banque Mondiale, à près de 1900 milliards de FCFA pour 21 projets au Cameroun.

Cameroun : Meyong-Sangmelima : 66 milliards de F pour 74 km de route

Le ministre des Travaux Publics,Emmanuel Nganou Djoumessi, a procédé ce 22 décembre 2022, à la mise en service de la route Mengong-Sangmelima, d’une longueur de 74 km dans la région du Sud.

Ce 22 décembre 2022, l’infrastructure routière a été mise en circulation. Le chemin ainsi construit relie les villes de Mengong, département de la Mvila et Sangmelima dans le département du Dja et Lobo.

D’après le ministère des Travaux publics, « malgré plusieurs contraintes et dans un contexte marqué par des pressions financières diverses, l’Etat du Cameroun a mobilisé un peu plus de 66 milliards FCFA pour construire cette infrastructure dont le standard côtoie aisément les normes internationales ».

La route Mengong-Sangmelima achevée, est une infrastructure dont les caractéristiques techniques présentent une chaussée d’une largeur de 7.00 mètres et deux accotements de 2.00 mètres de largeur chacun. Le projet a pris en compte la construction d’un pont de 30 mètres linéaires, sur la rivière Lobo, 91 dalots et des giratoires. Bien plus, 5,6 km et 3,5 km ont été respectivement aménagés à Mengong et à Sangmelima.

Cette route a ouvert le chemin a plusieurs autres projets, notamment plusieurs projets dont la construction de six (06) blocs de deux salles de classe, de deux cases communautaires, de deux logements d’astreinte pour enseignants, d’un magasin de stockage, de deux clôtures pour Ecoles publiques, de 1,5 km de voies de desserte de cacaoyères.

Aussi, la construction de quinze (15) puits ; l’aménagement de huit (8) aires de jeux ; la construction d’un bloc administratif et la construction d’une aire de football. Les travaux ont été réalisés par l’entreprise Arab Contractor, sous le contrôle géotechnique du Laboratoire National de Génie Civil.

Le Cameroun pense son incubation d’entreprises

La deuxième édition du Congrès National sur l’Incubation d’Entreprises au Cameroun (Coniec) s’est ouverte ce lundi 19 décembre 2022.

« La formalisation des structures d’incubation comme levier de développement de nouvelles communautés de start-up et PME pérennes au Cameroun », tel est le thème de ce deuxième forum d’incubation.

L’initiative tourne autour de cinq principaux objectifs, il s’agit notamment  de présenter globalement les politiques publiques mises en œuvre en vue de la promotion de l’incubation d’entreprises au Cameroun en précisant les rôles des structures d’incubation ; de vulgariser le dispositif légal et institutionnel qui encadre au plan national la mise en œuvre de l’activité d’incubation ; de présenter aux promoteurs des structures d’incubation les différents modèles économiques susceptibles d’assurer la pérennité de leurs activités.

Aussi, de renforcer les capacités des promoteurs des structures d’incubation dans la levée des fonds auprès des partenaires du développement ; de sensibiliser sur l’importance d’intégrer les Objectifs de développement durable (ODD) dans la dynamique d’incubation ; de susciter et encourager la mise en place des incubateurs spécialisés dans les régions communes pour en faire des acteurs de la transformation structurelle de l’économie camerounaise.

Le Coniec se veut donc être un cadre d’examen, d’analyse et d’évaluation de l’état des lieux du dispositif d’incubation au Cameroun ; autant qu’une plateforme pour explorer et déterminer les leviers sur lesquels il conviendrait d’agir, tout en capitalisant les expériences à succès d’incubation à travers le monde pour une offre d’incubation plus performante dans le pays.

 « Nous voulons à travers ce 2ème congrès avec les structures nous entendre sur un contenu de l’incubation et fournir de nouvelles clés afin de voir émerger une communauté de start-up », a déclaré Achille Bassilekin III lors de son allocution.

Le Cameroun demande les fonds aux Emirates Arabes Unis pour la transformation du blé

L’idée a été émise au cours d’une audience accordé par Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce aux investisseurs Emirati.

Thani Bin Ahmed Al-Zeyoudi, ministre d’Etat au Commerce extérieur des Emirats Arabes-Unis a conduit une délégation auprès du ministre camerounais du Commerce hier 28 novembre 2022.

L’occasion a ainsi été donné au Cameroun de redynamiser la coopération bilatérale avec ce pays du Golfe aux grandes potentialités économiques. Les EAU ont importé en 2021, des denrées alimentaires évaluées à 30 milliards de dollars US (fruits, noix, viande, laitier, graines oléagineux, légumes etc).

Au menu des projets, les Emirats se sont davantage aux avocats made in cameroun. Avec pour idée de coopérer en matière de transformation alimentaire.

« Je suis satisfait de rencontrer le ministre Camerounais du Commerce. Nous voulons étendre les liens d’affaires pour promouvoir le Commerce bilatéral. En matière d’investissements, nos priorités sont le e-commerce, l’industrialisation, l’énergie, la sécurité alimentaire, les infrastructures, les TICs, l’éducation, la formation professionnelle. Nous explorons les pistes de collaboration pour l’élaboration des partenariats, notamment des projets concrets pour le Cameroun et l’Afrique en général dans l’optique de conclure des partenariats », a souligné le ministre d’Etat Emirati.

« C’est une occasion de vous revoir, c’est-à-dire que nous continuerons nos relations d’affaires pour la création des projets en terre camerounaise a déclaré le patron Camerounais du Commerce. Vos compétences sont reconnues en Afrique et dans le monde. Depuis l’avènement du covid 19, nos soucis ont trait au blé, et aux céréales, nous avons des potentialités, et avons besoin des Fonds pour transformer », a exhorté le ministre camerounais du Commerce.

 « Nous allons établir une relation solide entre nos deux pays, nous avons des intérêts mutuels de coopérer, nous devons renforcer la coopération Sud -Sud encore baptisée -coopération sûr- sûr », a-t-il ajouté.

Cameroun : voici les priorités du budget 2023

Le parlement camerounais a débuté vendredi l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2023 déposé par le gouvernement d’un montant de 6.345,1 milliards de francs CFA.

Le budget 2023 sera prioritairement consacré à la finalisation et la mise en service prioritaire des grands projets infrastructurels de 1ère génération ; la reconstruction des régions sinistrées ; l’accélération de la mise en œuvre de la politique d’import-substitution avec un accent sur la promotion du label « Made in Cameroon » ; le renforcement et l’approfondissement du processus de décentralisation ; le relèvement du niveau des dépenses sociales et l’amélioration du climat des affaires et la gouvernance.

Paul Biya indiquait dans une circulaire il y a quelques mois que l’objectif principal du budget de 2023 reste « la consolidation de la reprise économique et l’accélération de la transformation structurelle, tout en renforçant le caractère inclusif de la croissance, afin de replacer le pays sur le sentier de l’émergence ».

La production locale était une autre priorité selon le président de la République. « Notamment dans la filière bois à travers l’acquisition d’une part significative des équipements mobiliers des administrations publiques auprès des entités de production locale. Le Cameroun ayant beaucoup souffert des importations ».

D’après ladite circulaire, la croissance économique du pays était prévue à 4,2% pour l’année 2022. Elle a été revue à 4%, compte tenu des difficultés économiques au niveau mondial et pourrait repartir à 4,6% l’année en 2023, si l’on assiste à une atténuation des effets du conflit Russo-ukrainien. Au sujet de l’inflation, la circulaire du président Paul Biya se veut optimiste et souligne qu’elle devrait être contenue à moins de 3% au cours de l’année prochaine.

Cameroun : voici les freins à la bonne exécution du BIP 2022

Le Comité National de Suivi de l’Exécution Physico-financière de l’Investissement Public a tenu sa première session au titre de l’exercice budgétaire 2022, le 27 octobre 2022 à Yaoundé.

En chiffre, le Budget d’investissement public 2022 a connu une hausse. Cependant, malgré cette embellie observée sur l’exécution physico financière de l’investissement public sur le plan global, de nombreuses difficultés continuent d’entraver la bonne exécution des projets du BIP.

La présidente du Comité national a indiqué que « l’exécution du budget d’investissement public a connu un léger retard par rapport à l’année dernière ». Elle a souligné que ce retard est lié non seulement aux difficultés déjà enregistrées lors des autres sessions, mais surtout à la mise en place d’une nouvelle nomenclature budgétaire qui a ralenti le démarrage du budget.  « Nous croyons que pour les deux mois qui restent nous allons pouvoir rattraper ce retard », a rassuré Rosette Ayayi.

Chiffre en hausse

Evaluer l’état de l’exécution physico-financière des projets inscrits au Budget d’Investissement Public (BIP) au 30 septembre 2022 et formuler des propositions de solutions pour optimiser l’exécution desdits projets. Tel était l’objectif de la première session du Comité National de Suivi de l’Exécution Physico-financière de l’Investissement Public au titre de l’exercice budgétaire 2022, présidée par Rosette Moutymbo, Présidente dudit comité, par ailleurs Présidente de la Commission des Finances et du Budget à l’Assemblée Nationale.

A l’issue de travaux, la situation de l’exécution physico-financière affiche les statistiques suivantes : un taux d’engagement 54,41% contre 52,88% à la même période de l’exercice 2021, soit une hausse de 1,53 points ; un taux de liquidation de 53,23% contre 49,50% à la même période de l’année 2021, soit une hausse de 3,73 points et un taux d’ordonnancement 49,86% contre 48,78% à la même période de l’année dernière, soit une hausse de 1,08 points. L’exécution physique des projets quant à elle présente un taux de 56,10% contre 50,90% à la même période de l’exercice 2021, soit une augmentation de 5,20 points.

Le ministère de l’Economie souligne que, le BIP 2022 s’exécute dans un contexte économique marqué par la hausse des cours mondiaux du pétrole, la réduction des appuis budgétaires attendus de certains partenaires au développement, la réduction des recettes douanières et l’accroissement des charges salariales au cours du premier semestre de l’exercice 2022.

Cameroun : la femme rurale délaissée dans le financement des projets

La femme rurale a célébré le 15 octobre 2022 sa 27è édition sous le thème : « Développons la production locale avec la femme vivant en milieu rural pour notre sécurité alimentaire ».

Selon le ministère de l’Agriculture et du développement rural, 64,3% des programmes et projets agricoles mis en place dans les dix régions ne prennent pas en compte les préoccupations de cette catégorie sociale.

Les données relatives aux financements de projets indiquent que 1369,3 milliards Fcfa ont été mobilisés entre 2010 et 2021 pour un total de 58 projets recensés. 706,77 milliards, soit 52% de ces financements orientés vers des projets qui ne prennent pas en compte les préoccupations des femmes.

D’après les statistiques du ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), sur plus de 100 projets et programmes agricoles développés au Cameroun entre 2010 et 2020, plus de la moitié ont été conçus en ignorant les contraintes sociales que rencontrent les femmes.

Les mêmes statistiques renseignent qu’entre 2010 et 2020, sur plus de 112 projets et programmes agricoles développés au Cameroun, seuls 36,7% soit 41 d’entre eux prennent en compte les questions de genre lors de leur conception tandis que les 64,3% (soit 71 projets et programmes) restent non sensibles au genre lors de leur conception et leur exécution. Or toujours selon les chiffres du Minader, les femmes constituent plus de 70% de la main-d’œuvre rurale au Cameroun.

Elles produisent près de 90% de la production vivrière et représentent seulement 3% du secteur agricole industriel.

L’Arabie Saoudite octroie un prêt de 6 milliards F pour la construction de l’hôpital régional de Mbalmayo

L’accord de financement y relatif a été signé le vendredi 26 août 2022 à Yaoundé par le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane MEY et le Président Directeur Général du Fonds Saoudien de Développement, Sultan Abdulrahman AL Marshad.

Un nouvel accord entre le Cameroun et le Royaume d’Arabie Saoudite. Les deux parties viennet de signer un accord de financement d’un montant de 12 millions de dollars US soit environ 6,5 milliards de FCFA, destiné au projet de construction et d’équipement de l’hôpital régional annexe de Mbalmayo dans la région du Centre-Cameroun.

Cet appui financier entre dans une enveloppe globale de 38,80 millions de dollars US soit environ 25,5 milliards de FCFA, répartie entre trois partenaires techniques et financiers. La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (12 millions de dollars US) ; le Fonds koweitien pour le développement économique arabe (11,5 millions de dollars US) et le Fonds saoudien de développement (12 millions de dollars US). La participation du Cameroun dans ce projet s’élève à 3,80 millions de dollars US, comme fonds de contrepartie.

Dans le détail, ce projet consiste en la construction et l’équipement d’un hôpital généraliste de troisième catégorie, doté d’une capacité d’accueil de 200 lits. A en croire le PDG du Fonds saoudien de développement, ladite infrastructure sera bâtie sur une superficie de 14 000 m2.

Elle sera spécialisée dans le traitement des cas de brûlures graves et d’autres domaines tels que la médecine interne, la chirurgie, la pédiatrie, la gynécologie, la maternité, l’ophtalmologie et la psychiatrie.

Outre la construction de l’hôpital, le projet prévoit l’installation d’équipements et des mobiliers médicaux et non médicaux, ainsi que des services de conseil pour la préparation des études techniques et architecturales détaillées. Il est également prévu l’installation d’un pôle d’évacuation performant, facilement accessible et capable de résorber d’éventuels catastrophes et accidents de la circulation.

Il faut noter que, à ce jour, le portefeuille de coopération entre le Cameroun et le Fonds saoudien de développement affiche une dizaine de projets, pour un montant cumulé de 61 millions de dollars US soit plus de 30 milliards de FCFA.

Cameroun : UBA accorde un prêt de 7 milliards de F à la communauté urbaine de Douala

Cet accord signé le 17 août 2022 entre les deux entités vise à accompagner la CUD dans la réalisation du projet de développement de la ville.

La Communauté urbaine de Douala et UBA Cameroon ont signé un accord de prêt le 17 août 2022. Il s’agit d’un second prêt après celui du 4 juin 2021 d’un montant de 3,2 milliards de FCFA, des fonds de contrepartie destinées à la réalisation du Projet de développement des villes inclusives et résilientes (Pdvir) dans la ville de Douala.

Ce deuxième prêt porte à 10,2 milliards de FCFA, les fonds alloués par UBA Cameroon à la CUD. Étalé sur 54 mois avec un taux d’intérêt de 6,25 %, et un différé partiel de 6 mois, l’enveloppe reçu par la Communauté urbaine de Douala favorisera l’acquisition de niveleuse, compacteur 2 en 1, pelle excavatrice, bulldozer, pelle chargeuse, pelle excavatrice sur pneus et sur chenilles, camion hydrocureur, tractopelle, camions, fourgon etc….

« UBA Cameroon S.A est honorée d’avoir été choisie pour soutenir la Communauté urbaine de Douala à travers l’octroi de ce second prêt, qui sera d’un grand appui aux projets de développement visant à rendre plus confortable la vie des citadins de la capitale économique du Cameroun. Nous croyons également à l’ambition du Maire de Douala de transformer la capitale économique du Cameroun, Douala », a souligné Jude Anele, directeur Général de UBA Cameroon.

D’un montant de 7 milliards de FCFA, cette enveloppe permettra à la Communauté urbaine de Douala de mettre en œuvre des programmes d’entretien des routes et à la maintenance des voiries et réseaux divers dans la ville de Douala : maintenance des feux tricolores, maintenance du réseau d’éclairage publique, entretien des routes revêtues, a production des pavés en béton, la préfabrication des caniveau, la construction des linéaires spécifiques des routes en pavés, l’entretien des routes en terre, curage et recalibrage des drains etc.

L’accord entre ces deux parties porte sur le financement de l’acquisition d’engins et d’équipements de travaux publics destinés à la Régie Autonome des Routes et Constructions (2RC), nouvelle entité créée au sein de la Communauté Urbaine de Douala par Arrêté Municipal du 17 mai 2021.